Et voici le second OS de cette série :) Sachez qu'ils ne se suivent pas, vous pouvez les lire dans le désordre, ils n'ont aucun rapport entre eux. Celui-ci est rating T.
Le secret de Severus Snape
Severus Snape avait un secret. Un secret extrêmement bien gardé. À tel point que même Albus Dumbledore n'en avait pas connaissance. Et ce n'était pourtant pas faute de la part de celui-ci de chercher à savoir ce que lui cachait le professeur de potions de son école.
C'était le soir, une bonne heure après le couvre-feu, et il était de garde cette nuit-là pour veiller à ce que les élèves restaient dans leur lit ou, à défaut, dans leur dortoir. Son plus grand secret, il le portait sur lui. Se délectant de la sensation. Imaginant parfois ce qu'il se passerait si quelqu'un le découvrait, riant intérieurement du choc qui ne manquerait pas d'arriver. Mais bien sûr, fidèle à lui-même, il prenait toutes les précautions nécessaires.
Il fit son tour, comme d'habitude, et retourna ensuite dans son bureau attenant à ses appartements. Il prit bien soin de verrouiller la porte derrière lui et se déshabilla prestement. Le porter c'était bien. Ne porter que ça, c'était encore mieux, plus jouissif.
L'ennui, c'était qu'un facteur inattendu s'était glissé dans l'équation. Harry Potter était apparemment profondément endormi sur l'une des chaises faisant face à son bureau, la tête posée entre ses bras sur le bois poli.
— Potter ? Mais qu'est-ce que vous fichez ici ? demanda-t-il dans un éclat de voix.
Il se rappela trop tard qu'il était à moitié nu. Harry se réveilla dans un sursaut, se mettant debout d'un bond, baguette en main, les lunettes de travers, et répondit :
— Le cours d'occlumancie. Dumbledore m'a ouvert pour attendre la fin de votre…
Le Gryffondor ne put terminer sa phrase quand il percuta enfin ce qu'il avait devant les yeux. Snape était pratiquement nu. Il ne portait qu'un string rouge en dentelles. Qui ne cachait pas grand-chose de ce qu'il était censé cacher, soit dit en passant. Le Survivant fut tellement surpris qu'il en lâcha sa baguette. La bouche ouverte, les yeux exorbités, les joues en feu, il semblait figé, comme si quelqu'un avait fait un arrêt sur image.
De son côté le maître des potions était intérieurement en panique, malgré son habituel air totalement stoïque qu'il affichait. Comment allait-il se sortir de ce mauvais pas ? Peut-être pourrait-il lui faire croire qu'il rêvait encore. Et même en profiter pour lui mettre une heure de retenue parce que la garçon avait osé faire un rêve érotique sur lui. Oui, ce serait complètement injuste. Mais ce n'était pas comme s'il n'avait jamais été injuste avec le Survivant.
— Je… Vous… Pourquoi…
Harry béguayait, ne sachant visiblement pas quelle pensée sortir en premier. Mais le pire était qu'il avait les yeux fixés sur le tissus rouge, ne parvenant pas à en détacher son regard. Snape décida qu'il était temps d'agir. Il tendit sa baguette en même temps qu'il disait :
— Flippendo !
Le Gryffondor s'écroula, inerte, sur le sol, assommé. Severus se rhabilla alors en quatrième vitesse et, à l'aide d'un mobilicorpus, réinstalla son élève sur la chaise sur laquelle il l'avait trouvé plus tôt. Il attendit quelques minutes, pour être sûr d'avoir totalement repris le contrôle de lui-même et que rien de ce qu'il venait de se passer ne pourrait transparaître sur son visage.
Une fois prêt, il se plaça à côté de la chaise et cria :
— Potter !
Celui-ci se redressa d'un bond, offrant un sentiment de déjà-vu à son professeur.
— Que me vaut le déplaisir de vous trouver ronflant et bavant sur mon bureau, Potter ?
— Je… Je...
Le maître des potions ne lui laissa pas vraiment le temps de répondre, surtout en le voyant le détailler de haut à en bas, et continua :
— Retournez dans votre dortoir avant que je ne change d'avis et ne vous mette en retenue pour le reste de l'année !
— Ou… oui, professeur.
Harry ne se fit pas prier et partit en courant vers la tour Gryffondor.
Le lendemain, pendant le cours de potion, le Survivant évita autant que possible de regarder en direction de son professeur, ses joues prenant à chaque fois une teinte écarlate.
— Harry ? l'appela Hermione. Ça va ? Tu es tout rouge, on dirait que tu fais de la fièvre.
