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Hey les gens ! J'espère que vous allez bien :)
On se retrouve aujourd'hui pour le dernier chapitre de cette fanfiction ! Je vous remercie beaucoup de l'avoir lu, que vous ayez commenté ou non, et j'espère que mon travail vous aura plu :)
N'hésitez pas à me laisser une review pour me dire ce que vous en avez pensé, ça m'aidera beaucoup à m'améliorer !
Sinon, je suis officiellement en vacances ^^
Enfin bref je pense que vous avez tous vu la nouvelle vidéo du Curry Club ? Qu'en pensez vous ? Personnellement je ne suis ni triste ni déçu, je m'explique : le Curry Club va continuer d'exister, et Mathieu va se lancer dans des projets qui lui plaisent. C'est le rêve ! ^^J'ai hâte de voir tout ce que ça va donner ! :D
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RAPIDE ANNONCE
Je vous parlerais en détail de mes prochaines fanfictions à la fin de ce chapitre, si vous êtes intéressé allez y jeter un oeil ! :) (Résumé, date de sortie...)
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Bref, je vous laisse à votre chapitre ^^
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Bonne lecture !
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Chapitre V : Janus aux deux visages.
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PDV Antoine
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Il lâcha mon avant-bras et saisit durement mon t-shirt pour m'attirer vers lui, collant ses lèvres violement sur les miennes sans me demander mon avis. Il enfonça sa langue dans ma bouche alors que je fronçais les sourcils, assez mécontent et surpris par cette initiative. Je posais mes mains sur son torse, essayant de le repousser, mais il était étonnamment plus fort que ce que j'avais pensé : je ne savais même pas pourquoi j'en étais encore étonné, après tout, il m'avait déjà dominé plus d'une fois. Il serra mes épaules entre ses mains, m'embrassant toujours, alors que j'essayais de détourner la tête. Il cessa le baiser, collé à moi, ses mains tenant toujours fermement mes épaules, sa bouche à deux centimètres de la mienne.
« On peut pas terminer notre histoire comme ça. Allez, une petite dernière, avant de tout arrêter ? »
Son ton était autoritaire, ce qu'il venait de me dire ressemblait plus à un ordre qu'à une proposition. Son regard dur me faisait presque peur, et sans savoir l'expliquer, je me sentis en danger, comme s'il me menaçait. Assez gêné, je me raclais la gorge, évitant de le regarder dans les yeux, me contentant de fixer la porte, seule issue vers la liberté.
« Non Mathieu, non j'en ai pas envie...
-Allez, fais pas ton difficile... promis, après je te fou la paix. »
Il me plaqua contre le mur, appuyant son érection sur ma cuisse, sa tête contre mon épaule, alors qu'il défit la ceinture de mon jeans. Je déglutis et secouais la tête, ayant peur, très peur, et je ne comprenais pas pourquoi. C'était Mathieu, mon ami, mon plan cul aussi, pourquoi me ferait-il du mal ? J'étais en sécurité avec lui, je n'étais pas dans un film d'horreur à la con, enfermé chez un psychopathe. Il me sourit, charmeur, mais je décelais un certain agacement dans ses yeux, une certaine violence. Ses pupilles étaient dilatées au maximum, sans doute à cause du désir qui l'habitait, et il dit d'une voix légèrement rauque dû à l'excitation :
« Reste tranquille. Je ferais vite. »
Il baissa mon pantalon et mon boxer, avant de me retourner pour me plaquer durement contre le mur à côté de la porte d'entrée. Sans que je comprenne pourquoi, mon membre était lui aussi dressé. Je soupirais, tremblant, et fermais durement les yeux, essayant de chasser toutes pensées de mon esprit. Après tout, qu'est-ce que j'avais à perdre ? Il n'allait pas me faire de mal, je le laissais faire son affaire, tranquillement, et après je rentrerais chez moi comme si de rien n'était. Derrière moi, je l'entendis défaire sa ceinture, et le froissement caractéristique du jeans que l'on descend sur ses cuisses vint résonner à mes oreilles.
Si je le laissais faire, j'aurais la paix.
Je n'ai pas tout de suite su mettre de mot sur ce qu'il m'était arrivé. Durant notre affaire, enfin la sienne, je n'avais pas su. En prenant le tram pour rentrer, encore un peu chamboulé, je n'avais pas su. Et même un fois chez moi, je n'avais pas su. Tout ça me semblait normal, alors pourquoi je me sentais si perturbé, si sali par tout ça ? Je ne comprenais pas, je n'avais jamais ressenti ça après avoir baisé. Bizarrement, je n'avais même pas l'impression, d'avoir baisé. Lui avait baisé, moi non. J'avais fait l'étoile de mer, mais ça ne l'avait pas dérangé. Dans la soirée, j'avais cherché sur Internet la définition de consentement, des témoignages aussi, et j'avais réussi à mettre des mots sur ce que Mathieu avait fait. Il m'avait violé. Ça faisait bizarre de me dire ça, et j'avais un peu de mal à appeler ça un viol, pourtant tout était là : je ne voulais pas de ça, j'avais accepté pour qu'il me foute la paix, j'avais accepté par contrainte.
Fort heureusement pour moi, ce viol ne m'avait pas traumatisé. Certes, ça m'avait dérangé, je me sentais bizarre, souillé, mais je pourrais à nouveau baiser, tout ça ne m'empêcherait pas de dormir le soir, je faisais partie des chanceux. Certaines personnes auraient pu le vivre beaucoup plus mal. En tout cas j'en voulais à Mathieu, je lui en voulais beaucoup. Je lui en voulais pour moi, pour ses autres éventuelles victimes, pour toutes les personnes à qui c'était déjà arrivé. Je voulais me venger, évidemment, mais comment ? Quoi faire ? Je ne pouvais rien faire, rien faire du tout, j'étais coincé, je devais continuer à vivre et à le laisser vivre en sachant ce qu'il m'avait fait.
J'avais abandonné Mathieu, abandonné le Curry Club et par conséquent notre projet, mon projet, dans lequel je m'étais tant investi. Même si je n'avais pas été traumatisé par le viol que j'avais subi, j'avais peur que ça recommence, peur du regard des autres, peur du regard de Mathieu. J'étais sûr qu'il était conscient de ce qu'il m'avait fait, il ne m'avait jamais rappelé, pas même pour notre projet de long métrage. Je lui en voulais tellement que je ne souhaitais plus me retrouver dans la même pièce que lui. Je le fuyais, mais peut-être me fuyait-il aussi ?
Cela faisait une semaine que Le monde de Rosalie avançait sans moi, du casting des acteurs au tournage, j'avais totalement disparu de sa progression. J'avais ignoré les appels de Nicolas, de Robin ou encore de Maximin, je ne savais pas comment leur dire que je ne voulais plus avoir affaire à eux, à Mathieu, au Curry Club en générale même s'il n'y avait qu'une personne parmi eux que je souhaitais éviter. Cela me brisait le coeur d'abandonner mon film, celui que j'aimais tant, mais d'un autre côté j'étais assez heureux d'être tranquille, seul chez moi.
Allongé dans mon canapé avec un bol de céréale sur mes genoux, sans doute en train de vivre ma meilleure vie, je regardais la télé. Une émission stupide de cuisine qui ne m'intéressait pas plus que ça, mais j'avais besoin de me vider la tête, de ne penser à rien, et ça m'aidait. Je me grattais la joue en buvant le lait dans mon bol, avant de le poser sur la table basse en verre de mon salon, qui se trouvait entre ma télévision et mon canapé en tissu gris. Il était tard, presque midi, et j'aurais sans doute dû passer ma matinée à travailler, être productif, mais je n'en avais pas encore envie. Je m'étais beaucoup investi dans le long-métrage que le Curry Club était en train de produire, et il me faudrait sans doute du temps avant que je réussisse à m'impliquer dans un nouveau projet.
Quelqu'un sonna à ma porte, et je poussais un profond soupir de désespoir, n'aimant pas vraiment être dérangé. Je me levais lentement du canapé, et d'un pas nonchalant me dirigeais vers l'entrée de mon appartement avant d'ouvrir, me retrouvant à ma grande surprise face à Claire. Cette dernière m'offrit un sourire timide en me faisant un signe de main, visiblement assez gênée de sa présence. Je me demandais si elle était venue de son plein gré, ou si c'était quelqu'un d'autre, tel que Mathieu, qui l'avait envoyé chez moi. Ses cheveux étaient ramenés à l'arrière de son crâne et noués en une queue de cheval, et elle était très élégante dans son jeans gris et son t-shirt bleu marine flottant, qui sur elle semblait si léger. Elle ne semblait pas gênée par ma tenue : un simple caleçon à l'effigie de Kirby, et tant mieux car je ne comptais pas aller m'habiller. Je souris à la demoiselle et me raclais la gorge avant de m'écarter en lui indiquant le salon d'un mouvement de bras, l'invitant à rentrer.
« Salut ! Je... je n'attendais pas ta visite !
-Oui, désolé de passer à l'improviste... »
Une fois que je l'eus invité à entrer, je lui proposais à boire par politesse, ce qu'elle refusa. Sans regarder la décoration autours d'elle, sans me jeter un regard, elle alla directement s'assoir dans le canapé où j'étais affalé quelques minutes plus tôt. Elle entrelaça ses mains entre elles sur ses genoux et posa ses yeux sur moi, avant de dire de but en blanc :
« Pourquoi tu ne viens plus sur les tournages ? On dirait que tu as abandonné le projet sans même nous prévenir. »
Je sentais un certain reproche dans sa voix, il faut dire que ce projet était de elle, Mathieu et moi, qu'on s'était souvent vu pour travailler dessus et qu'il était compréhensible qu'elle s'inquiète de voir que je délaissais totalement notre création. Je soupirais un peu, mal à l'aise, et passais une main derrière ma nuque.
« Oui, désolé, mais ça ne m'intéresse plus trop...
-C'est Mathieu ? » me coupa-t-elle, sur de ce qu'elle disait.
J'haussais un sourcil en la regardant, pris sur le fait, et baissais la tête pour regarder mes pieds, sentant son regard accusateur sur moi, brulant tout mon être. Comment Claire pouvait-elle être si sur de ce qu'elle avançait ? Elle s'aventurait sur un chemin dangereux, pas pour elle mais pour moi : je ne voulais pas parler de ça, j'avais tellement honte de ce qui m'étais arrivé. Je n'aurais pas dû, mais c'était ainsi : mon viol n'était pas en accord avec l'image de l'homme fort et insensible que nous renvoyait la société.
« Je le sais, Antoine. Ça se voit dans l'attitude de Mathieu. D'habitude, il s'inquiète toujours pour nous, dès que l'un de nous est absent sans prévenir il fait en sorte de savoir pourquoi, et toi il n'a rien dit sur toi, pris aucune nouvelle, comme si tu n'existais plus. Quand on lui demande, il dit qu'il ne sait pas où tu es, que ça n'est pas important. Puis il commence à s'énerver, il ne veut pas qu'on en parle. Vous vous êtes disputés ? »
Silence de ma part. Je ne voulais pas répondre... enfaite, si, j'en avais envie, je souhaitais vraiment me confier, mais que dire ? Par quoi commencer ? Je soupirais légèrement et relevais la tête pour la regarder, assez gêné, elle me regardait aussi, semblant déterminé. Claire était toujours prête à apporter son aide, mais elle avait aussi la fâcheuse manie de se mêler de ce qui ne la regardait pas. Me tenant tête, se fichant de faire la conversation toute seule, elle insista :
« Je sais qu'il s'est passé quelque chose entre vous.
-C'est plus compliqué que ça.
-Tu aimes Mathieu ?
-Avant oui. Maintenant je crois que je le déteste. »
Elle hocha la tête, pensive, puis soupira un peu en détournant le regard d'un air coupable. Je me demandais à quoi était du son changement de comportement soudain. Elle murmura, incertaine :
« C'est de ma faute ? »
Puis tourna à nouveau les yeux vers moi, prenant un air plus assuré cette fois, avant de dire avec conviction en posant sa main sur mon épaule :
« Il n'y a rien entre lui et moi, tu sais. Oui, on couche parfois ensemble, mais ça s'arrête là ! Je ne ressens rien pour lui, c'est juste attractif ! Tu comprends ? On s'amuse juste entre nous, et je t'assure que Mathieu ne m'aime pas non plus ! Alors, si t'es jaloux-
-Je suis pas jaloux ! Enfin plus maintenant ! C'est pas ça le problème... Puis même si tu n'aimes pas Mathieu, je ne l'aime plus, et lui ne m'aime pas. On a juste baisé.
-Oh je vois. C'est pour ça que tu ne veux plus le voir ? Parce qu'il ne t'aime pas ?
-Il m'a violé. »
Le silence retomba, pesant, et très gênant. Je ne savais pas pourquoi je lui disais ça à elle, alors qu'on ne se connaissait pas plus que ça, pourquoi cette discussion si intime entre nous ? Je me sentais en confiance avec elle, j'avais besoin de me confier et je savais qu'elle couchait avec Mathieu : il fallait que je la prévienne. Du moins si elle n'était pas déjà au courant. Si cette déclaration me donna d'abord un élan de courage impensé, je me sentis bien vite ridicule et mal à l'aise. Je me raclais la gorge et demandais d'une voix suppliante, de peur que d'autre l'apprenne :
« Garde le pour toi, s'il te plait.
-Ne t'inquiète pas. »
Elle semblait choqué de ce qu'elle venait d'entendre, mais pas gêné ou mal à l'aise. Juste inquiète, et je voyais dans son regard qu'elle ne me jugeait pas, contrairement à ce que je pensais. Elle passa une main derrière sa nuque, et me regarda de haut en bas, cherchant ses mots. Je n'aimais pas la pitié dans ses yeux, la façon dont elle me regardait, comme si j'étais une pauvre bête blessée.
« Je... je suis vraiment désolé pour toi.
-Arrête de t'excuser, et ne me regarde pas de cette façon, s'il te plait. Ça ne m'a pas dérangé plus que ça, mais je te préviens pour pas qu'il t'arrive la même chose. »
Elle soupira légèrement et hocha la tête, en détournant le regard. Je voyais qu'elle réfléchissait, qu'elle ne savait pas quoi dire. Mais elle ne remettait pas ma parole en question et elle n'insistait pas, je lui étais reconnaissant pour ça. Comme dépassée par les évènements, elle passa une main dans ses cheveux en s'adossant contre le dossier du canapé, avant de dire :
« Je... je pensais pas Mathieu capable de ça. Il a toujours été assez violent au lit, il pense généralement qu'à son propre plaisir, mais... Il est tellement gentil... »
Je soupirais légèrement, m'imaginant à quel point ça devait lui faire un choc de découvrir cette façade du petit Mathieu aux grands yeux innocents. Elle grimaça légèrement en me regardant, et je lisais dans son regard qu'elle était dépitée.
« Il me déçoit tellement. J'ai l'impression de ne l'avoir jamais connu. »
J'hochais la tête en l'entendant, ne sachant pas quoi répondre. Je savais ce qu'elle ressentait. J'avais fréquenté Mathieu pendant plusieurs années, et elle seulement deux ans. On pensait tous les deux le connaitre, on avait tous les deux été trahi. Elle soupira un peu et tira légèrement sur son t-shirt pour le remettre en place, avant de me demander d'une voix hésitante, gardant malgré tous ses yeux plantés sur moi :
« C'est pour ça que tu ne veux plus travailler avec nous ? C'est aussi ton projet, Antoine ! On a tellement bossé ensemble ! Alors je comprends que tu ne veuilles plus le voir, mais c'est aussi son projet, on ne peut pas virer Mathieu, en plus c'est lui le boss...
-Ecoute Claire, je comprends, mais je ne veux plus le voir, il m'insupporte tellement, j'aurais envie de lui en foutre une. Puis c'est pas grave ! Le projet va me manquer, beaucoup, mais je m'en remettrais. J'ai juste besoin de m'éloigner de Mathieu, j'vais recommencer à travailler sur mes propres projets. Seul. »
Elle soupira et hocha la tête en m'observant, elle ne semblait pas me comprendre mais je voyais qu'elle ne comptait pas insister. Je n'aimais pas l'ambiance qui régnait dans la pièce, le silence qui prenait place après chacune de nos phrases était étouffant, et je ne voulais plus la voir triste comme ça. Je lui souris, pour détendre l'atmosphère, et dit pour changer de sujet :
« T'as pas à t'inquiéter pour moi. Sinon, comment ça se passe en ce moment ton boulot ? »
Jamais je ne m'étais intéressé à ce qu'elle faisait en dehors du Curry Club, mais je savais qu'elle avait un petit boulot pour pouvoir subvenir à ses besoins. En réalité, je n'en avais rien à foutre de savoir quel était son emploi, mais je voulais vraiment me vider la tête, penser à autre chose, ne plus parler de tout ça. Pourtant Claire ne semblait pas de cet avis.
« Arrête, on s'en fou tous les deux de mon boulot. Est-ce que tu vas porter plainte ?
-Non, bien sûr que non ! Ecoute, je... je ne veux plus en parler, vraiment plus.
-D'accord, excuse-moi. »
Parler avec Claire m'avait fait un bien fou. Dans tout le Curry Club, elle était celle que je préférais, avec qui je m'entendais le mieux. Je comprenais pourquoi Mathieu l'aimait bien, et je comprenais aussi pourquoi il couchait si souvent avec elle, elle était très jolie. Néanmoins, je n'aimais pas son caractère si intrusif, mais j'admirais sa force. Elle insistait, elle voulait faire justice, je le voyais. Elle posa sa main sur mon genoux au bout de quelques instants, et me souris.
« Je sais que tu as abandonné. Mais moi non, Antoine. Je vais te rendre ton projet. Je ne trouve pas ça juste que ce soit lui qui foute la merde et toi qui paye. »
Je soupirais et secouais doucement la tête, loin d'être amusé par tout ça. Au contraire, ça avait le don de m'irriter, et j'étais bien content de voir que la jeune femme avait visiblement décidé de s'en aller. Je la raccompagnais jusqu'à la porte par politesse, et une fois qu'elle fut partie, soupira de soulagement en retournant sur le canapé, finir mon bol de céréale.
Pendant les semaines qui suivirent, je n'entendis plus parler de Claire, ni de Mathieu ou du reste du Curry Club. Je pensais que je n'aurais plus jamais avoir affaire à eux, j'étais assez soulagé. Pourtant ce ne fut pas le cas, et après cinq semaines sans m'être intéressé à l'avancement de notre projet, Claire vint chez moi pour me rapporter tout ce qu'ils avaient déjà fait sur Le Monde de Rosalie. Elle m'avait expliqué que le Curry Club avait abandonné ce projet sans que j'en sache les raisons sur ordre de Mathieu, et que désormais il nous appartenait, à elle et moi. Le Curry Club s'était soi-disant lancé sur une autre idée de court-métrage sur lequel elle travaillait aussi beaucoup, mais aucun d'eux ne voulaient voir Le Monde de Rosalie tomber dans l'oubli après avoir bossé dessus si longtemps. Il y avait une seule condition pour que je continue notre film : je devais garder les acteurs, les plans, les décors, et les lieux que le Curry Club avait déjà choisi, pour que mes collègues tel qu'Hugo, William ou Kevin n'aient pas travaillé dessus inutilement. Ça ne me dérangeait pas, j'étais d'accord avec ça, et même si je n'avais pas remercié Claire, peut-être pour cacher ma joie par pudeur, je lui étais très reconnaissant de tout ça.
Nous avons continué à travailler dessus d'arrache-pied elle et moi, c'était beaucoup de travail : Nous n'étions que tous les deux pour filmer, payer pour les lieux de tournage et les acteurs, ou encore faire le montage. C'était une montagne de travail presque impossible et beaucoup de dépense. Heureusement, les autres membres du Curry Club venaient parfois nous aider entre le tournage de deux de leurs sketchs. Tous sauf Mathieu, évidemment. Je n'ai su que bien plus tard ce qui avait poussé ce dernier à abandonner Le Monde de Rosalie, qui nous tenait pourtant tellement à coeur à lui, Claire et moi.
« Mais t'es totalement malade, c'est ça ?! Je comprends pas comment t'en es arrivé là ! »
Je prenais ma tête entre mes mains, m'arrêtant au milieu du salon comme pour essayer de me calmer. J'avais du mal à croire ce que Claire m'avait avoué. Cette dernière, bras croisés sur sa poitrine, me fixait d'un oeil sévère, décidé à faire assoir sa domination sur cette conversation.
« Un simple merci aurait suffi. J'étais obligé de le faire, Antoine ! C'est grâce à ça qu'on en est là, tous les deux ! »
Claire et moi nous étions beaucoup rapprochés. Assez pour que j'arrive à la convaincre de m'expliquer pourquoi Mathieu avait décidé d'abandonner ce projet sur lequel il s'était tellement investi. Je devais bien avouer que je ne m'attendais pas à ça. Enfin un peu quand même, il me semblait évident que pour qu'il renonce à faire ce film, Mathieu avait dû être menacé.
« Le menacer de dire qu'il t'avais violé aux flics ?! T'as fumé ou quoi ?! Mentir sur un viol décrédibilise les vrais témoignages de viol, tu t'en rends compte ?! On ne ment pas là-dessus, Claire ! C'est grave !
-Techniquement je n'ai pas menti ! Il t'a violé, Mathieu est un violeur !
-Mais il ne t'a pas violé toi, à ce que je sache ?! Ce n'est pas à toi de raconter ce qu'il m'est arrivé, ce n'est pas à toi de décider si je dois en parler, et encore moins à toi de t'approprier mon histoire pour arriver à tes fins !
-Désolé, je suis désolé ! Mais regarde, j'ai respecté ma parole ! Il a abandonné le projet, et moi je n'ai rien raconté à personne. Il travaille sur autre chose, on continue nos vies chacun de notre côté. Tout ça est derrière nous maintenant, c'est terminé, alors essai de ne plus y penser. »
Je soupirais bruyamment, me laissant tomber sur le canapé en tissu, fermant les yeux pour ne plus voir Claire à l'autre bout de la pièce. Maintenant que je savais ça, j'avais presque de la peine pour Mathieu qui avait été forcé d'abandonner son projet. Je savais ce qu'il pouvait ressentir, et j'imaginais aussi la peur qu'il avait dû éprouver, peur que Claire n'aille raconter des mensonges à la police. Evidemment, il méritait totalement ce qui lui arrivait, mais j'avais pitié de lui : au fond, peut-être n'était-il qu'un con à qui personne n'avait appris la définition de consentement, ou de viol ? Un con que l'on doit éduquer ? Je ne savais plus quoi penser, tous se mélangeait dans ma tête, la seule chose que je retenais était que Claire s'était servi de moi, et que même si elle pensait bien faire, ça m'énervait.
« Ça va forcément nous retomber dessus... »
Le plancher grinça sous les pas de la demoiselle, qui vint doucement s'agenouiller devant moi. Elle prit une de mes mains dans la sienne, posant l'autre sur ma joue, et me regarda avec un sourire confiant, ses yeux brillant d'une lueur rassurante.
« Mathieu a eu ce qu'il méritait, Antoine. C'est nous les gentils de l'histoire. Profite de la chance qu'on a, de travailler tous les deux librement sur une chose que l'on aime ! »
Les gentils de l'histoire ? Je n'en étais pas si sûr. Pour moi, les méchants n'étaient pas d'un côté et les gentils de l'autres : ils sont tous ensemble, faisant des bonnes et mauvaises actions, se mélangeant dans une masse d'être humain où on ne peut pas les distinguer. Mais je ne voulais pas insister, j'en avais marre de réfléchir, de m'énerver, de m'inquiéter. Je voulais juste, comme me le disait Claire, profiter de ce qui m'arrivait. Le Monde de Rosalie était presque fini, après plus de treize mois de boulot. J'allais enfin pouvoir le publier, le montrer au grand jour.
J'hochais doucement la tête, regardant Claire avec un petit sourire. Elle me rendit ce même sourire, visiblement satisfaite de me voir détendu, et posa doucement son autre main sur mon autre joue, prenant mon visage en coupelle pour doucement poser ses lèvres sur les miennes, m'embrassant tendrement.
« Tout ira bien, Antoine. »
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Voilà, c'était le dernier chapitre ! J'ai beaucoup aimé écrire cette fanfiction et j'espère de tout coeur qu'elle vous aura plu ! :) N'hésitez pas à jeter un oeil à mes autres projets et à vous abonner à mon compte !
Review ? Ça me ferait très plaisir et m'aidera à m'améliorer ! :D
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FUTUR PROJET
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-Au commencement : Fanfiction de cinq chapitres sur Salut Les Geeks ou plus précisément la création des personnalités de Mathieu. Elle est déjà écrite et le premier chapitre sortira samedi prochain !
Résumé :
Tout le monde connait Salut Les Geeks, la célèbre émission de Mathieu Sommet. Tout le monde connait aussi les trois personnalités qu'il incarne, mais en revanche, personne ne sait que celles-ci sont réelles. Elles sont apparus au fur et à mesure de son enfance et adolescence, évoluant en même temps que lui à cette époque où il est si dur de savoir qui on est.
-Une histoire à remonter le temps : Fanfiction de quinze chapitres sur Salut Les Geeks, avec comme pairing un Hippie/OC ! Le premier chapitre sortira après la fanfiction, Au commencement.
Résumé :
Je ne savais rien de lui, pas même son nom. Pourtant j'étais très amoureuse, même si lui semblait toujours distant ou indécis. Jusqu'à où comptait-il gâcher notre histoire sans nous laisser une chance, sans m'expliquer ? Souhaitant en savoir plus sur lui et l'aider, je me retrouvais vite happée, tourbillonnant dans les méandres de son passé horrible que je comptais bien découvrir.
-Le roi des voleurs : OS sur Salut Les Geeks en cour d'écriture sur le pairing Patron/Fille ! Je n'ai pas encore de résumé.
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Bref, merci à vous d'avoir lu jusqu'à là ! Dite moi en commentaire si l'un de mes futurs projets pourrait éventuellement vous plaire :) Merci encore à vous d'avoir lu cette fanfiction, bonne continuation à vous et n'hésitez pas à vous abonner à mon compte !
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