Attention, ce chapitre contient des scènes explicites. Le début sera signalé par /!\ et marquera la fin avec .

J'avais répondu à ma mère quelques temps auparavant, lui crachant tout ce que j'avais sur le cœur. J'avais déversé tout mon fiel dans cette lettre. Et j'espérais que ce serait plus que suffisant pour qu'elle comprenne le message. Je n'avais plus eu de réponse depuis, en tout cas.

Une part de moi espérait qu'elle ne reviendrait plus. Que c'était terminé.

Mais, au plus profond de moi, je sentais que quelque chose clochait. Je n'avais pas la conscience tranquille.

Peut-être Artyom avait-il raison. Peut-être devrions-nous partir.

J'espérais ne pas avoir commis d'erreur en m'obstinant.


Jamais Léna n'aurait imaginé que sa déclaration aurait été accueilli avec un tel entrain.

Les lèvres de Ace la dévorait et la consumait. Elle sentait ses jambes mollirent et une douce chaleur se propagea dans les bas de son ventre. Elle passa ses doigts dans les cheveux de Ace, l'approchant plus près d'elle. Son odeur de musquée emplissait ses poumons, la ravissait. Les paumes de Ace laissaient des traînées brûlantes sur son corps. Son baiser lui donnait la sensation d'une chute sans fin. Son cœur battait à un rythme fou contre ses côtes, la faisant haleter.

Remontant une main, Ace frôla son sein du bout des doigts, envoyant une décharge de plaisir dans son corps. Elle se mordit les joues pour ne pas gémir. Creusant le dos, Léna chercha à combler les derniers centimètres vide entre eux. Elle voulait le sentir, le toucher. Ne faire qu'un avec lui. Et elle savait que cette envie était réciproque lorsque son bassin se colla contre celui de Ace, sentant son désir tendre son pantalon.

Léna laissa ses doigts danser contre la peau brûlante du pirate. Les muscles du jeune homme roulèrent sous sa peau, se contractèrent sous les doigts de Léna. Ace détacha ses lèvres des siennes, capturant son regard.

Elle se sentit fondre. Du bout des doigts, elle caressa la joue de Ace, suivant le contour anguleux de sa mâchoire. Depuis la mort d'Artyom, jamais elle n'aurait cru aimé de nouveau aussi fort et aussi puissamment.

- Je te veux, murmura-t-elle, une boule dans la gorge.

Elle ne savait pas comment Ace allait réagir à sa demande. La haine qu'il se vouait à lui-même ainsi qu'à son ascendance allait très certainement l'empêcher d'aller plus loin avec elle. Son refus aller lui faire mal, mais elle ne perdait rien à essayer. Elle s'attendait à entendre ces murmures sombres qui émanaient souvent de Ace.

- Comme tu voudras, murmura-t-il, souriant doucement.

Alors, il l'embrassa, comme s'il attendait cette demande, surprenant la jeune femme. Son baiser était plus possessif, la marquant comme sienne. Cette sensation ébranla Léna. Son cœur semblait sur le point d'exploser. Les mains de Ace s'aventurèrent sous son tee-shirt, ne laissant que des marques brûlantes sur sa peau. Être de nouveau touché, caressé et aimé rendait Léna fébrile. C'était comme une nouvelle vie, une nouvelle page qui s'écrivait. Se redressant, elle passa son tee-shirt par-dessus sa tête. Elle entendit à peine son carnet de dessin tomber sur le parquet.

Elle retint son souffle en voyant les pupilles de Ace se dilater en la voyant. Ses yeux sombre s'attardèrent sur chaque courbes de son anatomie. Léna savait que son corps était loin d'être le plus beau. Trop rond, trop mou et avec beaucoup trop d'imperfections. Elle en avait bien conscience. Pourtant, Ace semblait apprécier le spectacle. Elle en eut un frisson de contentement. Il s'approcha, caressant du revers de ses phalanges la peau de la jeune femme. Ses doigts descendirent jusqu'à son ventre, puis s'arrêtèrent sur le bouton de son pantalon. Les doigts de Ace étaient comme des braises sur peau.

Il plongea son regard dans celui de Léna.

- Je peux ?

Léna sourit en coin.

- Ça dépend. Ton pantalon à droit au même sort que le mien ?

Ace eut un sourire canaille. Il lui mordilla le cou, diffusant une décharge de plaisir dans son épiderme.

- J'ose espérer que tu lui réserveras la même chose, répondit-il d'une voix suave.

/!\

Gloussant comme une idiote, elle laissa Ace lui ôter son pantalon. Il lança le vêtement à l'autre bout de la pièce qui s'écrasa au sol dans un bruit étouffé. Léna se redressa et s'agenouilla pour faire face à Ace, s'attelant à défaire celui du pirate, bien que, plus lentement. Elle embrassa la peau à la jonction du cou et du trapèze de Ace. Elle l'entendit prendre une brusque inspiration par le nez, se tendre sous ses lèvres. Glissant un doigt sous le pantalon de Ace, elle effleura son érection. Là, se fut un grognement qui échappa au pirate.

- C'est de la torture, ça, siffla-t-il, le regard assombri par le désir.

- Tu sais l'effet que tu me fais, maintenant, plaisanta Léna.

Cependant, elle continua de caresser le sexe du pirate en geste lent et circulaire, tout en défaisant la boucle de ceinture et embrassant la clavicule de Ace. Suivit de la fermeture éclair. Ace ne fermait jamais le bouton de son pantalon, au plus grand plaisir (damne) de Léna. Même à travers le tissus de son soutien-gorge, elle sentait la chaleur de Ace s'immiscer dessous, effleurer le bout de ses seins et chaque terminaisons nerveuses. Elle fit glisser le pantalon de Ace sur ses hanches, l'obligeant à changer de position pour qu'elle puisse lui enlever. Contrairement à Ace, Léna laissa juste le vêtement tomber au pied du lit. Comment aurait-elle pu faire autrement ? Le corps d'apollon de Ace, était entièrement nu pour elle. Elle le dévora des yeux, admirant les arrondis et creux de ses muscles parfaits et saillants de son torse, ainsi que sa peau pâle. Ses yeux descendirent plus bas, attirés par une ligne de poils sombres s'étendant jusqu'à son membre épais.

Il ne portait pas de caleçon non plus apparemment. Cette information n'allez plus jamais la quitter. Croisant le regard du pirate, elle revint vers lui, comme aimanté par ses yeux d'obsidiennes.

- Si tu continues de me regarder ainsi, je vais avoir beaucoup de mal à ne pas m'enflammer.

Elle ne savait pas s'il parlait métaphoriquement ou figurativement.

- Serait-ce mal ?

- Pour nous, non. Pour le bâtiment, oui.

Figurativement, donc. Elle sourit en coin avant de l'embrasser tendrement, savourant son goût. Elle qui craignait le feu comme on redoute la mort, elle ne désirait plus qu'une chose : se consumer pour lui, quitte à être réduite en cendre.

Elle qui craignait les flammes, en était tombé éperdument amoureuse.

Mordillant la lèvre inférieure de Ace, il n'en fallut pas plus pour qu'il reparte au quart de tour.

Il la fit rouler sous lui, pressant son corps massif contre celui plus rond de la jeune femme. Il voulait sentir ses courbes contre lui, parcourir ses rondeurs avec ses mains et sa bouche. La toucher et ne faire qu'un avec elle.

Elle était là pour lui.

Elle ne l'avait pas jugé.

Ne l'avait pas haï.

Son regard n'avait pas changé.

C'était toujours Léna.

C'était toujours cette jeune femme apeurée qu'il avait rencontré quelques mois plus tôt. Cette jeune femme désespérée au point d'embarquer avec un inconnu, incarnant sa plus grande peur. À l'époque, il ne savait pas si c'était du courage ou une tentative désespérée d'en finir. Aujourd'hui, Ace savait que c'était du courage. Et elle en avait plus que bien des hommes.

Il caressa le visage rond de Léna, plongeant dans ses yeux verts fiévreux d'envie. Il se pencha sur son cou, l'embrassant comme elle l'avait fait plus tôt sur lui. Un soupir de plaisir échappa à la jeune femme lorsqu'il mordilla la partie tendre au-dessus de sa clavicule. Il descendit jusqu'à l'arrondit de son sein, ne laissant qu'un sillon de baiser humide sur sa peau, embrassant le tatouage sur son torse. Il releva la tête, reportant son attention sur la bouche de Léna.

- Je veux te faire du bien, dit-il entre deux baiser.

Léna cligna des yeux.

- Tu m'en fais déjà.

- Pas comme ça. Je veux te rendre ce que tu m'as donné l'autre fois.

Ne pipant mot, Léna cligna des yeux, puis creusa le dos, dégrafant son soutien-gorge et l'ôta, dévoilant sa poitrine généreuse. Ace retint son souffle. Ce n'était pas la première fois qu'il la voyait nue, mais cela lui fit l'effet d'un coup de poing dans le ventre. Il se décala, laissant suffisamment de place à Léna pour enlever son dernier vêtement.

Il y eut quelques secondes de silence complice, où chacun s'observa en souriant. Léna lui prit la main et le guida. Il la caressa, l'embrassa, découvrant le corps pulpeux de la jeune femme. Il y prit un plaisir indicible. Il avait hâte de la découvrir, d'apprendre ce qu'elle aimait. Qu'ils se découvrent mutuellement.

L'entendre gémir le mettait à rude épreuve. C'était terriblement excitant et plaisant à entendre.

- Ace...

Son nom sonnait comme une supplique dans la bouche de la jeune femme. Ace sentit son cœur bondir dans sa poitrine devant le regard débordant d'émotions de Léna. Il savait qu'ils passaient un cap. Une petite voix dans sa tête pria pour que la jeune femme ne le regrette pas. Surtout s'il la mettait enceinte. Cette perspective le fit frémir d'appréhension.

Léna lui agrippa le menton, le forçant à la regarder.

- Tu n'as pas à t'en faire.

- Tu es sûre ? Pas de regret ?

- Oui et oui.

Ace la regarda suffisamment longtemps pour que Léna le transperce de ses yeux verts. Elle prit son visage en coupe approchant son visage du sien.

- Je n'ai aucun regret de faire l'amour avec l'homme que j'aime, Ace, assura-t-elle d'une voix dure ce qui l'étonna. Qu'importe les conséquences. Mais toi, tu risques de vraiment le regretter si tu ne continues pas !

Ace écarquilla les yeux de surprise. Il sentit un sourire amusé poindre sur son visage. Cette femme l'étonnerait toujours. Prenant la main de Léna, il embrassa son poignet puis mêla ses doigts aux siens. Lentement, avec douceur, il la pénétra.

En chœur, ils poussèrent un soupir d'aise, alors qu'il bougeait en elle. Ace captura le regard de Léna.

- Je te veux sur moi, soupira Ace.

Acceptant sa demande, Léna eut un mouvement pour se relever, cependant, Ace la devança. Il glissa une main dans le dos de la jeune femme et n'utilisant que ses jambes, les redressa tout deux, arrachant un petit cri de surprise à Léna.

- Désolé. Je ne t'ai pas fait mal ?

- Non, je ne m'attendais juste pas à ce que tu me soulèves comme un poids plume, rit Léna en posant ses mains sur son torse.

Ace sourit, puis il gémit à son tour, sentant Léna onduler des hanches sur lui. Il resserra sa prise sur la taille de la jeune femme et enroula ses boucles brune entre ses doigts. Ensemble, ils entamèrent une danse lente et sensuelle. Il vit Léna fermer les yeux, se laisser aller au plaisir lorsqu'il caressa son point sensible entre ses jambes.

- Regarde-moi.

Elle rouvrit ses yeux verts aux pupilles dilatées. Son cœur rata un battement.

- Je te regarde, dit-elle d'une voix enrouée qui donna des palpitations au pirate.

Cette inflexion chaude et aimante, donna envie à Ace de s'enrouler dedans. De la capturer et de la garder sous clé rien que pour lui. Une part de lui voulait rester indéfiniment avec elle. Voir ce que l'avenir à son côté pouvait lui réserver.

Mais il ne pouvait pas. Son devoir l'appelait ailleurs. Pourtant, il savait qu'il reviendrait toujours vers elle. Qu'importe le temps et les océans, son cœur lui appartiendrait toujours. Et il lui reviendrait. C'était un fait. Il ferait tout ce qui était en son pouvoir pour lui revenir.

Ce fut en vrillant son regard à celui de la jeune femme qu'ils jouirent ensemble dans un gémissement partagé.

/!\

Les yeux clos et alangui, Léna était blottit contre son torse, posant sa joue au creux de son épaule. Ace l'attira un peu plus. Le corps de Léna s'emboîtait parfaitement avec le sien, comme les pièces d'un puzzle. Le parfum qui émanait de Léna l'enivrait et l'apaisait. Cette effluve chaude et à la fois acidulé allez lui manquer.

Une pointe de culpabilité perça le palpitant de Ace. Il n'avait pas encore parlé de sa trouvaille à la jeune femme, ni du fait qu'il allait devoir partir.

Léna remua, relevant son visage rond et interrogateur vers lui.

- Qu'est-ce qu'il y a ?

Ace observa la femme qui détenait son cœur et qu'il tenait dans ses bras. Son haki de l'observation était vraiment étonnant. Il attrapa une de ses boucles aux nuances caramel et joua avec. Il allait devoir lui annoncer son départ ainsi que ce qu'il avait découvert dans le dossier de la Marine.

- Ça m'étais sorti de la tête, mais lors de notre petite incursion dans la base Marine, j'ai trouvé des documents.

- Ceux de Teach.

- Pas que.

Il la regarda avec gravité. Il n'aimait vraiment pas ce qu'il allait lui annoncer.

- Il y avait aussi un document portant ton nom dans la malle.

Léna le dévisagea, interdite. Le stress gagna le pirate. Bon sang, il aurait mieux fait de lui dire directement en rentrant plutôt qu'attendre.

Elle serra la mâchoire, fronçant les sourcils.

- Tu as prit le document avec toi ?

- Oui, il est dans...

La jeune femme l'interrompit d'un geste de la main.

- Tu me le donneras après, fit-elle se remettant confortablement. Je veux juste profiter encore cinq minutes de ce moment avec toi et prendre un bain. Le reste attendra.

Ne pouvant qu'accepter, Ace hocha la tête, et la serra plus fort. Il lui devait bien ça.


Un silence assourdissant emplissait la pièce. Ace attendait une réaction de la part de Léna. Mais à par le froissement des feuilles qu'elle compulsa et un visage fermé, elle ne dit rien. Au bout de ce qui lui parut être une éternité, Ace l'entendit pousser un soupir résigné.

- Je... commença-t-elle avant de secouer la tête, n'en revenant pas de ce qu'elle avait lu, j'en reviens pas.

Elle se massa le front du bout des doigts, ses traits grossit pas la contrariété. Elle jeta un coup d'œil dans sa direction par-dessus le document.

- Tu l'as lu ?

Ace secoua la tête de dénégation.

- Non. Si ce n'est le nom du dossier.

Hochant la tête, songeuse, Léna referma le dossier. Elle eut un sourire sans joie.

-Eh bien, mon père est loin d'être ce que j'imaginai.

Ça, Ace ne pouvait que comprendre.

- De ce que j'ai lu, c'était une excellente recrue. Il a très vite grimpé les échelons et à fini par se faire un nom. Il était devenu un assassin à la solde du Gouvernement. L'un des meilleurs, rien que ça. Puis, du jour au lendemain, sans aucune raison, il aurait assassiné toute son escouade lors d'une mission, il y a dix-huit ans, puis il a disparut.

Elle se mordit les joues plus fort.

- Et ça correspond à quand il est parti quand j'étais gamine. Putain...

Ne sachant quoi dire, Ace s'approcha d'elle, et posa une main compatissante sur son épaule. Elle referma sa main sur la sienne et la pressa doucement. Un rire dénué de joie la secoua alors qu'elle secouait la tête de droite à gauche. Le jeune homme s'inquiéta pour Léna. Elle lança le dossier comme on lance frisbee. Il s'écrasa dans un claquement sec, des feuilles voletant dans tout les sens.

La voix de Léna s'éleva, glacée par la colère.

- Et tu sais le pire, dans tout ça ? Demanda-t-elle sans attendre de réponse. C'est que la mort d'Artyom à peu être un rapport avec le désertement de mon père.

La regardant sans comprendre, Léna lui fit part de ses pensées.

- Le Gouvernement à dû penser qu'il serait capable de mettre la main sur mon père, mais il n'a pas réussi. Il n'a pas réussi, parce que Hierim sait camoufler ses traces. D'ailleurs, les derniers ajout au rapport ne font état que de rumeur ou de ouïe-dire. Rien de concret. C'est sans doute là qu'ils ont dû creuser son passé et voir s'il avait une famille. Mais connaissant mon oncle, il préférait mourir plutôt que de vendre la mèche. Il vénère mon père. Quant à ma famille, ça, je ne sais pas. Mais ils ont peut-être découvert qu'il avait une fille et on fini par savoir où moi je vivais.

Elle fit une pause, mûrissant sa réflexion.

- Mais il me manque encore trop d'informations. Trop d'inconnue, maugréa Léna, battant du pied nerveusement. Merde.

Elle se tut quelques secondes puis inspira profondément, se tournant vers lui.

- Si ce n'est pas trop te demander, j'aimerai continuer de naviguer à tes côtés encore quelques temps. Partir à la recherche de mon père afin d'avoir des réponses. Entre lui, ancien Marine et ma mère, qui à posé un contrat sur ma tête, il y a quelque chose qui ne va pas.

Ace écarquilla les yeux de surprise. Qu'elle veuille continuer le voyage avec lui ne posait pas plus de soucis, outre mesure. Qu'elle veuille retrouver son paternel, ça, ça lui en bouchait un coin. Hélas, il ne pouvait pas l'aider, du moins, pour le moment.

Devant son silence, Léna se ferma, l'interprétant comme un refus

- Ne prend pas mon silence pour un non, fit-il d'un ton qui se voulait rassurant. C'est juste que...

Pour une fois, il chercha ses mots, ne voulant pas la blesser.

- Teach est ma priorité. Je dois l'éliminer pour venger Satch. En tant que commandant de la seconde flotte de Barbe Blanche, j'ai des obligations. Je ne pourrais pas rester à tes côtés éternellement.

- Je sais, murmura-t-elle. J'en ai bien conscience.

- Cependant... Après avoir éliminer Teach, je pourrais t'aider avec ton père, ainsi qu'avec ta mère, si tu le veux (penser à cette dernière lui échauffa le sang). Puis, je retournerai auprès de Barbe Blanche. (il sourit tristement) n'oublie pas que je suis un pirate. Ma vie est sur les océans.

Les yeux de Léna d'ordinaire si doux se firent acérés.

- Encore une fois, je le sais, Ace, asséna-t-elle d'une voix dure. Je m'y attendais quand je suis tombée amoureuse de toi et je m'y attendais aussi lorsqu'on est devenu intime. Ne me prend pas pour plus bête que je ne le suis. Je ne fais pas partie de ces femmes qui espèrent que leur amant lâche tout pour elle. Tu avais déjà ta vie avant que l'on se rencontre, comme j'avais la mienne avant que l'on m'arrache Artyom.

Ses derniers mots étaient acerbes, suintant de colère. Elle inspira, tâchant de se calmer. Prenant un timbre plus doux, elle reprit :

- Juste... Quand tout sera fini... J'aimerai que tu viennes me voir dès que tu en auras la possibilité. Que notre histoire ne se finisse pas , dit-elle, désignant la chambre d'un geste vague de la main.

Ace ne pipa mots, troublé. C'était une évidence qu'il retournerait à côté d'elle dès qu'il le pourrait. Comme ça lui paraissait tout naturel de retourner auprès des siens lorsqu'il aura fini sa mission. Mais Léna, elle, n'avait plus rien. Si ce n'est une maison en ruine et les souvenirs d'une vie partie en fumée. Plus rien ne l'attendait. Il se passa une main sur la nuque. Quel imbécile il faisait.

Maladroitement, il étreignit la jeune femme.

- Excuse-moi, soupira Ace posant sa tête sur celle de Léna. J'avais oublié que...

- Qu'il ne me restait plus rien ? Fit-elle sarcastique.

Il pinça ses lèvres et acquiesça. Elle lui rendit son étreinte, expirant par le nez.

- Quand est-ce que tu comptes partir ?

- Demain, à l'aube, répondit Ace, conscient que cela blessera Léna. Il faut que j'y aille avant que la piste refroidisse.

Léna se crispa contre lui, mais ne dit rien. Elle se contenta juste de hocher la tête, posant une autre question d'une toute petite voix.

- Cet homme qui a été tué... Satch.

Ace attendu la suite de la question, tendu.

- C'était ton ami ?

- Oui, dit-il avec tristesse. C'était un bon ami.

Une vague de souvenir l'assaillit. Il se remémora le visage balafré et souriant de son ami. Et le nombre incalculable de fois où ils se sont sauvé l'un et l'autre. Se détachant de lui, Léna recula d'un pas pour le regarder droit dans les yeux, souriant d'un air abattu. Il tâcha de mettre ses souvenirs de côté, et de se focaliser sur le présent.

- Bien, je comprends. Ça te dirait de poser pour moi, avant ton départ ? Histoire que j'ai un souvenir de toi.

- Habillé ? Plaisanta Ace pour détendre l'atmosphère.

Elle lui donna une petite tape sur le pectoraux avant de se diriger vers le lit, répondant à sa plaisanterie.

- Il vaut mieux. Sinon, ce n'est pas garanti que tu sois reparti à l'aube.

Ace sourit, se dirigeant aussi vers le lit où il s'installa.

- Au fait, tu ne comptes plus retourner sur Tardor ? S'enquit-il, s'installant sur le matelas.

- Pas pour le moment, avoua-t-elle la mine sombre. Un jour, j'y retournerai.

Mettant fin à la conversation, Léna prit son carnet et deux crayons et se mit en tailleur au pied du lit. Il la regarda feuilleter son cahier à la recherche d'une page vierge. Cherchant une position plus confortable, les pensées de Ace s'égarèrent sur leur ébat, deux heures plus tôt.

Son visage devint bouillonnant. Cette première fois, il s'en souviendrait toute sa vie. Il glissa une œillade à sa compagne. Ace espérait que leur acte n'aurait pas d'incidence.

Léna surprit son regard insistant.

- Qu'est-ce qu'il y a ?

- Je... je pensais à … (il déglutit) si jamais tu tombais enceinte.

Elle s'immobilisa, son crayon suspendu au-dessus de sa feuille.

- Ah. Eh bien, on avisera, si ça arrive. Je suppose que c'est le genre de chose qui ne devra surtout pas se savoir. Même si je doute que tout le monde sache pour ton ascendance.

- Non... Vous n'êtes pas beaucoup dans la confidence.

- Dans ce cas, ça devrait aller. Puis, je prends mes précautions. Tu t'installes ?

Ace obtempéra. Il s'allongea de tout son long, un bras sous la tête. Il espérait qu'elle avait raison. Au pire, il prendrait ses responsabilités et leur trouverai une île sous la protection de père. Ça ne manquait pas dans le nouveau monde. Si ça devait arriver, ils trouveraient une solution ensemble. Pour le moment, il voulait juste passer encore un peu de temps avec Léna et dormir un peu.

Seul le grattement du crayon sur le papier perturba le silence de la pièce. Doucement, Ace se laissa sombrer dans les bras de Morphée. Quoiqu'il arrive, ils surmonteraient ça ensemble.

Mot de l'autrice: Hello,vous. Je n'en reviens pas d'avoir fini ce chapitre. J'ai mit tellement de temps à l'écrire, à me replonger dans l'univers de One Piece... Pour le moment, je suis à fond dans My Hero Academia, j'écris d'ailleurs une fan-fiction sur ce manga-là aussi. Même si, rien n'est encore publié. C'est surtout pour le plaisir et pour moi que je le fait. Ce qui se passe aussi, c'est que je suis en M2, c'est donc ma dernière année d'étude et elle me prend beaucoup de temps (un comble quand on sait que je n'ai plus que 2h de cours par semaine). En tout cas, je vous remercie de votre patience, (même si je doute que grand monde me lise encore xD) et merci à celleux qui m'ont lu.
Qu'est-ce que vous en avez pensé de ce chapitre ? Vous avez aimé ? Vous n'avez pas aimé (que ce soit constructif, hein, pas des insultes gratuites ^^")
Des bisous et à bientôt ?