Bonsoir à tous! Me revoilà avec un nouveau chapitre, dont je ne suis pas particulièrement fière mais je vous laisse juger par vous-mêmes!
Sinon, j'espère que vous allez tous bien et si pas, que mon chapitre vous changera un peu les idées!
Bonne lecture!
Chapitre 19 : Before
Harry Potter était plongé dans les livres de la bibliothèque depuis des mois, maintenant. Des cernes énormes s'étendaient sous ses yeux verts remplis de tristesse. Il ne dormait pas plus de deux heures par nuit, inquiet. Sa copine et sa meilleure amie étaient coincées Merlin sait où, avec des créatures inconnues, avec des pouvoirs que personne n'estimait.
Ron Weasley était à ses côtés, aussi fraichement conservé que son meilleur ami. Il sentait la transpiration, ne tenait presque plus sur ses deux jambes et soupirait à chaque fois que son souffle le lui permettait. Ils n'avançaient pas. Ils avaient lu tous les livres de la bibliothèque de Poudlard, y compris ceux de la réserve et… rien. Absolument rien.
Il fallait avouer qu'ils n'avaient pas beaucoup de matière de base. Ils cherchaient quoi, au juste ? Des informations sur des créatures dont ils ne connaissaient ni le nom, ni l'apparence. Tout ce qu'ils savaient, c'était leur langage inhumain et le pouvoir qu'ils avaient à modifier les sens des sorciers.
La porte de la pièce grinça, faisant sursauter les deux sorciers concentrés sur leurs notes. Le professeur McGonagall entra, un livre supplémentaire sous le bras.
« - Je n'ai rien trouvé de plus. J'ai envoyé un hibou à la directrice de Fleury et Bott, mais elle m'a déjà envoyé tous les ouvrages qui pouvaient nous intéresser. Elle n'a rien d'autre. J'ai trouvé celui-ci dans la classe de défense contre les forces du mal. »
Elle déposa le livre sur la table, courbée sous le poids des dizaines de livres qui y étaient déjà déposés. « Encyclopédie des créatures magiques non-reconnues par la loi » était deux fois plus épais que les livres dans lesquels les deux meilleurs amis avaient l'habitude de se plonger. La directrice dut lire le désespoir dans leurs yeux.
« - Je suis très fière de vous, les enfants. Il serait peut-être temps pour vous de faire une pause, vous ne pensez pas ? Il ne sert à rien de surcharger votre cerveau d'informations, il finira par exploser. »
Son ton était maternel, et non plus strict comme ils en avaient eu l'habitude. Harry ne prit même pas la peine de relever la tête et répondit.
« - Sans vouloir vous offenser, professeur, je ne pense pas qu'Hermione aurait daigné prendre une pause si nous avions été à sa place. »
Ron soupira une nouvelle fois, et le professeur McGonagall le suivit de peu.
« - Nous entreprenons de renforcer les barrières qui entourent Poudlard. Peut-être serait-il plus constructif de nous aider à protéger l'école, vous ne pensez pas ?
- Est-ce que vous nous incitez à abandonner Hermione et Ginny ?
- Je ne vous demande pas de les abandonner. Cela fait plusieurs mois qu'elles ont été enlevées, il serait plus ingénieux de nous aider à éviter un nouvel assaut.
- Je suis désolé, professeur, mais je ne sortirais pas de cette pièce tant que je n'aurais pas trouvé où se cachent ces créatures. »
Le professeur McGonagall pinça les lèvres.
« - Je comprends. »
Elle tourna les talons et le silence se réinstalla dans la pièce. Harry était déconcentré par cette intrusion, ferma son livre et prit une feuille vierge qui traînait sur la table.
« - Que fais-tu ?
- Je rassemble les informations et les théories que nous avons. J'ai vu Hermione faire ça plusieurs fois quand nous travaillions ensemble.
- Harry, nous avons déjà fait ça des dizaines de fois. Ça ne sert plus à rien. »
Le brun lâcha violemment sa plume et fit face au roux.
« - Qu'est-ce qu'il y a ? Toi aussi tu veux abandonner ?
- Harry, calme-toi, je n'ai jamais dit ça !
- Si tu as une meilleure idée, je t'en prie. Eclaire ma lanterne.
- Je n'ai pas d'idée, je disais simplement que nous avons déjà tout résumé au moins 10 fois. Pourquoi le faire une fois de plus ? Nous n'avons rien trouvé de nouveau depuis des semaines. »
Harry soupira, se calmant. Il était à fleur de peau depuis l'enlèvement, avec cette constante impression d'être inutile. Hermione aurait déjà trouvé la solution depuis un mois si elle était à leurs places. Il se sentait terriblement impuissant, forcé de vivre avec l'idée qu'il ne reverrait peut-être plus jamais la femme de sa vie et sa meilleure amie.
« - Tu as raison, Ron, je suis désolé de m'être énervé contre toi.
- C'est rien, vieux. Je comprends. »
Ron accompagna ses dires d'une tape amicale. Il continua.
« - Je vais nous chercher à manger, profites-en pour te reposer quelques minutes. On n'arrivera à rien le ventre vide.
- Vas-y, je t'attends. »
Harry ferma le livre qu'il était en train de feuilleter et entrepris d'en commencer un nouveau. C'était un ouvrage sur les liens entre la mythologie grecque et la réalité des sorciers. Des dizaines de noms, tous aussi étranges les uns des autres apparaissaient sous les yeux du brun aux yeux verts. Il commença sa lecture et continua, accompagné de Ron, jusqu'à la nuit tombée. A 1h du matin, il décida d'arrêter les recherches, ce livre n'apportait rien de bon.
Il jeta un œil à la page suivante et ferma le livre avec force. Il avait lu assez. Après 300 pages de lecture et aucune information, il s'arrêta sur un chapitre intitulé « Thanatos, personnification de la Mort ».
« - Tu te fous de ma gueule ? Tu penses que je décide de quand ça arrive ? Je ne le fais pas exprès !
- Granger, excuse-moi mais c'est quand même très fréquent donc je me pose des questions.
- Oui, peut-être, ce n'est pas une raison pour te moquer !
- C'est diablement tentant.
- Ca ne m'étonne pas de toi.
- Je suis sûre que dès que je lève un peu mon t-shirt… Tu vois ! Tu rougis instantanément !
- Ta gueule. »
Je croisais les bras, mécontente de m'être fait si vite bernée.
« - Si j'avais su que la petite Granger était si réceptive, j'en aurait profité bien avant.
- Tu n'aurais profité de rien du tout, je ne suis pas consentante.
- Es-tu certaine de ce que tu affirmes ?
- Absolument. »
Malfoy, comme voulant me prouver que j'avais tort, se déplaça et me fit face.
« - Tu veux me faire croire que si je t'embrasse, maintenant, tu me repousserais ? »
Je regardais ses lèvres roses. Evidemment que non, je ne l'aurais pas rejeté, j'aurais peut-être même approfondit le baiser. Son nez toucha le mien, il s'approchait de plus en plus. Je posais mes mains sur son torse sans, cependant, exercer de pression.
Je gémis de frustration et le repoussait finalement, ne voulant pas le laisser gagner cette manche.
« - Oui, bon, ce n'est pas la peine de tester. »
Il éclata de rire, totalement conscient que je ne l'aurais pas rejeté si nous avions été plus loin. Je lui lançais un regard noir, blessée dans ma fierté.
« - Tu sais, depuis tout ce temps j'aurais carrément pu te forcer. Tu as de la chance d'être tombé sur un homme qui sait se retenir.
- Parce que tu aimerais que je te remercie de ne pas m'avoir violé ?
- Oui.
- Je rêve, tu as surtout beaucoup de chance que je ne veuille pas abîmer mes belles phalanges sur ton visage de fouine.
- Je pense que tu ne te rends pas bien compte. Je suis un homme, Granger, j'ai des besoins ! Et ça fait plusieurs mois qu'ils ne sont pas satisfaits, si tu vois ce que je veux dire.
- Donc, parce que tu es un homme qui n'a pas eu de relations sexuelles depuis un moment, je devrais t'applaudir ?
- Exactement. Tu es une fille, tu es loin d'être moche et repoussante donc je suis plutôt fier de moi. J'ai un pouvoir de résistance imparable. »
Cette fois, c'était à mon tour d'exploser de rire. Je m'approchais de lui comme il l'avait fait quelques minutes auparavant. Au milieu de notre chambre, il me regardait de haut. Je le sentais tendu, comme impatient de vivre la suite des évènements.
« - Tu sais ce que je pense ?
- Dis-moi tout, Granger.
- Si tu n'as pas été tenté, c'est parce que je n'ai rien essayé.
- Explique-toi. »
Je collais mon corps au sien, si bien qu'aucun millimètre ne séparait nos peaux. Discrètement, je le faisais reculer et il butta contre le lit, s'allongeant sur ce dernier. Je m'asseyais à califourchon sur son ventre, consciente qu'il était déjà arrivé à un état où l'envie était pressante.
L'atmosphère était tendue. Le silence était d'or et le blond ne me quittait pas des yeux, impatient de voir jusqu'où j'irais avant de me faire prendre à mon propre jeu.
Même si j'étais sûre de ce que je faisais, j'avais affreusement peur d'être ridicule. Je n'avais jamais été aussi entreprenante avec un homme, je n'avais même jamais été dans une position aussi suggestive que celle-ci avec quelqu'un.
Décidant malgré tout de continuer, je me penchais à son oreille et murmurait quelques mots, d'une voix que je rendis volontairement sensuelle.
« - Tu veux me faire croire que si j'essaie quelque chose, maintenant, tu me repousserais ? »
Il grogna, d'envie ou de frustration. Toujours au-dessus de lui, je profitais de son immobilité pour déposer mes lèvres dans son cou. Je commençais par l'arrière de ses oreilles, et il frissonna instantanément. Je descendais de plus en plus. Arrivée à la base de sa nuque, je me redressais et regardais son visage.
Il serrait les lèvres et avait les yeux fermés. Il du sentir mon regard sur lui car il ouvrit rapidement les yeux et soupira.
« - Ne joue pas à ça avec moi, Granger. »
Je souriais malicieusement et, voyant la façon dont il réagissait, décidais de continuer.
Je me penchais à nouveau à son oreille mais restait silencieuse. Après un temps d'attente où le blond ne bougea pas d'un millimètre, je descendais légèrement en soufflant sur sa nuque. Je remontais au niveau de son visage et entrepris de faire subir la même torture à ses lèvres, sans jamais les toucher. J'embrassais le coin gauche, le coin droit, mordait la peau de son cou et remontait frôler sa bouche. Excepté ses yeux fermés et sa respiration saccadée, rien ne m'indiquait si ce que j'étais en train de faire lui procurait du plaisir.
Mécontente de ne pas le voir flancher, je me redressais. Auparavant assise sur son ventre, je descendais mon bassin afin qu'il soit pile au niveau du sien. Je m'asseyais, il siffla. J'étais assise sur la partie la plus sensible de son anatomie, certainement déjà stimulée à cause de mon comportement de quelques secondes auparavant.
« - Granger… »
Avant qu'il ne puisse prononcer un autre mot, je bougeais légèrement au-dessus de lui, créant un frottement entre son bassin et le mien. Je m'étais contentée de me replacer correctement sur lui, le contact provoqué n'étant pas volontaire. Il grogna instantanément et je pus à peine sentir une bosse déformer son pantalon qu'il me renversa sur le lit.
Désormais au-dessus de moi, il s'installa entre mes jambes et plongea sa tête dans mon cou. Il suça, mordilla, lécha et fit subir mille et une tortures à la peau tendue de ma nuque. Alors qu'il arrivait au niveau du lobe de mon oreille, auquel il fit tout autant de mal, je plaçais instinctivement ma main dans ses cheveux. J'étais extrêmement sensible à cet endroit, si bien qu'un gémissement plus ou moins retenu fini par passer la barrière de mes lèvres. Le motivant et l'excitant davantage, Malfoy mit plus d'ardeur à sa tâche.
Il ne m'embrassait pas et se contentait de jouer avec mes lèvres. Il s'amusait à mordre ma lèvre inférieure sans jamais aller plus loin, ce que je désirais ardemment. Je voulais qu'il m'embrasse, je voulais sentir ses lèvres sur les miennes et sa langue contre la mienne. Mais le blond en avait décidé autrement, et souhaitait simplement me pousser à bout comme je l'avais fait avec lui quelques minutes auparavant.
J'eus le sentiment d'avoir été trop loin lorsque nos bassins s'entrechoquèrent et que je pus sentir l'érection du blond contre le tissu de mon pantalon. J'étais la seule responsable de ce qui venait de se passer, j'avais entrepris de lui prouver qu'il avait tort mais je ne pouvais pas faire ça avec Malfoy. Ce n'était pas ce que je voulais.
J'avais beaucoup de mal à reprendre mes esprits, j'avais envie que cette douce torture continue mais ma raison me l'interdisait. Malfoy avait des besoins, j'avais des besoins aussi mais je n'étais évidemment pas prête mentalement à me laisser aller avec lui, certainement pas pour ma première relation sexuelle.
Le blond frottait son bassin au mien tout en suçant ma peau, si bien que son nom sonnait comme un gémissement à mes propres oreilles alors que j'étais censée lui demander de s'arrêter. Je finis par reprendre mes esprits, ayant trop peur qu'il ne puisse plus s'arrêter.
« - Malfoy… »
Comme s'il avait perçu le ton différent de ma voix, il s'arrêta instantanément et laissa tomber sa tête dans ma nuque.
« - Je suis désolée, Malfoy, mais on ne peut pas faire ça. »
Nos souffles étaient saccadés et je pouvais toujours sentir son érection contre ma cuisse.
« - Granger, c'était vraiment salop ce que tu fais. C'était vachement bon, mais putain ce que c'est salop.
- Je suis désolée, je ne pensais pas que ça allait finir de cette façon. Je n'ai pas réussi à me gérer et je peux comprendre que tu m'en veuilles mais…
- Je ne t'en veux pas. »
Il se redressa, s'allongea à mes côtés sur le lit et resta silencieux. Je le regardais, il avait les yeux fermés et semblait extrêmement concentré.
« - Tu sais, ce n'est pas de ta faute. C'est moi qui ai commencé et…
- J'essaie vainement de penser à autre chose afin de calmer ce que tu as réveillé dans mon pantalon en jouant de cette façon avec moi et ce n'est pas avec ta petite voix innocente et tes yeux doux que je vais y arriver.
- Oh, pardon. Tu veux que je m'en aille ?
- Putain. Je vais prendre une douche. »
Comme piqué par une aiguille, il se leva et s'enferma dans la salle de bain. Un peu déboussolée, je tentais également de recentrer mes idées et de penser à autre chose que les lèvres du blond dans mon cou. Je n'en revenais pas. C'était moi, Hermione Granger, qui avait allumé Drago Malefoy. Le monde ne tournait plus rond.
Quelques minutes plus tard, il sortit de la salle de bain, calme et silencieux. Il marcha rapidement vers moi, attrapa mon bras et me plaqua contre le mur avec violence. Alors que mon esprit imaginait déjà le pire des scénarios, le blond se contenta de s'approcher très près de ma tête et de murmurer quelques mots d'une voix tendue.
« - La prochaine fois que tu fais quelque chose comme ça, je promets sur tous les dieux qui existent que je ne m'arrêterais pas. »
Je retenais mon souffle et acquiesçais.
« - Putain, Granger, tu m'énerves.
- Je n'ai rien dit !
- Tu n'imagines même pas les images que je vais avoir constamment en tête maintenant. »
Je rougissais violemment, consciente de quelles images il parlait. J'avais les mêmes.
« - Mais arrête de rougir, c'est encore pire !
- Je t'ai déjà dit que je ne le faisais pas exprès !
- Dès qu'on sort de ce sous-terrain morbide, Granger, tu me devras ce que tu m'as interdit il y a quelques minutes.
- Arrête de dire des choses pareilles ! Tu t'étonnes que je rougis mais est-ce que tu t'entends parler ? »
Il se recula et leva les mains au ciel, signe d'innocence.
« - Je te prévenais simplement. »
Je soupirais mais riait intérieurement. De départ, nous devions nous entraîner pour la magie intuitive, et tout avait totalement dérapé quand j'avais rougis parce qu'il avait fait une allusion comme il aimait les faire. C'est-à-dire, pas subtilement.
Nous étions dans notre chambre depuis plusieurs heures. J'avais faim, j'étais fatiguée et déboussolée. Les évènements s'étaient enchaînés et notre évasion était vraiment proche désormais.
Malfoy avait pris mon éducation à la magie intuitive très à cœur. Il ne me laissait pas une minute de répit, décidant de commencer par m'apprendre incendio. Si nous n'avions pas de feu, nous n'avions pas de rituel et les Initiaux resteraient en vie.
« - Granger, un peu de concentration, je t'en prie. »
Je secouais distraitement la tête et regardait le ridicule bout de bois que le blond avait trouvé dans les souterrains afin que je puisse le faire s'enflammer. Il est évident qu'à part quelques étincelles, l'essai s'était révélé être un échec cuisant.
« - Je suis concentrée, c'est toi qui m'en demandes de trop.
- Excuse-moi, tu veux te reposer peut-être ? Un jour de plus ici et nous sommes morts.
- Je sais, d'accord ? Ce n'est pas nécessaire de me mettre la pression comme tu le fais !
- Bouh méchant Malfoy ! »
Prenant un ton totalement ironique et moqueur, je le regardais m'imiter avec énervement.
« - Ferme là ! Tu es vraiment inutile. En plus de n'être d'aucune aide pour m'apprendre la magie intuitive, tu es désagréable et méchant.
- Parce que tu pensais que j'étais gentil, peut-être ?
- Excuse-moi d'avoir espéré un peu de bonté venant de toi. Parfois j'oublie que tu es un Mangemort.
- Je ne suis pas un Mangemort.
- Relève ta manche.
- Tu sais très bien ce qu'il y a sous ma manche alors arrête de jouer à ce petit jeu. Je ne critique pas ton monde, tu ne critiques pas le mien.
- Pardon ? Je n'en reviens pas. Il faut être vraiment débile pour croire à ses propres mensonges.
- Qu'est-ce que j'ai dit de faux ?
- Tu ne critiques pas mon monde. Tu l'as fait pendant 6 ans, est-ce réellement nécessaire de te le rappeler ? »
Le blond soupira bruyamment, ses deux yeux gris plongés avec férocité dans les miens.
« - Je sais ce que j'ai fait. Tu étais une sale gamine pourrie-gâtée qui se croyait plus intelligente que Dumbledore lui-même. Tu n'as fait face à aucune difficulté dans ta vie, aucun doute et aucune décision vitale. Ton chemin était tout tracé, en tant que meilleure amie du grand Harry Potter.
- Tu es vraiment con. Tu ne sais rien de moi.
- Ce n'est pas difficile de deviner quel genre de fille tu es.
- Ah oui, et je suis quel genre ? »
Un silence s'installa et je pu voir l'hésitation dans les yeux de Malfoy.
« - Une sang-de-bourbe. »
A peine le mot fut prononcé, une flamme haute et fine explosa aux pieds du blond. Il eu un bond vers l'arrière, tandis que je fixais le feu avec admiration.
« - Putain, Granger ! »
Mes yeux se posèrent sur Malfoy et la colère revint avec plus d'ardeur. La chaleur à ses pieds grandissait et évoluait à la vitesse de l'éclair. Bientôt, j'entendis une voix, à peine plus forte qu'un murmure, m'implorant un ordre. Je dirigeais le feu, j'étais le feu.
Je fermais les yeux et visualisait la pièce dans sont entièreté. Je resserrais l'emprise psychologique que j'avais sur l'élément et entreprit de la ramener vers moi, formant un cercle protecteur autour de mon corps.
Puis, aussi soudainement qu'elle était apparue, la flamme disparut.
J'ouvrais les yeux et je fus bouche bée face au spectacle que j'avais devant les yeux. Tout était sans dessus dessous. Moi qui pensais contrôler la situation, j'avais été totalement dépassée.
Malfoy était toujours face à moi, un peu plus loin et ne me quittait plus des yeux.
« - C'était vachement dangereux ce que tu viens de faire, Granger. »
Je ricanais doucement, la pression descendant peu à peu.
« - Je… Je n'ai absolument rien vu. Je pensais que je contrôlais dans ma tête ce que je faisais en réalité.
- Alors là, pas du tout. »
Je soupirais et gardais les yeux dans le vide.
La bonne nouvelle était que désormais, avec un peu de provocation, je pouvais enflammer toute une pièce. La mauvaise nouvelle je ne dirigeais rien.
« - On s'en va dès que tu apprends Sectum Sempra. »
Malfoy fit demi-tour à ces mots et entreprit de remettre notre chambre en ordre.
« - Je n'arrive même pas à faire incendio.
- Tu viens de me prouver le contraire.
- J'ai réussi parce que tu m'as provoquée et j'ai tout saccagé. Ça pourrait être dangereux si je ne contrôle pas ce que je fais. Je dois être prête ! »
Le blond serra la mâchoire et donna un coup de poing dans le mur, laissant sa trace dans le plâtre.
« - Tu commences vraiment à me mettre sur les nerfs, Granger. Je n'en ai strictement rien à foutre que tu sois prête ou non, je pense que quelques informations sont passés à travers ta tête de hérisson.»
Il marqua une pause tandis que je devenais rouge sous l'insulte.
« - Quelqu'un a forcé la porte, est venu fouiller dans nos affaires et n'a absolument rien prit. Tu sais ce que ça veut dire ? »
Je le regardais avec toute la haine que mes yeux étaient capables de transmettre et répondait à sa question.
« - Oui, je sais. Mais, peu importe la raison pour laquelle quelqu'un est venu ici, il n'a rien trouvé. Il n'a aucune preuve contre nous.
- Mais il a des doutes !
- Et alors ? Ce ne sont pas avec des suspicions que les Initiaux vont nous tuer. »
Il plongea sa tête entre ses mains et posa ses coudes sur ses genoux. Je m'accroupis face à lui et il du sentir ma présence car il se redressa.
« - Je suis d'accord sur le fait que nous devons nous dépêcher, mais nous ne sommes pas au bord du précipice. Je nous donne encore une petite semaine pour détailler ce que nous devons faire et ne pas foncer tête baissée. »
Il acquiesça et me regarda droit dans les yeux.
« - Je ne veux pas mourir. Pas si proche du but. »
Je souriais légèrement.
« - Moi non plus. On sortira d'ici, tous les deux.
- Ginny.
- Quoi ?
- Tu oublies Ginny. »
Je soupirais face à sa remarque et entrepris de lui expliquer la discussion que nous avions eu la veille, après l'entraînement.
« - Ginny ne veut plus partir. »
Malfoy eut une réaction identique à la mienne, il était bouche-bée.
« - Pourquoi ?
- Elle est amoureuse de Teryel. C'est ridicule, qui pourrait tomber amoureux de quelqu'un comme lui ? Il n'est même pas humain. »
D'un coup, Malfoy se raidit et parut démotivé.
« - Tu as raison. Elle perd totalement la tête depuis qu'elle est ici. Nous devrons faire sans elle.
- C'est hors de question, c'est ma meilleure amie.
- Etrange, je pensais que ta meilleure amie était amoureuse de Potter ? »
J'abandonnais toute résistance face à cette constatation évidente. Ce n'étais plus Ginny.
« - Elle m'a dit qu'elle devait encore réfléchir. Peut-être qu'elle changera d'avis. »
Quelques minutes après cette courte pause, j'étais à nouveau debout, plantée sur mes deux pieds devant Malfoy.
« - Fais flamber ce putain de bout de bois, Granger ! »
Je ricanais face à son ton ironique et fixais attentivement la petite branche à ses pieds. Au moment où une fine flamme apparaissait et grandissait au rythme des secondes, la porte s'ouvra brutalement.
La chevelure rousse de Ginny apparut, mais disparut rapidement dans le dos de Teryel, qui s'était imposé devant elle.
Par réflexe, je jetais un œil et soupirais de soulagement. Le feu avait consumé la branche et il ne restait aucun vestige de notre entraînement.
« - Voilà enfin mes deux personnages préférés ! Vous permettez que je m'installe ? »
Malfoy et moi restions immobiles, si bien que la créature s'installa d'elle-même sur le lit conjugal.
« - Je suis navré de vous déranger à cette heure mais il se trouve que ma femelle, ici présente, m'a fait part de certaines choses plutôt curieuses. »
Son ton devint subitement froid comme la glace.
« - Je suis au courant de ce que vous manigancez. »
Hé bien, Teryel en sait plus que prévu et ça n'est pas pour nous arranger! J'espère que ce chapitre vous a plu!
N'hésitez pas à laisser votre avis en review, ça me fait toujours super plaisir!
Merci pour tout!
