Bonsoir à tous (oui, il est actuellement minuit et je pense enfin à publier)! Comment allez-vous ? Je ne prend pas la peine de m'excuser pour le retard, j'ai l'impression de ne faire que ça ! Je suis définitivement incapable de maintenir un rythme régulier de publication, désolée... J'ai réfléchis et je pense que cette fiction atteindra 30 chapitres maximum, mais ce n'est qu'une approximation. Je vais clairement faire avancer les choses si je ne veux pas que vous terminiez avec une fiction énorme.
J'ai réfléchis à une autre fiction que je compte commencer lorsque celle là sera publiée dans son entièreté. Une dramione, évidemment !
Bonne lecture !
Chapitre 12 : Souffrance
Malfoy psalmodiait des mots que je ne comprenais pas, le désespoir aux yeux et les poings serrés. Je n'avais aucune idée de ce qui s'était dit à l'autre bout de cette pièce et ne désirait en aucun cas le savoir.
Maitre Teryel, après avoir tourné autour de moi quelques minutes touchant mes cheveux et ma peau, se posta devant moi et ne dit plus rien. Il plongea simplement son regard au plus profond du mien et laissa s'écouler les minutes, en silence. La tête haute, un rictus que j'eus à peine le temps de voir se dessina sur ses lèvres.
Une douleur insupportable apparut soudainement. Mes organes me brûlaient, j'avais si chaud que le simple contact de la poussière sur ma peau me donnait envie de l'arracher. Mes yeux étaient révulsés et ma tête partait en arrière sous la force de mes cris.
Mon cerveau semblait imploser tant il était compressé dans ma boite crânienne. Il voulait sortir par tous les moyens, en faisant siffler mes oreilles et en laissant échapper le sang de mes narines. Je ne retenais pas mes hurlements, qui devaient certainement résonner dans la pièce entière si pas plus loin. Mes cheveux étaient tirés vers l'arrière, si fort que je crus perdre des touffes entières. J'essayais naturellement de me défaire des liens mais c'était impossible, le bois me tenait fermement et se resserrait un peu plus à chaque mouvement de lutte de ma part.
Je ne voyais pas Malfoy. Je me contentais de l'appeler avec désespoir, je criais son nom pourvu qu'il fasse cesser cette souffrance. Mes hurlements n'étaient que des appels à l'aide, car il était le seul à pouvoir me porter secours en ce moment.
Il ne le fit pas.
Mes yeux ne s'ouvraient que lorsque la douleur cessait pour reprendre de plus belle. J'inspirais une unique fois et relâchait mon souffle dans le hurlement qui suivait. La souffrance ne me donnait aucun répit et avalais toute force, toute détermination qui était présente dans mon corps. Mourir était le seul objectif que mon esprit maintenait et je ne doutais pas qu'il serait le premier but que j'atteindrais d'ici peu.
Une nouvelle fois, tout s'arrêta mais je ne pris plus la peine d'ouvrir les yeux. Les secondes passèrent, et plus rien ne vint. La respiration saccadée et des gouttes de sueurs ruisselant sur mon front, j'entendis simplement le murmure de Malfoy à mes oreilles.
« - C'est là qu'est ta place, sang-de-bourbe. Souffrante devant mes yeux, à crier mon nom. Veux-tu que je te tue ? »
Je voulais le voir, je voulais le regarder une dernière fois dans les yeux avant des prononcer tout haut ce que j'attendais de lui mais mes paupières refusaient de s'ouvrir. Je ne luttais pas, n'en ayant plus la force et offrait mes pleurs comme réponse au blond.
« - Arrête de chouiner, répond à ton Maitre ! »
Une énième vague de douleur se propagea dans mon corps, accentuant mes pleurs et m'écorchant une nouvelle fois la gorge.
Le silence emplit de nouveau la salle et le murmure revint.
« - Supplie-moi de te tuer, et je le ferais. Dis-moi à quel point tu aimerais que la mort prenne ton âme, ou je t'abandonnerais.
- Non, je t'en supplie Malfoy… »
Un rire tonitruant me brisa le tympan et ralentit pour finalement devenir une voix chargée de colère.
« - Alors crie, Granger. Crie le plus fort que tu peux et demande moi de t'achever, c'est ce que tu voulais non ?
- Malfoy, pourquoi…
- Ne gaspille pas ta salive.
- S'il-te-plait, ne le laisse plus me faire du mal, je n'en peux plus… Malfoy… »
Quelques minutes atrocement longues passèrent avant qu'un seul mot ne retentisse à nouveau dans mes oreilles.
« - Meurs. »
Alors je criais. Je suppliais, comme il m'avait demandé de le faire. Je pleurais cette soumission mais souriait à la mort. Elle allait venir me chercher, j'en étais certaine. Mes os brisés et mon sang versé en litres l'attirait, mes cris l'interpellait et mes pleurs l'enivrait.
J'attendais. Et je fus sauvée car le noir m'envahit rapidement. Elle était venue.
Je me réveillais, les yeux lourds et chaque mouvement me faisant un peu plus mal. Une migraine insupportable se déplaçait de mes tempes à l'arrière de ma tête, mais le calme était si apaisant que je n'émis aucune plainte.
« - Granger, tu es réveillée ? »
Je sursautais, n'ayant aucun mal à me rappeler les paroles dites par cette voix avant que je ne tombe inconsciente.
« - Oui, malheureusement pour toi je ne suis pas tombée dans un coma éternel. C'est dommage, oui, je trouve aussi.
- Tu te mets au sarcasme ? C'est plutôt excitant venant de toi. »
Je me relevais si vite que je crus laisser ma tête sur le coussin, et mes os par la même occasion. Je voyais le monde en flou et pouvait à peine distinguer Malfoy assit sur le bord de notre lit conjugal (qu'il occupait seul, évidemment).
Je fixais mes yeux sur ce qui semblait être les siens, la bouche grande ouverte et le regard outré.
« - Excitant ? Est-ce que tu es sérieux, Malfoy ?
- A peine réveillée que tu fais déjà ta prude, c'est incroyable.
- Tu sais ce qui est incroyable ?
- Moi ?
- Le fait que mon poing n'ait pas encore atterrit dans ta sale tronche de furet.
- Je ne pensais pas avoir droit à ça si tôt.
- Je suis sérieuse Malfoy, j'aimerais savoir ce qui t'as pris pendant la troisième épreuve.
- J'ai simplement eu un moment de colère en voyant dans quelle situation tu nous avais mis. Tu as découvert quelque chose que tu ne devais absolument…
- Je ne parle pas de ça ! »
J'avais crié, la façon dont il parlait m'exaspérant au plus haut point.
Il avait reculé de quelques centimètres, comme impressionné par le ton que j'avais utilisé. La mine grave, comprenant certainement que je n'étais pas d'humeur à plaisanter, il cessa de rire et me regarda.
« - Je ne sais pas ce que Maitre Teryel t'a fait mais je te promets que…
- Non mais je rêve. Tu es vraiment con, tu le sais ça ?
- Est-ce que tu comptes me couper la parole encore une fois ou je peux continuer mes explications ?
- Quelles explications Malfoy ? J'avais besoin de toi. Je criais ton nom et tu n'as fait qu'en retirer une satisfaction malsaine, que tu n'as pas hésité à me balancer en plein visage. Je t'ai appelé à l'aide des dizaines de fois, et tu n'es jamais venu. Tout ce que tu as fait, c'est me demander de te supplier encore et encore de me tuer. C'est donc ça qui te plait ? Me voir souhaiter la mort plus que la souffrance et m'offrir cette délivrance ? Très bien, la fouine. Tues-moi, si ça te fait tant plaisir. Fais-moi mal jusqu'à ce que je t'implore, mais n'oublies pas que sans moi, tu es mort et enterré. »
J'étais légèrement essoufflée par cette tirade et était certaine de ne rien retirer de positif de Malfoy en ce moment. Il m'avait trahie et je n'avais plus qu'à attendre qu'il me plante un couteau dans le dos quand je m'y attendrais le moins.
Je me levais, décidée à sortir de cette chambre sans mon collier pour affronter la mort, mais fut rattrapée par le blond. Il me retourna sans aucune douceur et me poussa violemment contre la porte. J'eus à peine le temps de me décoller du bois qu'il m'avait rejoint et cerné ma tête de ses deux bras. Il ne semblait réellement pas de bonne humeur mais rien ne m'inquiétait plus en ce moment que son corps qui se rapprochait inexorablement du mien sans que je ne puisse reculer.
Ses yeux étaient fixés aux miens tandis que je fuyais son regard, n'assumant qu'à peine mes précédentes paroles. Son index releva doucement mon menton, et je fus obligée de l'affronter. Le silence était précieux, uniquement brisé par mon souffle encore saccadé et le froissement de nos vêtements. Son corps ne touchait pas encore le mien, et je redoutais ce moment où nos peaux se rencontreraient.
Malfoy ne m'avait jamais regardée aussi sérieusement. Ses yeux reflétaient une colère contenue mais aussi un amusement perceptible. C'est donc ce que provoquaient mes mots ? Son amusement ? Malgré tout, je n'arrivais pas à être en colère contre lui en ce moment. Il était si proche et si pressant que respirer semblait être la plus difficile des missions.
Il se pencha à mon oreille et, par conséquent, son torse s'appuya sur le mien. J'étais perdue dans ce que je souhaitais en ce moment. M'éloigner de ce corps chaud semblait trop difficile, trop rapide.
Mais ce qu'il faisait n'allait mener à rien, et certainement pas à la discussion que je désirais entamer avant qu'il ne me pousse contre cette porte. Je ne comprenais pas ce qu'il se passait et n'arrivait pourtant pas à repousser Malfoy. Il semblait serein, comme s'il faisait ça tous les jours sans penser une seule fois à l'ambiguïté du moment.
Etais-je la seule à réfléchir à tant de choses ? Vraisemblablement, Malfoy ne se prenait pas la tête avec ce simple contact.
Pourtant, rien ne s'arrangea lorsqu'il posa ses lèvres à l'entrée de mon oreille et murmura d'une voix rauque mais calme quelques mots.
« - Ce n'est pas moi qui t'ai dit toutes ces choses. Tu es la fille la plus intelligente de notre génération, non ? Alors dis-moi, Granger… »
Son souffle parcourait mon corps de frissons, partant de mon cou jusqu'à mes jambes tremblantes. Je déglutissais avec difficulté et empêchais mes yeux de se fermer pour mieux se concentrer sur Malfoy, sur ses paroles et sur son toucher.
« - Pourquoi te tuer lorsque que tu représentes une distraction si intéressante ? »
PDV Drago Malfoy
Je n'en menais pas large, vraiment.
Je savais très bien ce qui s'était passé ce jour-là pendant les épreuves et n'appréciait que moyennement qu'elle remette la faute sur moi. Alors je l'avais arrêtée, j'avais empêché son tempérament plus que merdique de passer cette porte. Et tout se retournait contre moi.
Je l'avais plaquée contre la porte, bien décidé à remettre les choses à leurs places mais tout semblait déjà derrière nous. Je m'étais à peine approchée qu'elle baissait déjà les yeux, certainement gênée par la proximité. Elle avait les joues rouges et se mordait la lèvre inférieure.
Un appel à la luxure.
Alors j'en avais profité. Qui ne l'aurait pas fait ? Je m'approchais toujours plus, attendant impatiemment le moment où elle se crisperait contre le bois pour éviter mon corps pourtant bien présent. Je jubilais intérieurement, au début. Mais l'espace entre nous diminua en même temps que la température augmenta, et je n'eus bientôt plus aucune envie de rire.
Elle respirait fort, sa poitrine s'abaissant et se soulevant à rythme irrégulier. Ma peau appelait désespérément la sienne et ne fut qu'à moitié satisfaite lorsque le vide entre nous fut réduit à néant. Mes lèvres en demandaient plus, mes mains en demandaient plus, l'entièreté de mon corps voulait davantage que ce contact infime. Je voulais plus que tout plonger ma tête dans cette nuque découverte et y laisser ma marque.
J'imaginais sans difficulté son cœur battant à toute vitesse. Je le sentais. Elle ne bougeait plus d'un centimètre mais son corps parlait pour elle. Elle était crispée mais ne cherchai plus à se reculer, s'avançant même de quelques millimètres sans qu'elle n'en soit consciente. J'étais en transe, obnubilé par les moindres réactions qu'elle avait inconsciemment et en tirais satisfaction.
Alors je murmurais d'une voix rauque par l'émotion quelques mots, profitant encore de la situation pour poser mes lèvres à l'entrée de son oreille. Elle frissonnait et j'en fus fier. J'observais avec délectation les poils de ses bras nus s'hérisser et eus envie de passer ma main tout le long.
Je ne pris même pas la peine de me demander ce qu'il m'arrivait. A quoi bon ? Je savais très bien pourquoi j'avais agis comme tel et n'avait pas peur de me l'avouer.
Avant que je ne puisse faire le moindre mouvement de plus, elle me repoussa violemment.
PDV Hermione Granger
J'en avais assez. Qu'est-ce qu'il faisait, au juste ? J'étais complètement inconsciente de m'être laissée aller ces quelques dernières minutes. Baisser ma garde était la dernière des choses à faire en la présence de Malfoy, surtout ces derniers temps. Il était vraiment étrange, comme lunatique et étrangement confortable dans son rôle de Maitre.
Alors qu'il allait se reculer de lui-même, je le poussais loin de moi. Il me fit face, les sourcils froncés et cria presque son mécontentement.
« - Qu'est-ce qu'il te prend ? »
J'éclatais d'un rire sans joie, mais aussi nerveux et réellement énervé.
« - Je rêve, c'est toi qui me pose cette question ? J'essayais d'avoir une conversation sérieuse, Malfoy. Je mérite des explications.
- Ce sont des explications que tu demandais ? Non, je me pose simplement la question parce que, ce que tu m'as fait il y a 10 minutes c'était davantage un monologue qu'une conversation.
- Tu prenais ça avec humour. Par Merlin, Malfoy, as-tu une once d'empathie en toi ? Je n'ai même pas les mots. Tu te souviens des épreuves, je le sais. Arrête de nier, arrête de faire comme si tu ne m'avais rien dit et que rien ne s'était passé.
- Je sais que Maitre Teryel t'a fait du mal, et j'en suis désolé mais je ne pouvais pas intervenir.
- Alors désolée d'avoir déranger tes pauvres oreilles avec mes hurlements.
- Je voulais t'aider, Granger. Je t'ai entendu me supplier et m'appeler mais faire quelque chose aurait été bien pire que ne rien faire du tout. »
Cette fois, les larmes coulaient belles et bien sur mes joues et je criais plus que je ne parlais.
« - Si je te suppliais c'était parce que tu me l'avais demandé. Tu as dit que tu m'abandonnerais et je savais que tu en étais capable. Alors oui, j'ai crié ton nom et n'ai pas honte de t'avoir supplié pour que tu restes. Je voulais juste mourir, ne plus sentir mon cerveau brûler et ravager le reste de mon corps. Mais, tu sais, le pire ce n'est pas la douleur qu'à provoquer Teryel… »
Je laissais s'installer un silence lourd, un silence long et insupportable. Mon visage était inondé et Malfoy semblait pétrifié, à quelques mètres de moi et ne faisant plus le moindre mouvement.
Alors je continuais. Je laissais mes prochains sanglots s'insinuer dans sa peau et se loger sous elle, je les laissais détraquer son cerveau comme il avait détraqué le mien.
« - Le pire, c'est ce que tu as provoqué. »
Il semblait vouloir dire quelque chose, la bouche ouverte mais aucun son n'en sortant. Il ne me quittait pas des yeux et je luttais pour ne pas m'enfuir rapidement d'ici et le laisser seul avec ses remords.
Il s'avança de quelques pas hésitants et prit enfin la parole.
« - Granger, je… Il faut que tu saches que ce n'est pas moi. Je ne t'ai pas parlé, pendant cette épreuve, je n'en avais pas les moyens tout comme je n'avais pas les moyens de te sauver. Il faut que tu me croies et que tu m'écoutes, après tu pourras tout me raconter. »
Je gardais le silence, les larmes ne coulant plus qu'à petites doses et les bras croisés sur ma poitrine.
Il continua.
« - Maitre Teryel te veut, Granger. »
Je m'étouffais presque avec ma salive en entendant ses derniers mots. Je le fixais comme s'il était devenu fou ce qui, à proprement parlé, ne serait pas si étonnant.
« - Quoi ?
- Avant qu'il ne te torture, il m'a dit qu'il allait te faire souffrir et que je ne pourrais qu'assister à ce spectacle. Il a essayé de te recruter et m'a dit des choses qui laisseraient penser qu'il n'est pas prêt à nous laisser en paix.
- Tu dois m'en dire plus, Malfoy. Ce que tu énonces ne prouve pas que Teryel nous en veux particulièrement. Il est simplement jaloux de toi et veux te prouver que ses pouvoirs sont supérieurs aux tiens et crois-moi, il est fort dans ce qu'il fait.
- Ecoutes, je sais ce que je dis. Il est devenu obsédé par toi, il voulait montrer qu'il avait du pouvoir sur toi et uniquement toi.
- Tu es parano.
- Non, Granger, ouvre les yeux. Il a pris Weaslette uniquement parce qu'il savait les liens que vous aviez toutes les deux. Ensuite il a tenté de t'avoir en tant que femelle et maintenant il participe à tes épreuves. Je suis navré mais ça fait trop de coïncidences à mon goût.
- Il a pris Ginny par hasard, et le reste ne fait que confirmer mon hypothèse. Je n'ai pas peur de Teryel.
- Mais de moi, si. N'est-ce pas ? »
Je baissais les yeux, n'osant pas affronter son regard accusateur une seconde de plus. Pourquoi avais-je l'impression d'être en tort, alors qu'il était le seul dans cette pièce à devoir des excuses à l'autre ?
« - Ne baisse pas les yeux, Granger. Je ne t'ai fait aucun mal alors arrête de me regarder comme si j'étais ton épouvantard, c'est vexant.
- Alors, explique-moi parce que j'ai toutes les raisons de te regarder comme je le fais. Je sais, ce n'est pas toi qui m'ait dit tout ça mais j'ai du mal à le croire, vraiment.
- Tu te souviens de la faculté psionique des Thanatos ?
- La faculté psionique est l'art qu'on ces créatures à entrer dans les esprits des humains, à les contrôler pour nous rendre faibles et inoffen… »
Je m'arrêtais soudainement dans ma récitation et regardait Malfoy comme s'il était la conclusion que je venais de tirer.
« - Oh Merlin…
- Je pense que tu me dois des excuses, Granger.
- Comment est-ce qu'il… C'est immonde. C'était ta voix, mais… C'était lui. C'était lui qui disait tout !
- Il savait que j'aurais tendance à vouloir te sauver ou intervenir dans les tests, il savait que je ne supporterais pas de te voir souffrir autant et par sa main. Car oui, malgré tout ce que tu penses de moi, te voir agoniser sur cette chaise était insupportable. Chacun de tes cris étaient pour moi et Salazar sait comment j'ai eu envie de venir te sauver. C'était déchirant d'être aussi impuissant face à cette scène et Maitre Teryel l'avait bien compris.
- Je n'ai pas les mots, Malfoy, je suis désolée. J'aurais dû savoir que tu n'aurais jamais fait ça mais c'était tellement réaliste, j'avais l'impression que tu étais juste à côtés de moi et…
- Je savais qu'il te parlait, avec ma voix mais je n'avais aucune idée de ce qu'il te disait. Maintenant, je le sais. Entendre tes cris était déjà insupportable mais, en plus de cela, tu as commencé à me supplier pour une raison que je ne connaissais même pas. Je ne souhaitais qu'une seule et unique chose que tout se termine et qu'on rentre. Mon instinct a pris le dessus et j'ai attaqué Maitre Teryel. Sans que je ne le sache, je l'avais arraché trop brusquement de ton esprit et tu es tombée inconsciente. »
J'étais perdue, toutes les idées que je m'étais faites sur les épreuves étaient entièrement fausses et je ne pouvais m'empêcher de culpabiliser pour ce que j'avais pu penser de Malfoy. Il n'était pas coupable, simplement spectateur et même plus.
Nos rapports s'étaient améliorés et, uniquement par ma faute, le peu qu'on avait construit venait de retomber au point mort.
« - Ecoutes Malfoy, je suis vraiment désolée mais je ne savais pas. J'avais mal, j'étais désespérée et je n'ai pas cherché à savoir si c'était réellement toi ou non qui me parlait. Je n'ai pas réfléchi, et c'est vrai que je ne voulais pas d'explications venant de toi, puis il y a eu ce moment étrange où tu m'as pas vraiment laissé l'occasion de parler et…
- Ce n'est pas grave, Granger. Je comprends, Maitre Teryel peut être très convainquant quand il le veut.
- Tu… Tu comprends ? »
Il me lança un regard exaspéré mais souriait quand même, semblant amusé par ma réplique peut-être légèrement vexante mais naturelle.
« - Je m'enfonce, n'est-ce pas ?
- Oh que oui Grangie.
- Grangie ?
- Petit surnom affectif. Tu préfères mon amour, mon cœur, ma dulcinée ?
- Oh, Merlin. C'est horrible.
- Je trouve ça pas mal personnellement. Je trouve que ça donne un peu de piment à notre relation imaginaire. »
A ce moment, j'avais juste envie d'exprimer à quel point il y en avait eu du piment entre nous, il y a de ça quelques minutes.
Je me raclais la gorge et remettait distraitement une mèche de cheveux rebelle derrière mon oreille. Malfoy suivit mon mouvement des yeux tout le long de celui-ci et un nouveau silence s'installa, interrompu uniquement par nos respirations calmes et les battements encore précipités de mon cœur résonnants à mes oreilles.
Malfoy ne semblait entretenir aucune gêne à me regarder fixement, droit dans les yeux. Il était détendu mais je pouvais sentir une certaine tension émanant de lui, même de l'endroit où j'étais.
« - Pourquoi me fixes-tu comme ça ? C'est assez perturbant.
- Tu baisses les yeux. Pourquoi ?
- Je ne sais pas, je ne me sens pas vraiment à l'aise quand tu me regardes de cette façon.
- De quelle façon ? »
Il souriait sournoisement. Ni gentiment, ni méchamment, simplement comme s'il profitait de la situation pour me déstabiliser. Il avait la tête haute et ne me quittait pas des yeux malgré ma remarque. Je continuais, parlant assez bas pour espérer qu'il n'entende pas.
« - Intensément. »
Son sourire s'élargit encore plus et laissa même échapper un petit rictus.
« - Je ne savais pas que mon regard te faisait tant d'effet.
- Cesse de rêver, Malfoy.
- Je ne rêve pas, j'observe. »
Il termina sa phrase par un clin d'œil rempli de promesses et se retourna vers le lit pour prendre le collier que je comptais volontairement oublier.
« - Ton cœur a retrouvé un rythme normal ? Nous pouvons y aller ? »
Je le regardais passer la porte en direction d'un endroit inconnu, la bouche ouverte et encore étonnée par la perspicacité dont Malfoy faisait preuve.
En effet, les battements de mon cœur étaient encore bien trop rapides.
..
Alors alors ? Petit moment gênant-hot-intense ! Ca vous a plu ?
Tout est mit au clair entre Malfoy et Hermione, ou presque. Les relations sont nettement plus cordiales voir même "taquines" ! Après 11 chapitres il fallait bien qu'une certaine amitié arrive.
Prochain chapitre : L'amour plus fort que la mort (ça va être joyeux encore)
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