OS de TwoLoversSasuNaru

Bonsoir à tous !

De retour avec un petit jour de retard, vous m'excuserez ;). Pour cet OS, petit conseil, si vous êtes sensibles, on sort le paquet de mouchoirs.

Pairing : Spirk

RATING : M

SPOILERS : Star Trek Into Darkness dont j'ai royalement modifié la fin.

Bonne lecture !


Des territoires désertiques à perte de vue. Quel que soit l'endroit où s'arrêtait son regard, Spock voyait du sable encore et encore.

Le temple où il se trouvait en était entouré sur des kilomètres. Le bâtiment était éloigné de toutes habitations, de toutes villes. L'idéal pour atteindre ce pourquoi il était venu, pour effectuer ce rituel.

Mais ce sable doré, c'était aussi la couleur des cheveux de Jim. Cette teinte si belle, si chaude. Jim.

Son capitaine.

Son ami.

Son...

Il n'était plus. Jim n'était plus et le soleil de la Nouvelle Vulcain avait l'air de s'en assombrir. Deux mois que cette tragédie s'était nouée, que Jim avait péri irradié pour sauver l'équipage de l'Enterprise. Sa famille, comme son capitaine les surnommait. Cette famille qui l'avait abandonné.

Spock plus que les autres, il n'avait pas pu sauver Jim.

Spock se souvenait avec vivacité de la main de son capitaine plaquée à la sienne à travers la vitre, de ses doigts s'écartant pour épouser la forme des siens. Spock aurait voulu parler, exprimer tout ce qui lui comprimait le cœur à cet instant. Mais il n'avait pu, submergé par l'image de Jim se mourant, par ses yeux bleus qui pâlissaient à vue d'œil. Ses yeux céruléens brillaient d'habitude d'une telle vitalité. Ces yeux que Spock avait appris à lire avec une étonnante facilité.

Pour comprendre son ami, Spock n'avait jamais pu utiliser ses connaissances théoriques des humains, car Jim avait un don pour briser toutes les barrières, pour parer l'attendu avec l'inattendu.

Jim était fascinant et Spock aimait le regarder. Par étude, penseraient sans doute ses compatriotes vulcains. Mais c'était tellement différent. Bien sûr, son capitaine était un sujet d'étude remarquable, mais il était plus. Il était l'intelligence, la spontanéité, la bienveillance, la confiance, la passion, l'action, l'amour...tant de mots convenaient à Jim.

Kirk était un soleil qui irradiait sur son équipage, pas comme un roi soleil arrogant, plutôt comme un astre qui vous réchauffait de sa chaleur bienveillante, de sa douce luminosité. Il savait apporter ce qui manquait à chacun.

Un manque de confiance ? Il savait booster mieux que personne. Un coup de mou ? Il savait partager son énergie. Un manque d'intérêt ? Il savait communiquer son enthousiasme.

Spock serra les poings et inspira profondément. Il devait se raisonner, apaiser cette douleur qui le broyait. Son ascendance Vulcaine devait prendre le dessus sur celle humaine. Il devait rationaliser cette souffrance.

Il avait vécu une perte, une perte était toujours source de douleur. Il avait perdu son capitaine, il avait été son second pendant longtemps, c'était logique d'avoir du mal à surmonter sa mort. Il avait perdu un ami, c'était logique de suffoquer. C'était logique de vouloir annihiler ses émotions qui étaient une tempête qui ne s'apaisait pas depuis le décès de Jim.

Se calmer, inspirer, expirer, souffler, se reprendre, réfléchir. Il devait agir comme un vulcain, ne pas laisser les émotions le submerger. Mais son côté vulcain le torturait aussi.

«Tu n'as pas perdu qu'un capitaine, qu'un ami. Tu as perdu tellement plus, tu as perdu un lien, un lien qui ne pourra jamais se recréer auprès d'un autre. »

Spock regarda les lourdes portes qui allaient s'ouvrir dans quelques minutes pour le faire entrer dans ce qui serait son monde pendant deux à six ans. Le temps qu'il y arrive, qu'il arrive à imposer la logique dans sa vie comme seule loi universelle, comme seul choix sensé.

Dans sa longue robe blanche, Spock attendait, prêt à faire ce pas.

_Vous trouvez, c'est comme chercher un grain de sable multicolore dans une putain d'étendue désertique.

Spock se retourna à cette voix qu'il ne connaissait que trop bien, mais qu'il pensait ne jamais réentendre.

_Docteur McCoy ?, dit-il en haussant un sourcil.

_Oui lui-même, au fin fond de votre foutue planète pour vous trouver. C'est quoi ce truc ?, demanda Bones en faisant un geste circulaire, balayant le bâtiment.

Leonard avait mauvaise mine, barbu, émacié, il flottait dans son tee-shirt bleu, le bleu virait d'ailleurs au noir, le fin tissu était troué à plusieurs endroits. Et cette odeur, McCoy puait l'alcool, était-il retombé dans ses anciens démons ? À n'en pas douter, bourbon, scotch, vodka, toutes ces effluves émanaient de Bones.

Spock n'était pas surpris, les humains avaient le don de se raccrocher à des plaisirs futiles quand ils souffraient. Jim, lui avait expliqué que les drogues douces ou dures étaient des anesthésies de l'âme. Une brèche dangereuse, mais qui permettait de ne plus souffrir pendant quelques heures. Spock avait compris la teneur de cette explication, même s'il ne l'approuvait pas.

Mais actuellement, une anesthésie lui ferait le plus grand bien.

_Docteur McCoy, que faites-vous ici ?

_Je suis venu vous voir, gobelin, pardi ! Depuis la mort...enfin c'est le bordel, l'équipage a éclaté. Plus personne ne voulait travailler sur l'Enterprise.

Ça, Spock le savait. L'Enterprise était lié à Jim, éternellement. Aucun membre n'avait voulu rester avec le nouveau capitaine du vaisseau, il ne pourrait jamais être à la hauteur de leur capitaine, de leur ami. Kirk avait fait de l'équipage une famille, peu de capitaines pouvaient se vanter d'avoir fait de même. Certains membres travaillaient maintenant dans les bureaux de Starfleet à l'image d'Uhura, d'autres servaient dans d'autres vaisseaux comme Sulu et Chekov, petit couple discret qui faisait maintenant partie de l'équipage du Franklin, d'autres encore avaient rejoint le civil comme Scotty qui avait créé sa propre entreprise de maintenance mécanique. Il avait quitté son Enterprise adoré, lui qui avait vu mourir son capitaine et été resté impuissant. Une machine ne primait pas sur l'humain, même Spock était capable de le dire.

_J'ai connaissance de cette information.

_Formidable, vous en avez connaissance. Vous avez un ordinateur, ici ?, se moqua Bones.

_Je ne suis ici que depuis ce matin. Et j'ai gardé contact avec Nyota.

_Contraint et forcé, à mon avis, laissa filtrer McCoy, acide.

_En effet, reconnut Spock.

Il ne voulait plus être rattaché à Starfleet par quoi que ce soit ou qui que ce soit. Ses uniformes étaient enfermés dans un coffre qui avait fini dans le grenier de la maison de son père. Et il avait coupé les liens avec toute la famille de l'Enterprise mais, Uhura s'était entêtée à ne pas le laisser filer. Il savait que n'ayant pas tous les éléments de l'histoire, Nyota avait tout de même, une idée assez précise de ce qui se jouait en Spock. Elle avait sans doute compris la teneur du lien qui l'unissait à Jim.

_ Vous avez agi comme un putain de fantôme et c'est pas très classe, ça !, maugréa Bones.

_Je m'en excuse Docteur McCoy mais au vu des...circonstances, j'ai jugé préférable de m'éloigner.

Spock ne pouvait expliquer plus. Il n'était pas doué pour exprimer ses émotions, lui qui avait toujours appris à les réfréner. Qu'importe s'il ressentait un cataclysme, il ne pouvait le formuler en mots. Encore moins à un Bones qui portait sa propre souffrance sur tout son être.

_C'est que des mots, ça ! Bref !, dit Leonard dans un geste d'humeur. Sulu et Chekov se sont retrouvés ici pendant l'une de leur mission. Ils se sont dit, «C'est une bonne occasion de voir ce bon vieux Spock. »...

_Docteur, le terme vieux ne me qualifie nullem...

_Taisez-vous, lutin. Et qu'est-ce qu'on leur a répondu ? Que vous faisiez un genre de retraite dans la maison de votre père avant de faire une espèce de cérémonie secrète dont ils ont tu le nom. Bref, Sulu et Chekov ont jugé bon de me mettre au courant pour démêler tout ça.

_Vous n'aviez nul besoin de vous infliger ce long voyage, répondit aimablement Spock.

_J'ai quitté une bouteille de brandy pour avoir une explication, alors vous avez intérêt à m'en servir une sur un plateau d'argent, contra Bones en s'installant par terre contre une des larges baies vitrées.

La pièce était, en effet, dépourvue d'assise quelconque. Le dénuement le plus total. On n'avait pas besoin de confort quand on s'apprêtait à effectuer cet apprentissage.

_C'est quoi cette tenue de vierge pour commencer?, lança Bones.

_C'est une toge, Docteur McCoy, expliqua Spock.

_Continuez.

_Kolinahr-ho-rah'saian.

_Je ne suis pas Nyota, ma connaissance du Vulcain se limite à...rien du tout.

Bones était d'une humeur orageuse. Spock ne l'avait jamais vu ainsi, même quand Jim le mettait dans tous ses états parce qu'il ne venait pas à ses visites médicales. Même quand Kirk avait eu une jambe cassée, il avait trouvé le moyen de repousser pendant plusieurs heures son passage à l'infirmerie. Spock avait constaté cela, impuissant. Jim l'avait malgré tout écouté en mettant sa jambe en hauteur. Une victoire en soi.

_C'est ma tenue pour ma cérémonie du kolinahr.

_Explicitez.

_C'est une robe que je porterais tout le long du processus pour acquérir une logique totale et supprimer toute émotion.

_Vous allez éradiquer vos sentiments ?!, s'insurgea Bones.

_Nous voyons plutôt cela comme une purification des sentiments, afin d'embrasser une logique pure. C'est un grand achèvement d'arriver à ce stade, peu de vulcains y parviennent, termina stoïquement Spock.

_Vous agissez déjà comme des putains de robots dans votre peuple. Et vous avez un apprentissage pour enfoncer le clou ! C'est quoi ce bordel ?!

_Vous n'êtes pas vulcain, notre logique peut vous dépasser.

_Votre logique ?! Ce n'est pas logique de se purger de ses émotions. Vous savez ce que vous êtes ?

_Docteur McCoy...

_Lâche, cria Bones.

Le mot résonna dans la pièce en marbre et avec une immense clarté. Le visage de Spock resta neutre, refusant de montrer son trouble. Le mot de Bones l'avait ébranlé bien plus qu'il ne l'aurait voulu.

_La lâcheté est une donnée qui n'entre pas en ligne de compte dans mon choix, répondit Spock avec force.

_Ah oui ? Alors vous êtes quoi ? Vous préférez éradiquer votre souffrance, plutôt que l'affronter. Vous avez un putain d'apprentissage pour ça. Mais nous autres, on affronte. Scotty, Nyota, Sulu, Chekov. Tout l'équipage !

Spock resta silencieux un long moment face au coup d''éclat. Comment expliquer que leur douleur n'était rien par rapport à la sienne. Il ne doutait pas de leur réelle souffrance. McCoy avait perdu son meilleur ami, son petit frère turbulent.

_J'ai ouvert sa putain de housse mortuaire pour constater sa mort !, hurla Bones. Et tous les jours de ma putain de vie, je gère ma douleur.

_Docteur, en quoi ma méthode et la vôtre sont différentes ? Vous buvez pour vous anesthésier, je choisis un autre chemin.

_Un chemin qui va faire de vous une coquille vide, Spock. Jim n'aurait pas aimé ça.

Spock entra en furie à cette annonce et son poing s'écrasa dans le mur à ses côtés, laissant une marque net.

_Ne me dites pas ce que le capitaine aurait pensé. Vous n'êtes pas en mesure de parler à sa place.

_C'est normal de souffrir Spock, vous l'aimez. Mais même si vous ne ressentez plus grâce à ce truc, la réalité restera toujours identique. Il est mort.

Spock resta interloqué, cela s'exprima avec un unique sourcil pointant vers le haut. Était il si transparent que Bones avait compris ses sentiments à l'égard de son capitaine ? Il avait pourtant toujours veillé à les taire un maximum en la présence des autres, ne s'autorisant que des regards appuyés quand ils étaient seuls. Comme lors de leurs parties d'échecs, ces moments suspendus qui étaient maintenant entachés par l'ombre de la mort. Alors qu'avant, ils n'exprimaient que le bonheur dans sa forme la plus pure.

Tous ses souvenirs de Jim était irrémédiablement déformés par le spectre de la mort, comme si elle avait rodé autour d'eux des années sans qu'ils ne se rendent compte.

_Vous ne niez pas, laissa filtrer Leonard sous le choc. Je pensais que vous alliez avec force logique me montrer mon erreur.

_Je ne peux nier ce qui est en partie vérité.

_En partie ? Vous l'aimez ou pas, il n'y pas de demi-mesure dans l'amour !, s'exclama Bones.

Pourquoi les vulcains se plaisaient à compliquer tout ? Pourquoi Spock avait-il ajouté cela alors qu'il ne niait pas ? Difficile de nier de toute manière ce qui irradiait de lui. McCoy avait trop souvent constaté les regards à la dérobée, les frôlements impromptus venant de Kirk et que le gobelin ne repoussait pas, leurs discussions animées où le reste du monde avait l'air de s'effacer pour les laisser profiter uniquement de la présence de l'autre. Jim et Spock avaient été comme le feu et le vent. Spock renforçait la force de Kirk, sans Spock en second, Jim n'aurait pas été le capitaine d'exception qu'il avait été.

Et pour le demi-vulcain, Jim était le seul à faire taire ses tourments et tout le monde le savait. Jim était entier avec Spock, le poussait dans ses retranchements si le besoin s'en faisait ressentir, lui tendait une main secourable quand cela été profitable. Jim était un chef d'orchestre qui connaissait toujours la musique qui convenait à Spock.

Ils se comprenaient en un coup d'œil, un haussement de sourcil, un geste. Le reste de l'équipage y voyait de l'anodin, eux saisissaient tous les tenants et aboutissants. Ils lisaient en l'autre avec une simplicité effrayante.

Jim et Spock s'aimaient et ils n'y avaient bien qu'eux pour ne pas s'en rendre compte. Pour être aveugle à cette émotion alors qu'ils se comprenaient si bien pour les autres sentiments.

Bones avait réussi à persuader Jim de parler à Spock, la veille de la tragédie. Ils avaient manqué de temps pour vivre leur évidence.

_La demi-mesure n'existe pas chez les vulcains, Docteur McCoy. La notion dont je vais vous parler vous semblera obscure et je m'en excuse.

_Accouchez Spock, s'exaspéra Leonard.

_Je ne vois pas en quoi le fait de donner la vie se rapproche...

_C'est une expression. Je ne suis pas pour les longs discours.

_T'hy'la. C'est ce que Jim était pour moi, révéla Spock.

Sa voix lui semblait désespérée, fragile. Le dire à voix haute était effrayant. Il avait perdu cette personne si unique, que certains vulcains ne rencontraient jamais. Il était même rare ce lien. Et lui l'avait, le chérissait en silence et l'avait perdu sans pouvoir le vivre pleinement.

Sa douleur était si intense car Jim était tout, Jim était l'absolu, le point de non-retour. Jim était la définition même du mot amour pour Spock. Comment expliquer cela ? Comment expliquer qu'il préférait ne plus ressentir, car vivre avec cette douleur était insoutenable ? Comment expliquer que son cœur était un gouffre s'ouvrant sur le néant ? Comment expliquer que son père avait banni l'idée que son fils ait pu nouer ce lien avec un homme humain, niant l'amour de Spock ? Comment expliquer que tout le poussait vers le kolinahr ?

Plus ressentir lui semblait être la plus belle des bénédictions. Plus de douleur à chaque levé, plus de souffrance à chaque coucher, plus de chagrin qui le suppliciait chaque jour un peu plus. Spock n'en avait cure d'atteindre la logique pure, il voulait juste cesser de ressentir la perte de son t'hy'la chaque jour un peu plus fort, un peu plus intensément. Comme une corde qu'on tend et qui finit par se rompre. Spock sombrait depuis que les yeux bleus s'étaient éteints.

Spock voulait cesser d'être humain, car il ressentait trop fort, cessé d'être vulcain, car on lui avait offert un t'hy'la pour le lui reprendre. Une coquille vide comme le disait Bones, ça lui allait. Il ne serait plus rien.

Bones restait silencieux, comprenant qu'il se jouait en Spock un tumulte qu'il ne pouvait briser. Il le laissa se fracasser. Le regardant, impuissant. Il ne savait ce que voulait dire t'hy'la, mais il comprenait que c'était plus qu'on ne pouvait verbaliser.

_Frère, ami, amant. C'est la définition la plus proche que je peux vous donner même si cela est un piètre reflet du mot, expliqua Spock.

Poings serrés, mâchoire crispée, dos tendu. Bones comprit ce que cela avait coûté à Spock de lui dire ces mots.

_Bon sang, Spock. Jim et vous avez tant manqué. Il vous aimait aussi. Aussi intensément que ce mot que vous essayez de me retranscrire. Il en était si effrayé, qu'il n'osait pas vous en parler. Vous auriez pu tant avoir si seulement...

Leonard laissa une unique larme s'échouer sur son visage.

_Je suis désolé, Spock.

Le demi-vulcain reçut cette révélation avec une violence inouïe, Jim l'aimait. Jim était son t'hy'la et il l'aimait. Comme il avait dû souffrir, lui qui ne s'attachait jamais. Et Spock ne le soupçonnait même pas.

Bones venait d'ouvrir une nouvelle brèche d'une douleur vivace en lui mais, il choisit de le remercier.

_Je vous remercie de cette information, Docteur McCoy.

Les portes s'ouvrirent avec un grincement affreux sonnant le glas de leur conversation.

_Vous n'êtes pas obligé de faire cela, Spock, dit Leonard en se relevant

_Puis-je ?, demanda le vulcain, en approchant deux doigts de la tempe du médecin.

Bones opina et la fusion mentale s'opéra. En quelques secondes, la violence de la douleur de Spock le submergea, le faisant suffoquer, lui lacérant le cœur, l'amenant aux portes de la folie, il allait y plonger quand Spock brisa le contact.

McCoy tomba au sol, terriblement affaibli. Sa souffrance, qu'il jugeait incommensurable, lui paraissait dérisoire face à celle de Spock.

_Comment pouvez-vous survivre à ça ?

_Je ne survis pas, d'où mon choix.

Leonard le comprit, enfin. Il devait laisser Spock se purger si cela pouvait le sauver. Mais est-ce que réellement quelqu'un pouvait être sauvé d'un tel amour ?

_Je vous prie d'accepter cela, Docteur. C'est le symbole que je porterais une fois que j'aurais atteint la logique pure. Logique, représenté par le signe que vous trouverez au centre du pendentif.

Spock tendit à Bones, une feuille pliée en quatre.

_Merci, mon ami, dit Spock avec un sourire.

Un sourire faible mais sincère. Spock rejoint la grande prêtresse et disparut derrière les lourdes portes.

Leonard déplia la feuille. Un médaillon y était dessiné. Au centre, un œil ouvert, le symbole de la logique totale. Mais tout autour, camouflé dans des entrelacs purement esthétiques, Bones reconnut l'Enterprise, l'emblème de Starfleet et surtout trois lettres. J.T.K. James Tiberius Kirk.

Spock faisait le choix d'éradiquer ses sentiments, mais pas de nier qui il était. Un commandent en second de Starfleet ayant trouvé en son capitaine, l'amour dans son sens le plus noble. Ayant trouvé un t'hy'la.


J'espère ne pas avoir causé trop de larmes. Ne m'en veuillez pas le cas échéant. Cette idée me trottait dans la tête depuis un moment, il était temps de la mettre en mots.

Qu'en pensez-vous ?

Je vous invite à aller lire le nouveau OS de Sithmaith qui est publié sur mon compte.

Bisous mes sucres d'orge