Hello ! Me revoilà enfin !
Encore une fois, merci beaucoup pour vos reviews !
Guest : Oui c'est vrai que les chapitres ne sont pas très longs mais bon, il y en aura un paquet donc... Ils s'agrandiront sûrement au fur et à mesure, en tout cas merci beaucoup !
Anouk : Oui je vois, ce serait une sorte de Freaky Friday ^^ Pour l'instant je me concentre sur cette fic mais pourquoi pas :)
J'espère que ce tout nouveau chapitre vous plaira, bonne lecture !
Retour dans l'immense salon du manoir des Malefoy. Le carrelage noir qui recouvrait le sol rendait la pièce indéfiniment sombre et les grandes baies vitrées n'y changeaient rien, il faisait nuit et seule la lune éclairait le séjour d'un filet de lumière. Hermione sut qu'un souvenir plus atroce encore que celui qu'elle venait de vivre allait se dérouler sous ses yeux quand elle entendit les pensées de Narcissa qui hurlaient déjà. Cette dernière était accroupie dans un coin de la pièce, totalement recroquevillée sur elle-même comme si elle pensait que comprimer son corps le plus possible pourrait rendre ce qu'elle allait voir un peu moins horrible. Elle couvrait ses yeux avec ses mains pour ne pas voir la réalité, elle semblait savoir ce qu'il l'attendait.
Il ne peut pas faire ça, il n'a pas le droit !
Lorsqu'elle ôta les mains de son visage, Hermione put enfin voir ce qui effrayait autant Narcissa. En plein milieu du séjour un petit garçon âgé d'environ cinq ans était assis d'une manière étrange, comme si on l'avait attaché à sa chaise à l'aide de liens invisibles. Drago avait bien grandi, ses cheveux avaient poussé bien qu'ils fussent toujours aussi blonds et lui tombaient désormais sur le front, son nez s'était affiné et commençait à se dessiner un peu plus clairement et ses grands yeux d'un gris métallique intense paraissaient plus apeurés que jamais. Hermione remarqua que toute douceur avait disparu de son visage d'enfant, lui aussi semblait savoir ce qui l'attendait.
Il arrive ! Il arrive ! Oh non ! Comment ose-t-il ?
Les angoisses de Narcissa allaient crescendo, en effet on entendait le bruit de pas qui descendaient l'escalier et quelques secondes plus tard Lucius se tenait debout devant Drago, n'accordant même pas un regard à sa femme. Sa longue cape noire contrastait avec son visage pâle et ses longs cheveux dont la couleur tirait plus sur le blanc que sur le blond, il se tenait droit comme un pique, l'air fier et sur de lui. Il tournait le dos à Narcissa mais Hermione savait que si elle avait pu voir son visage en cet instant, son regard aurait été plein d'orgueil. Il s'accroupit pour se mettre à hauteur de son fils et lui caressa la joue en le berçant d'un flot de paroles mielleuses qui n'auguraient rien de bon.
- Tu sais que c'est pour ton bien Drago, tu le sais n'est-ce pas ?
Voyant que son fils avait l'air plus effrayé encore qu'il ne l'était auparavant, il renchérit d'une voix qui se voulait plus dure et plus sévère :
- N'est-ce pas ?
Drago savait pertinemment qu'il ne s'agissait pas là d'une question mais bel et bien d'une affirmation et acquiesça d'un mouvement de tête qui se voulait hésitant.
- Bien très bien, reprit Lucius tout en se relevant, je préfère ça.
Il se mit alors à tourner tout autour de la chaise en agitant sa baguette entre ses doigts, la passant d'une main à l'autre en lui faisant faire toutes sortes de cabrioles. Il semblait prendre un malin plaisir à faire durer les choses, il se sentait enivré par tout ce pouvoir et toute la terreur qu'il réussissait à imposer au sein de sa propre famille. Les secondes ressemblaient à des heures et Narcissa paraissait avoir de plus en plus de mal à respirer. Hermione aussi étouffait, elle ne savait pas si elle supporterait encore longtemps les cris atroces qui retentissaient dans son esprit.
La pression montait et l'atmosphère se faisait de plus en plus pesante. Lucius tournait encore à pas lents tout autour de son fils qui tremblait de peur désormais. Tout était silencieux mais Hermione savait que dans quelques instants, ce souvenir allait basculer dans l'horreur la plus totale. Les souffles de Drago et de sa mère se voulaient de plus en plus haletants comme s'ils arrivaient à la fin d'une course dont ils savaient l'arrivée fatale. Encore quelques pas, encore quelques tremblements. Quand soudain, une voix acide trahit enfin le silence environnant.
- Endoloris !
Le corps de Drago fut pris de spasmes.
- NOOOOOOOOOOOON ! hurla Narcissa d'un son déchirant.
Elle se releva et voulut se précipiter sur son mari pour l'arrêter mais quelque l'en empêcha. Lucius l'avait enfermée dans ce qui ressemblait à une cage invisible, il avait dû utiliser un sortilège de cloisonnement. Elle tomba alors à genoux criant de toutes ses forces.
- Endoloris !
Les spasmes se firent plus violents.
- Endoloris !
Puis plus violents encore.
- Endoloris !
Hermione explosait devant ce déchaînement d'infamies.
- Endoloris !
Les cris de Narcissa résonnaient dans toute la pièce.
- Endoloris !
Drago hurlait.
- Endoloris !
Lucius jubilait.
Le point final. L'apothéose.
La baie vitrée explosa et tous les bibelots présents dans la pièce suivirent le mouvement. Tout fut dévasté en quelques secondes et le salon prit des allures de champ de bataille. Puis tout s'arrêta net, Narcissa se tut et le corps de Drago retrouva son calme. Tout était terminé. Lucius se tourna vers sa femme.
- Je t'avais dit que ça marcherait, dit-il le sourire aux lèvres.
Hermione compris alors ce qu'il venait de se passer. C'était Drago qui avait tout fait exploser, son père l'avait poussé dans ses retranchements afin qu'il manifeste ses pouvoirs magiques. Lucius délivra sa femme et son fils puis remonta les escaliers. Narcissa se jeta sur Drago et serra son corps d'enfant contre elle. Hermione se surprit même à penser que si elle avait été en pleine possession de son corps elle l'aurait probablement pris dans ses bras elle aussi.
- C'est fini mon ange, c'est fini.
Narcissa prit la petite main de son fils dans la sienne et ils montèrent les marches qui menaient à la chambre de Drago. Rien n'avait changé depuis la dernière fois qu'Hermione avait vu cette pièce mis à part le fait que le berceau en fer forgé avait été remplacé par un lit en bois noir. Le petit garçon s'installa dans son lit et sa mère le recouvrit d'une couverture dans un geste chaleureux. Elle prit une chaise qui se trouvait près d'eux et s'assit à côté de lui pour lui caresser affectueusement les cheveux. Le visage de Drago qui s'était crispé sous les sortilèges de torture s'apaisa et ses traits devinrent plus détendus. Narcissa se mit alors à chanter d'une voix douce :
C'est une coccinelle un peu magique
Qui n'a pourtant rien de poétique,
Avec ses ailes couleur rouge brique
Se déplacer c'est très pratique !
Mais un coup de vent et puis voilà,
Dans la tempête plus rien ne va !
Une aile blessée mais qui voilà !
Son ami l'aigle qui l'aidera.
Cette comptine sembla aider Drago à trouver le sommeil, au moment où ses yeux se fermèrent Hermione fut de nouveau transportée dans un autre souvenir.
Voili voilou, j'espère que vous n'êtes pas déçus, rendez-vous samedi prochain !
1 review et vous pourrez prendre le petit Drago dans vos bras ! :P
