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Hey les gens ! J'espère que vous allez bien :)
On se retrouve aujourd'hui pour le troisième chapitre de cette fanfiction, j'espère que le précédant vous a plu et que celui-ci vous plaira aussi^^
N'hésitez pas à me laisser une review pour me dire ce que vous en avez pensé, ça m'aidera beaucoup à m'améliorer !
Bref, je vous laisse à votre chapitre ^^
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Chapitre III : Le calme avant la tempête.
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PDV Mathieu
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« Allez, à notre futur projet ! » s'exclama fièrement Maximin.
Toutes les personnes présentes levèrent leurs verres, un grand sourire scotché sur leur visage. J'étais parmi eux, moi aussi de très bonne humeur ce soir-là. Je souris, observant toute mon équipe, et Antoine, notre invité de marque. Au bout de quelques secondes après avoir trinqué, on baissa nos verres pour y boire. Je souris de satisfaction en sentant la boisson amère couler dans ma gorge, sachant que la soirée pour moi ne faisait que commencer. J'observais les alentours, les moindres recoins du night-club où nous étions venus pour fêter le commencement de notre long-métrage, le monde de Rosalie. Le scénario n'était pas totalement terminé, le premier tournage n'aurait pas lieu avant au moins trois semaines, mais ça faisait toujours une excuse pour boire et faire la fête.
Mes yeux se posèrent sur Claire en face de moi, ses beaux cheveux bruns étaient noués en chignon et elle me lança un sourire éclatant, le visage rayonnant. Elle était vêtue d'un débardeur rose pâle avec un décolleté généreux, une chemise à carreau blanche et noir et un jeans bleu. Je me surpris à la trouver belle. Non, pas belle, magnifique, une vraie beauté. Ce n'était pas à cause de l'alcool, non, je n'avais pas assez bu pour ça, mais c'était comme si à présent je la voyais réellement comme une femme. Pas comme une amie, pas comme ma collègue, comme une femme, une vrai femme que je désirais mettre dans mon lit. Ce n'était pas la première fois que j'éprouvais ça pour elle, pas la dernière fois que ça arriverait, j'étais quelqu'un de très versatile. Je bus une autre gorgée de ma bière sans la quitter des yeux. Je ne pensais pas qu'au cul, et évidemment je n'allais pas lui sauter dessus devant tout le monde, je n'étais pas un animal, et comme je l'avais déjà dit, la soirée était loin d'être finie.
Je lui rendis son sourire, alors que la demoiselle passait son bras autours des épaules d'Antoine, l'air joyeux, s'exclamant vivement :
« On a fait du bon boulot, les gars ! J'ai hâte de voir ce que tout ça va donner une fois filmé ! »
Le grand brun à qui je n'avais pas encore vraiment fait attention lâcha un petit rire, ébouriffant les cheveux de Claire, le sourire fière. Néanmoins, ses yeux étaient fatigués, et même s'il semblait très heureux pour une raison que j'ignorais, je savais qu'il ne tiendrait pas toute la nuit, et qu'il rentrerait sans doute vite se coucher. La jeune femme le repoussa gentiment avec un petit rire, avant de dire d'une façon très modeste en prenant un air de diva :
« Ce projet est en train de voir le jour grâce à moi ! »
Le grand brun pouffa et secoua la tête d'un air blasé en observant notre amie, visiblement partagée entre l'amusement et l'accablement. J'haussais un sourcil en regardant Claire, prenant un air hautain, histoire de la taquiner un peu.
« Pardon ? Je te ferais dire que nous, hommes grands et forts aux muscles saillants, avons porté ce projet bien mieux que toi, femme !
-Mais oui, bien sûr ! Tu veux me faire croire que c'est avec vos petites gueules d'anges et votre motivation de gros nuls que vous avez réussi, hein ! »
Elle me rendait les piques que je lui envoyais, ce qui m'amusait, je devais bien l'avouer. Je m'étirais, alors que Nicolas vint me donner une petite tape dans le dos, souriant. Il serait un de mes acteurs principaux pour ce long métrage, il jouerait le rôle d'Arthur, le copain de Rosalie, qui serait jouée par Charlène, sa copine. Ils étaient mignons tout plein, ces deux-là, ça me donnait presque envie de m'engager moi aussi. Mais le célibat était une chose bien trop belle pour que j'y renonce. Tant de liberté, c'était si beau ! Aucune attache, aucun compte à rendre.
« Tu as la chance d'avoir les deux meilleurs acteurs de toute ton équipe pour ce projet. Tu as bien choisi, Mathieu. » vint se vanter Nicolas avec un grand sourire.
Je pouffais en buvant une gorgée de ma bière, amusé par la vantardise de mon ami. Robin leva les yeux au ciel en entendant Nico, habitué par la fausse vantardise de ce dernier. L'homme de l'ombre ainsi que le reste de l'équipe vivaient ça quotidiennement, et tout le monde le sait, les blagues les plus courtes sont les meilleurs.
« Franchement Nico, t'es lourd. » se plaignit Robin, en posant son verre vide sur le comptoir.
Il avait l'air d'être le plus calme et le plus raisonnable de tous, mais il n'en était rien : c'était le plus gros fêtard de la bande, il me dépassait même ! Il commanda un autre verre de vodka alors que Kévin, jaloux de Nicolas qui avait eu un des rôles principaux contrairement à lui qui avait été relégué à un rôle secondaire, boudait dans son coin en regardant son verre de soda. Le pauvre, en plus de ça, il faisait partie de ceux qui avaient été désignés pour rester sobre au cours de cette soirée.
« Allez, tire pas la gueule, mec ! Dis-toi que toi au moins, tu as un rôle ! » s'exclama William d'un air joyeux en allant s'installer près de lui.
Il était vrai que William n'avait pas eu de rôle. Lui s'en fichait éperdument, il travaillait activement sur ce projet, et savait que même s'il ne jouerait pas dedans, il aurait contribué à sa création. Kévin haussa les épaules, et en homme fier qu'il était, se reprit rapidement en affirmant :
« Non mais j'boude pas, hein ! Ça me fait chier de pas pouvoir picoler, c'est tout ! »
Je levais les yeux au ciel en l'entendant, et bus une autre gorgée de ma bière en regardant autours de moi. Le night-club était bondé et une musique commerciale beaucoup trop forte faisait vibrer les murs de la bâtisse, alors que plusieurs personnes bourrés ou non dansaient sur la piste. Maximin en faisait partie, il ne tenait pas vraiment l'alcool, et je fus assez amusé de le voir comme ça. Aussi, je ne pus m'empêcher de sortir mon téléphone pour le filmer quelques secondes. A côté de moi, j'entendis Claire demander à Antoine d'une voix malicieuse :
« Dis donc Antoine, tu m'as l'air bien fatigué ! Tu as fait quoi la nuit dernière pour être aussi crevé ?
-J'ai terminé le scénario, figure toi !
-Maximin a pourtant l'air moins fatigué que toi. Et Mathieu... bah comme d'hab, il a toujours l'air crevé ce type. » se moqua gentiment notre amie.
« Maximin est bourré, c'est différent ! » s'indigna Antoine, amusé.
Néanmoins, j'avais remarqué ses joues légèrement rouges, ce qui me fit doucement sourire. J'aimais les regards gênés qu'il me lançait, la façon dont il tortillait ses cheveux entre ses doigts, et surtout la façon dont il me fixait. Je le savais, j'avais des yeux moi aussi, et je savais qu'il m'observait. Moi. Personne d'autre. Il me bouffait du regard, et j'étais loin, très loin d'en être dérangé. J'aimais attirer l'attention des gens sur moi, dans le bon sens du terme évidemment. Et je devais bien avouer être flatté de l'attention qu'il me portait.
Je soupirais un peu et en quelques gorgées, finis mon verre de bière avant de le reposer sur le comptoir. La musique battait son plein et j'étais plutôt détendu en cet instant. Durant les semaines passées, je n'avais cessé de penser à notre long-métrage, j'avais mis mes tripes dans ce projet et travaillé dessus m'avait passionné. Je ne pensais désormais plus qu'à commencer le tournage avec mon équipe et mes acteurs. Mais maintenant, là tout de suite, j'avais vraiment envie de me vider la tête, de penser à autre chose. Sans y réfléchir à deux fois, je commandais un autre verre.
Hugo s'approcha de moi, tenant en main son cocktail sans alcool. Il travaillait le lendemain, et ne resterait par conséquent pas longtemps à cette soirée. Malgré tout, et en bourreau des coeurs qu'il était, je savais qu'il allait tout faire pour ramener une fille chez lui, ce qui n'était peut-être pas une bonne idée s'il souhaitait passer une nuit reposante. Enfin, de toute manière j'étais mal placé pour lui faire la morale. Maxime dit Stepiou, s'approcha lui aussi de moi, et je fus ainsi entre mes deux amis, Maxime à ma droite et Hugo à ma gauche. Je souris, amusé en voyant Hugo observer les jeunes femmes dans la pièce, cherchant sans doute à approcher l'une d'entre elle.
« Tu penses que c'est raisonnable de ramener une fille chez toi ? » demanda Maxime, avec un petit sourire en coin.
Je souris en tournant la tête vers Maxime, puis vers Hugo pour l'observer avant de questionner à mon tour :
« C'est vrai ça, tu te lèves à quelle heure demain ?
-On s'en fiche de demain ! » s'exclama Hugo en haussant les épaules d'un air désinvolte.
Je souris, amusé, alors que Hugo, tout sourire, sembla jeter son dévolu sur une jolie rousse aux beaux yeux verts qui buvait au bar. Il finit sa boisson d'une traite et me tendit son verre vide sans même me demander mon accord, avant de se diriger vers elle pour l'aborder. Je poussais un soupir, amusé mais à la fois embêté d'être encombré d'un verre en plus, vide qui plus est. Maxime sourit doucement en observant notre ami parler à la jeune femme, et détourna le regard pour m'observer.
« Alors, tu as vu une fille qui te plait, toi ? »
Je lâchais un soupir, amusé, et détournais le regard pour observer à mon tour les personnes qui s'y trouvaient. Maxime m'imita et d'un mouvement de tête discret, désigna une jeune femme d'environ notre âge, cheveux bruns coupés courts avec des yeux couleur ébène. Elle portait un débardeur noir et un pantalon à carreau rouge et noir, avec plusieurs bracelets de force au poignet droit et des Dr Martens à fleur.
« Elle, elle est jolie, non ? Puis elle a un style assez sympa.
-Oui c'est vrai, mais j'ai déjà des vues sur quelqu'un d'autre, j'te la laisse. »
En disant ça, je bus mon verre de bière d'une traite avant de le poser sur le comptoir, me débarrassant au passage du verre qu'Hugo m'avait laissé, les yeux rivés sur Claire qui assise à une table seule, semblait pensive et sirotait un cocktail, triturant la paille entre ses doigts fins. Je souris et m'approchais d'elle à grand pas, m'asseyant sur la chaise libre à ses côtés. Elle haussa un sourcil en posant ses yeux sur moi, alors que je lui offrais un sourire joueur. Pour nous entendre, nous étions obligé de nous parler bouche contre oreille, ce qui ne me déplaisait pas : j'adorais le fait que son parfum vienne chatouiller mes narines.
« Bah alors, pourquoi t'es toute seule ?
-Je m'ennuie de toi, chaton ! Et toi, pourquoi tu viens me voir ? Je te manque ?
-Bien sûr ! »
Elle lâcha un petit rire en secouant doucement la tête de gauche à droite, comme amusé par ce que je venais de dire. Je souris doucement et posais doucement ma main sur la sienne et elle entrelaça nos doigts. Elle était tellement belle comme ça, avec son sourire doux, ce regard si tendre. Ce petit côté innocent me donnait envie de me jeter sur ses lèvres, elle m'attirait encore plus qu'à l'accoutumé. Ce qui se passerait ce soir ou demain m'importait peu, je savais que quoi qu'il arrive, je passerais ma nuit aux creux de ses reins, et me réveillerais dans ses bras protecteurs.
Une main contre le mur, l'autre perdue dans ses cheveux, je l'embrassais langoureusement depuis déjà plusieurs minutes. Claire, dos contre le mur, avait une main sur ma nuque et l'autre sur mon torse alors qu'elle faisait danser sa langue avec la mienne. Je pressais doucement mon corps contre le sien, envieux de plus de contacte, alors que sa main sur ma nuque glissa le long de mon dos. Une explosion de bonheur me fit tourner la tête, et je souris contre ses lèvres, satisfait de ma soirée et d'avoir mon amie dans mes bras, quand une poigne ferme me prit l'épaule en une pression presque douloureuse. Je fronçais les sourcils et détachais ma bouche de celle de Claire, qui semblait tout aussi confuse que moi, pour me retourner et me retrouver nez à nez avec Antoine. Ses yeux étaient vitreux, et il me regardait avec colère et incompréhension.
« On peut savoir ce que tu fous ?!
-Hein ?! Euh... j'vais pas te faire un dessin, je crois ? »
Nous étions tous les deux obligés de parler fort, presque de crier pour que nos paroles couvrent le bruit qui régnait dans le night-club. Les traits du visage d'Antoine se faisaient toujours aussi durs, et je ne comprenais absolument rien de ce qu'il me voulait. Je tournais les yeux vers Claire, essayant de savoir si elle comprenait la situation, mais elle semblait tout aussi perdue que moi, ce qui n'était pas pour me rassurer.
« Je peux te parler en privé ?! »
C'était plus un ordre qu'une question, mais j'acquiesçais malgré tout, ne souhaitant pas le froisser plus qu'il n'était déjà. Assez agacé de m'être fait déranger, j'offris un sourire gêné à Claire, lui indiquant que je n'en aurais pas pour longtemps, avant de suivre Antoine en dehors de la boîte. Il m'entraîna sur le parking, et j'essayais de suivre la cadence de ses pas. Il faisait nuit noire, bien que le parking était plein il n'y avait personne dehors. On entendait le bruit de quelques oiseaux, mais surtout des voitures étant donné que l'autoroute n'était pas loin. Je frissonnais, il faisait frais et par moment le vent venait secouer les feuilles des arbres. Mais lui ne semblait pas avoir froid. Je le voyais de dos, il était crispé et ses poings étaient serrés. Son attitude m'énervait au plus haut point, et je serrais les dents pour contenir ma colère. J'avais un peu picolé et m'étais fait déranger dans un moment assez intime, j'espérais donc ne pas m'emporter, surtout face à son attitude assez désagréable. On s'arrêta tous les deux dans un coin isolé du parking, et on se retrouva face à face alors qu'il demanda brusquement :
« Pourquoi tu l'embrassais ?! »
Je fronçais les sourcils, pas sur de comprendre ce qu'il lui arrivait. Il semblait jaloux, et je devais bien avouer ne pas comprendre pourquoi. Claire ne lui était pas réservée, j'avais aussi le droit d'en profiter. Je dis, assez froid :
« Bah écoute, je l'embrasse parce que j'ai envie de l'embrasser. J'vois pas en quoi ça te dérange, si tu voulais te la faire fallait agir avant.
-Attend là, j'pensais qu'on était ensemble, non ?! En couple, dans une relation ! Et tu veux voir ailleurs ?!
-Ola, tu crois pas que tu vas un peu vite ? C'est pas parce qu'on a baisé ensemble une fois qu'on est en couple, ça veut rien dire. Je t'aime pas, j'vois pas comment t'as pu penser ça, mec. Toi et moi on est pote, ça s'arrête là. Hier j'étais juste en manque, et toi aussi, c'était rien de plus qu'une partie de baise. »
Le visage d'Antoine s'était décomposé. Il ne semblait pas triste au point de pleurer, mais je voyais que ce que j'avais dit l'avait chamboulé. Ses yeux bruns étaient remplis d'incompréhension, et je l'avais sans doute vexé. J'avais été dur dans mes paroles, et je m'en voulais, mais je l'avais fait pour qu'il comprenne. Coucher ne veut pas dire aimer, je ne ressentais rien pour lui, et même si savoir qu'il avait ce genre de sentiment pour moi était assez flatteur, je me devais de lui apprendre la vraie vie. Je soupirais un peu, gêné, alors qu'il ne semblait pas prêt à reprendre la parole. Je détournais le regard, et me dépêchais de faire demi-tour sans un mot pour retourner à l'intérieur.
Claire m'attendait.
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Voilà, c'était le chapitre trois ! J'espère qu'il vous a plu, et que le prochain chapitre vous plaira aussi !
Review ? Ça me ferait très plaisir et m'aidera à m'améliorer ! :D
On se retrouve samedi prochain pour le chapitre quatre ! En attendant, bon week-end à vous ;)
Amour et licorne *^*
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