Petite information avant de lire ce chapitre, il y un passage de lemon, mais ne sachant pas si le site gardera mes petits cœurs pour prévenir, je tiens à préciser que le lemon débutera après le passage dans le bain et finira quand le dialogue commencera par "Quoi ?". Voilà, je ne peux pas faire plus, mais si vous avez trop peur de lire les passages holé, holé, sur , les passages sont très nettement signalés. Donc, pour ceux qui veulent tapait Meg Léna sur fanfic fr, vous devriez trouver facilement... Bonne lecture !

Chapitre XIII

Accoudée à la table de la cuisine, je lisais le NewsCoo, plongée dans mes pensées. Je refermai le journal, lasse de relire cinq fois le même paragraphe et soupirai. Je n'arrivai pas à me concentrer sur quoique ce soit, trop absorbée dans mes souvenirs. Ça me rendait irritable et morne au possible. Repoussant ma chaise, je tachai de ne pas faire de bruit, Artyom dormant dans le canapé juste à côté. Je me dirigeai à pas de loup dans sa direction, penchant ma tête par-dessus le dossier.

Il dormait à poing fermé, exténué par sa journée et ses long cheveux brun lui tombait sur le visage. J'admirai le contour prononcé de sa mâchoire, sa barbe devenait épaisse lui donnant un côté plus adulte. Et ça me plaisait. Je passai une main sur sa joue, rassembla ses mèches rebelles sur le côté puis l'embrassai doucement, inspirant son odeur.

Artyom était ce que j'avais de plus précieux au monde. Bien que je n'avais jamais été aussi heureuse de ma vie, mon passé me hantait.

Léna avait patienté en silence, serrant le goulot de la bouteille entre ses mains moites et sanguinolentes. Son cœur battait avec rapidité contre ses côtes et résonnait à ses oreilles si fortement qu'elle crut ne jamais l'entendre arriver. Soudain, le plancher au-dessus de sa tête grinça, diffusant un frisson d'anticipation le long de son dos.

Ramène-toi, fumier.

Elle avait hâte de s'échapper, partir de cette maudite cave empestant le moisi et jonché de verre brisé.

Les pas se rapprochèrent. Elle déglutit péniblement, la sueur perlant sur ses tempes. La porte frotta sur le sol, suivit des petits claquement de ses talons sur les marches. La respiration de Léna se bloqua instinctivement. Il était tout près, elle pouvait sentir les ondes qui émanait de Philip. Glacial, fourbe, ainsi que cette voix complètement folle qui semblait être un écho de sa personnalité.

Elle resserra sa prise autour du goulot.

.

Il apparut dans son champ de vision, lui tournant le dos, sans se douter de rien.

Maintenant !

Léna bondit hors de sa cachette, abattant la bouteille sur l'arrière du crâne de Philip. La bouteille explosa en une myriade d'éclats de verre et de gouttelettes de vin. Philip chancela, mais ne s'effondra pas à sa plus grande horreur. Instinctivement, elle lui faucha les jambes et le fit lourdement tomber au sol. Ni une, ni deux, elle fit volt-face et chuta brutalement, un étau se refermant sur sa cheville.

– Sale petite garce ! Cracha Philip le visage déformé par la colère et dégoulinant de vin, où croyais-tu aller, comme ça ?!

L'adrénaline déferlait dans ses veines comme un ouragan. Poussant un cri de rage, Léna roula sur elle même et projeta son talon dans le menton de son assaillant, le sonnant juste assez pour qu'elle échappe à son entrave. Elle se rua dans les escaliers, renversant tout ce qui passait sur son chemin. Elle poussa la porte menant à l'extérieur, jetant un regard affolé autour d'elle. Rien qui puisse lui indiquer le chemin. Elle se remit à courir comme une dératée, le cœur au bord des lèvres. La voix dans sa tête se fit plus véhémente, l'écho était proche.

Merde, je suis trop lente.

Elle accéléra, l'instinct de survie prenant le dessus sur tout le reste. Une image se superposa par-dessus sa vision : un carreau se logeant dans sa cuisse gauche.

Plonge !

Léna se jeta sur le côté, juste à temps pour entendre l'air siffler et un claquement sec, là où elle se trouvait avant. Elle se releva, prenant appui sur l'arbre et détalla. Ses griffes étaient sortie sous la peur, suintante de liquide. En quoi ranimer des plantes lui servirait ici ? Elle zigzagua entre les arbres, jetant une œillade par-dessus son épaule. Philip rechargea son arbalète et la mit en joue. Le temps se suspendit, les mouvements semblait découpé comme si on l'avait mit sur ralenti. Pourquoi c'était-elle arrêté ? Elle aurait dû continuer sa course.

Le doigt de Philip pressa la gâchette. Elle ne savait pas d'où lui vint cette intuition qu'elle pourrait parer, que ça ne l'atteindrait pas. Elle fit un brusque mouvement du bras, le temps reprit son cours normal, un craquement sonore retentit lorsqu'un arbre s'allongea horizontalement entre eux et para le carreau. Léna écarquilla les yeux comme des soucoupes. Le tronc s'était tordu et étiré comme une pousse fraîche encore malléable et souple. Mais elle ne s'attarda pas d'avantage et prit ses jambes à son cou. L'adrénaline lui donnait des ailes, bien que ses poumons en feu la fasse souffrir, elle devait continuer coûte que coûte. Elle fit à peine quelques mètres quand son épaule blessée fut percuté par un objet dur. Un cri de douleur lui échappa, alors qu'elle trébuchait. Il n'en fallut pas plus à Philip pour la rattraper et la clouer au sol, beuglant de rage :

– Tu as cru pouvoir t'échapper, la monstresse ?!

Ta gueule, psychopathe de merde ! Rugit Léna en se débattant de plus belle.

Ils luttèrent l'un et l'autre, formant une masse informe des bras et de jambes battant rageusement l'air jusqu'à trouver sa cible, chacun cherchant à dominer l'autre. Ce fut Philip qui la maintint fermement au sol enfonçant son pouce dans le trou béant de son épaule. La douleur explosa de son côté droit, elle hurla à s'en déchirer la gorge, ruant de plus belle pour se débarrasser de son ennemi. De sa main valide, elle lui rendit la pareille, enfonçant ses griffes suintantes dans son trapèze. Cette fois, elle ne se laisserait plus faire. Plus personne ne l'a fera ployer sous la douleur. Elle préférait mourir plutôt que de se laisser torturer à nouveau. La peau de Philip vira au violet, ses veines ressortaient sur son cou et devenaient pourpre.

Et je mourrais en me battant.

La rage de vivre la tenaillait, Philip beugla de douleur à son tour, relâchant prise sur sa blessure. Ses yeux étaient fous de douleur et de colère.

– À quoi bon t'enfuir alors que personne ne viendra pour toi, saleté de démone ?!

– Moi, je viendrai pour elle !

Soudain, un torrent de flammes apparut devant elle, le corps de Ace émergeant des flammes. La fureur de la voix qui émanait de Ace était si virulente que Léna en resta stupéfaite. Philip eut à peine le temps de réagir, le poing ardent du pirate percutant sa mâchoire et l'expédia à plusieurs mètres d'elle. Philip s'écrasa contre les arbres se brisant sous la force de l'impact. La chaleur émise par les flammes asséchaient sa peau et faisait remonter sa peur. Ses bras tremblèrent sous l'émotion.

Non, tu ne dois pas en avoir peur.

Léna se rassura, se remémorant Ace sur le pont du bateau, l'encourageant à le toucher, elle repensa à lui, sur l'île de Torndress alors qu'il la couvait du regard. Elle revisionna leur chute quand, désespérée, elle s'était jeté dans ses bras en toute confiance.

Ces images la calmèrent un peu, son cœur reprenant un rythme normal. Aussi normal que possible à la vue du pirate. Son organe vital n'avait plus pulser de cette manière depuis sa rencontre avec Artyom. Profondément et calmement. Même s'il lui tournait le dos, Ace la dominait de toute sa hauteur, le feu léchant dangereusement son corps.

Quand ces flammes ont léché Artyom, il en est mort. Il en a hurlé de douleur, ronronna la voix mielleuse de sa phobie, sa peau s'est gonflée et craquelée sur ses muscles. L'air était tellement brûlant que ses voies respiratoires n'ont pas tenu le coup, il a suffoqué et à perdu connaissance.

Et Ace n'en est pas responsable, sombre idiote ! Vitupérera une autre.

Léna savait que ces flammes-là ne lui feraient jamais de mal. Elles étaient l'extension de Ace, une partie indéfectible de lui. Mais cela ne l'empêcha pas d'être mal à l'aise devant le corps incandescent de son ami.

– Tu vas bien ?

Sa voix était tendue, rauque. Léna ne put s'empêcher de frissonner à ce son.

– Oui.

Ce fut tout ce qu'elle était capable de dire sur l'instant. Ace la dévisagea par-dessus son épaule, comme s'il cherchait à savoir si elle disait vrai. Son regard s'adoucit quand elle lui sourit maladroitement. Il se détourna, reportant son attention sur son adversaire qui se relevait péniblement. Ses flammes forcirent lorsqu'il serra les poings, ses mèches noires flottaient doucement sous l'effet de son pouvoir. Léna se tendit lorsqu'elle vit Philip et le feu gagner en ardeur. Elle eut la chaire de poule lorsque Ace prononça son prénom.

– Je ne te ferais jamais de mal. Ces flammes ne te feront jamais de mal, rectifia-t-il sans se retourner vers elle, le ton dur, alors, s'il te plaît, ne panique pas, car je ne pourrais pas me retenir après ce que ce type t'a fait.

– Tu n'as pas besoin de te retenir, murmura Léna. Tant que tu es là, ça ira.

Le palpitant de Ace fit un bond dans sa cage thoracique, le soulagement balayant le poids écrasant ses épaules. La colère affluait dans ses veines au rythme de son pouvoir, virulente et incontrôlable. Le visage de Léna était maculé de sang, son bras gauche pendait lamentablement le long de son flanc alors qu'elle pressait de sa main valide sa blessure suintante. Le liquide vermeille coulait entre ses doigts, roulant sur sa poitrine. Ô oui, il lui ferait payer cher. Il avança vers Philip, ses muscles se tendant d'anticipation. L'homme lui lança un regard véhément et tenta de se relever. Ace n'était pas le genre d'homme à frapper un ennemi à terre, il attendit donc patiemment, songeant à toutes les manières possible et imaginable de lui refaire le portrait.

– Vous n'êtes que des engeances du démon ! Vociféra Philip postillonnant du sang dans sa direction, vous ne méritez pas de vivre ! Vous, avec vos pouvoirs, vous êtes une menace pour les honnêtes citoyens ! Plus personne n'est tranquille avec vos maudites capacité !

– Tu ne m'as en rien l'air d'être un honnête citoyen, commenta posément Ace.

– Ferme-là, démon ! Beugla-t-il à plein poumon, toi et cette salope, vous allez payer ! Je vais vous tuer et rapporter vos têtes en guise de trophée et je toucherai la prime !

– Bon courage, mon vieux, ricana Ace, narquois, tu n'es pas le premier, ni le dernier à vouloir prendre ma tête. Et en ce qui concerne la demoiselle, ajouta-t-il d'une voix froide, il faudra d'abord me tuer.

Le feu rugit, prit de l'ardeur pour appuyer ses dires. Les yeux de Philip firent la navette entre Ace et Léna, calculant ses chances. Un rictus dément déforma ses traits.

– Tu n'es qu'un vulgaire pirate solitaire ! Il me sera facile de te faire la peau puis de la livrer pour toucher la prime du contrat.

Ace sentit la jeune femme se tendre derrière-lui et écouter attentivement la conversation. Il fronça les sourcils, serrant les dents.

Depuis quand y a-t-il un contrat sur sa tête ?

Puis une autre question s'immisça dans son esprit et le fit jurer intérieurement. S'il se l'était posé, il n'osait imaginer le schéma qui se traçait dans la tête de Léna. La rage le consuma quand il la revit mentalement, renfermée sur elle-même se fustigeant pour la mort de son compagnon. Rapide, il apparut face à Philip, abattant son poing sur sa joue, déversant toute sa fureur dans ce coup. Philip vola sur plusieurs mètres, s'écrasant lamentablement parmi les feuilles mortes. Il poussa un gémissement, tâchant de se relever, en vain. Ace fulminait, il se posta en quelques enjambées près de l'homme, puis s'agenouilla et l'attrapa par le col, le poing brandit au-dessus de sa tête. Une main se posa sur son poing, interrompant son action.

Léna.

Il baissa son bras et se détendit légèrement pendant qu'elle prenait place à son côté. La colère émanait de tout son être, mais elle se contrôlait malgré ses poings tremblants.

– En quoi consiste ce contrat ? Quémanda froidement Léna.

– Je n'ai pas à répondre à une salo-

– Surveille ton langage, l'ami, l'interrompit Ace en resserrant sa prise, son bras s'enflammant, on ne s'adresse pas de cette manière à une dame.

Philip couina sous la surprise et acquiesça précipitamment.

– Quiconque te trouverais devra te ramener de gré ou de force auprès de ta famille.

Un bloc de glace tomba dans l'estomac de Léna, accentuant sa nausée. Il y avait une chance sur un millions pour que ce soit sa famille qui ait commandité cette barbarie. Une chance infime, mais pas impossible. Il lui fallut tout son courage pour poser cette question :

– Qui est le commanditaire ?

– Je ne sais pas, il utilise un pseudo, avoua-t-il de mauvaise grâce. Ils ne fourniraient leur nom et leur adresse que quand on t'aurais retrouver.

Fermant les yeux, Léna secoua la tête avec dénégation tout en grimaçant. S'il ne connaissait pas le nom de ceux ayant mit une prime sur sa tête, comment pouvait-il savoir que c'était elle la concernée et non pas une autre Léna ? Sa question fut dite à haute voix par le pirate.

– Il y a peu de chance, une photo a été jointe avec et elle ressemble comme deux gouttes d'eau à la fille dessus.

– Où est le contrat ?

– Qu'est-ce que ça peut te faire ? J'ai répondu à tes questions !

– Elle t'a demandé où il est, maugréa Ace le coin de sa bouche retroussé, la tête légèrement incliné. Tu mets ma patience à rude épreuve, mon vieux.

Philip plissa le nez de dégoût.

– Dans la cabane.

– Bien, tu vois quand tu v-

Crack !

Le poing de Léna s'écrasa sur le nez de Philip dans un craquement sonore de cartilage brisé. Il poussa un cri de douleur, mêlé à diverses injures bien senties et plaqua ses mains sur son nez. Ace se retourna vers elle les yeux ronds.

– Qu'est-ce qui t'as prit ?

– J'en avais assez d'entendre ce fumier déblatérer ces conneries, dit-elle en secouant sa main endolori par le coup. Et c'est aussi pour m'avoir séquestrée et torturée dans sa cave.

– Hn, j'aurais fait pareil (il reporta son attention sur Philip). Quand à toi, fit Ace d'une voix menaçante, tu vas faire passer un message à tout ceux qui tenterons de s'approcher d'elle (il attendit qu'il hoche la tête). Bien, alors, enfonce-toi bien ça dans le crâne, à partir de maintenant, Léna est sous ma protection et celle de l'équipage de Barbe Blanche.

Léna retourna le tiroir sur le bureau, étalant la paperasse d'un coup sec tandis que Ace fouillait dans l'un des coffres en bois traînant dans la pièce.

– J'ai cru qu'il allait faire une crise cardiaque quand tu as prononcé le nom de Barbe Blanche.

– C'est qu'il a plus de jugeote que je ne l'aurais pensé, railla le pirate.

– Sans doute.

Elle replongea dans ses recherches en se mordant la lèvre inférieure. La fatigue pointait derrière ses globes oculaires, chaque battement de cil était comme du papier de verre sur ses rétines, sans parler de sa blessure qui l'élançait au moindre mouvement. Ace avait fini par céder à son caprice de fouiller la cabane de Philip, au cas ou les preuves disparaîtraient. Ce qui lui avait valut une remontrance en bon et du forme ainsi que bon nombre de menaces qu'il n'hésiterait pas à mettre à exécution si elle attrapait une septicémie. Elle sourit, se maintenant au bureau. La tête lui tournait soudainement.

J'ai sans doute perdu trop de sang...

– J'ai trouvé, annonça Ace.

Léna inspira profondément, tâchant de calmer ses tournioles ainsi que son cœur. Bon sang, elle aurait préféré ne jamais trouver cette lettre. Cela aurait été plus facile. Elle n'aurait pas eut la preuve probante qu'elle était la seule et unique responsable de la mort d'Artyom. Prenant son courage à deux mains, elle se dirigea d'un pas morne vers Ace et lui prit la lettre qu'il lui tendait.

Elle crut défaillir en voyant la photo d'elle et d'Artyom, suivit des lignes en-dessus. Ses jambes faiblirent sous elle. Ace l'a soutint fermement lorsqu'elle chancela et la força à s'asseoir.

Non, ce n'est pas possible.

– Tu forces trop, Léna, l'avertit Ace, tendu.

– Ils ont osé, geignit-t-elle sans l'entendre. Ces enflures qui se disent être ma famille ont osé me prendre ce que j'avais de plus cher au monde.

Ce sentiment de trahison était insupportable. Elle n'avait jamais eu confiance en sa famille, mais jamais elle ne les aurait cru capable d'une telle cruauté. Des crampes parcoururent ses ongles alors qu'ils s'allongeaient, perçant la feuille sur les côtés.

« McLaughlin Léna, âgée de vingt ans... »

Vingt et un, bande d'incapables.

« ...De corpulence ronde et de taille moyenne, souvent accompagné par le garçon sur la photo, il est de corpulence mince et de taille moyenne. Elle est activement recherché. Si vous la retrouvez, ramenez-là de gré ou de force. Nous ne fournirons l'adresse qu'en présence d'une preuve tangible prouvant son identité. Le garçon ne nous intéresse pas, s'il en voit trop, faites en sorte qu'il se taise à jamais.

La récompense s'élève à 10.000.000 de berrys.

Signé, le Papillon. »

Elle relut plusieurs fois la signature. Bien que ce fut en lettre manuscrite, ce dernier mot la troubla. Un rire sans joie s'échappa de sa gorge et elle passa sa main griffue sur ses yeux trop asséchés pour pleurer.

Cette sale garce. Qu'avais-tu a gagner qui méritait la mort d'un innocent ?

– Tu commences à sérieusement m'inquiéter, Léna, avoua Ace, lui enlevant la lettre des mains, nous n'aurions pas dû venir ici.

– Tu as sans doute raison, concéda-t-elle toujours en riant nerveusement, hystérique, mais maintenant, je sais où diriger ma colère.

Il ne dit rien, se contentant de la prendre dans ses bras et de la porter loin de cette cabane.

Léna se réveilla trois jours plus tard, totalement perdue et dans les vapes. Le soulagement s'était abattu sur Ace avec une telle violence qu'il s'était laissé glisser le long de sa chaise en expirant intensément. Trois jours d'attente insoutenable. Il n'avait pratiquement plus dormi depuis que le médecin lui avait injecté un calmant pour la tranquilliser. Elle avait été poursuivit, séquestrée et mutilé pendant deux jours, puis avait apprit qu'un contrat avait été mit sur sa tête. Et qui était probablement la cause de la mort de son compagnon, Artyom. Ace n'en revenait toujours pas. Peu de personne aurait tenu le coup, et peu de personne aurait trouvé la force de se sortir d'un tel pétrin. Ça lui crevait le cœur d'être incapable d'endosser une partie de sa douleur, ne cesserait-ce qu'un instant pour qu'elle puisse respirer. Elle parlait à peine, son visage inexpressif se tournant désespérément au loin. Il aurait préféré qu'elle hurle ou pleure à s'en briser la voix, au lieu de cela, elle était plongée dans un mutisme et une indifférence totale de ce qui l'entourait. Puis, d'une voix atone, elle avait déclaré avoir besoin d'un bain. Il s'abstint de lui rappeler de ne pas immerger la blessure de son épaule : elle ne l'entendrait pas.

Il passa sa paume sur son visage, fatigué, déchiré entre son besoin de la préserver et de lui laisser sa liberté. Que pouvait-il faire ?

Un souvenir effleura sa conscience, des paroles suppliantes, bien que voilé par une assurance feinte.

Il faut juste laisser passer. Ne te préoccupe pas de moi quand je serais ainsi à l'avenir.

Ace serra les poings. Comment diable voulait-elle qu'il ne s'inquiète pas ? Il tenait à elle, plus qu'il ne voulait bien l'admettre et la voir dans cet état lui était insupportable. Il voulait réduire en cendre sa famille. Détruire tout ce qui la faisait souffrir. Quitte à se faire passer pour un monstre. Peu de temps auparavant, il était persuadé qu'il lui attirerait des ennuis, que la marine pourrait la prendre en chasse. Désormais, il n'était plus aussi sûr d'être une mauvaise chose pour elle.

Même si mon sang est maudit, je pourrais la protéger.

Léna laissa sa robe glisser par terre, jetant à l'autre bout de la pièce le reste de sa lingerie. Son corps réagissait par automatisme, comme si sa mémoire corporelle prenait la relève. Tout ce qui l'entourait semblait flou, elle avait sauté tête la première dans le gouffre et ne voulait pas en ressortir. Elle était si bien à ne rien ressentir. Cela rendait la vie plus simple à encaisser.

Ses pieds rencontrèrent de l'eau chaude. Elle se glissa dans la baignoire. Elle ne se souvenait pas avoir tourné le robinet. Soit. Elle s'en fichait éperdument, tout ce qu'elle voulait, c'était se nettoyer. L'eau incendia le bas de son dos, la faisant fermer les yeux. La brûlure semblait lointaine. Elle ramena un genou contre sa poitrine et l'enlaça, posant sa joue dessus.

Elle rouvrit les yeux.

De la vapeur s'élevait en fine volute transparente jusqu'à disparaître. La baignoire était assez large pour qu'elle puisse se retourner facilement dans l'autre sens. C'est un détail qui lui plus. Un son lui parvint plus loin dans sa conscience, un claquement léger suivit de deux chocs étouffés.

Elle releva la tête.

L'eau monta lorsque Ace la rejoignit vêtu de son bermuda et se mit à genou devant elle. À la vue de cet homme et de ses yeux noirs intense, son organe repartit en trombe en cognant contre ses côtes, comme s'il voulait le rejoindre. Son souffle resta en suspens quand il prit son visage en coupe et approcha ses lèvres des siennes. Leur bouche se mêlèrent l'une à l'autre dans un baiser tendre et plein de détermination. Elle crut mourir et revivre cent fois à travers cette étreinte. Une explosion de sensation se déversa dans son ventre, lui coupant la respiration. Un gémissement lui échappa, elle enroula ses bras autour du cou de Ace, approfondissant leur baisé. L'eau déborda tandis qu'elle glissait, entraînant Ace avec elle. Il se rattrapa, prenant appui d'une main sur le rebord de la baignoire, l'autre la tenant fermement par la nuque. Ses lèvres avaient un goût de friandise, douces et sucrés, une saveur exquise au-delà du pêché. Ace se glissa entre ses cuisses et la redressa à la force d'un seul bras. Ses seins furent comprimé contre son torse puissant. Sa respiration était extatique quand il mit fin à leur baisé. Elle crut se liquéfier de bonheur en croisant son regard fiévreux de désir et débordant d'affection.

– Je ne laisserai personne te faire de mal, Léna, promit-t-il d'une voix grondante, plutôt mourir que de laisser qui que ce soit toucher à un seul de tes cheveux. Je te protégerai, quoi qu'il arrive.

Les mots restèrent coincé dans sa gorge sous l'émotion. Sa vue se troubla sous les larmes, elle hocha la tête puis pressa sa bouche contre celle du pirate. Il était son air, sa raison d'espérer, sa planche de salut. Et ciel, elle en était tombée désespérément amoureuse.

Léna se colla d'avantage à lui, un millier de papillon voltaient dans son ventre. Elle pouvait sentir l'érection de Ace à travers le tissu de son bermuda se presser contre son sexe moite.

– J'ai envie de toi, murmura-t-elle contre ses lèvres.

Ace s'écarta légèrement et riva son regard au sien, une lueur de doute traversant ses yeux. Durant un instant, Léna pensa qu'il allait refuser. Il finit par acquiescer, faisant trembler les gouttes d'eau perlant sur ses mèches noires et l'embrassa doucement.

– J'espère être en mesure de te donner ce que tu veux.

Il passa un bras sous ses fesses, la souleva et se releva sans aucune difficulté, l'emportant dans la pièce d'à côté. Le bermuda détrempé de Ace s'égouttait bruyamment sur le parquet, semant une longue traînée d'eau jusqu'au lit. Il posa un genou sur le rebord et l'allongea doucement sous lui. Ses doigts défirent la boucle de sa ceinture et firent glisser le tissus le long de ses hanches. Ace la contemplait les yeux mi-clos, l'expression grave. La voix qui émanait de lui était étrange, presque douloureuse. Elle stoppa son geste.

– Ne te force pas. Ce n'est pas parce que j'en ai envie que tu dois le faire.

– Dis pas de bêtise, sourit Ace son regard s'adoucissant. Je ne sais juste pas comment m'y prendre.

Les yeux de Léna s'éclairèrent.

Laisse-moi te guider.

Quand les doigts de Léna effleurèrent les siens, Ace retint sa respiration. Ils tirèrent sur son unique vêtement, dévoilant son sexe dressé et rigide. Son pantalon tomba dans un bruit mat et humide sur le parquet. Il observa la jeune femme, guettant sa réaction. Et il en eut le souffle coupé. Elle l'admirait avec révérence, traçant du bout du doigt chaque muscle apparent en souriant doucement.

– Tu es magnifique...

Que pouvait-il répondre à cela ? Il l'embrassa, savourant l'odeur qui émanait d'elle. Une flagrance gourmande et délicate qui l'enivrait.

Léna l'attira contre elle, écartant les jambes pour l'aider à se positionner. Être nu contre elle ne lui avait jamais semblait aussi naturel. Aucune pudeur, aucune gêne entre eux. Rien qu'une confiance totale et absolue. Elle effleura sa bouche du bout des lèvres, les mordilla délicatement, diffusant de petits frissons dans sa nuque. Bon sang, il n'aurait peut-être pas besoin de son aide si elle continuait ainsi ! Elle captura ses lèvres, l'embrassant tendrement, accentuant son désir. La tendresse se mua rapidement en une faim dévorante l'un de l'autre. Leurs dents s'entrechoquèrent, la main de Léna le guidant dans ses gestes, posant sa main sur son sein moelleux. Il rompit leur baisé et appuya son front contre la clavicule de la jeune femme. Rien dans son existence était aussi doux. Délicatement, il massa cette chaire généreuse avec déférence, fasciné par son mamelon s'érigeant sous ses caresses. Il mourait d'envie de le prendre en bouche.

– Et maintenant, que veux-tu que je fasses ? S'enquit-t-il d'une voix rauque.

Elle gloussa, frôlant son visage du bout des phalanges.

– Ce qui te fais envie.

Ses yeux se posèrent sur sa poitrine.

Ce que je veux ?

Ace se pencha, refermant ses lèvres sur son mamelon raidi, caressant et suçotant ce petit bouton rose délectable et tentateur. Léna émit un petit gémissement, enfouissant ses doigts dans ses mèches humides. Son dos se creusa, plaquant son bassin sur le sien. Ace grogna contre son sein, son membre tressauta contre le bas de son ventre. L'entendre haleté alors qu'il l'embrassait était une sensation inouïe et grisante. Il déporta son poids de l'autre côté, s'emparant du deuxième et lui réservant le même sort.

Depuis quand ne s'était-elle pas sentit ainsi ? Pleine d'allégresse et de plaisir.

Trop longtemps... Depuis que Artyom est mort.

Cette pensée la peina. C'était il y a plus d'un an. Et désormais, elle s'offrait à un autre homme tout aussi digne que lui. Elle n'aurait jamais cru laisser son cœur à quelqu'un d'autre. C'est pourtant bien ce qu'elle était entrain de faire, non ?

Tu l'aimes.

Oui...

Elle n'avait pu se résoudre le lui avouer...

Est-ce que cela était juste ? Pour lui et pour elle ?

Ace releva la tête, mêlant son regard au sien. Et ce qu'elle y lut la fit fondre et brisèrent ses dernières barrières. Elle prit son visage entre ses mains et l'embrassa en y mettant toutes ses convictions et tout son amour pour lui. Ace le lui rendit par un baisé appuyé, apaisant, comme s'il avait comprit son tourment intérieur. Quand ils s'éloignèrent l'un de l'autre à bout de souffle, Léna perçut le doute qui émanait de Ace. Elle le sentait tel un parfum doux-amer dans son esprit, mais elle n'arrivait pas à comprendre comment.

Il s'en fait pour moi, mais il y a autre chose derrière...

Elle sentait le désir de Ace contre sa cuisse, dur comme de l'acier, bien que ses yeux dans le flou laissaient supposer qu'il était en plein débat. Son visage toujours entre ses mains, Léna posa un baisé sur son front, profitant de sa chaleur. Elle aurait dû en avoir peur, être terrifiée à l'idée de coucher avec cet homme. Au lieu de cela, une petite voix lui chuchotait que c'était la meilleure idée qu'elle ait eue depuis dès lustre. Malgré tout, elle ne put s'empêcher de lui demander :

– C'est ta première fois ?

Ace ne parut pas outré de cette question, ni même gêné.

– Oui, dit-il en toute franchise. Et je suis heureux que tu sois ma première partenaire.

– Et j'en suis honorée, Portgas D. Ace. Mais... (elle le poussa sur le côté, prenant place au-dessus de lui) je tiens à ce que ta première fois soit mémorable, que tu t'en souviennes jusqu'à la fin de tes jours.

Se penchant vers lui, elle posa ses mains de par et d'autre du visage de Ace, les pointes de ses seins frottant sur son torse. Il la contemplait avec un mélange de curiosité, de désir et de quelque chose de plus sombre qu'elle n'arrivait pas à identifier.

Ça n'a pas de rapport avec moi, réalisa-t-elle, mais sur son passé, sur ce qu'il est.

Et ça lui fit mal. Qu'avait-il subit pour se torturer de la sorte ? Qu'est-ce qui l'empêchait de vivre comme il se doit ? Le temps le lui dirait. Mais pour l'instant, rien ne comptai plus que le plaisir de Ace.

– Et c'est pour cela que je vais patienter jusqu'à ce que tu sois prêt.

Que cette ombre dans tes yeux ne soit plus.

Le regard d'Ace brilla de gratitude. Sa large paume caressa la nuque de Léna avec affection, décrivant de petits cercles avec son pouce.

– Que veux-tu faire, alors ? S'enquérir-il d'une voix grave.

Léna baissa ses paupières, parcourant du bout des doigts son torse puissant, puis descendit jusqu'à la ligne de poils rêches et sombre. Les abdos de Ace se contractèrent sous son touché.

– Te découvrir, découvrir ce que tu aimes, te toucher, si tu me le permet.

– Bien sûr, murmura-t-il.

Le cœur de Léna rata un battement, émut de cette confiance totale. Elle se blottit entre son bras et son flanc, embrassant l'arrête de sa mâchoire, son cou puis descendit, traçant un chemin humide jusqu'à son torse. La main de Ace malaxait son côté, tel un chat pétrissant son coussin en pleine transe.

Elle descendit sa main plus bas et frôla son érection, arrachant un sifflement au pirate. Ses doigts s'enfonçaient dans son épiderme, la faisant frissonner. Elle massa la base de sa hampe avec son index et son majeur. Un soupir rauque échappa à Ace. Elle l'embrassa dans le cou, gardant ses lèvres contre sa peau tendre et aspira doucement. Mordillant et léchant lentement. Sa peau avait un goût de sel et de feu. Une saveur exquise qui la fit gémir contre sa gorge. Elle voulait explorer ce corps magnifique, retracer chaque mont et vallée de ces muscles solide.

Délicatement, elle referma ses doigts autour de son sexe dressé, aussi doux que du velours. Léna entama un lent va et vient, arrachant un soupir de béatitude à Ace. Ses hanches accompagnèrent son mouvement, accélérant la cadence. Les halètements du brun s'intensifièrent, elle le sentit serrer les dents pour se retenir.

Non, je veux t'entendre !

Elle se redressa sur un bras et plaqua sa bouche sur celle de Ace. Il referma ses bras sur elle, la maintenant fermement contre lui. Il grognait contre sa bouche, la dévorait, tandis que son sexe gorgeait de sang grossissait et palpitait dans le poing de Léna. Il était sur le point de jouir, elle le sentait dans sa respiration, dans la tension qui émanait de ses muscles et dans ses gémissements rauques. La pression montait, ses bourses étaient tendues à l'extrême. Léna accentua le rythme, oubliant la douleur irradiant dans son épaule.

Je suis la première à le toucher...

Son excitation monta d'un cran.

Soudain, Ace poussa un râle et rejeta sa tête en arrière, son corps secoué de violent soubresaut, alors qu'il jouissait dans son poing, se rependant en long jet chaud sur son ventre. Le torse de Ace se soulevait rapidement, la tenant toujours inflexiblement. Il redressa la tête, une expression ébahie d'admiration faisait étinceler ses prunelles d'obsidiennes.

Une bouffée de fierté et d'affection l'envahit.

Puis Ace baissa la tête sur son ventre éclaboussé de semence. Elle aurait jurer voir ses joues rosirent.

– Je suis désolé, je ne voulais pas... commença-t-il.

– Non, coupa Léna d'un ton tranchant, tu n'as pas intérêt à t'excuser d'avantage ou je t'étripe ! Tu n'imagines pas à quel point je suis fière d'être la première à t'avoir fait venir ni à quel point cela me touche que tu m'aies choisi.

Les sourcils de Ace se froncèrent puis il hocha la tête.

– Très bien, je retires mes excuses, alors. Par contre, je suis d'avis qu'on se lave un peu...

– Avec plaisir.

Une fois l'eau de son précédant bain évacué, Ace le remplit à nouveau, s'asseyant sur le bord de la baignoire. Appuyé contre l'encadrement de la porte, Léna l'observa à loisir, admirant son visage anguleux, ses yeux fins couleur d'ébène, les éphélides parsemant ses pommettes saillantes, son nez fin surplombant sa bouche large aux lèvres pleines. Et ses cheveux noir de jais légèrement ondulé rebiquaient obstinément vers l'extérieur. Leur regard se croisèrent. Léna inspira brusquement, captivée par la bienveillance qui émanait de lui.

Ses paupières se plissèrent d'inquiétude. Il se leva et vint dans sa direction, sa démarche féline et assuré voilait à peine la force qui découlait de lui.

– Quoi ?

– Tes points de suture se sont rouverts.

Elle avisa son épaule trouée et jura.

Je n'ai rien senti, soupira Léna tandis que Ace la faisait s'asseoir sur la baignoire, décidément, je n'en rate pas une.

Ace rit doucement, s'agenouillant entièrement nu à sa hauteur, il passa la serviette sous l'eau chaude et nettoya précautionneusement le contour de la plaie. Léna grimaça.

– Désolé.

– Non, ne t'excuses pas.

– Tu me dis souvent de ne pas m'excuser, s'amusa Ace en passant à son dos, ça va finir par devenir une habitude.

– Désolée.

– Maintenant, c'est toi qui t'y mets !

Léna rit de bon cœur, ce qui fit sourire Ace. Ce son lui plus, bien qu'encore un peu maladroit, il était annonciateur de son rétablissement.

Et le jour où elle rira à gorge déployée, je saurais qu'elle est guérie.

Ce jour-là, il serait le plus heureux des hommes. Même s'il ne s'était jamais senti aussi bien dans sa vie. Léna l'avait comprit et l'avait mit en confiance. Elle était sa première partenaire, sa compagne. Ses gestes avaient été doux, attentionnés. Ça avait été parfait. Mais l'idée de la pénétrer lui avait fait peur. Qu'aurait-il fait s'il l'avait mit enceinte ? Son sang était celui d'un démon, celui de Roger. Il refusait de transmettre cet héritage maudit à sa descendance.

Et Léna le fuirait si elle le savait.

Ou elle s'en fichera royalement, murmura sa conscience, et tu auras bafouer sa confiance en toi.

Ace serra les dents. Non, il ne lui dirait rien pour le moment. Il ne voulait pas la perdre. Puis, il se souvint de ce qu'elle marmonnait dans son délire entre larmes et crise d'hystérie, trois jours plus tôt.

« Sale garce ! Elle ne me laissera jamais tranquille, elle m'a tout prit... Tout. »

La colère tordait ses entrailles. Qui plus est, sa famille à elle semblait dangereuse. Rien de bons pour des enfants.

Il était heureux qu'elle ne se souvienne pas de ses crises. Ça lui épargnait une torture supplémentaire. Pourtant, ça ne lui ôtait pas cette envie malsaine de réduire la famille de Léna en cendre. Il rinça la serviette tâchée de sang et contempla les courbes sensuelle du dos de la jeune femme, sa taille marquée et ses hanches généreuses. Il passa un bras sur le ventre de Léna et l'attira contre lui.

– Ça te dirais qu'on rentre dans le bain ?

– Hnn, oui, fit-elle d'une voix ronronnante.

Bon sang, ce ton lui fit l'effet d'une caresse. Ils entrèrent dans le bain l'un en face de l'autre, Léna irradiait de contentement. Ses yeux se posèrent sur le rebord et s'agrandirent. Ace suivit le même trajet et grimaça, la sueur perlant à grosse goutte le long de ses tempes. Le bord était déformé, s'affaissant sur lui-même. Ce fut surtout la marque en forme de main qui le fit transpirer.

Ace détourna la tête avant de croiser le regard ahuri de la jeune femme.

– Comment tu as fait ça ?

– En glissant.

– Menteur. C'est quand tu m'embrassais, railla Léna un sourire narquois courbant ses lèvres, avoue-le.

Il leva les mains en signe de reddition.

Je l'avoue ! J'ai eu quelque difficulté... à me contenir. Mais là, je me maîtrise, s'empressa-t-il d'ajouter.

Elle hocha la tête sans paraître paniquée.

Je te crois.

Il soupira, soulagé. S'installant plus confortablement, Ace posa ses bras sur les bords. Il suivit les contour et les arcs des tatouages de Léna sous ses seins, remontant le long de ses côtes. C'était la première fois qu'il les voyait. Ces traits fins contournaient le dessous de sa poitrine en fines volutes détaillées ressemblant à des fleurs. Ace sourit.

À croire que le destin lui réservait ce pouvoir.

Hélas, son sourire fut vite balayé par les paroles de Léna, résonnant dans son crâne.

Sale garce...

Pardonne-moi pour ce que je vais te demander, entama Ace avec gravité, mais avant de t'évanouir, il y a trois jours, tu parlais d'une certaine « garce ». Tu sais qui a mit un contrat sur ta tête, n'est-ce pas ?

Un voile de douleur passa dans ses prunelles vertes. Ses phalanges blanchirent sous la pression de son poing, ses ongles devinrent pourpres et aiguisés. S'il avait pu gronder, Ace l'aurait fait. La voir ainsi le révoltait.

Il se redressa, un besoin irrépressible de la toucher le prenant aux tripes. Il couvrit la main de Léna de la sienne, refermant ses doigts sur son poing fermé. Quelques secondes s'écoulèrent, ses griffes se rétractèrent puis elle plongea ses yeux dans les siens, résignée.

Oui, je le sais, répondit-elle bassement. La personne qui a mit ma tête à prix n'est autre que ma mère.

Mot de l'auteure: Coucou, j'espère que l'intrigue que je met en place vous plaît, car, j'ai l'intention de la faire durer jusqu'à la fin de la fan-fiction, peut-être même la prolonger un peu dans mon autre fan-fiction qui comportera un LawxOc. Mais elle ne verra pas le jour avant la fin de Marin-Ford (oui, je suis la trame du manga). D'ailleurs, je pense être à la moitié de ma fan-fiction à l'heure actuelle. Dans la fan-fiction avec mon Oc et Law, je pensais alterner les protagonistes, un peu comme dans les Chroniques lunaires ou la maison de la nuit (pour ceux qui ont lu).
Il y aura toujours Léna et Ace, mais c'est surtout Law et mon autre oc qui seront en avant plan. Enfin, voilà, dîtes-moi ce que vous en pensez, si c'est une bonne idée ou non.
Alors, ce chapitre, il vous a plus ? Je l'ai écrit assez vite, malgré sa longueur, j'avais le feu de Dieu ! Pour le lemon, j'avais prévenue dès le début qu'il y en aurait, du coup, les âmes sensibles, désolée, hein (même s'il y a les petits cœurs pour prévenir, j'aimerai ne pas en mettre, mais je ne dois pas oublier que j'ai des lecteurs plus jeunes ou d'autres qui ne supportent pas ça). Et encore, j'ai été gentille. Du coup, j'ai tenu parole, j'ai posté mon chapitre avant la rentrée ! Hein ? On est le 5 septembre ? A quelque jours près, alors ! (en vrai, c'est bien avant ma rentrée, je rentre le 16 septembre). D'ailleurs, je vais fêter mes 20 ans le 13 septembre, ké hé. Je passe à un nouveau palier...
Bref, maggle, qu'est-ce que vous avez pensé de mon chapitre ? Des bisous et à bientôt