Voilà donc l'os du 19/12 un peu en avance ^^ enfin du coup on est le 19/12 mais très tôt enfin bref.

Du Sterek pour cette fois

Raiting : M présence de lime

Bonne lecture mes petits chats


Tout son corps le faisait souffrir, mais il en allait toujours ainsi.

Parfois, Derek se demandait même, comment il parvenait encore à rentrer chez lui, aux petites heures du jours. L'instinct de survie sans doutes. Le fait qu'il ne connaissait rien d'autre aussi. Il avait été élevé comme un loup, c'était profondément ancré en lui.

À dire vrai, il détestait les transformations, ça faisait un mal de chien, mais il aimait être loup. Les odeurs de la foret, des proies qui décampaient devant lui quand elles le sentaient, les fragrances des écorces d'arbres qui embaumaient tout.

Il aimait traquer. Repérer une proie et la suivre. Attendre le moment adéquat pour enfin passer à l'attaque et triompher. Il adorait s'endormir en sécurité à l'ombre d'un grand chêne, le ventre plein de viande délicieuse. Il recherchait la sensation d'être un enfant de la nuit, d'être à sa place dans l'obscurité, protégé, appelé, reconnu par la lune, sa mère.

Être loup c'était reposant. Il n'y avait qu'à chasser, manger, se défendre et dormir. Tout était d'une simplicité naturelle, seule l'immédiateté de l'instant importait. La notion de lendemain lui échappait sous cette forme. Tout comme les couleurs, ce qui n'en rendait pourtant pas son monde plus fade, bien au contraire. Tout était alors plus intenses, les bruits, les odeurs, la sensation de ce qu'il foulait sous ses pattes.

Il se prenait souvent à penser juste après une transformation, qu'il pourrait demeurer loup. Il le pouvait, certain le faisait, choisissait la vie lupine pour toujours.

Lui ne se l'autorisait pas, ne pouvait s'y résoudre. Il se devait de s'accrocher à ça.

La meute avait besoin de lui. Scott avait besoin de lui. Stiles aussi. Stiles. Derek refoula son image, il ne voulait pas penser au jeune homme.

Pourtant l'envie de simplement partir était bien souvent trop présente, aussi juste avant de se transformer s'obligeait il à penser à la meute, à sa soeur et parfois dans l'intimité de son esprit, il s'autorisait à invoquer l'image de Stiles. Malgré tout, il voulait également rester pour lui.

Derek savait que comme d'habitude Stiles l'attendait, il avait investit les lieux, s'était enfilé toute une cafetière pour rester éveillé, avait dévalisé le frigo, puis c'était finalement affalé sur son canapé avec une tasse de café et un bouquin.

Le loup avait besoin de cette constance rassurante. Aussi ne fut-il pas surpris quand sur une branche d'arbre, près du manoir l'attendait négligemment accroché un de ses vieux pantalons. L'humain l'avait épinglé là pour lui. Ils n'en étaient plus à la pudeur, mais c'était toutefois une agréable attention.

Stiles était seul, il venait toujours seul, Derek sentait à l'intérieur une odeur de papier, de menthe, d'encre, de beurre de cacahuète et de sirop d'érable. Stiles était bien là, comme toujours. C'était un mélange de senteur étrangement enivrant pour Derek. Beaucoup trop Stiles pour son propre bien.

Pourquoi diable y avait il des marches devant cette foutue maison? Les escalader étaient un véritable supplice. Les gravir avec tous les os rompu étaient un vrai calvaire.

À l'intérieur, Derek savait qu'une mine narquoise et fatiguée l'y attendait, alors grimpa t'il ces quelques marches comme d'autres l'Everest.


Stiles. À chaque fois qu'il prenait l'envie à ce satané loup bougon de faire cavalier seul, c'était pareil. Il arrivait chez son compère avant le coucher du soleil. Il s'asseyait sur l'éternel canapé de Derek. Un jour il comprendrait qu'ils étaient une meute, que plus jamais il ne serait seul. Un jour il comprendrait que plus jamais le lycéen ne le laisserait être seul.

Puis au bout d'un temps certain, Derek partait et Stiles attendait. Il l'observait toujours se transformer, pour une raison qui échappait au jeune garçon, ça le fascinait. Quand l'humain laissait place au loup, Derek n'existait plus vraiment et pourtant, d'une manière ou d'une autre, dans les prunelles lupine Stiles retrouvait toujours son comparse.

Durant la nuit Stiles ne dormait pas, il attendait. Il enchaînait les cafés pour ne pas sombrer, lisait beaucoup. C'était idiot, terriblement idiot cette sensation de ne pas devoir laisser Derek seul. Il l'était qu'importait s'il s'endormait ou non. Dans les bois le loup était seul. Pourtant son compère avait la sensation qu'il devait être là, comme une balise pour que Derek retrouve sa route. Il savait pourtant qu'avec ou sans lui, d'instinct le métamorphe saurait retourner chez lui. Ce n'était pas la présence de son ami qui l'attirait, mais bien son foyer. Néanmoins, Stiles ne pouvait se résoudre à être ailleurs, juste au cas où, il demeurait ici, affalé sur le canapé relevant à peine le nez de l'assassin royal pour accueillir son ami.

_ Te voilà enfin chéri et moi qui t'attendais pour dîner. Tu passes la nuit à errer dehors et quand tu rentres tu marches pas droit. T'as des explications à me donner ?

Naturellement non, Stiles ne pouvait décemment lui demander simplement comment il allait, il restait lui après tout.

_ Je vais t'en donner des raisons de pas marcher droit moi »

Le ton était traînant, mais pas dénué d'humour. Derek allait bien, aussi bien qu'il pouvait aller du moins. Aussi discrètement que possible Stiles se remit à respirer. L'air, ce traître, n'avait pas voulu retrouver jusqu'alors le chemin jusqu'à ses poumons. Il avait eut peur, comme à chaque fois, mais il se gardait bien de le reconnaître, même face à lui même.

Forts de leurs habitudes, Derek pris la place qui semblait lui revenir aux côtés de Stiles, ce dernier s'affalant littéralement sur le loup , la tête sur ses genoux.

_ Fais donc

Une main douce vint s'échouer dans la tignasse du jeune garçon. Se balancer des vannes vaseuses, c'étaient leurs moyens d'expressions par défauts.

_ Ne me provoque pas

Derek encra ses yeux foncées dans les prunelles noisettes. Stiles ne détourna pas le regard. Il aimait leurs moments de complicité.

_ Et pourquoi pas ?

Un affrontement de plus. Entre eux ça terminait toujours ainsi, en rapport de force. C'était leur jeu. Leur manière d'être ensemble. Stiles ne demandait pas mieux. Le regard du loup se fit plus vibrant, que cherchait il au juste ? Un sourire fleurit sur les traits clairs.

_ Tu devrais faire davantage attention à tes petites fesses l'humain

Toujours souriant, Stiles avait les yeux clos. Il n'allait pas tarder à sombrer. Alors Derek tendit un bras pour attraper un vieux plaid et en couvrir son acolyte. Avec douceur, il laissa une main retracer doucement les traits du visage de son compère, sous le contact le jeune homme lâcha un soupir d'aise.

_ Qui te dis que ce n'est pas toi qui y passera mon loup ?

_Et mon droit d'aînesse ? Tu n'oserais passer outre

Ces quelques années en plus, Derek en abusait bien souvent plus que de raison.

_Que tu crois

Et sur ces mots à peine murmuré, Stiles s'endormit.


Des rêves, Stiles en faisait souvent, sur Derek parfois. Littéralement, parc contre c'était une première. Mais le sommeil ne lui permettait pas de se rappeler de cela.

Stiles devait se réveiller, maintenant avant qu'il ne soit trop tard.

En avait il seulement envie ? Pas sur.

Derek était là face à lui. Torse nu. Ce foutu loup, il lui arrivait de porter un tee shirt? Même dans ses rêve il n'était pas habillé. Édifiant. Il était debout avec son air bien trop suffisant et son sourire canaille. Il l'avait provoqué comme toujours, Stiles ne savait plus vraiment pourquoi.

Il avait senti ses yeux dériver sur la ligne de la mâchoire carré, là où trônait une barbe mal rasée. Puis il était descendu jusqu'à arriver au cou ou la peau fine le narguait.

Dans une attitude de claire bravade, absolument conscient du regard sur lui, Derek releva la tête pour faciliter l'inquisition de son compère. Cette attitude ne lui ressemblait pas, trop confiante. Stiles se rabroua. C'était faux. Derek avait confiance en lui. Maintenant.

Stiles avait envie de goûter la peau de miel , pour savoir si elle en avait le goût. Il voulait sentir l'odeur musqué sur lui, se mélanger à la sienne. Il voulait sentir la chaleur du loup le réchauffer. Il voulait que Derek arrive à le faire penser à une seule. À lui. . C'était le seul à y parvenir après tout.

Il continua son inspection, le torse à la musculature définie, le fin duvet traçant une ligne droite qu'il rêvait de retracer de ses doigts, de sa langue, de découvrir de la même manière pour la première fois, le V des abdominaux...

_ Ce que tu vois te plais ?

La suffisance dans le ton eu au moins pour effet de secouer Stiles. Il ne pouvait laisser à Derek l'entière contrôle de la situation. Il fallait qu'il agisse, maintenant. Lui portait un tee-shirt, mais pas pour longtemps. Il planta son regard dans celui lui faisant face et l'enleva avec lenteur. Il n'avait pas la moindre idée de ce qu'il faisait. Jamais, il n'avait été ainsi devant quelqu'un homme ou femme.

Lydia n'avait était qu'un fantasme inatteignable. À bien y réfléchir c'était justement le fait qu'elle soit hors de portée qui intéressait Stiles. Ça lui permettait de ne pas réfléchir sur lui, sur ce qu'il était. Mais qu'importait c'était Derek. Tout irait bien.

_Histoire qu'on soit à égalité. Je suis d'humeur grand seigneur

En prononçant ses mots, il jeta le vêtement au sol s'approchant de Derek, son souffle s'échouait désormais sur sa peau nue. Ils se jaugeaient du regard, le même sourire narquois aux lèvres. Le jeu reprenait.

_ Que ce que tu veux ?

La sincérité perçait derrière l'arrogance de Derek. Un mot de Stiles et il arrêterait tout. Il lui laissait le choix. Choix que pris son compère à bras le corps.

_ Embrasse moi !

La demande était sans ambages et Derek s'exécuta dans un baiser dévastateur. Stiles en avait eu envie, beaucoup trop envie. Il avait l'impression que cet échange le consumait tout entier. Quand Derek, impérieux lui quémanda l'accès à sa bouche il la lui offrit. Il sentait les bras puissant le presser contre le torse du loup. Il découvrait le goût des lèvres de Derek. Il en voulait plus, plus de Derek.

Pourtant, celui ci délaissa ses lèvres pour aller papillonner du coté de son cou, qu'il le laissa maltraiter de ses dents, flatter de sa langue. Il se laissait aller complètement à ce contact, il n'était plus que gémissement désordonné. Stiles voulait réagir, reprendre le contrôle sur son corps, il ne pouvait pas rester à se languir comme ça, mais rien n'y faisait.

_Tout ce que tu voudras, amour

Amour... Si ça n'avait été un rêve, Stiles en aurait frissonné de tout son être. La voix grave à son oreille, le souffle chaud qui la heurtait... Ce qu'il voulait ? Ça, mais en vrai.


Stiles c'était réveillé tout contre lui un Derek éveillé. Le jeune homme refusait d'ouvrir les yeux. Derek savait avec ces foutus sens de loup, il savait forcément. Il avait fallu que Stiles fasse un rêve érotique la fois où il c'était endormi contre Derek, la seule et unique fois.

Stiles était maudis, il ne voyait que ça. C'était la seule explication.

Derek était là immobile. Stiles était réveillé. Il le savait. Il faisait semblant du contraire, mais il n'avait plus sur lui l'odeur de désir qu'avait provoqué son rêve.

Il avait très distinctement entendu son prénom susurré dans la bouche du jeune homme. Il rêvait de lui à n'en pas douter.

Il lui fallait une douche, glacée immédiatement. Il avait toujours trouvé l'expression « être en feu » absolument démesurée, enfin ça c'était avant de connaître Stiles. Satané petit con au sourire charmeur, au regard trop profond, au corps trop désirable.

Mauvaise idée. Très mauvaise idée de penser à lui maintenant, alors même qu'ils étaient encore lové l'un contre l'autre. Il fallait qu'il se calme, empêcher Stiles de sentir son trouble.. Inspirer et expirer doucement.

Il fallait qu'il fuit.

Stiles l'entendit se lever, quand il fut certain que Derek avait deserté, il en fit de même et courrut presque chez lui.

_ Embrasse moi

Il se souvenait de ces mots et de la réaction de Derek dans son rêve. L'eau glacée ne suffisait pas à le calmer.

Il revoyait l'expression de Derek quand il avait exigé ça de lui. Ce n'était qu'un rêve. Un simple rêve. La détermination et la douceur. La confiance inconditionnelle et la suffisance affichée. Pourtant, il c'était abandonné à lui. Il l'avait laissé le toucher, l'embrasser, le cajoler. Derek avait baissé sa garde. Un exploit en soit. Mais c'était un rêve, seulement un rêve.

Sans qu'il n'y fasse réellement attention sa main, la fourbe, dévalait des hanches son pantalon. Il était excité à en avoir mal. Après tout personne ne saurait et puis il en avait besoin, tellement besoin. Derek.

Derek c'était recouché après une douche froide inefficace. Il était nu sur le canapé. Sur le tissus son odeur était mêlée à celle de Stiles. Le jeune garçon passait beaucoup trop de temps dans la tanière du loup. Leurs odeur mêlées. Stiles lui faisait face, si sur de lui. Pourtant son compère avait appris à le déchiffrer, il savait la certaine fragilité, sous le flot de mots interrompu. Avant de les rencontrer, lui et Scott, Derek était seul. On lui avait appris à l'être, la défiance comme bouclier. Stiles et sa fraîcheur brute l'avait apprivoisée.

Désormais, quoi qu'il fasse ses pas le ramenait à Stiles, inéluctablement.

Il n'empêcha pas un sourire de lui échapper, juste Stiles.

Foutu rêve. Foutu Derek. Foutu regard enivrant. Foutu sourire craquant. Foutu corps excitant. Foutu et satané érection qui ne se calmait pas. Comble pour Stiles, il voulait mourir. Scott l'aurait traitée de drama queen. Foutu Derek, tout ça c'était de sa faute, il n'avait qu'a pas être si désirable, si attachant, si lui.

Il n'arrivait pas à se défaire des sensations de son rêve, de Derek qui l'acculait, des prunelles pleine de luxure assumée, de la complicité qu'il percevait entre eux, toujours grandissante, de ses doigts sur sa peau... Il avait envie de les sentir à nouveau, mais il n'avait que les siens à dispositions, soit, ça ferait l'affaire. Son imagination ferait le reste.

Derek effleurait sa verge doucement, jouait avec son désir tout en appelant Stiles silencieusement. Il voulait le voir, le sentir contre lui. Il voulait le défier aussi, parce qu'ils étaient eux. Il entendait les éclats de rire mutin, l'air mutin, les regards doux qu'il lui adressait quand il pensait qu'il ne le voyait pas, les sourires échangés.

Il l'avait appelé Amour. Un simple mot que Stiles rêvait d'entendre de la bouche pulpeuse de son compère. Je t'aime. Trois simple mot que seule sa mère lui avait déjà dit. Son Père par pudeur, par gêne ou simplement par maladresse ne lui disait pas. Ça ne changeait rien, bien sûr. Il savait l'affection qu'il lui portait. Il savait que pour le cherif il était ce qui importait. Mais il avait besoin de les entendre de Derek. Il avait besoin de l'entendre de lui. Le voir dans les prunelles foncées ne lui suffisait pas, ne lui suffisait plus. Et s'il se trompait ?

C'était possible, se planter magistralement c'était la spécialité de Stiles.

Derek lui permettait de mettre son cerveau sur pause, quand il était près de lui Stiles parvenait à penser moins vites, à ressentir plus fort. Ils étaient amis, mais Stiles voulait qu'ils soient tellement plus.

La voix grave qui lui chuchotait des mots tendre à l'oreille et qui le faisait frissonner de tout son être... Sa main se fit plus audacieuse, augmentant le rythme.

Le torse offert de Stiles, les lignes de sa peau blanche et glabre qui frissonnait à son contact, les dizaines de grains de beauté... Les lèvres de son presque amant qui pillaient la peau tendre de son cou, qui découvrait son torse malmenant, réveillant tout ce qui passait à sa portée. Les mouvements sur le membre de Derek devinrent désordonnés, il le voulait avec une telle force.

Juste Stiles et ses éclats de rire simple. Juste eux, le reste du monde n'avait aucune importance

Derek se sentait partir, ne cherchait pas à se retenir, il voulait rejoindre Stiles où qu'il soit.

Derek était partout. Stiles sentait son odeur musquée. Il entendait les mots doux si désiré. Il voyait la peau halée sous ses doigts. Il gouttait les lèvres pleines.

Stiles complètement offert sous ses assauts, mais qui ne cessait de l'affronter du regard. Stiles et ses sourires canailles qui faisaient battre son cœur plus fort. Stiles et sa tendresse refoulée.

Stiles, le prénom qui lui échappa quand tout se brouilla, plus dévastateur que jamais.

Derek, Derek, Derek. Une douce mélopée qui l'emporta au loin. Sur le moment, Stiles se foutait éperdument que l'univers l'ai entendu.


_ Il me voit comme un gamin.

Stiles est étendu sur le lit de Lydia. Il contemple le plafond. Elle de sa chaise attablée à son bureau, le regarde lui. C'est sa meilleure amie, plus d'ambiguïté depuis qu'il a fait son coming out, depuis qu'il ne se cache plus. Elle l'a toujours sut. Elle ne sait pas comment elle l'a simplement deviné. Peut être parce que Derek et lui c'est une évidence, pour tous hormis pour eux.

Un tel amour se doit d'être vécu au grand jour, de s'épanouir, de grandir.

Leur amour, c'est l'espoir de trouver un être fait pour soi.

_ Force le à te voir différemment.

Au grand maux, les grands remèdes. Oui, elle avait promis à Scott de ne pas s'en mêler, de les laisser faire à leur rythme. Mais ils étaient trop lent. Si elle ne leur donnait pas un petit coup de pouce, Derek aurait plus de cheveux blanc que brun, quand enfin ils se réveilleraient enfin.

De l'avis de Stiles, Lydia était un génie.

Il avait une idée.


Derek n'avait jamais particulièrement aimé l'ambiance des boites de nuit, il ne s'y sentait pas réellement à sa place. Il n'aimait pas la musique qu'on y passait, l'atmosphère était surchargée d'odeur de transpiration et d'alcool qui l'incommodait, ces endroits étaient souvent bondé et Derek était bien plus à l'aide dans les grands espace , que dans ceux étroits et peuplés.

Mais cette fois il ferait exception.

Stiles l'avait invité, lui et Cora. Sa petite sœur était ravie de pouvoir sortir et ce que Cora voulait, elle l'obtenait toujours, surtout de son frère.

Sans grande surprise, presque toute la meute était là à les attendre. Voir Derek les étonnait, tous sauf Stiles Quand il les aperçut, il lui offrit son foutu sourire canaille, celui que Derek aimait tant, à croire qu'il le faisait exprès. Il savait que ce n'était pas le cas. Stiles n'avait aucune conscience de sa beauté délicate. C'était une des choses qu'aimait Derek chez lui, une des trop nombreuses choses. Il avait un pull marvel et un vieux jean. Beaucoup trop Stiles.

Sa propre tenue était des plus sobre, son éternel perfecto noir, une chemise blanche et un jean foncé.

Derek c'était assis près de Stiles, ébouriffant la tignasse brune au passage, une salutation comme une autre après tout, une marque d'affection surtout.

_ Je te manquais tant que ça ?

Un sarcasme et une demande dans les yeux noisettes

Le jeu reprenait, Derek en était soulagé, tout allait pour le mieux

_ Jamais

Stiles c'était légèrement rapproché de lui. Leur bras se touchaient désormais, il ne paraissait même pas en avoir conscience, pour Derek ça tenait davantage du réflexe que de toute autre chose. Quand ils étaient près l'un de l'autre, ils avaient besoin de se toucher, c'était naturel.

_ Je vais nous chercher à boire

Ils répondirent tous par l'affirmative.

_ tu te la joue chevalier servent ? T'es pas équipé pour ça

Les joutes verbales, ils en avaient fait leur état par défaut. C'était ce qui illustrait le mieux leur relation, ce qu'il y avait entre eux, quoi que ce fut d'ailleurs. Stiles savait ce qu'il voulait que ça devienne. Il voulait Derek, pas seulement son corps, Derek tout entier. Il voulait lui montrer qu'aimer, n'était pas forcément néfaste, lui prouver que faire confiance n'était pas une faiblesse. Il pouvait baisser la garde avec lui, il pouvait être faillible avec lui. La vie n'avait pas été clémente avec Stiles, mais ce n'était rien en comparaison de ce qu'avait vécu Derek. Il n'en parlait pas, ne se plaignait jamais.

Pourtant il avait été élevé comme un poulain d'excellence, pas comme un enfant. Il c'était toujours évertué à protéger sa sœur, mais qui le protégeait lui ? Derek n'avait eut personne, il c'était débrouillé seul très tôt. C'était en partie ce qui rendait Stiles indulgent à son sujet. Interagir avec les autres, Derek ne savait littéralement pas faire. Il savait être en meute, obéir à un alpha, être un bon béta.

_ je suis très bien équipé je te remercie, tu veux vérifier ?

La bravade était claire et arracha un éclat de rire mutin au jeune homme, il n'en demandait pas moins.

_ Pour moi ce sera un Mojito, mais je viens avec toi. Je te prêtes mes mains

Après la prise de commande de tous, Stiles pris les devant et traça jusqu'au bar suivit par Derek qui savourait la vue d'un Stiles se mouvant gracieusement à travers la foule. Son jean ne lui collait que trop à la peau pour que ça reste décent, ou alors seulement pour lui. Mais ils n'étaient pas seuls et cela Derek allait rapidement s'en souvenir.

Un jeune homme de peu ou proue l' age de Stiles saisit la main de celui-ci pour l'inviter à danser, alors même qu'ils n'avaient pas encore commandé.

_ Garde moi un verre

Il le provoquait. Stiles le provoquait clairement en le plantant là pour aller danser avec un parfait inconnu. C'était du pur Stiles. À quoi diable c'était attendu Derek? Une discussion en adulte ? Non bien sur que non. Ça aurait été beaucoup trop simple. Non, l'humain préférait bien sur le pousser dans ses retranchements pour l'obliger à agir. Derek avait peur de ce qu'ils pouvaient être l'un pour l'autre, alors Stiles le forçait à réagir puisque la manière douce n'y avait rien fait.

Derek ne réagirait pas, ça aurait été rentrer dans son jeu. Il allait le laisser se débrouiller seul et gérer les conséquences de ses actes.

Le loup retourna donc prés de sa meute avec les verres sur un plateau, Stiles n'avait qu'a demander à son nouvel ami s'il voulait quelque chose après tout. Derek n'allait pas en plus lui payer un verre.

Sans qu'il ne puisse s'en empêcher, il le chercha des yeux et le trouva rapidement, ils étaient non loin de leur table. Stiles dansait avec le jeune homme qui l'avait accosté. Cet enfoiré avait le mauvais goût d'être en plus relativement agréable à regarder, des cheveux châtain, une peau halée par le soleil, une musculature dessinée, le foutu cliché du surfeur, dans toute sa splendeur.

Tout allait bien, ils dansaient face à face ,mais il n'y avait aucun contact physique entre eux. Derek devait se calmer. Il sentait en lui son loup gronder ce qui n'était jamais bon signe. Stiles était à lui et il n'avait qu'une envie : aller le revendiquer.

C'était une des choses que Derek arrivait le moins bien à gérer, la possessivité. Lui qui aimait se sentir libre avait des difficultés à concevoir qu'il voulait que quelqu'un lui appartienne. Pourtant, il voulait réellement que Stiles soit à lui.

_ Au moins il à l'air de bien s'amuser

Derek affubla sa sœur d'un regard noir

_ ça va je disais ça comme ça. J'ai du mal à vous suivre, vous vous envoyez des vannes en guises de préliminaire et c'est quoi ça ? Sa parade nuptiale?

_ Stiles est un foutu petit con et il ne comprend rien

La colère qui couvait dans sa voix surpris Derek lui même. Il capta un instant les prunelles remplie de défi de Stiles. Il pouvait presque y lire le « Et là tu vas faire quoi » quand une main légère se déposa sur l'épaule de l'inconnu qui lui faisait face. Stiles touchait l'homme. La peau de Stiles était en contact avec celle d'un autre individu qui en plus, avait envie de lui, Derek pouvait le sentir. Stiles ondulait des hanches, provocateur pour le plus grand plaisir du jeune homme dansant avec lui.

_ Je vais le tuer. Je vais le dépecer et je ferais de sa dépouille un couvre lit, et je me draperais dedans.

Derek fulminait. Le cliché de surfeur avait maintenant les mains sur les hanches fines, sa bouche à quelques centimètre du visage à la peau claire. Stiles riait de manière beaucoup trop ostentatoire. Derek le voyait se mouvoir pour toujours rester dans le champ de vision de son compère, il ne cessait de lui lancer des regards furtifs pour s'assurer que Derek le voyait. Le faux numéro de charme de Stiles était une pure provocation à son attention .

Derek ne voulait pas perdre. Il avait peur. L'amour c'était une faiblesse, l'amour c'était compliqué. Aimer Stiles c'était le mettre en danger, c'était risqué que tout ce qui fomentait contre Derek s'en prenne à Stiles. Il refusait qu'il soit un dommage collatérale.

_ C'est Stiles, mais comme je sais que tu l'aime autant que moi va y je t'en pris. Pas de la même manière mais autant. Je t'en pris grogne tout tout soul.

Scott se moquait ouvertement de lui

_ Je fais ce que je veux. Je veux le faire souffrir, le tuer, puis le ressusciter, pour le faire souffrir encore et avoir le plaisir de le tuer à nouveau, je vais l'égorger avec mes dents .

Derek s'évertuait à avoir l'air badin, il discutait simplement de tout et de rien avec Isaac. Il bouillonnait, mais rien ne devait être perceptible de l'extérieur.

Du coin de l'œil il vit Stiles embrasser la joue du jeune homme lui faisant face, plus les chansons défilait, plus il se rapprochait de lui. Stiles laissa même l'inconnu lui effleurer les fesses, puis enfin placer une main sur ses reins sous son tee-shirt.

_ Je vais le buter. Je vais lui enfoncer des éclats de bambou sous les ongles. Je vais les lui arracher un par un.

Stiles dansait avec un inconnu. Un homme qui n'était pas Derek touchait la peau pâle, embrassait les pommettes saillantes, redessinaient la ligne du menton...

Il n'était pas en colère.

Il n'avait pas envie de se transformer et d'aller égorger l'homme qui osait trouver Stiles à son goût. Il n'avait pas envie d'exploser de rage.

Il ne désirait pas Stiles à en avoir mal.

Il ne voulait pas l'attraper sur la première surface plane, plan dur venu.

Il ne désirait pas Stiles.

Il n'était pas fou amoureux de ce satané adorable petit con.

_ Je vais l'étriper

Derek ne pensait pas un mot de ce qu'il disait, mais ça l'aidait à extérioriser. Le surfeur se fit plus entreprenant et tenta un baiser. Derek vit Stiles détourner la tête, lui savait que c'était une esquive maladroite pour éviter un baiser, mais de fait, il avait laissé libre accès à son cou, ce qui pour l'homme avec qui il dansait, fut une invitation. Aussi commença t'il à déposer des baiser sur la peau fine.

Une main vint enserrer le poignet de Derek le forçant à se rasseoir. Scott lui intimait de se calmer. Il ne se rappelait même plus s'être levé, et c'est dans l'extrémité de son champ de vision qu'il vit l'autre emporter Stiles en direction des toilettes du bar. Derek se rassit il fallait qu'il se calme.

_ Lydia va le chercher, ce crétin n'a pas la moindre idée de ce qu'il fait. Il improvise et ça pourrait mal tourner. Non toi Derek tu reste là. Pas de meurtre ce soir s'il te plaît.

Le ton de son alpha était sans appel, pourtant le loup en Derek gronda son désacord. Scott dut voiler ses prunelles foncées de rouge, pour se faire entendre.

Stiles ne savait foutrement pas ce qu'il faisait. C'était de la provoc. Juste de la provoc, il avait chauffé à blanc un parfait inconnu sans penser à conséquence. Mais il y en aurait forcément. Derek n'avait pas réagit dans le but de laisser Stiles assumer, se sortir de la situation qu'il avait lui même créé, mais et s'il ne savait pas comment faire ? et s'il se laissait embarquer par sa propre provocation sans parvenir à s'en sortir?

Lydia n'avait pas attendu l'ordre de Scott pour déjà se diriger vers l'endroit ou Stiles avait disparu


Il voulait que Derek réagisse. Tous ses actes n'avaient été dicté que par ça. Il avait accepté l'invitation du jeune homme, Tyler de son prénom, uniquement pour pousser son compère à l'action. Juste qu'enfin Derek accepte.

Mais tout ne s'était pas déroulé comme Stiles l'avait prévu.

Derek n'avait rien fait, pas le moindre geste pour le retenir, pas la plus petite remarque cinglante. Rien

Le jeune homme, lui ne prêtait pas le moindre intérêt à ce que pouvait bien dire où faire Tyler. Stiles se contentait de réponse vague quand cela semblait s'imposer, rien de plus. Toute son attention était tournée vers Derek. Le nœud du problème d'ailleurs, il en allait toujours ainsi. Le loup le fascinait, l'attirait inexorablement comme un papillon devant une flamme. Derek était sa flamme. Absolument grotesque.

Derek ne mouftait pas, alors Stiles se fit la réflexion qu'il n'était probablement pas allé assez loin. Son compère le connaissait à merveille et devait sans mal deviner son dessein.

C'était comme souvent entre eux a celui qui céderait, et cette fois comme toujours ce ne serait pas Stiles.

Il laissa Tyler s'approcher de lui, puis le toucher. Stiles risqua même un baiser hasardeux sur la joue pour pousser Derek dans ses retranchements, mais rien n'y faisait, il continuait a discuter paisiblement avec Isaac et Scott. Lui même aurait implosé au moindre regard un peu insistant sur Derek. Un tel calme était agaçant, presque vexant.

Derek ne tenait il pas suffisamment à lui pour défendre la place qui était la sienne? Et on disait les loups possessifs. Ah belle connerie. Tyler semblait pouvoir l'attraper à même la piste de danse sans que Derek n'agisse davantage pour autant.

Le surfeur se montra plus entreprenants que ne l'aurait supposé Stiles et tenta même de l'embrasser.

Pris de court, il tourna la tête offrant son cou par mégarde. Il ne voulait pas des lèvres de Tyler sur lui. Il n'appréciait pas son contact, pas ses mains sur lui. Il voulait Derek. Juste Derek

Mais lui ne bougea même en pareille circonstance, il semblait préféré son orgueil à Stiles.

Soit, la soirée pouvait s'avérer bonne par ailleurs. Tyler n'était pas de mauvaise compagnie, s'il daignait se taire un peu.

_ On va ailleurs ?

La dernière carte de Stiles. Exposer clairement ses intentions à Derek. Comment ne pas réagir en le voyant partir avec un autre? Il ne le pouvait tout simplement pas, du moins c'était ce qu'espérait Stiles.

Ventre mou de son plan : Tyler.

Il ne fut que trop heureux de le suivre cherchant à l'embrasser, à le toucher. Stiles esquivait avec brio, le temps pour lui de réfléchir à la suite. Il ne voulait pas de ça, d'une baise rapide dans des toilettes publiques avec un inconnu qui ne l'intéressait même pas. Il voulait les yeux gris de Derek, il voulait le caractère affable, leur complicité acérée, il voulait la confiance totale, leurs joutes verbales, il voulait leurs éclats de rire partagés. Tyler ne tenait pas la comparaison, doux euphémisme.

Il c'était fait impatient le bougre. Poussant Stiles dans des toilettes glauques le harcelant de toute part. S'en était assez il n'allait tout de même pas vivre sa première fois comme ça. La peur commença à poindre, lui enserrant la gorge.

Le bruit sec d'une porte que l'on ouvre avec fracas.

_ Dégage ou je te tazze, lâche mon frère ou je te jure que tu le regretteras. Allez oust.

Une Lydia furieuse qui vociférait, sa voix de banshee hors de contrôle ou presque. Son frère? oui c'était tout comme.

Le pauvre Tyler prit littéralement ses jambes à son cou, sans demander son reste.

Lydia l'avait sauvé. Comme d'habitude. Quand ce n'était pas Derek, c'était elle

Stiles soupira de soulagement et s'affala contre le mur près des robinets à même le sol crasseux, mais il s'en moquait. Lydia le rejoint sans un mot

Tête dans ses mains, genou contre sa poitrine, il cherchait à retrouver contenance.

Tout lui avait échappé ce soir. À commencé par Tyler, mais tout c'était bien terminé, il était partit. Le sentir près de lui, Stiles n'avait pas aimé ça, ça avait été inconfortable, presque dérangeant. Il n'était pas Derek.

Derek d'ailleurs où était il ? Toujours à leur table avec le reste de la meute sans doutes. Stiles avait perdu.. Pourtant ce n'était pas ça qui le peinait réellement. Derek n'avait rien fait. Il ne s'était pas battu pour lui. Stiles savait, il savait que pour Derek aimer était dangereux, mais il avait espéré que peut être pour lui Derek s'y risquerait. Il c'était trompé.

Le bruit sourd d'une porte qu'on claque. Une respiration rapide et des pas qui le sont tout autant.

Parce que c'était Derek. Pour lui, il n'y avait rien qu'il ne ferait.


Stiles allait bien. À peu près.

Le surfeur n'était plus là, à ses côtés il n'y avait que Lydia. Scott l'avait laissé rejoindre Stiles quand ils avaient vu l'inconnu presque courir hors de la boîte de nuit.

_ Je vous laisse

Elle gratifia Stiles d'un léger baiqer sur la joue pour lui donner du courage.

Stiles bras autours de ses genoux serré contre son torse avait le regard arrogant. Derek avait une irrésistible envie de le prendre dans ses bras. Il avait l'air si vulnérable ainsi. Il savait que Stiles pensait avoir perdu, mais lui aussi. Il avait accouru ici le cœur serré pour verifier que tout allait bien, il avait failli tuer pour lui. Ils étaient tellement buté tous les deux que Derek aurait put en rire, ailleurs et à un autre moment.

Il se plaça à coté de son comparse, pas assez proche toutefois pour le toucher. Il se retenait de se frotter à Stiles pour enlever l'odeur inconnu sur lui. Celle du surfeur à n'en pas douter. Elle était discrète, il n'avait que peu toucher l'humain, mais c'était déjà bien trop pour le loup.

_ ça va ?

La question devait être posé, Derek voulait simplement vérifier.

_ oui

Stiles semblait... soulagé ? Le loup n'aurait sut dire exactement pourquoi.

_ Match nul ? risqua Derek d'un ton railleur.

_ Match nul lui répondit Stiles le soulagement et l'ironie se disputant belle place dans sa voix.

_ Viens on s'en va, ça pue ici

Stiles ne pourrait pas le contredire sur ce point. Derek se releva et tendit une main secourable à son compère pour l'aider à en faire de même. À sa grande surprise, Stiles ne repoussa pas sa main, il la saisit même acceptant l'aide offerte.

Debout devant Derek, il finit même par poser son front contre le torse de son vis à vis. Un unique contact qui surpris Derek autant que la révélation qui lui sauta aux yeux : Stiles avait eu peur. Cette pensée annihila tout le reste et le loup serra son compère dans ses bras. Il sentait Stiles tenter de contenir ses tremblements contre lui.

_ sshhhh c'est finit

Derek enfouit son nez dans la chevelure brune en y respirant l'odeur, frottant de ses mains le dos du jeune homme dans un geste qui se voulait rassurant.

_ Pourquoi t'es pas venu me chercher ?

Derek sentait la détresse de Stiles dans sa question. Il aurait put hurler en lieu et place, il murmura simplement.

_ Je suis venu, je suis là. Je viendrais toujours pour toi, amour

Les mots étaient bruts, honnête juste sincère. Stiles referma ses bras autour de la taille de son compère se lovant un peu plus contre lui. Il ancra le brun aux gris

_ Embrasse moi

La même impétueuse demande que Stiles avait fait dans son rêve, une réponse toute autre. Une main légère sur la joue pâle.

_ Pas maintenant, tu mérites bien mieux qu'un premier baiser ici.

Son ton était si doux que ça aurait put surprendre Stiles, mais Derek avait arrêté de jouer. C'était leur moment d'accalmie. Ils s'octroyaient simplement un peu de tendresse, ils en avaient besoin. Ils n'avaient pas discutés comme l'aurait aimé Stiles. Mais Derek en était pour le moment incapable et en avaient ils réellement besoin après tout ? Ils se comprenaient au delà des mots.

Ce n'était pas une simple coup de tête. Leur histoire n'était pas juste une impulsion. C'était tout ce que Stiles avait besoin de savoir. Derek avait baissé sa garde face à lui. Il c'était exposé sans masque, juste pour lui.

Derek voulait l'emmener loin, loin d'ici et de tout ce qui avait put le blesser, entacher à un moment ou un autre, le sourire canaille.

Derek entraîna son compère dehors, en passant ils ne manquèrent pas les mines hilares et le discret, je dors chez Allyson de Cora. Mais aucun n'y prêta vraiment attention.


Ils étaient chez Derek comme ils l'avaient été si souvent déjà.

Stiles était posé sur le canapé pendant que le loup était allé leur chercher des bières dans la cuisine.

Un instant plus tard, Derek revenait avec victuaille et sourire. La chemise qu'il portait tombait sur ses épaules large à merveille, soulignant finement les muscles saillants. Derek serait sa perte, à n'en pas douter. La courbe du menton anguleux dans la droite ligne du cou à la peau tendre le narguait. Stiles laissait son regard détailler tout ce qui était à sa portée. Les mains aux doigts long et puissant, le jean foncé parfaitement ajusté qui peinait pourtant à rendre justice aux longue jambes.

_ Ce que tu vois te plais ?

Le ton railleur de Derek était perceptible, sa tendresse aussi.

_ C'est passable

Stiles but une gorgée nonchalamment. Leur jeu avait repris comme avant. C'était rassurant, paisible. Droit devant lui un éclat de défi brilla dans le regard gris. Un demi sourire plus tard, Derek commença à se défaire de sa chemise. Stiles laissa également son propre visage se fendre du même sourire, quand ses doigts défèrent son propre tee-shirt avec une lenteur répondant à celle de Derek.

Stiles se leva pour être à sa hauteur et se dévêtir plus facilement. Il sentait les yeux de Derek sur lui, le détailler, mémoriser chacun des détails des lignes de son corps, il en faisait de même avec lui, toujours sa mine arrogante affichée. Quand Derek eut enfin fini et jeta son habit au sol Stiles en fit de même, et il ouvrit également son jean, laissant apparaître son caleçon orangé. Il repartit ensuite retrouver sa place sur le canapé. Il se sentait bien, il pouvait donc provoquer en paix. Derek était venu le chercher, Derek viendrait toujours, il le lui avait promis, et à l'intensité de la voix grave et du regard profond, il n'avait put que le croire.

_ Petit con

L'insulte n'en était plus une depuis longtemps entre eux, Stiles lâcha un léger éclat de rire.

_ Pas plus que toi d'ordinaire.

Le jeune homme jaugeait son compère toujours debout, la peau à sa merci, celle de son torse était d'une teinte plus claire que celle de son visage. Sur ses bras, les traces de démarcation de ses tee shirt étaient visible, comme celles de son cou. Ce n'étaient pas la première fois que Stiles, le voyait se déshabiller. Lorsqu'il laissait place au loup, Derek était le plus souvent nu. Toutefois, l'atmosphère était totalement différente cette fois. Derek ne partirait pas. Il allait rester bien au contraire.

_ Si tu veux que je tombe le pantalon, va falloir que tu vienne me l'enlever toi même

En un très court instant, Derek sentit le poids de Peter l'acculer contre le dossier du canapé. Le regard gris n'avait jamais atteint un tel degrés de désir dans la mémoire de Stiles. Celui-ci n'esquissa aucun geste. Après tout Derek pouvait bien faire ce qu'il voulait, il en était absolument d'accord. C'était Derek.

_ Ne me provoque pas trop Stiles

Il fit le mouvement de se reculer, mais le jeune homme ne l'entendait pas ainsi, il verrouilla ses doigts autour du poignet de son compère le forçant à rester près de lui. Le mélange de luxure et de tendresse qu'il voyait briller dans les prunelles de Derek était enivrant.

_ embrasse moi

C'était la troisième fois qu'il lui faisait cette même requête, cette fois il entendait bien être exaucé.


_ embrasse moi

Derek percevait avec précision le besoin derrière l'ordre. Il s'assied alors aux côtés de Stiles pour être plus à l'aise. Et accepta enfin de répondre à la demande. C'était le premier baiser de Stiles. Il le savait, l'avait pressentit et quand il y avait fait référence, le jeune homme ne l'avait pas détrompé. Le loup s'en sentait honoré et il était soucieux de bien faire, réellement. Il avait envie de laisser libre court à ses pulsions, mais plus tard. Il lui fallait être attentif à Stiles pour le moment, c'était lui l'important. Rien d'autre que lui, lui même attendrait, Stiles d'abord. Il était encore jeune, il fallait être patient.

C'est donc avec toute la douceur dont il était capable qu'il déposa ses lèvres sur celle de son comparse. Un simple instant fut nécessaire pour qu'ils se synchronisent. Ils bougeaient tous les deux avec une infinie tendresse, une langueur sourde qui se transforma doucement en feu hardant qui couve. Stiles stoppa l'échange, posant son front contre celui de Derek ne s'éloignant pas de lui. Rien ne pourrait plus jamais l'y forcer.

_ Je t'aime

Trois petit mot qui s'échappèrent des lèvres du jeune homme. L'air profondément choqué sur le visage halé, mais également pleine d'une joie presque enfantine, déchira le cœur de Stiles. Si lui n'avait entendu ses mots que de sa mère, Derek ne les avaient jamais entendu de personne. Il en était certain.

Stiles voulait avec amour lisser l'inquiétude des yeux gris. Il ne serait plus jamais seul. Lui resterait pour Derek.

_ Je t'aime, Derek Hale. Je t'aime et je te le rappellerais autant de fois que tu en auras besoin. Je t'aime. Je t'aime. Je t'aime

Il ponctua chaque déclaration de léger baiser sur les joues, le nez, les pommettes du visage tannée lui faisant face. Des lèvres impétueuses cette fois, vinrent ravir les siennes. Il sentit Derek se mouvoir contre lui jusqu'à le faire asseoir sur ses genoux. Stiles le laissa faire, accompagnant même ses mouvements.

Derek se laissait simplement aller à ce contact, à la peau fraîche qu'il sentait se réchauffer sous ses doigts, aux frissons qu'ils déclenchaient à chaque effleurement. Aux contacts délicieux de la bouche de Stiles contre la sienne.

Quand le loup en quémanda l'entrée le jeune homme la lui accorda sans réfléchir. Ils se goûtaient, se découvraient, se cherchaient avec minutie et engouement.

Derek explorait, prenant tout son temps pour tout découvrir de Stiles.

Une nouvelle fois, le baiser s'acheva, pauvre mortel Stiles, lui avait besoin d'air.

Une nouvelle fois, Derek provoqua en mordillant doucement la lèvre inférieure de son compère.

Celui-ci réprima bellement un feulement de contentement.

Derek retourna à son expertise, redessinant le cou de Stiles de ses lèvres, mordillant ça et là. Le jeune homme aimait le léger pincement des dents en contact avec sa peau. Comme une bravade à la naissance de l'épaule, Stiles mordit plus fort que Derek.

Mordiller le cou faisait se tortiller Serek , lui mordre l'épaule lui faisait perdre contenance. Et s'il s'attaquait au cou de Derek, ça donnait quelle réaction? Pressé de le découvrir il s'exécuta donc.

Il sentit la poigne se resserrer sur lui, une main se refermant sur sa tignasse brune. Les lèvres de Derek bien plus pressée recherchèrent les siennes. Stiles se laissait aller à ses désirs, faisait ce qu'il voulait quand il en avait envie. C'était très simple en réalité d'être avec Derek. Il laissait libre cours à son intuition, nul besoin de feindre ou d'être sur ses gardes, c'était Derek

Derek redessina de ses doigts les contours du torse, insistant là où son comparse retenait à grand mal ses gémissements. À chaque fois qu'ils parcouraient les hanches fines, la mâchoire du jeune homme se contractait, à titre d'essai Derek y appuya ses ongles et cette fois les cuisses de Stiles se noua autour des hanches du loup.

Derek repris ses baisers dévastateur sur les lèvres, les pommettes, les joues, le cou, jusqu'à y taquiner la peau tendre. Le jeune homme ne cachait pas son émoi, ne retenait aucun de ses soupirs à quoi bon ? Visiblement les morsures étaient un point faible qu'il partageait avec Derek. Ses mains partaient à la découverte du dos à nu. Dessinant des lignes abstraite, il accorda une attention particulière à celle de la colonne. Il n'avait pas besoin de ses yeux, après tout s'il pouvait toucher.

_ Fourbe

La voix de Derek était étranglée, il avait visiblement des difficultés à dire ce seul mot. Stiles était incroyablement satisfait, même s'il n'en menait pas plus large. C'était lui qui mettait son compère dans un tel état et il en tirait une certaine fierté. Désarçonné le loup par ses seules caresses le grisait.

_ Si peu. Un problème mon loup ?

L'humain singeait l'assurance qu'il ne ressentait pas vraiment. Il ne ressentait que l'odeur de cèdre et d'écorce d'épicéa, celle de la mousse et de la lune, celle de l'après rasage mentholé. Il ne ressentait que Derek. Tout n'étais plus que lui, ça aurait put l'effrayer. Si ça n'avait été lui, si ça n'avait été eux.

Stiles se concentra sur Les mains de Derek qui s'affairaient sur lui et retenaient facilement son attention d'ordinaire éparse. Tout était nouveau, tout était expérience. La douceur du toucher, le velouté de la peau, la chaleur qu'il sentait monter dans ses reins progressivement. Le loup était lent. Il lui faisait découvrir les sensations qu'éprouvait son corps, Stiles en était certain il faisait avec lui preuve de plus de patience qu'il n'en avait eu avec ses autres conquêtes. C'était agréable de se sentir ainsi choyer. Puis le gris rencontra à nouveau le brun, s'y accrocha désespérément

_ Redis le encore

Un sourire de Stiles

_ Je t'aime susurra t'il encore

Il ne pouvait que le croire Stiles l'aimait. Tout en lui le criait, l' hurlait. Son cœur qui battait à tout rompre, l'étincelle qu'il voyait briller dans les prunelles sombres, les précautions prises pour ne risquer de l'effrayer, c'était tout ça l'amour n'est ce pas ?

_ Je t'aime réitéra Stiles

Stiles sentit des dents sur le lobe de son oreille, venir en taquiner la sensibilité. Il laissa libre accès à sa gorge. Il savait que c'était dans cette région que les loups marquaient leurs compagnons. L'invitation était donc claire. Pourtant Derek ne vint que mordiller cet endroit précis. Il jaugeait les réactions, s'ajustait en fonction. Stiles se sentait fondre sur ce canapé. Le loup l'acculait lui faisant face, il sentait son poids sur lui, agréable pression sur tout son corps. Stiles le poussa légèrement pour le découvrir à son toute

Avec langueur, Stiles continua son expertise comme Derek avant lui.

_ Je t'aime

Stiles n'avait pas menti. Il le répéterait inlassablement pour que Derek le croit enfin.

Un regard, un sourcil levé.

Cette fois c'était une permission que Derek quémandait. Les mains sur le jean couvert compère, dans un geste arrêté, il voulait sa permission d'aller plus avant. Stiles pouvait demander à s'arrêter là. Derek ne lui en voudrait pas, ça l'humain le savait. Il se laissa un instant pour y réfléchir. Il n'eut pas besoin de plus et embrassa avec fougue le loup. Ses mains crochetèrent le cou, les épaules, la tignasse brune. C'était plus qu'un accord, un besoin. Stiles avait envie de Derek, et Stiles obtenait toujours ce qu'il voulait, du moins essayait il.


La respiration à peine saccadée mais les prunelles encore plus sombre, noircie du désir ressentie, un demi sourire accroché au visage, la tête légèrement renversé de côté, les dents maltraitant par intermittence sa lèvre inférieure... Dieu que Stiles était beau.

La vision était pleine de luxure et pourtant d'une certaine innocence, une fraîcheur adorable.

Derek s'affaira à retirer son pantalon à son compagnon, l'affaire ne fut pas simple en voulant l'aider, Stiles ne faisait que le gêner par ses gestes maladroit et empressé. Derek n'en fut pas irrité bien au contraire, Stiles c'était son paradoxe, Arrogant et doux, buté et attachant, égoïste et tendre, dédaigneux et généreux. Il était tout ça et bien plus encore. Une fois en caleçon, Derek enleva lui même son jean sous le regard mi fiévreux, mi amusé de son acolyte. Il revint ensuite à la place qui était la sienne, lové contre Stiles.

Derek pouvait à loisir contempler les longues jambes claires, et il ne s'en privait pas. Stiles le lui avait autorisé après tout et celui-ci n'était pas en reste. Ils se découvraient, s'abreuvaient l'un de l'autre. Paresseusement, Derek revint ravir les lèvres de son amour. Il l'emporta pour un nouveau baiser langoureux. Il voulait savourer. Il avait tant attendu Stiles, il pouvait bien attendre encore. Le loup était sous contrôle pour l'heure, il n'aurait su dire jusqu'à quand, il voulait offrir de la douceur, tant qu'il le pouvait encore.

Il sentait l'animal en lui prendre de l'ampleur, gonfler. Il savait y faire face. Il avait appris. Le garder sous la surface, suffisamment proche pour ne pas en souffrir, mais ne le laisser sous aucun prétexte être maître.

Un éternel combat que Derek ne cessait de remporter. Il ignorait toutefois si ça resterait le cas, jamais il n'avait autant désiré que Stiles, jamais il n'avait autant aimé non plus. Son loup lui criait de le revendiquer sans attendre, mais Derek n'était pas d'accord, pas tout de suite, pas sans la permission de Stiles.

Dans une attitude de pure bravade, Stiles leva son bassin, pour faire se rencontrer leur désir. Derek en manqua une inspiration et échappa de s'en étouffer de peu. Il sentit une décharge lui vriller tout le corps. Ne pas céder. Ne pas blesser Stiles, sous aucun prétexte. Il ne se le pardonnerait pas. Stiles réitéra, une lueur hilare dans les prunelles foncées.

_ Arrête ça

_ bah quoi, j'expérimente. Je manque d'expérience, donc il me faut une base de donnée fiable. Je recueille donc

Un long soupir s'échappa de Derek, son compère ne lui rendait pas la tâche aisée loin de là.

_ Tiens d'ailleurs...

Une main se fit plus baladeuse jusqu'à se plaquer sur le membre de Derek déjà sous pression. Le loup rugit, il en voulait plus, bien davantage. Il voulait tout ce qui lui appartenait, maintenant. Stiles. En un instant le jeune homme était dans ses bras, emporté jusqu'à la chambre, jusqu'au lit de Derek..

Sur un éclat de rire de Stiles, le loup s'effaça, laissant Derek reprendre peu à peu conscience. Il voulut s'arrêter, s'excuser mais une main impérieuse l'en dissuada. Stiles était littéralement abandonné dans ses bras la tête reposant sur l'oreiller, visage en arrière, ne camouflant rien ni les sons qui lui échappaient, ni les frissons de sa peau, ni l'air de profonde satisfaction.

Alors avec tendresse Derek vint se frotter contre Stiles lui offrant des décharges agréables. Stiles gémissait, ses hanches se décharnaient dans des mouvements anarchique. Derek couvera le visage, les épaules le cou de baiser papillon alors que sa main s'enroulait autours de leurs deux membres, Stiles joignant sa main à la sienne, suivant le rythme. Ils s'abandonnèrent dans un souffle rauque, Stiles quelques mouvement avant Derek.

Le jeune homme se lova contre le loup s'entend déjà le sommeil l'emporter alors qu'un drap était remonté sur ses épaules.

Il était en sécurité. Il était avec Derek.


Alors mes pe


tits chats ce 19/12 ?

De l'amour et des bisous