Nous voilà donc pour ce 5 décembre. Cette fois, c'est du johnlock établit, qui se passe après la fin de la série. Rosie, la fille de John a 5 ans. Oui j'aime le chiffre 5. En espérant qu'ils vous plaira, merci encore vous êtes tous des amours.
Raiting : K
Couple : Johnlock
réponse à MalecGirl par TwoLoversSasuNaru:
Nous adorons le Malec, mais il est important de goûter à tout pour s'ouvrir à des saveurs insoupçonnés^^
Nous te retrouverons donc sur le Malec, mais n'hésite pas à tenter l'aventure avec un autre pairing, si tu trouves le temps long ;)
Bonne lecture
Sherlock marchait. Il revenait d'une mission avec John. Tout était toujours avec John, depuis leur rencontre, il y a quinze ans, sept mois, huit jours. Sherlock consulta sa montre, six heures et vingt-neuf minutes. Il aimait la précision pour les choses importantes. John était important. Rosie aussi. Il ne l'aurait pas énoncé à voix haute, hormis à l'enfant peut-être. Elle avait droit de l'entendre de sa bouche. Elle seule.
John n'en avait pas besoin.
John savait.
John savait toujours tout, presque tout, mieux que les autres, du moins. Lui savait comprendre le Sherlock. Mieux que Mycroft, bon soit, probablement pas mieux, de manière différente. Mycroft exigeait, cherchait, prenait ce qu'il pensait lui être dû. John quant à lui attendait, patientait, observait, guettait le moment où on lui donnerait, sans restriction.
C'était ce que faisait Sherlock, ce qu'il avait toujours fait, avec John.
Il ne croyait guère au destin, ce n'était qu'une fable que se racontait les idiots par peur que leur vie futile, soit aussi inutile. Il ne devait remercier personne d'avoir rencontré John, ce n'était que pur hasard. Heureux hasard, mais hasard tout de même .
John lui, remerciait à ne plus en pouvoir, des dieux auxquels il ne croyait pas vraiment. Preuve en était, il en remerciait plusieurs. Pourtant, chaque matin, il ressentait le besoin de s'exécuter. De remercier pour Sherlock, pour Rosie, pour sa vie qui enfin, tournait comme il l'entendait. Il n'en disait rien, c'était entre lui et lui. Sherlock n'aurait pas compris qu'il se sente trop chanceux pour que ce soit vrai, pour qu'il n'ai rien à rendre de ce qu'il recevait.
Il se sentait moins redevable après une journée au centre de soin. Une journée loin de Sherlock et Rosie à soigner, apaiser, guérir, une journée pour les autres. C'était son amende honorable, sa manière de contribuer au monde.
Bien sûr, il y avait les affaires, d'aucuns auraient pu dire qu'il était là son geste de bravoure.
Passer des heures avec Sherlock à subir le silence, à le regarder comprendre, décortiquer, analyser, déduire. À le voir briller, s'émerveiller, statue de marbre qui prend vie. À l'entendre maugréer contre les personnes moins intelligentes que lui, tout être peuplant cette terre donc, à le voir sourire, quand John lui savait.
Ce sourire de pure compréhension, qui voulait simplement dire je t'ai trouvé, je te vois tel que tu es, tel que les autres ne te verrons jamais, mon doux jardin secret.
Non, c'est irrévocable, John ne verra jamais ces moments passés avec son détective comme son remboursement pour tout ce qu'il recevait de l'univers. Ça en faisait irrémédiablement partie. Sherlock et Rosie c'était son univers.
John le regarde déambuler dans le froid. Rosie elle, les attends à Baker Street. Mycroft la garde. Elle l'a fait succombé à son charme de poupon et fait étonnant. Pour Rosie, John lui fait confiance. L'aîné des Holmes a toujours placé Sherlock au-dessus de toute chose, et depuis peu il est talonné de près par sa fille. Greg est à part. John ne saurait exactement qualifier la relation des deux hommes, amour est ce qui lui vient spontanément à l'esprit. Mais un Holmes ne s'implique pas émotionnellement. John en rit sous cape, c'est ce que les deux parangons de frères fusionnels aiment à penser. Ils se fourvoient et le savent, mais l'auto-persuasion a des bénéfices trop souvent mésestimé. Ils aiment d'une manière qui coupe le souffle de John quand Sherlock le regarde lui ou sa fille, de cette façon qu'il leur dédie. Avec la force et la puissance de ses yeux clairs. Ce regard que John emporte partout où il va, son talisman, sa chance. John n'est pas particulièrement un féru d'art, il aime la littérature, mais de façon moindre tout ce qui est plus graphique, plus visuel. Pourtant, il a fait des recherches. Sherlock a les yeux bleu flocon. Une couleur improbablement rare et méconnue, mésestimée aussi sans aucun doute.
Une couleur parfaite à la théâtralité incongrue, au caractère unique indéniable. Ses prunelles qui le définissent si bien.
Avant l'arrogance, avant l'ironie, avant le mélodrame, avant tout, c'est les orbes pâles qui avait saisis John. À l'instant où il les avait croisés, il avait su. Il avait su ne plus pouvoir vivre sans. Ils brillent d'intelligence les yeux de Sherlock, de suffisance aussi. Pour John, juste pour lui ils étincellent aussi d'amour et de douceur.
John contemple la longue silhouette devant lui. Il se tient le dos droit, la tête haute, le port altier comme si le monde lui appartenait. Il pourrait, mais ça n'intéresse pas Sherlock. Il préfère être à coté des autres plutôt que de s'y mêler. C'est ce qui le différencie le plus notablement de Mycroft. Ça et le goût du pouvoir, Sherlock lui a seulement celui du savoir, de celui que lui seul considère comme d'importance.
Noël arrive à grand pas. John regarde paresseusement les vitrines illuminées, il est à peine dix-huit heures et la nuit prend déjà ses droits. John s'en moque éperdument. Il aime l'hiver. Il aime la neige. Il déteste le froid, mais contre cela il a un remède tout trouvé. Sherlock est une bouillotte, mieux il est son propre soleil. Il songe toujours que le monde tourne autour de lui, c'est donc d'une logique imparable. Le détective ne se défait jamais de son long manteau, contre vents et marées, c'est son fidèle allié, même en plein été sous une chaleur harassante, Sherlock le traîne partout, le goût du mélodrame sans doute.
Même sans, Sherlock a une élégance de félin, une grandiloquence de geste. Tout est démesuré avec lui . Ses membres trop grands, trop fins, ou on perçoit toutefois des muscles fuselés, une puissance qui peut se délier au besoin, son visage tout en longueur et en angle, tout en finesse aussi. Tout en masculinité pure, tout en beauté esthétique. John le regarde toujours curieux il boit Sherlock, grave sur sa rétine tout ce qu'il peut percevoir, tout ce qui est lui, il s'abreuve, apprend comme un soûlard, comme un soiffard, avec une avidité toujours nouvelle, une réelle dépendance.
John déambule dans la ville Sherlock devant lui et il ne cherche pas à le rattraper. Il aime flâner sans gêner son compagnon, il a également un petit plaisir coupable à voir homme ou femme se retourner sur son amant et lui ne leur oppose que sa superbe indifférence. Il ne s'en rend pas compte. Sherlock, en dehors des affaires ne prête attention à rien d'autres qu'à ses expériences, John et Rosie. Le plus souvent guère dans cet ordre.
Il flotte dans l'air une odeur de vin chaud, de cheminée et de bois qu'adore John. Il aime la période des fêtes. Sherlock la déteste. Peu importe ils feront comme d'habitude, un petit sapin pour Rosie, quelques décorations, un repas avec mme Hudson, Mycroft et Greg et tout sera parfait. C'est ainsi que Sherlock voit les réjouissances de fin d'année, John le sait. Pour lui, ce n'est qu'une fête commerciale, une manière de se déculpabiliser des négligences de l'année passée qu'on a fait subir à ses proches. Couvrir de cadeaux à défaut d'attention sincère. Sherlock n'a pas besoin de faire le moindre présent, il n'est pas obligé de faire semblant, il n'a pas à le faire, ce n'est pas grave. Il peut maugréer autant que bon lui semble, John n'en est pas gêné le moins du monde, tant qu'il passe ces moments avec Rosie et Sherlock, peu lui importe s'il est couvert de cadeau ou si son salon est décoré, tant que sa fille ne manque de rien et surtout pas d'amour, il est comblé.
_ Papa, Maya elle a un sapin dans son salon
John regarde sa fille ou plutôt les yeux si semblable aux siens et les mèches blondes dépasser de sous la couette moelleuse.
_ Nous, on a un Sherlock dans notre salon
Le rire joyeux ne se fait pas attendre.
_ Dad va venir me faire un bisou après ?
La voix est chargée de sommeil, pourtant elle lutte pour garder les yeux ouverts. Elle attend la réponse, la connaissant pourtant par cœur. Ce rituel est le même depuis sa naissance. Ils l'élèvent ensemble. Rosie est la fille de Sherlock au même titre que celle de John. Qu'importe ce qu 'en dit la génétique. John lui parle de Marie parfois. Rosie le réclame peu. Il ne veut rien lui imposer, mais le fait avec plaisir à chaque fois. Il a aimé Marie et elle lui a offert le plus beau des présents. Rosie.
L'enfant respire la joie. Elle a deux papas, elle ça lui va parfaitement. Son dad est drôle et moins sévère que son papa, il la laisse manger de la glace au petit-déjeuner. Il l'emmène à l'école tous les jours, revient la chercher et lui lit pleins d'histoires, souvent il lui raconte les gens aussi. Elle aussi elle apprend à déduire, pour devenir une meilleure détective encore. Mais elle sera médecin aussi comme son papa, elle elle sera les deux. Elle peut, c'est tonton qui lui a dit. Et tonton Mycroft a toujours raison. Ça fait toujours râler dad quand elle dit ça, alors elle le fait souvent. Elle pense à sa maman de temps en temps, mais pas très souvent, peut être qu'elle devrait le faire plus. Elle ne sait pas trop. Elle aime bien entendre papa en parler, dad aussi. Elle sait qu'elle est pas là et que c'est pas de sa faute, elle est au ciel. Elle a pas choisi de pas être là, papa lui a tout bien expliqué. Elle lui montrera ses dessins quand elle sera très très vieille, elle la retrouvera.
_ Bien sûr mon ange
Un sourire fend le visage enfantin, John remet en place les boucles blondes, il est prêt à se lever, mais est arrêté par sa fille
_ Papa c'était comment noël quand t'étais petit ?»
Depuis plusieurs soirs d'affilés, Rosie semble intéressée par son enfance, particulièrement pendant les fêtes. Alors il raconte, embellis un peu les choses, passe sous silence les cadavres des bouteilles qu'il retrouvait, ceux que sa sœur lui faisait chercher en lui disant que c'était un jeu, un simple cache-cache. Harry avait essayé de le protéger, avant de succomber au même vice que leur mère. Parfois, John a peur d'un peu trop leur ressembler, comme si l'alcoolisme était contagieux, alors il ne boit pas la moindre goutte d'alcool. Il le déteste, il lui a volé sa mère et sa sœur, ce monstre pernicieux. Il y a eu de bon noël, des moments agréables, quand son père était encore là, avant que tout ne s'effrite, ne s'étiole.
_ Nous aussi on avait un sapin, à défaut d'un Sherlock. On faisait du pain d'épices avec Harry et ta grand mère, le matin de la veillée de noël. On préparait aussi des gâteaux qu'on laissait au père noël, la nuit du 24. Mon père et ma mère ne travaillaient jamais pendant les fêtes, on les passait toujours ensemble. L'après midi on le passait à la patinoire. Après, on rentrait et on buvait un chocolat chaud. On mangeait sucré, parce que c'était la veille de noël et qu'on avait le droit. On se couchait tôt, aussi, je dormais dans le lit d'Harry ce soir là.
Mais mon moment préféré, c'était le matin de noël, quand je me levais.
Mes parents décoraient tout pendant la nuit, c'était fantastique.
J'adorais quand la maison se paraît de rouge et d'or, j'étais fasciné par toutes les guirlandes électriques.
Et après, on ouvrait les cadeaux et on passait la journée au chaud, ensemble. »
Rosie, s'était endormie lors de son monologue. John sourit et se retourna, à l'embrasure de la porte un Sherlock patientait. John lui céda la place auprès de leur fille, non sans voler au passage un baiser à son compagnon.
John était dans son éternel fauteuil en cuir foncé. C'était le premier objet qu'il avait acheté lors de son emménagement avec Sherlock, quinze ans plus tôt. Alors, il ne savait pas ce qui l'avait encouragé à emménager chez ce parfait inconnu. Désormais il avait peut être une idée... Quelque chose en Sherlock l'avait poussé à avoir confiance, bafouant toute logique, il l'avait aimé dès le premier instant, mais avait mis un certain temps à le comprendre, à se l'avouer aussi.
C'était la veillé de noël et si Sherlock refusait de la fêter de manière traditionnelle, dans sa grande bonté, il avait consenti à sortir avec les deux Watson. Profiter de la fraîcheur et de ses deux trésors, c'était tout ce que John demandait.
Il fut étonner de voir que leur pas les avaient mené près de la patinoire. Plus encore quand Sherlock leur proposa d'y aller. John était aux anges, Rosie aussi.
Ce n'était pas la première fois pour la petite fille, aussi n'eut elle pas de difficulté à chausser des patins et commencer à s'amuser sur la glace, sous l'œil attentifs de ses pères.
Sherlock aimait voir John patiner. Il le faisait sans réfléchir, mué par l'instinct tranquille, la force de l'habitude. Il adorait être sur la glace et ça transparaissait de lui. Sherlock n'avait pas envie qu'ils soient dérangé par quiconque, le détective avait donc fait privatiser la patinoire, mais il n'en avait rien dit à John qui ne s'en questionnait d'ailleurs que bien peu, c'était habituelle que la patinoire soit déserte juste avant noël.
Sherlock quant à lui errait sur la glace comme partout ailleurs, entièrement à son aise.
Ils patinaient tous les trois quand la neige commença à tomber. Londres paré de son blanc manteau sous les rires de Rosie et de Sherlock, resterait un souvenir gravé dans l'esprit de John. Il adorait sa vie, elle avait mis du temps à lui convenir vraiment, à trouver ce qui le rendait heureux. Il savait maintenant et les défendaient férocement.
John vint se lover contre le dos droit d'un Sherlock qui regardait Rosie faire des cercles en essayant d'attraper les flocons avec sa langue.
Merci
un simple mot que Sherlock fit semblant de ne pas entendre. Ils restèrent un moment là à regarder leur fille s'amuser blotti l'un contre l'autre. Sherlock avait toujours pensé que s'attacher était une faiblesse. C'était une erreur, c'était un moteur, que l'univers ose seulement s'en prendre à ces deux être et il l'apprendrait à ses dépens.
John se réveilla une peur stupide au ventre. C'était la première fois depuis près de cinq ans qu'il se réveillait seul. Sherlock n'était pas là, son torse blotti contre le dos de John, comme tous les matins. Pas de baiser, pas de mot doux. En lieu et place, sa place, justement, était gelée. Une angoisse, stupide et oppressante, comme s'il lui manquait une partie de lui.
_ Sherlock ?
Aucune réponse, il avait voulu sa voix sûre, elle ne lui semblait que pitoyable. Il se gourmanda intérieurement. Son compagnon était sans doute en bas au salon, à lire ou à faire une expérience quelconque. Pas besoin de se mettre dans un tel état, il n'y avait aucune raison pour que Sherlock ait disparu. Il en vit des centaines défiler. Irène, Moriarty, Mycroft. Il le disait lui-même, son frère, c'était sa faiblesse.
John sortit de sa chambre et son humeur lugubre laissa place à un sourire enfantin. Une odeur de pain d'épice et de miel embaumait l'air. Des guirlandes touffues rouge et or étaient disposées tout le long du couloir pour atteindre l'escalier descendant au rez-de-chaussée. Des boules argentées rehaussaient le tout et traçaient un chemin jusqu'au salon.
Un large sapin était décoré, toujours dans les mêmes teintes que John aimait tant. Dans la cuisine Sherlock et Rosie faisaient des sablés.
_ t'as vu papa, c'est comme quand tu étais petit.
Rosie de la farine sur le nez resplendissait de joie. John vint la prendre dans ses bras, la couvrant de baisers déclenchant un de ses rires clairs. Puis il embrassa Sherlock avec douceur. Il le remercierait avec plus de fougue quand ils seraient seuls.
_ c'est encore bien mieux, mon trésor.
John était sincère, c'était bien plus luxueux que dans ses souvenirs d'enfant, plus joyeux aussi. Plus tard. Mycroft, Greg et Mme Hudson viendraient et ils ouvriraient leurs cadeaux, tous ensemble. John en était ravi, noël c'était aussi un temps consacré à la famille et aux personnes que l'on aimaient.
Sherlock n'aimait pas noël, c'était une fête stupide, mais pour un sourire de John, il avait été prêt à recréer le noël parfait. Et il le referait. Chaque année.
Et voilà pour ce cinq décembre tout en guimauve.
Pour demain, ce sera avec le couple Kitty ( The mortal instruments Renaissance) sur le compte de TwoLoversSasuNaru
à demain mes petits chats
