Je ne possède aucun des personnages du manga.

Fireball reprend connaissance, prisonnier des Desterados mais même si il n'est pas seul, la situation risque de vite se compliquer.

En espérant que cela vous plaise

Bonne lecture

PS : Au fait j'ai commencé à faire du tri et à remettre de l'ordre dans mes publications en faisant une sorte de table des matières dans mon profil alors n'hésitez pas à y faire un tour ;)


PRISONNIERS

chapitre 8

Fireball était allongé dans un des lits du centre médical de la base de Yuma. Il était pâle, inconscient et le masque d'un respirateur lui cachait une grande partie du visage. Colt était bouleversé par cette vision, mais c'était indispensable. Son corps malmené ne parvenait toujours pas à respirer seul et le bip de son moniteur cardiaque montrait à quel point il était faible, même s'il était en vie… toujours en vie…

Le cowboy avait repris connaissance cinq jours plus tôt. Il se sentait encore mal, mais dés qu'il avait compris que ses jambes pourraient le porter, il s'était échappé de sa chambre pour le rejoindre. Assez maladroitement, il s'était laissé tomber assis sur cette inconfortable chaise en plastique avant de lui prendre la main. Une main qu'il ne lâcherait pas tant qu'il n'irait pas mieux.

Sab Rider lui avait dit qu'il était resté lui-même cinq jours dans le coma. C'était long et il était encore fatigué, mais Fireball… Fireball cela faisait plus de dix jours et son corps était toujours aussi faible. Colt avait parcouru son dossier : deux arrêts cardiaques… Il ne survivrait pas à un troisième. Alors il avait décidé de rester là. Il ne le quitterait pas, peu importe ce que pourrait dire son médecin ou ses amis, il ne le quitterait pas. Il ne pouvait pas. Sa place était ici à lui tenir la main, quitte à être le dernier à le faire. Il ne bougerait pas.

Pourtant, il savait qu'il n'était pas forcément bien. La tête lui tournait et par moment il se sentait nauséeux. Il n'en avait que faire. Il ne partirait pas de cette chambre.

Colt plissait des yeux, cherchant à chasser son mal de tête quand la porte de la chambre s'ouvrit et qu'une finie silhouette entra à l'intérieur.

- Ah, je savais bien que c'était là que tu te cachais, lui lança Aprille sur un ton qui se voulait joyeux mais qui ne cachait ni sa tristesse, ni ses cernes sous des yeux encore rougis par ses larmes.

- Je n'irais nulle part.

- Tu n'es pas raisonnable, lui dit son amie en posant une main sur son épaule. Tu es faible et épuisé toi aussi.

- Mais lui il lutte, il a besoin de moi.

- Colt…

- Ils nous ont torturés, Aprille. Il était blessé, à bout de forces, mais ça ne les a pas arrêtés. Je l'ai regardé souffrir sans pouvoir le tenir dans mes bras. Ce monstre avait son sang sur les mains et il souriait… et je le voyais faiblir sans pouvoir rien faire… Je voyais l'épuisement et les appels à l'aide dans ses yeux. Je ne peux pas le quitter.

- D'accord, dit Aprille d'une voix qui tremblait. Je comprends, mais n'hésite pas à me dire si tu fatigues.

- Je te le promets, répondit Colt en posant une main sur celle de son amie. Tu devrais en profiter pour dormir un peu toi aussi.

Aprille sursauta légèrement et se laissa tomber assise sur le bord du lit de Fireball pour croiser le regard de Colt qui continua à lui serrer la main.

- Pourquoi tu…

- Est-ce que tu as dormi plus que quelques heures depuis dix jours ?

La jeune frémit en baissant la tête.

- Je ne peux pas… Et… et si jamais il meurt pendant que je dors ? Je l'aime Colt… son sourire, son humour, sa manière de me faire oublier qu'on est en guerre. J'ai besoin de lui pour ne pas sombrer. Depuis qu'ils ont enlevé mon père, il est tout ce que j'ai… mais je n'ai pas réussi à lui dire… Je ne peux pas le laisser seul moi non plus… Je voudrais tellement qu'il sache à quel point je peux l'aimer.

- Tant fais pas pour ça. Il le sait et il t'aime aussi. On sait tous que vous êtes fait l'un pour l'autre.

- Et si j'ai l'occasion de lui dire ?

Colt aurait bien voulu répondre quelque chose pour la rassurer, mais il était tout aussi inquiet que son ami et, à ce moment précis, tous les appareils de monitoring de leur ami se mirent à sauter, les faisant sursauter brutalement.