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Hey les gens ! J'espère que vous allez bien :)
On se retrouve aujourd'hui pour le quatrième chapitre de cette fanfiction, j'espère que le précédant vous a plu et que celui-ci vous plaira aussi^^
Sinon, dans une semaine je suis en vacances ! Et j'ai hâte que le Curry reprenne les vidéos :3
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RAPIDE ANNONCE
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Je vous donnerai quelques infos à la fin du chapitre sur mes futurs projets ! J'espère qu'ils vous plairont :)
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N'hésitez pas à me laisser une review pour me dire ce que vous en avez pensé, ça m'aidera beaucoup à m'améliorer !
Bref, je vous laisse à votre chapitre ^^
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Chapitre IV : Perdu dans ses bras.
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PDV Antoine
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Je soupirais un peu, la tête dans le cul, alors que le bruit des marteaux piqueurs résonnait dans ma tête. Dans la rue en bas de chez moi, il y avait des travaux. Ils devaient sans doute refaire la route, tant mieux d'ailleurs, étant donné que cette dernière était pleine de nie de poule. Adossé contre le bar de ma cuisine, j'observais la bouilloire sur le feu. Je venais de me réveiller, il était tard et la soirée de la veille m'avait fatigué, alors que le vacarme constant des marteaux piqueurs me donna assez rapidement la migraine.
Je passais mes doigts sous mes lunettes pour me frotter les yeux, alors que retentit le bruit aigu de la bouilloire. Je me dépêchais de la retirer du feu et de me remplir une tasse avec l'eau brulante, avant d'y ajouter un sachet de tisane aux fruits rouges. Je jetais un coup d'oeil à l'horloge murale de la cuisine, qui indiquait treize heures. Je n'étais pas rentré tard la veille, après ma discussion avec Mathieu, j'avais décidé de rentrer. J'avais honte de ce qu'il s'était passé, honte de ma réaction, honte de ce que j'avais pu penser. J'étais déçu, évidemment, je pensais que Mathieu et moi étions en couple, mais je ne lui en voulais pas. Enfin, un peu quand même, mais c'était stupide de ma part : je savais que je ne pouvais pas le forcer à m'aimer. Quoi qu'il en soit, il était évident que je n'allais pas tomber en dépression pour si peu : je n'aimais pas autant Mathieu pour ça, et je n'étais pas un gamin à son premier chagrin d'amour.
Je portais le liquide brulant à mes lèvres et bus une gorgée. C'était fade, simple, et ça me plaisait. Je n'avais jamais été fan de café, de lait, ou de chocolat chaud, mais je buvais toute sorte de thé et de tisane. Au milieu du bruit qui régnait dehors, je pus distinctement entendre la sonnette de ma porte d'entrée retentir dans l'appartement. Je grognais, assez mécontent de me faire déranger dès le matin, ou plutôt dès l'après-midi, je posais ma tasse bleue sur le bar avant de fermer mon peignoir, histoire de ne pas me retrouver à poile devant la personne qui venait de sonner.
J'ouvris la porte, et quelle ne fut pas ma surprise de me retrouver face à Mathieu. Je soupirais bruyamment, me fichant de le vexer, et n'étant évidemment pas très heureux de le voir. Il haussa un sourcil, perplexe.
« Wow, t'as pas l'air heureux de me voir.
-Ouai, pas trop. »
Il rangea ses mains dans les poches de son jeans, et baissa la tête comme pour mieux me détailler. Je me sentis assez oppressé par son regard et ne dit rien. Il passa sa main sur mon peignoir bordeaux, tout rouge, avant de la retirer et de demander :
« Tu viens de te réveiller ?
-Ouai. Tu veux quoi ?
-Je peux entrer ? »
Il ne répondait pas vraiment à ma question, mais en retenant un soupir, je le laissais entrer. Il franchit la porte que je fermais derrière lui, et sans aucune gêne ou quoi que ce soit alla s'installer dans le canapé. Il semblait crevé lui aussi, comme d'habitude, mais je voyais au grimaces qu'il faisait lorsqu'il bougeait qu'il devait sans doute avoir des courbatures. Peut-être était-ce dû à sa nuit avec Claire ? Surement, ce qui m'énervait assez, je devais bien avouer. Ça ne m'amusait pas d'en vouloir ainsi à Claire, et j'essayais vivement d'éloigner loin de mon cerveau la jalousie que je ressentais.
Il tira un peu sur son t-shirt noir à l'effigie de Stitch, et croisa ses mains entre elles avant de me regarder. Je me grattais l'arrière du crâne, un peu mal à l'aise de le revoir après la soirée de la veille que je souhaitais effacer de ma mémoire. Il prit une petite inspiration avant de parler :
« Tu sais, j'veux pas qu'il y ait un malentendu ou un froid entre toi et moi, à propos de hier...
-J'sais pas si j'veux en parler.
-J'pense que c'est nécessaire. Il faut qu'on mette les choses au clair. T'es mon pote, Antoine. Un super pote, et ce que tu ressens pour moi, c'est super, enfin... j'le prends bien, quoi. Mais tu restes mon pote, et juste mon pote. Va pas croire que je t'en veux, que tu me dégoute ou quoi que ce soit, hein. »
Je me retenais de soupirer et hocha simplement doucement la tête, assez rassuré malgré tout parce qu'il me disait. Je décidais de me montrer honnête, moi aussi.
« Moi je t'en veux. Mais c'est pas volontaire, je sais que c'est pas de ta faute. Va seulement falloir que je m'y fasse. En tout cas j'suis content que tu... que tu le prennes pas mal, quoi. Les choses vont rapidement redevenir comme avant, y'a pas à s'inquiéter. »
Je ne pouvais pas imaginer à quel point je me trompais. Un silence assez gênant s'installa entre nous, et je soupirais légèrement en baissant la tête pour observer mes pieds. J'avais totalement oublié ma tisane aux fruits rouges qui m'attendait à la cuisine. C'était dingue comme en quelques jours j'étais passé par le désir, l'amour et la déception si rapidement. J'espérais que cette semaine, riche en émotion, allait vite cesser, que tout redevienne normal. J'aimais bien quand mon quotidien était stable et répétitif.
Le silence qui régnait dans la pièce était lourd, gênant, et maintenant que nous nous étions tout dit, j'espérais qu'il se dépêcherait de partir. Pourtant, il se redressa sur le canapé, et me détailla du regard avant de murmurer :
« Ouai, comme avant... »
Il passa sa langue sur ses lèvres, ses yeux se baladant le long de mes jambes, continuant de parler doucement.
« Mais... »
Il se leva doucement du canapé et enfouis ses mains dans ses poches, avant de marcher à pas lents vers moi. J'avais la mauvaise impression d'être une proie. Mathieu était le chasseur.
« C'était vraiment bien, la dernière fois. »
Je fronçais légèrement les sourcils. Il était presque collé à moi, avec son regard supérieur et hautain, sombre, mais voilé par l'excitation. Sa respiration était légèrement sifflante, et même si je savais ce qu'il avait en tête, je ne voyais pas où il voulait en venir.
« Je ne suis pas sûr de comprendre...
-Allez, j'suis sûr que tu vois de quoi je parle. Fais pas l'innocent. T'as pris ton pied la nuit dernière, et moi aussi. Ce serait dommage, d'arrêter ça. »
Je secouais doucement la tête alors qu'il passait sa main sur mon torse, la glissant sous mon peignoir. Je le regardais dans les yeux, puis baissais mon regard sur sa main taquine. Je n'en avais pas envie, ce qu'il me proposait ne me convenait pas, mais comment le lui faire comprendre ? Comment refuser ses avances qui me plaisaient tant, y refuser pour toujours ?
« Non, c'est pas une bonne idée...
-Oh, allez, t'es un bon coup, tu sais ? Tellement sexy. On ferait rien de mal, on s'amuserait juste entre nous de temps en temps. Personne ne serait au courant. »
J'entrouvrais la bouche sans savoir quoi dire, et fermais doucement les yeux en sentant sa main se balader sur ma taille de façon assez brusque, ferme, griffant par moment quelques parcelles de peau. Les souvenirs torrides de la nuit que nous avions passés ensemble me revenaient en tête, me donnant envieux de plus de contact entre nous.
« Je sais ce que tu aimes. Au fond, ce dont t'as besoin, c'est de quelqu'un comme moi, qui te domine, te laisse montrer ta vraie nature au lit. Hein ? J'sais que tu peux pas t'en passer. T'es ma salope. Ma belle petite salope. J'pourrais te mettre une chaine, hein ? Tu te laisserais faire. »
Les insanités qu'il disait ne faisaient que m'exciter davantage, et je retenais un soupir de plaisir en hochant vivement la tête, m'accrochant à ses épaules. Il posa sa bouche contre mon épaule, y déposant une morsure à la fois violente et douce, qu'il recouvra d'un suçon. Je pus sentir son sourire satisfait contre ma peau.
Il avait gagné, je m'étais abandonné à lui. Encore une fois.
Je savais que je le regretterais, mais je n'imaginais pas à quel point.
Je me redressais et m'asseyais sur le lit en soupirant d'aise, ma peau moite et collante. Mathieu était debout face au lit en train de remettre son pantalon, sans me jeter un regard, l'air serein. A tâtons, je cherchais dans le tiroir de ma table de nuit mon paquet de clope, afin de le prendre pour m'en sortir une. Une fois la cigarette entre mes doigts, je jetais nonchalamment le paquet à côté de moi sur la place vide du lit défais. J'allumais la clope après l'avoir glissé entre mes lèvres, et inspirais longuement en fermant les yeux. Quand je les rouvris, Mathieu n'était plus là, il avait disparu. La porte de ma chambre était grande ouverte, ses habits qui auparavant trainaient sur le sol avait disparu, seule son odeur était encore imprégnée dans les draps.
Je soupirais bruyamment en me pinçant l'arête du nez. J'étais vraiment trop con. En soi, avoir un Sex friend ou un coup d'un soir ne me dérangeait pas le moins du monde, mais là c'était différent. J'aimais Mathieu, et même si je ne l'aimais pas au point de me morfondre pendant plusieurs mois, je ne supporterais pas de rentrer dans ce genre de cercle vicieux : coucher en espérant l'impossible, tomber de plus en plus amoureux, je ne voulais pas risquer ça. J'avais voulu résister, lorsqu'il m'avait fait des avances, mais avoir le luxe de sentir sa peau contre la mienne n'avait pas de prix, et j'avais succombé. Non mais vraiment, quel con.
Je me jurais intérieurement de ne plus jamais céder à ses beaux yeux.
Seize heures trente. Je ramassais mes affaires éparpillées sur la table de la cuisine de Mathieu, évitant soigneusement de le regarder. Les autres membres du Curry Club, tous présents, étaient encore là : je ne risquais rien. Cela faisait une semaine que nous organisions les dates de tournages, et nous venions tout juste de finir : il avait fallu louer des lieux, faire appel à des figurants, et notre boulot désormais allait être de respecter à la lettre notre planning de tournage.
« Bon, je crois qu'on a fini pour aujourd'hui. On va boire une bière ? » demanda Hugo, en enfilant sa veste.
Kevin sourit et hocha vivement la tête, alors que Clair, assez intéressée elle aussi, tourna la tête vers Mathieu, souhaitant savoir si ce dernier serait de la partie. Le petit châtain secoua négativement la tête, en allumant son portable pour y regarder l'heure.
« Faut que que je règle un certain nombre de choses.
-Moi ça me va. » dit Stepiou en haussant les épaules.
Les quatre se sourirent et après nous avoir salué, disparurent en dehors de la maison pour aller boire un coup je ne sais où. Je n'avais personnellement pas très envie d'aller avec eux : j'étais assez fatigué, et même si aller me bourrer la gueule à coup de bière me tentait, je redoutais bien trop la gueule de bois qui suivrait. Maximin, William et Robin, rentrèrent eux aussi chez eux faire je ne sais quoi : l'un devait voir sa copine, l'autre se coucher pour aller travailler le lendemain. Je jetais un regard discret à Mathieu, curieux : je me demandais ce qu'était ce « certain nombre de choses » qu'il devait régler. Dès que mes yeux se posèrent sur lui, je tournais immédiatement la tête comme si de rien n'était. Il me regardait. Cela faisait une semaine que nous avions couchés ensemble pour la dernière fois, une semaine de travail acharné où je m'efforçais de ne pas être seul avec lui, et où j'évitais de le regarder en toute circonstance. Mais pas lui. Lui, m'observait toujours. De haut en bas, il me dévisageait, me fixait comme si j'avais toutes les réponses à ses questions. Chaque jour, je sentais son regard brulant sur moi. Toujours cette brulure. C'était à la fois gênant et effrayant.
Je rangeais mon trieur et les quelques feuilles volantes qui allaient avec dans mon sac à dos, avant de fermer ce dernier pour le jeter sur mon épaules. Nicolas me sourit, debout près du petit châtain, et demanda en cherchant un briquet dans la poche de sa veste :
« Tu vas boire avec eux ? »
Je secouais négativement la tête alors qu'il porta une clope à ses lèvres pour l'allumer.
« J'sais que t'as peut-être mis du temps à t'intégrer dans notre groupe. Mais en tout cas j'veux que tu saches que même si certains ont peut-être été un peu rude, bah c'est cool de bosser avec toi. »
Il faisait sans doute référence à Maximin en parlant de personne « rude » ce qui me fit doucement sourire. De tout le Curry Club, Nico était un des plus sympa et ouvert, toujours un grand rigolo avec la tête dans les nuages. Son caractère me plaisait beaucoup, c'était le genre de type avec qui on avait envie d'être ami. Mathieu, penché sur son ordi, n'avait pas l'air de faire trop attention à nous.
« Merci, c'est sympa. J'vous trouve cool, puis vous m'avez bien intégré, tinquiète pas pour ça ! »
Je mentais un peu, car il était vrai que mes début au côté du Curry Club n'avaient pas été des plus facile, mais je n'allais pas me mettre à me plaindre maintenant. Nicolas me sourit et me tendit son paquet de clope. J'en pris une en le remerciant, et il proposa à son tour le paquet devant les yeux du petit châtain, qui secoua encore une fois négativement la tête.
« J'fume pas, j'essaie d'arrêter. »
Nicolas hocha la tête et rangea le paquet alors que Mathieu prenait sa cigarette électronique pour tirer dessus, en fermant son ordinateur. A une époque, il fumait presque un paquet par jour. Totalement addict, son médecin lui avait proposé cette solution pour le faire arrêter, et ainsi peut-être réussir à arranger ou du moins limiter les dégâts de ses poumons. Le dos droit, la tête tourné vers la fenêtre, il tapotait du pied, impatient. Il avait l'air d'attendre quelque chose, il semblait vouloir se retrouver seul, et je savais qu'il n'oserait pas nous mettre dehors par politesse. Nicolas sembla le remarquer aussi, car il alla lui faire la bise après s'être exclamé :
« Bon, c'est pas tout mais faut que j'y aille ! Charlène m'attend ! »
Il sortit de l'appartement, et je jetais mon sac à dos violet sur mon épaule, me dépêchant de me diriger vers la sortie afin d'éviter tout contact, ne serait-ce que visuel avec Mathieu. Nicolas était déjà loin dans la rue, je le voyais depuis la porte d'entrée, et j'aurais bien voulu l'imiter, mais une voix froide et ferme m'en empêcha.
« Où tu comptes aller comme ça ? »
Je n'aimais pas du tout le ton que Mathieu venait de prendre, et je fronçais les sourcils en me retournant. Il était derrière moi, me toisant d'un regard hautain, bras croisés sur son torse. Je ne savais pas ce qu'il me voulait, enfin si, j'en avais une petite idée, mais honnêtement, je n'en avais rien à foutre. Je poussais un soupir irrité, ma main sur la poignée de la porte.
« Quoi ?! T'as pas des choses à régler ?! »
Très sec dans mes paroles, souhaitant vite rentrer chez moi. J'étais du genre à m'emporter rapidement, à vite élever la voix, Mathieu lui savait rester calme. Il était serein en toute circonstance, mais il savait faire comprendre ce qu'il ressentait lors d'un malentendu : sa voix posée était menaçante, son ton tranchant.
« C'est toi, la chose à régler.
-Comment ça ?
-J'suis pas con, hein. Je sais que tu m'évites. »
J'avais vu juste : c'était donc ça qui le gênait tant. Pourtant je n'en comprenais pas les raisons. Oui, je l'évitais, et alors ? Quel était le problème ? Il ne voulait pas continuer sa vie comme si de rien n'était ? Parce que, c'est ce que moi je voulais. L'air indifférent, j'haussais les épaules. J'aimais Mathieu, savoir qu'il n'aimait pas le fait que je l'évite flattait mon égo, mais c'était mon corps qui lui manquait, et juste mon corps. Je n'étais pas con, je savais comment il me regardait, moi aussi il m'arrivait de regarder des femmes ou des hommes de cette façon, le regard chargé de désir et d'envie.
« Oui, et alors ? J'ai encore le droit de faire ce que je veux, non ?
-Merde, Antoine ! J'pensais qu'il n'y avait pas de problème entre nous ! Pourquoi tu m'fais la gueule ?!
-C'est pas que j'te fais la gueule ! C'est juste que notre arrangement ne me plaît pas. »
Il fronça les sourcils, et je voyais dans son regard qu'il était excité par ma présence. Un vrai animal. Je soupirais un peu, et il croisa les bras sur son torse en me regardant sévèrement, alors que je m'apprêtais à nouveau à partir. Je n'avais plus rien à lui dire, tout avait été dit. Pourquoi s'attarder là-dessus ? J'avais été clair.
« Comment ça, il te plaît pas ? Il est super notre arrangement ! Je pensais qu'il y avait pas de problème avec ça !
-J'te dis que non ! J'ai pas envie de... d'être ta poupée gonflable ! J'suis pas un mec que t'as sous la main juste quand tu veux tirer ton coup. »
Je posais ma main sur la poignée de la porte d'entrée qui était entrouverte, mais en deux pas rapides, Mathieu me rejoint et posa brusquement sa main sur le bois de la porte pour la fermer brusquement en un bruit sec. Après ça, le silence s'installa dans la pièce. Il était là face à moi, plus petit, main toujours sur la porte appuyant tout son poids dessus pour m'empêcher de partir, et même si je le dominais par la taille, il m'égalait par son attitude, la confiance qu'il avait en lui et cette rage sourde dans son regard. Je fronçais les sourcils et posais mes poings sur mes hanches, ne comptant pas me laisser faire comme ça.
« Pourtant ça t'as bien plu, la dernière fois.
-Je ne vois pas de quoi tu parles. »
Je mentais, évidemment, et il le savait. J'adorais baiser avec lui, il était doué, et je l'étais aussi. C'est pour ça qu'il prenait si mal le fait que je veuille tout arrêter : j'étais convaincu qu'il avait peur de ne plus trouver un plan cul comme moi. Moi je ne m'inquiétais pas : l'océan est rempli de poisson, et comme on le dit si bien, un de perdu, dix de retrouvés. Il lâcha un rire froid, un rire sans joie, me toisant d'un regard hautain.
« Ah oui ? Tu ne vois pas ? Tu veux que je te rafraichisse la mémoire ? »
Non, je n'en avais pas envie, je fronçais donc les sourcils et d'un mouvement rapide et brusque, retirais sa main de la poignée pour pouvoir sortir. Sa main se referma sur mon avant-bras, fermement, et je poussais un soupir de désespoir. Je n'arrivais pas à comprendre pourquoi j'étais encore ici, j'aurais déjà dû être chez moi.
« T'en redemandais encore. Les fesses en l'air, suppliant pour que je te prenne ! Au fond, les p'tits soumis comme toi ont juste besoin de quelqu'un pour leur prendre le cul et les remettre à leur place.
-Tu crois que c'est en étant vulgaire que j'vais changer d'avis ?!
-Moi je suis vulgaire ? Je dis les choses comme elles sont. T'en voulais toujours plus, tu couinais comme une petite chiennasse ! Tu crois que les gens vont réagir comment quand ils vont savoir que t'es une petite salope ?
-Parce que tu crois que t'es un saint, toi ? J'ai pas baisé tout seul, mon vieux. T'es tout autant une petite salope que moi. »
Il soupira, et baissa la tête, sachant que je disais vrai. Sa main entourait toujours fermement mon avant-bras, et il ne semblait pas en avoir fini avec moi. Il était toujours calme, parlait toujours d'une voix posée contrairement à moi. Je l'admirais pour ça, je devais bien l'avouer.
« Restes. Il faut qu'on en parle calmement.
-Y'a rien à ajouter, Mathieu. »
Mon ton était catégorique, mais il n'avait rien à faire de ce que je pensais. C'était toujours comme ça avec lui, comme un gamin capricieux, il obtenait toujours ce qu'il voulait. Il arrivait toujours à ses fins, et le petit Mathieu innocent aux yeux si adorables me manquait. Comment une seule personne pouvait-elle avoir autant de facette ? Le Mathieu mignon, le Mathieu fêtard et dragueur, le Mathieu violent et vulgaire. Je n'arrivais plus à cerner celui que j'avais toujours considéré comme un pote, actuellement il m'était étranger.
« Si, si je crois que si. » répondit-il froidement.
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Voilà, c'était le chapitre quatre ! J'espère qu'il vous a plu, et que le prochain chapitre vous plaira aussi !
Review ? Ça me ferait très plaisir et m'aidera à m'améliorer ! :D
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FUTUR PROJET
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-Au commencement : Fanfiction de cinq chapitres sur Salut Les Geeks sur la création des personnalités de Mathieu. Elle est déjà terminée.
-Une histoire à remonter le temps : Fanfiction de 15 chapitres sur Salut Les Geeks, déjà terminée, avec le pairing Hippie/OC.
-Le roi des voleurs : OS (One Shot) sur Salut Les Geeks en cours d'écriture avec le Pairing Patron/Fille.
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On se retrouve samedi prochain pour le dernier chapitre ! En attendant, bon week-end à vous ;)
Amour et licorne *^*
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