Un chapitre plus centré sur Drago et Hermione, bonne lecture!
Chapitre 2 : Cohabitation explosive
La demande d'Hermione de quitter les appartements de préfet en chef pour rejoindre les dortoirs avait été refusée, cette année était sous le signe de la réconciliation et McGonagall obligeait les deux jeunes gens à cohabiter. Le même schéma se reproduisait tous les soirs, chaque fois Drago entrait brusquement dans le salon commun, il n'accordait pas un regard à Hermione et se précipitait dans sa chambre en claquant la porte. Hermione était soulagée, au moins il ne passait pas son temps à l'insulter, mais ce silence la dérangeait. L'atmosphère était tendue et elle savait qu'un jour tout finirait par exploser.
Et ce jour arriva, plus vite encore qu'elle ne l'avait prévu. C'était le soir d'Halloween, en pleines vacances scolaires, beaucoup d'élèves étaient rentrés chez eux mais une soirée avait été organisée pour ceux qui étaient restés au château. La grande salle avait été décorée pour l'occasion, citrouilles creusées, araignées ensorcelées… Hermione pensa alors que si Ron avait été présent, il aurait préféré ne pas assister au repas plutôt que de voir ces affreuses bestioles. Mais il n'était pas là et Harry non plus, tous les deux avaient décidé de passer les vacances au 12 Square Grimmaud. Désormais Ron passait le plus de temps possible au côté de sa famille et Harry voulait se rendre sur la tombe de ses parents et revoir Ted, son filleul qui avait été confié aux Weasley en attendant qu'il soit capable de s'en occuper. Hermione, elle, avait préféré rester à Poudlard car l'ambiance au quartier de l'Ordre était trop pesante et ses parents ne se souvenaient même pas avoir eu une fille. Elle se sentait plus seule que jamais.
Hermione passa la journée à la bibliothèque et décida de ne pas aller au bal, elle trouvait ça ridicule, ils étaient des sorciers et normalement c'était eux que l'on craignait le jour d'Halloween. Elle monta dans ses appartements et eut un mouvement de recul en ouvrant la porte. Tout était dévasté comme si un troll était venu tout démolir mais il n'y avait pas de troll, il n'y avait que Malefoy. Hermione frappa alors de toutes ses forces contre la porte de la chambre du Serpentard mais il ne daignait pas lui ouvrir. Elle sortit sa baguette :
- Très bien, si c'est comme ça. Alohomora.
Le verrou de la porte se déroba sous le sortilège et la jeune fille pénétra dans la chambre de Malefoy mais il n'était pas là, il n'y avait qu'elle. Hermione fut frappée par une curiosité malsaine et se mit à fouiller la chambre de fond en comble, elle ne savait pas vraiment ce qu'elle cherchait, peut-être quelque chose qui prouverait qu'il était encore du côté des forces du mal ou bien quelque chose qui lui prouverait le contraire. Elle s'approcha d'une commode sur laquelle se trouvait une pierre, elle n'en croyait pas ces yeux, c'était de l'émeraude brute. Hermione regarda sa bague et voulu comparer sa couleur à celle de la pierre. Seulement lorsqu'elle prit l'émeraude dans sa main, le bijou et la pierre se mirent instantanément à briller d'une lumière intense, elle avait rarement vu quelque chose d'aussi beau et elle était tellement absorbée par ce spectacle qu'elle n'entendit pas Malefoy entrer.
- Qu'est ce que tu fiches ici ?
Hermione sursauta et reposa immédiatement la pierre sur la commode. Il répéta sa question:
- Qu'est ce que tu fiches ici ?
Elle ne savait absolument pas quoi répondre alors elle changea de sujet.
- Pourquoi tu as démoli le salon ?
- Attends, tu te moques de moi ? Je ne suis pas venu ici de la journée et quand je rentre je vois le salon sans dessus-dessous et je te retrouve en train de fouiller ma chambre, c'est plutôt moi qui devrait te poser la question.
- Pourquoi je te croirais ? Ton petit jeu marche avec tout le monde mais pas avec moi Malefoy.
- De quoi tu parles ?
- Tu le sais très bien.
- Non je ne sais pas, vas-y, explique moi.
- Si tu crois que je ne sais pas que tu as changé de camp au dernier moment pour sauver ta peau…
- Tu sais quoi Granger, je commence à en avoir marre de toi et de ta science infuse, espèce de Miss-je-sais -tout !
- Sale Mangemort !
Le mot était lancé, il explosa.
- TU NE ME CONNAIS PAS !
Il l'avait plaquée contre le mur et il avait une telle rage dans les yeux qu'Hermione en fut totalement pétrifiée. Malefoy lui maintenait les poignets avec une force incroyable, à tel point qu'il lui brulait la peau. Sa mâchoire était contractée et ses veines étaient saillantes, il tremblait de tous ses membres. Puis au bout de quelques secondes il la relâcha et Hermione se sentit respirer de nouveau, Malefoy lui tournait le dos à présent et il répétait en murmurant :
- Tu ne me connais pas. Tu ne me connais pas. Tu ne me connais pas…
Elle ne voyait pas son visage, mais elle sut à ce moment là qu'elle l'avait blessé. Elle sortit de la chambre sans un mot, en refermant la porte derrière elle. Elle se dirigea vers le salon et entreprit le rangement de la pièce.
- Initio. Reparo.
En quelques secondes la pièce avait retrouvé son aspect normal et Hermione alla se coucher. Une fois allongée dans son lit, elle ne cessa de repasser la scène dans son esprit et se posait des milliers de questions. Que lui avait-elle prit pour qu'elle en vienne à fouiller la chambre de Malefoy ? Pourquoi avait-il réagi ainsi lorsqu'elle l'avait traité de Mangemort alors que lui l'avait insultée pendant des années de Sang-de-Bourbe ? Et si ce n'était pas lui, qui avait retourné leur pièce commune ? Demain les vacances seraient terminées et elle allait retrouver Harry et Ron. Etait-ce une bonne idée de leur parler de ce qu'il venait de se passer ? Elle était fatiguée mais ne parvenait pas à trouver le sommeil. En pleine nuit, elle entendit Malefoy sortir et fermer la porte de leurs appartements. Elle attendit qu'il revienne pour s'endormir mais elle n'entendit pas la porte s'ouvrir de nouveau. Drago n'était pas rentré cette nuit là…
J'espère que ça vous a plu, ça bouge un peu dans ce chapitre, dîtes moi ce que vous en pensez j'accepte toutes les critiques. Sûrement un chapitre plus centré sur Drago la prochaine fois, je me dépêche de vous écrire ça.
