Bonsoir mes petits chats.

On commence une nouvelle semaine en ce glacial mardi.

Tout d'abord petit point recap.

La semaine dernière étant un peu compliquée niveau publication, j'ai trois OS de retard.

J'en rattrape donc un aujourd'hui celui d'hier en fait

Un peu plus tard dans la soirée je publierais celui de demain, je pense ne pas avoir le temps demain.

Dans la semaine j'espère pouvoir rattraper celui du 11/12 et du 15/12, probablement plutôt en fin de semaine

Voilà j'espère que c'est à peu près clair ^^

Pour ce petit chapitre on retourne donc à du Fluffy avec du JohnLock.

Raiting : K+

Pairing : JohnLock, avec du Mystrade en arrière plan, que voulez vous, on ne se refait pas


Un trait d'abord épais pour tracer la mâchoire carrée. Un travail plus fin sur les cheveux pour leur donner matière et profondeur. Gommer pour apporter de la lumière. Foncer les yeux, dessiner la bouche pulpeuse. La petite faucette discrète du côté gauche. Le sourire chaleureux. Jouer avec les ombres et le clair-obscur. Estomper à l'aide d'un mouchoir pour un résultat éthéré.

Le fusain s'active sur la feuille au grain presque lisse. Sherlock dessine. John du fond de son fauteuil moelleux, n'a pas besoin de voir le résultat pour savoir qui est le modèle.
Il le sait.
C'est lui.
Le détective aime dessiner ce qu'il a sous les yeux, du moins est-ce ce qu'il dit, et souvent c'est John qu'il a à porté. Après tout ils sont colocataires, c'est donc normal, proximité oblige.

Retravailler les yeux, leur donner plus de vie, un éclat joyeux, pur, sincère.

Pas d'affaire depuis plusieurs jours. Sherlock dessine comme il joue du violon, comme il résout une énigme, il est entièrement subjugué, submergé, absolument appliqué, son attention toute dédiée à sa tâche. Sherlock est incapable de faire deux choses en même temps. Quand il s'implique, c'est entièrement, il ne fait pas semblant, rien d'autre n'a d'importance. Il aime de la même manière. Mycroft, John. Sherlock s'attache peu, un euphémisme.
Bien sûr, il se revendique comme marié à son travail, alors pas d'amour romantique pour lui. Cette pensée rassure autant qu'elle agace John. Un curieux mélange.
Toutefois, il est capable d'aimer, ça John en est certain. Il le voit, il le sait. Au pli soucieux du front, quand Mycroft ne répond pas à son message dans la seconde, au tressautement de sa lèvre supérieure quand il a entendu Anderson dire que le « suppôt de sa majesté était trop froid pour être vrai », au thé parfaitement préparé que John trouve invariablement le matin quand il se réveille, au corps de Sherlock toujours tendu vers lui quand il entre dans une pièce, au ton railleur, mais toujours affectueux qu'il n'utilise qu'avec ces deux-là. .
Lui a le droit de railler son frère, de charrier John, de les provoquer. Mais lui seul à ce droit.

Mycroft est son grand frère, son protecteur, n'en déplaise à Sherlock, il peut s'en défendre à corps et à cris, mais John voit clair dans son jeu. Dans leur jeu. Ils s'aiment, ils ne savent pas se le dire, pas se le montrer non plus, encore moins, se le prouver, mais ils s'aiment. À leur manière. Avec le temps John a appris à voir la complicité derrière les piques, l'affection cachée par les mots durs.

Le détective a besoin de se sentir aimé, chéri. Être un proche de Sherlock n'est pas facile, il est excessif, possessif, exclusif. Son frère n'y échappe pas. Bien au contraire. Ça a même failli coûté à Mycroft sa relation avec Greg.
Sherlock d'abord. Sherlock en premier lieu. Toujours. Il se l'est promis. Le respecte comme un mantra, le sien.
Alors quand d'un mouvement d'humeur le détective avait lancé à son frère, lui ou moi. L'aîné n'avait pas hésité, pas failli un instant.

John aurait pu sermonner. Si ça n'avait été qu'un caprice, qu'une ultime bravade, qu'une manière de plus d'égratigner Mycroft. Mais la vérité était toute autre.
Sherlock était terrifié. Il avait vu la peur brute dans les prunelles claires. Un fugace instant. Une seconde ou le détective n'avait pu cacher ce qu'il ressentait, n'avait pu le camoufler sous des dizaines de couches de sarcasmes, comme il le faisait habituellement.

Sherlock avait peur qu'on lui vole son frère, il craignait que Greg le lui dérobe. Il n'y avait plus confiance absolue, plus arrogance dans les orbes pales. John voyait le petit garçon qui tenait la main de son grand frère dans la sienne pour se rassurer, qui se cachait derrière lui pour qu'il le protège d'un monde qui lui semblait étranger.
Mycroft c'était son bouclier, John sa passerelle sur le monde. Il avait besoin des deux. .

Ils étaient ce jour-là dans leur appartement à Baker streat. Greg et Mycroft étaient là. Sherlock avait lancé son ultimatum, soudainement. Une pensée désagréable l'avait effleuré, il devait en avoir le cœur net.

_ Toi.

Le mot avait filtré et les prunelles couleur d'orage étaient sereines. Mycroft le rassurerait autant de fois qu'il en aurait besoin. Il ne savait pas toujours comment s'y prendre, mais au moins s'y employait il.
Greg n'avait pas bronché, il savait, il faisait avec.
Il était certain que Sherlock n'en pensait pas un mot. Il ne blesserait pas son frère de la sorte, pas sur ce sujet. Sherlock n'était pas mauvais de nature, neutre le plus souvent, mais pas purement méchant. Il avait simplement besoin de se rappeler qu'il était encore la priorité de Mycroft. Qu'il n'en serait jamais différemment.
Depuis la conversation, était close.

John regarde Sherlock dessiner. Cette passion totale sur le visage anguleux est fascinante, hypnotisente. Le médecin ne se lasserait jamais de cette vision.

Floutter les lignes trop nettes. Leur donner plus de corps.
Voilà le croquis est terminé.
Un picotement désagréable bien connu lui parcourt l'échine.
Le dessin ne rend que piètrement hommage à la réalité.
Il l'a dessiné des centaines de fois, pourtant à chaque esquisse le même sentiment. Il ne parvient pas à tout refléter de John, à le cerner parfaitement. C'est grisant et frustrant.
C'est John.


Ils marchent dans les rues de Londres, leur respiration se mélange en un unique nuage de brume. Depuis quand ont ils l'habitude de se promener aussi proche l'un de l'autre? Depuis qu'ils se connaissent sans doute.

Un rire grave s'échappe de Sherlock, un sourire enfantin illumine le visage pâle.
Il neige.
Sherlock adore la neige.
Il est capable de garder des morceaux humains dans son frigo et de faire voler les flocons en riant.
Il est beau quand il lâche prise. Sherlock est toujours lui, il s'impose au monde, qu'importe s'il est près, qu'importe s'il l'accepte. C'est à l'univers de se plier à lui, pas le contraire.

Sherlock n'a jamais froid, portant le rose pare ses joues et son nez, ça lui donne des airs d'Apollon presque fragile, dans son éternel manteau avec son air théâtral, il défit le monde. Il rit encore met des coups de pied dans la neige, attrape les flocons sous les regards intrigués, amusés ou exaspéré.s

John lui est fasciné, touché au cœur par tout ce qu'est Sherlock. Intelligent, irritant, intuitif, beau sarcastique, drôle, craintif, attachant, mystérieux, intriguant, merveilleux, inconscient.
John sourit tout est incomplet. Il n'y a pas de mot pour Sherlock. Il devrait en inventer un, un aussi pour ce qu'il ressent, mais pour ça peut être en existe t'il déjà un.

Ils passent dans une rue décorée et soudain John vient caresser les lèvres rosies avec les siennes. Un simple effleurement, à cela s'oppose une moue de Sherlock ou se mêle plaisir et surprise.

_ Il y a plein de gui, tu connais la coutume argue John les yeux brillants de malice.

_ Les coutumes ne sont que des excuses, je n'ai pas besoin d'excuse pour t'embrasser.

Une nouvelle étreinte, plus sûre cette fois. La main de John prend le visage de son détective en coupe avec une infinie douceur. Il ne veut risquer d'effrayer Sherlock, cela fait si longtemps qu'il attend.

Un premier baiser, une première éteinte, une promesse qui est loin d'être la première.


Voilà, alors ce 17 décembre ?

Des bisous et à tout à l'heure ^^