Leur dernier rêve
Fanfiction écrite par Andromeda Hibiscus Mavros
www .hananokaze .org
Rating / Classement [+18]
Publié pour la première fois le 18 septembre 2012
Chapitre 49
Doutes
Crédits : L'univers de The Vision Of Escaflowne est la propriété de Shoji Kawamori et du studio Sunrise, je ne fais que l'emprunter pour cette histoire.
Exception faite pour quelques personnages et lieux que j'ai créés pour l'occasion.
OoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoO
Au terme de trois jours d'angoisse interminables, Gaddes avait enfin retrouvé son épouse, perchée sur un arbre en pleine forêt.
Ce ne serait pas encore cette fois qu'Allen lui ferait la peau…
Avant de grimper auprès d'elle, le sergent soupira un grand coup. Il n'était pas le seul, le reste du Crusade Crew était soulagé, eux-aussi avaient craint pour leur peau.
Avec quelques difficultés, Gaddes se hissa vers Celena. Il aurait toujours du mal à comprendre comment elle pouvait déployer une telle agilité pour grimper si haut.
Assise sur une branche, quelques écorchures visibles, sa robe un peu déchirée, la sœur d'Allen balançait ses pieds nus dans le vide, nullement gênée par la fraîcheur qui régnait en cette fin d'hiver.
Malgré les interpellations depuis le sol, elle n'avait pas réagi, mais cette fois, quand son mari s'approcha, elle sortit enfin de sa rêverie.
— Gaddes, pourquoi es-tu là ? Demanda-t-elle avec cet air de petite fille perdue qui la caractérisait tant.
— C'est plutôt à moi de te poser cette question… Soupira le sergent. Tu ne te rends pas compte, ça fait trois jours que tu as disparu ! Tu ne t'imagines même pas le souci que tu m'as causé. Bon sang, pourquoi tu t'évapores comme ça dans la nature ?
— Je ne sais pas, je suis désolée… Quand tu me retrouves, c'est toujours pareil, je ne me souviens de rien… Pardon…
Face à la mine contrite de sa femme, Gaddes fut attendri et déposa un léger baiser sur son front.
— Allez, viens, on rentre !
En quelques secondes, Celena était à terre, il fallut bien plus de temps au militaire qui faillit tomber lamentablement à plusieurs reprises.
Sur le chemin qui la ramenait chez elle, la jeune femme sautillait gaiement, comme si de rien n'était. On lui avait proposé une couverture pour se réchauffer, il avait presque fallu insister pour qu'elle l'accepte.
Refusant qu'on la porte, elle marchait les pieds nus, nullement incommodée par la fraîcheur ambiante.
Un peu plus en arrière, Gaddes l'observait perplexe, Reeden vint s'adresser à lui.
— On fait quoi cette fois ? On en parle au commandant ou pas ?
— Il sait qu'elle fugue… Même si là, tout s'est bien terminé, il risque d'être furieux…
— Il exagère, c'est quand même pas votre faute Sergent ! Vous ne pouvez pas non plus mettre un boulet au pied de votre femme pour l'empêcher de s'enfuir !
— Oui, mais tu connais le commandant, il m'a confié la responsabilité de sa sœur, et je n'ai aucune marge de manœuvre…
— Si au moins, on savait pourquoi elle fait ça … Pesta le soldat.
— Oui, et aussi, pourquoi elle ne se souvient jamais de rien…
Rentrée chez, elle Celena voulut d'abord manger. Encore tout sale, elle dévora le plat que la gouvernante, rassurée de la revoir, lui avait servi.
Et, c'est seulement une fois rassasiée que la jeune femme se décida à aller prendre un bain.
Ceci fait, elle vint rejoindre son mari, pensif sur le balcon de leur chambre.
Embarrassée, elle s'appuya sur son épaule en lui murmurant :
— Tu m'en veux, Gaddes ?
— Si tu savais à chaque fois le souci que je me fais… J'aimerai me dire que les pires jours de ma vie sont derrière moi, cependant je redoute que tu ne disparaisses à nouveau.
Doucement, la jolie blonde enlaça plus fort le bras du sergent.
— Je te le redis encore, je suis désolée… Je ne sais pas ce qui se passe, il y a des blancs, je ne sais pas où je vais, pourquoi… Tu sais, moi aussi, j'ai peur, je me demande ce que je peux ben faire à chaque fois que j'ai ces absences.
— Celena, je crois que nous devrions parler à ton frère de cet incident. Il faut que tu vois un médecin, il faut te soigner.
— Non, s'il te plaît, pas ça… Tu connais mon frère, il avait encore s'inquiéter plus que de raison, j'ai peur qu'il veuille m'enfermer pour mon bien, mais moi, je ne veux pas être prisonnière.
— Je comprends, mais que veux-tu que je fasse alors ? Je ne peux pas non plus te laisser comme ça, il pourrait t'arriver quelque chose de grave.
— Si tu savais comme je suis désolée…
Toujours accrochée à lui, elle leva la tête et lança à son mari ce petit air perdu dont elle l'avait l'art.
Soupirant, Gaddes décida une fois de plus d'abandonner ses résolutions, espérant ne pas commettre d'erreur.
OoO
Comme chaque matin, après s'être longuement apprêtée, puis s'être assurée que ses deux garnements soient auprès de leurs précepteurs plutôt qu'en train de faire Dieu sait quelle bêtise, Millerna se rendait à son cabinet de travail.
Même si Allen tendait à vouloir se mêler de tout, la Reine avait ses domaines de chasse gardée, à commencer par son courrier.
Qu'il soit diplomatique ou plus personnel, il avait intérêt à bien être cacheté, sans quoi Sa Majesté pouvait s'emporter violement.
Et puis, elle n'osait pas l'avouer, mais au fond d'elle, elle avait toujours espéré recevoir une lettre de Dryden.
Qu'aspirait-elle à y lire ? Elle ne le savait pas. Peut-être avait-elle juste besoin de pouvoir comprendre l'attitude de son mari, enfin « mari » était un bien grand mot, il n'en avait plus que le titre.
Epluchant sa nombreuse correspondance habituelle, son attention se porta sur une lettre de son neveu Chid.
Ce dernier lui écrivait assez souvent, cela dit, cette fois, il ne s'agissait pas d'une correspondance formelle, plutôt d'un message de détresse personnelle.
L'adolescent expliquait à sa tante sa profonde angoisse de savoir les dangereux bandits probablement sur ses terres.
Il faisait aussi part de son dégoût de lui-même face à sa faiblesse, si affrontement il devait y avoir, il ne pourrait pas y participer du fait de sa santé encore et toujours vacillante.
La Reine d'Asturia se désolait de lire cela. Cependant, ce qui la mettait le plus mal à l'aise, c'était sans arrêt l'évocation des doutes de Chid sur sa valeur, et la comparaison avec son père.
Avec le temps, Millerna avait de plus en plus de mal à garder le secret d'Allen, et après ce courrier qu'elle trouvait encore plus triste que les autres, elle se décida à en toucher mot au chevalier.
Le soir venu, comme à l'habitude, il la rejoignit dans ses appartements.
Dans son fort intérieur, la Souveraine avait du mal à cacher son dépit vis-à-vis de l'attitude froide et distante de son compagnon et les années ne faisaient qu'empirer le phénomène.
Est-ce parce qu'il ne supportait pas de n'être finalement que l'amant d'une femme mariée ? Ou était-elle un lot de consolation ?
Allen avait aimé Marlene, et, avec le temps, Millerna était venue à penser qu'il avait partagé une idylle platonique avec Eries.
La troisième sœur Aston semblait donc être une suite logique…
L'estime de la jeune femme souffrait de cet état de fait. Elle qui avait cherché quelqu'un qui la rende heureuse se trouvait finalement avec un homme qui lui portait sans doute une certaine affection, qui prenait soin d'elle, malgré tout, ce sentiment n'était pas l'amour dont elle rêvait…
Dernièrement, le chevalier s'était énormément emporté apprenant que Dryden s'était amusé à faire une visite en grande pompe à Fanelia.
Ce ressenti devenait pénible pour Millerna, qui n'avait plus l'impression d'être considérée comme une femme à part entière, mais plutôt comme la propriété revendiquée par Allen.
Certes, avant de tomber dans les bras du chevalier, elle avait attendu longtemps, espérer que Dryden revienne…
Cependant, elle n'avait pas l'âme d'une épouse qui attendait son mari sans se soucier du temps qui passe.
Au début, les choses se passaient bien avec Allen. Il était toujours un peu distant. Millerna aurait aimé que les naissances de leurs fils les rapprochent, au lieu de cela, le chevalier avait pris davantage de recul.
Certes, il se comportait en bon père, un peu strict certes, avec les deux garçons, mais on sentait que leur existence le faisait souffrir sur un bord.
La Reine en savait la cause, alors elle restait silencieuse.
Cela dit, pour une fois, elle était décidée à enfreindre le tabou et discuter ouvertement de la situation.
Allen était d'un calme olympien. Après un salut poli, il s'était lancé dans la lecture du journal, assis sur un confortable fauteuil, et restait silencieux.
Là encore rien de nouveau, c'était toujours à Millerna d'initier la conversation.
Après un bref soupir de dépit, la Souveraine s'approcha de son compagnon.
— J'ai reçu une lettre de Chid aujourd'hui.
— Ah… Marmonna Allen sans décoller le regard de sa lecture.
— Il ne va pas bien moralement. Je pense que ses tourments ne l'aident pas à aller mieux sur le plan physique.
— Tu as peut-être raison. Mais on ne peut le forcer à sortir de la dépression dans laquelle il est en plongé depuis l'enfance…
Cette fois, ça en était trop ! Rageuse, Millerna arracha le journal des mains d'Allen, stupéfait.
— Comment peux-tu être aussi indifférent au sort de ton propre fils ?
— Tu sais très bien que je ne peux pas le considérer comme mon enfant… Soupira le chevalier, agacé d'avoir cette discussion.
— Si on pousse à l'extrême, on pourrait aussi dire que tu ne dois pas te comporter en père avec Henry et Caspar ! Cependant, tu le fais ! Alors, comptes-tu faire vivre Chid dans le mensonge jusqu'à la fin de ses jours ?
— Allons, tu devines que cet aveu pourrait avoir des conséquences désastreuses pour lui !
— Eries, Hitomi et moi étions au courant. Cela n'a jamais posé de problèmes à personne, et il y a fort à parier que d'autres aient de sérieux doutes, je pense notamment à Van, et même au Crusade Crew !
— Oui, mais Chid n'est…
— Tu vas me dire quoi ? Qu'il n'est pas prêt à accepter la vérité ? Qu'il n'est pas mature ? A son âge, tu apprenais à te débrouiller seul ! Ce n'est plus un enfant et il est quand même inepte que le premier intéressé ne soit même pas au courant du secret autour de sa naissance !
Toujours assis, Allen baissa le regard, refusant de continuer la discussion.
La détermination était là, la Reine n'était pas décidé à le laisser s'en sortir aussi facilement.
— Cette comédie a assez duré ! Je te pose un ultimatum, j'ai promis à Chid de venir le voir pendant l'été pour que nous puissions nous balader sans risque qu'il tombe malade, je le ferais !
Et si tu ne lui parles pas toi-même à cette occasion, c'est moi qui le ferais ! Cela te laisse assez de temps pour préparer tes paroles !
Mal à l'aise, le chevalier se releva et tenta d'apaiser sa compagne, mais celle-ci recula d'un pas en détournant la tête.
— Et je te prie de prendre congé, je ne souhaite plus te voir ce soir !
Allen comprit qu'il était inutile d'en rajouter. Il savait Millerna têtue, et de toute façon, son statut de simple chevalier ne lui permettait de tenir tête à la Souveraine.
Silencieux, il se dirigea vers la porte, s'inclina et quitta la pièce.
Lorsqu'il fut parti, la Reine alla s'asseoir sur le bord de son lit et observa la mer.
Elle se doutait que les choses se dérouleraient ainsi.
En dépit de la conversation houleuse, elle espérait qu'Allen allait enfin réfléchir à la question dans les mois qui allaient suivre…
OoO
— Alors comme ça, je ne suis pas digne de surveiller le prisonnier !
D'un geste haineux qui le caractérisait, Constantin posa son gobelet avec fracas sur la tablette près de lui, manquant de renverser la bouteille qui s'y trouvait.
Aleph n'y prêta même pas attention et poursuivit ses explications.
— Nos commanditaires sont fermes sur ce point, vous n'avez pas le droit d'être en contact avec lui. C'est pour cela que l'on vous a directement dirigé vers la montagne. J'ai respecté les ordres en ne vous faisant pas faire étape par la vallée !
— Et pourtant, toi, le grand sécuritaire, tu as bien dû penser qu'un trajet plus court à découvert eut été bénéfique !
— Ce n'est pas faux, mais comme tout s'est déroulé sans incident, cela montre que le plan de base était juste.
Le frère de Yiris ressentit une profonde envie de mettre son poing dans la figure de son interlocuteur.
Cependant il se retint, se contentant de resserrer ses mains autour des accoudoirs de son fauteuil pour évacuer sa colère.
— Et qui donc garde le prisonnier alors ? Demanda-t-il, aussi curieux que furieux.
— Je ne suis pas habilité à vous répondre !
— Comme toujours, tu ne dis rien d'intéressant… Parfois, je me demande pourquoi je continue à t'écouter…
— Parce que vous avez quelque chose à y gagner !
— Maintenant, j'en doute ! Certes, j'ai un tas de pièces d'or, mais je ne suis pas libre de m'amuser comme je l'entends car je suis recherché…
— Pensez-vous vraiment que votre sœur ne va pas continuer de vous chercher ?
Constantin afficha un petit sourire amusé. Le fausse-personne à apparence humaine n'avait pas tort, Yiris reviendrait tôt ou tard.
Normalement, ce serait l'occasion de sceller les comptes une fois pour toutes. Maintenant le cadet ne pouvait plus laisser son ainée vivre.
La retenir prisonnière ne lui avait finalement pas apporté la jouissance espérée, et le fait qu'elle soit allée jusqu'à mettre au monde un enfant encore plus hybride qu'elle était l'hérésie ultime à ses yeux.
Observant le jeune homme perdu dans sa réflexion malsaine, Aleph préféra finalement s'en aller sans un mot.
Sa situation devenait de plus en plus délicate, ses responsables faisaient peser sur ses épaules une charge de travail stressante.
Communiquer avec Constantin était un rôle périlleux et être fausse-personne ne facilitait pas la tâche, étant donné la rancœur nourrie à l'égard de l'espèce par l'ancien soldat de Fanelia.
Après son échec à assassiner Folken Fanel, Aleph s'était retrouvé sur des charbons ardents, il n'avait plus droit à l'erreur, même si la défaite du commando d'élite au bord du lac avait nuancé la sienne.
Aussi, les responsables des vols d'energist lui avaient accordé personnellement leur confiance, ce qui lui donnait un statut privilégié.
Constantin lui-même ne connaissait pas ceux qui l'avaient démarché. Il n'avait toujours eu affaire qu'au fausse-personne et fort heureusement pour ce dernier, le jeune homme de la Lune des Illusions se satisfaisait de pièces d'or et surtout d'une totale latitude de faire ce qu'il voulait de sa sœur.
La sœur de Constantin, à vrai dire, c'était peut-être cela le principal souci d'Aleph désormais.
Jusqu'à ce qu'il la rencontre, il avait toujours agi contre rémunération sans se poser de questions sur l'aspect éthique de ses actes, ce n'était plus le cas.
La vieille légende que colportaient les fausses-personnes depuis les temps les plus reculés le taraudait…
Yiris était effectivement quelqu'un d'exceptionnel, et pas seulement à cause de son hybridation parfaite, sa personnalité forte et déterminée lui donnait une âme de chef.
Maintenant qu'il était plus ou moins impliqué dans son évasion, le fausse-personne était encore davantage perturbé.
Pourquoi avait-il agi ainsi ? Aucune réponse, cela tenait en fait plutôt de l'instinctif et en aucun cas de la réflexion.
Une chance, personne ne le soupçonnait.
La question désormais était ce qu'il allait faire. Aleph n'avait finalement qu'une vague idée du fonctionnement réel de la machine dans laquelle il s'était embarqué.
A ce stade, il commençait à douter de tout, en particulier de la nouvelle tâche qu'il devait superviser qui lui apparaissait clairement comme une manœuvre risquée.
Histoire de garder la tête froide, il gardait à l'esprit l'alléchante perspective promise par ses commanditaires : une véritable identité.
OoO
Comme à son habitude, la journée finie, Dryden lisait une partie de son courrier confortablement installé dans son bain chaud.
Sifflotant, il appréciait ce moment de tranquillité, même s'il ne pouvait jamais vraiment s'éloigner de son travail, il en rêvait même la nuit !
Soudain, une odeur désagréable lui vint aux narines, et quelques secondes plus tard, un homme aux yeux verts et au teint basané, turban couvrant la tête, et long manteau brodé aux couleurs vives apparut près de lui.
Loin d'être déstabilisé, Dryden s'en amusa.
— Quand vous m'aviez dit que vous étiez très doué Exclior, j'avais des doutes, mais voir que vous arrivez à faire participer vos vêtements à vos petits tours d'illusionniste, bravo ! Dites-moi, qui avez-vous fait trépasser pour cette nouvelle apparence ?
— Personne d'important, rassurez-vous ! Répondit l'individu en s'inclinant. Mon ancienne couverture étant comprise suite à l'incident du fort, il me fallait changer à nouveau de corps.
— Laissez-moi deviner, vous incarnez un marchand des mystérieuses terres du sud ?
— Effectivement, j'ai ramassé un immigré mourant, malgré tout, j'ai réussi à en faire quelque chose de correct…
— Excellent travail, mais je suis surpris que vous preniez le risque de me le montrer en personne. D'ordinaire, nous ne communiquons que par messages codés…
— J'avoue me permettre quelque liberté, cependant, je dois discuter personnellement avec vous d'une question hautement importante.
A entendre l'aspect sérieux de la demande, Dryden eut du mal à cacher son déplaisir.
Il avait horreur qu'on interrompe son sacro-saint bain avec de la réflexion potentiellement désagréable.
— Et quoi donc ?
— Je pense que cette fois, il est temps de jouer l'atout dont nous avions parlé. Même avec les meilleures informations du monde, notre stratégie est vouée à l'échec faute de chef charismatique, alors que nous sommes à l'aube d'une phase cruciale.
— Parce que je ne suis pas assez charismatique, tu me déçois… Ronchonna le marchand avec un certain cynisme. Tu as conscience de la portée de tes actes ? Cette solution n'était-elle pas un recours d'extrême urgence ?
— Croyez bien que j'ai réfléchi avant de proposer de « lancer cette opération. J'ai longuement discuté avec mes contacts, je suis certain que c'est une chance à saisir !
— Ma foi, comme tu le dis, nous risquons de stagner tout prêt du but, alors soit ! Soit prudent, il existe des gens avec lesquels nous jouons réellement avec le feu, ce sera le cas là ! Nous n'avons aucune certitude, alors, ne prends aucun risque superflu !
— Je vous remercie de votre accord, votre confiance ne sera pas trahie ! Fit le fausse-personne en s'inclinant.
Sur ces paroles, il disparut aussi vite qu'il était venu. En pleine réflexion, le marchand sortit de sa baignoire et se drapa dans un peignoir.
— Un atout intéressant à jouer… Reste à savoir ce qui motive vraiment la personne. Le pouvoir ? La gloire ? L'honneur ? Ou juste la vengeance ?
