« Hey dépêchez-vous ! Ils ont affiché les feuilles d'inscription pour le sport ! »

Interrompu dans mon papotage devant la fac avec Lee par l'appel de Tenten, on se met à courir dans sa direction pour rejoindre les couloirs. En fait, je ne sais même pas pourquoi je cours…

« Hey Lee ! Pourquoi on cour comme ça ?
- Il faut se dépêcher pour obtenir le sport qu'on veut avant qu'il n'y ait plus de place ! Le premier arrivé nous inscrira tous en handball, mais pour les autres sports, c'est chacun pour soi. »

Je cours aussi vite que je le peux, mais impossible de rattraper Lee qui est en train de me distancer…

« Ralenti Lee ! Je n'arrive pas à te suivre !
- Tu n'arriverais à suivre personne à cette vitesse ! Concentre ton chakra dans tes jambes et accélères ! »

Bon… C'est l'occasion ou jamais d'essayer.
Je ferme les yeux pendant une fraction de seconde pour calmer mon esprit et lorsque je les rouvre, j'applique mes récentes connaissances pour canaliser mon chakra dans mes jambes.
En quelques enjambé, je rattrape enfin Lee. Le remarquant, mon ami accélère encore. Je ne démords pas pour autant et suis le rythme. Pour la première fois depuis que je le connais, j'arrive presque à égaler sa vitesse. Je n'ai que quelques pas de retard.
Enfin, j'aperçois un groupe d'élèves regroupé autour d'un panneau d'affichage.
Le temps que je freine, j'arrive pile poil derrière eux. Je sors un stylo et me jette dans la foule pour inscrire mon nom. Pour le handball, Lee avait raison. Mon nom ainsi que le sien ont déjà été inscrit. Deuxième priorité : la survie. Il n'y a pas beaucoup d'inscrit et les élèves ne se bousculent pas pour s'y enregistrer. Tant mieux pour moi. Pour finir, le karaté. Il ne reste plus que deux places et ne voyant pas Lee, je prends l'initiative de l'inscrire.

« Lee ! J'ai mis ton nom pour le karaté, il ne restait plus qu'une place !
- Merci Naruto. Sortons de là avant de nous noyer dans le bain de foule ! »

S'extirper s'avère compliqué, mais on y arrive tout de même. Ouf…
Après cet épisode mouvementé, direction la salle de classe. Tenten, Sakura et Gaara nous rejoignent et on marche tranquillement dans les couloirs.

« Alors Lee, elle s'est bien passé pour toi la pleine lune ? » Demande Sakura en s'étirant.

Lee, mais aussi Tenten, baissent la tête. Même si j'ai du mal à voir leur visage, je suis presque sûr d'apercevoir leur joue prendre une teinte légèrement rosée…

« Ouai pas trop mal… Et toi ? » Répond mon ami pour éviter d'avoir en en dire plus.
« Bah comme d'habitude, j'ai passé la nuit dans la piscine de la fac avec Hinata et Choji.
- Tu as rencontré d'autres animaux marins ?
- Oui quelques un. D'ailleurs j'ai remarqué une belle otarie mâle qui ne me déplaît pas du tout… » Répond Sakura en rougissant à son tour.
« Ah oui ? Tu lui as demandé son nom ? » Demande Tenten, visiblement intriguée.
« Non, j'ai trop honte ! Puis c'est à lui de venir me parler le premier… »

S'en suit une conversation typiquement féminine de laquelle moi, Lee et Gaara sommes exclus.

« Et toi Naruto, ta première pleine lune a Konoha ? » Me demanda poliment Gaara.
« J'ai croisé que Tsunade et Shikamaru. J'ai entrevue un carnivore aussi, je crois que c'était Itachi car j'ai entendu un rugissement et l'animal était noir, mais comme j'ai pris la fuite je ne suis pas sûre…
- Peut être as-tu croisé Sasuke ! Tu as eu échappé belle, si c'est le cas. »

Je reste interdit face à la réponse de Lee. Sasuke est enfermé sous la ville durant les nuits de pleine lune, j'en suis sûre, je l'ai entendu !

« Sasuke n'est pas gardé enchaîné sous le bâtiment de l'Hokage ? » Questionne Gaara.
« Vous n'êtes pas au courant ? La nuit dernière, il s'est échappé. Plusieurs d'entre nous on croiser Shikamaru qui le contrôlait à l'aide des ombres et Tsunade qui le ramenaient de force à Konoha. Nous explique le guépard.
- Ça n'a pas de sens, Sasuke ne s'est jamais échappé alors, pourquoi cette nuit ?
- Mon cher Gaara, une simple odeur peut rendre un mutant qui n'est pas contrôlé par son ninja totalement fou. » Lui répond Lee.

Une odeur ? C'est quoi cette histoire encore ! Faudra que je pose quelques questions à Jiraya, ce soir.
Arrivé devant la classe, tous les autres élèves sont déjà là, mise a par la team Sasuke, composé de lui bien évidement, mais aussi de Suigetsu, Juugo, Karin, Hebiko et Konan.
Les bras croisés près de la porte, Shikamaru me fixe d'un regard perplexe. Il doit sûrement se demander pourquoi hier, il m'a croisé sous ma forme humaine… A moins que Tsunade lui ait déjà tout raconté et que du cou il est en train de me juger.
Un grand pansement lui recouvre le bas de sa mâchoire et son cou du côté gauche. S'est-il pris un coup de griffe ?
Maintenant que j'y pense, c'est certainement Sasuke qui nous a attaqués. Lee a dit que c'est Shikamaru qui l'a ramené au village. De plus, Shikamaru et Tsunade sont deux herbivores, il suffit que Sasuke ai eu un creux pour nous attaquer.

« Naruto, faut que je te parle. »

Perdu dans mes pensées, je n'ai pas vue Shikamaru se rapprocher de moi et m'attraper le bras pour m'emmener à l'écart. Je suis le mouvement sans rechigner… Après tout sans lui, j'aurais pu mourir hier. Après avoir vérifié plusieurs fois que nous sommes bien seul, il prend la parole à voix basse.

« Tsunade m'a tout raconté à ton sujet, et elle m'a aussi dit de te remonter les bretelles de sa part ! Non mais tu réalises le danger pour toi ? Tu as de la chance que je sois le seul à t'avoir vue hier soir. Si tu avais croisé un membre de l'Akatsuki, tu serais mort à l'heure qu'il est. »

Je dégluti, réalisant le risque que j'ai pris. J'ai un peu trop tendance à oublier les nouveaux dangers qui m'entourent dans ce nouveau monde… J'espère que je m'y ferais avant de finir dans un cercueil.

« Tu veux dire que si j'avais croisé Itachi, il m'aurait tué ?
- Peut-être pas Itachi car il est plutôt cool, mais croise la route de Orochimaru ou Kisame et tu comprendras ta douleur. Tu peux me dire ce qui t'ai passé par la tête ? » Grogne-t-il.

Je soupire et baisse les yeux pour fixer mes chaussures. Je passe nerveusement une main dans ma nuque, à vrai dire je ne sais pas vraiment quoi répondre alors… Autant être franc. Peut-être me prendra-t-il pour un fou mais dans ce monde la « logique » qu'on m'a enseignée n'existe pas.

« Je ne sais pas… Je regardais la lune et, c'était plus fort que moi, il a fallu que je sorte. »

Shikamaru me fixe en fronçant les sourcils. La bouche légèrement tordue, il semble réfléchir. Finalement il soupire et daigne me répondre.

« Mouai… Bref, ne refais plus jamais ça d'accord ? Au passage, c'était quoi l'animale du tout premier Hokage ? »

J'écarquille les yeux, je ne m'attendais pas à une question de cours. Paniqué je cherche désespérément dans ma mémoire de poisson rouge et tente une réponse plus ou moins improvisé.

« - Euh… Un tigre blanc ? »

D'un geste habile Shikamaru me pince le cou. Je sursaute et plaque ma main sur la zone touché… Faut pas croire ça fait super mal !

« Hey ! Ça fait mal !
-C'était un lion albinos. »

Alors que Shikamaru vient de me donner la réponse, la sonnerie retentis dans tout l'établissement et on rentre en cours.
C'est fou comme toute la classe a vite fait de se prendre au jeu « instruire Naruto le Baka ». Presque tous les soirs je me retrouve avec une nouvelle rougeur ou un nouveau bleu quand c'est Sakura qui me reprend… Ce n'est pas très orthodoxe tout ça comme technique d'apprentissage. Tout comme pendre son élève par les pieds.
C'est vrai qu'à Tokyo, la vie était plus douce. Mais comparé, Konoha était bien plus distrayant.
Soudain, une claque me frappa le crâne. Elle vient de Neji qui est assis derrière moi. Je me retourne et lui lance un regard tueur, auquel il ne réagit pas. Il se contente de me faire un signe de tête en direction du prof.

« Suis le cours au lieu de rêver. »

Dans un grognement mécontent je me retourne de nouveau en direction d'Asuma-Sensei. Qu'es que je disais, tout le monde s'en donne à cœur-joie de me maltraiter. Mais au moins ça marche, puisque je suis en train de prendre des notes, chose que je ne faisais pas avant l'intervention de Neji.

Après une journée bien fatigante à cause de ma nuit blanche, je n'en ai pas encore fini. Jiraya frappe déjà à ma porte pour mes cours de soutien. Affalé dans mon lit, je mets ma tête sous l'oreiller.

« Je suis malade, repassez demain… »

Cependant mon piètre mensonge n'a visiblement pas marché puisque j'entends la porte s'ouvrir et se refermer, ainsi que Jiraya marcher vers moi.

« Aller, debout Naruto. Ça t'apprendra à ne pas m'écouter et partir à l'aventure une nuit de pleine lune.
- Vous êtes au courant ?...
- Oh, Tsunade ne s'est pas gênée pour déblatéré sur toi et ta stupidité. Je ne sais plus combien de foi elle a prononcé le mot « inconscient » en parlant de toi.
- Hm. »

A contre cœur, je me mets debout et part rejoindre Jiraya déjà assis à ma table. Je fais de même. Alors que j'allais sortir une feuille, c'est lui qui en sort une.

« Allé, interrogation orale mon garçon.
- Oh non… Asuma nous a déjà fait un contrôle t'a'l'heure…
- Arrête de râler et lis la première question a voix haute.
- Bien… Alors… « Quel était l'animal du premier Hokage ? » Ah ! Facile. Un lion albinos. »

Jiraya fait une tête de poissons hors de l'eau, étonné que je sache répondre.

« Comment tu sais ça, toi ?
- Shikamaru…
- Shikamaru te donne des cours ?
- Il n'y a pas que lui. Toute la classe s'amuse à me questionner à longueur de journée. Le pire c'est qu'ils n'hésitent pas à me maltraiter si je réponds faux ! »

Jiraya se met à rire sans retenue, visiblement très amusé par ma situation de martyre.

« C'est une bonne chose pour toi. Tu évolueras deux fois plus vite ! Bref, question suivante. »

Après le petit test, Jiraya me fait faire la correction pour que j'apprenne de mes erreurs.
L'une des questions portait sur les nuits de pleine lune. En parlant de ça ! J'avais une question à lui poser.

« Au fait Jiraya ! J'ai une question à vous poser au sujet des animaux.
- Je t'écoute.
- Lee a dit que Sasuke c'était sûrement échappé la nuit dernière à cause d'une odeur. Ça veut dire quoi ?
- Je te l'ai déjà expliqué Naruto. »

Déjà expliqué ? Je fronce les sourcils en regardant le vide pour essayer de réfléchir, mais c'est le trou noir.

« Je ne vois pas…
- Mais si. Je t'ai dit que c'était l'animal en nous qui choisissait notre future partenaire.
- Oui mais je ne vois pas le rapport…
- Oh. Eh bien, les humains ont tendance à choisir leur futur époux par le physique. Les animaux ça marche à l'odeur. Si hier, Sasuke a senti l'odeur d'une femelle qui l'intéresse, ça a sûrement suffit à l'exciter suffisamment pour qu'il brise ses chaînes.
- Ouah… A ce point ?
- Et bien, c'est très fort comme sensation. Quand on contrôle son animal, c'est plus ou moins gérable, mais je te rappel que Sasuke ne contrôle pas la chose qu'il a en lui.
- « Chose » ?
- Je sais que ça peut te paraître méchant mais crois-moi, pour l'avoir souvent vue de près, je peux te dire qu'il ressemble plus à un monstre qu'a un animal. »

Je fais la moue. J'ai entendu l'animal de Sasuke pleuré depuis sa prison hier soir. Ce n'est pas de sa faute s'il est né croisé… Si Jiraya il le définit de « monstre », je ne vois pas en quoi son hérisson est diffèrent.

« Tu n'as plus de question Naruto ?
- Si encore une. Si Sasuke est si « monstrueux », c'est qui qui va l'enchaîner toutes les nuits de pleine lune ?
- C'est son frère, et ça aussi je te l'ai déjà dit en plus ! Itachi a déjà plus de vingt ans, c'est lui le responsable de Sasuke. Il fait sa dernière année à l'académie cette année. Bon c'est fini ? On peut continuer ? »

J'hoche la tête sans plus dire un mot. Ce terme, « monstre », n'arrête pas de se répéter dans ma tête. Je ne sais pas pourquoi mais je ne l'aime pas du tout. J'en veux même à Jiraya de l'avoir utilisé.
Cependant ne voulant pas partir dans un long débat, je préfère ne rien lui dire et garder cette réflexion pour moi.

Les deux jours suivant se sont déroulé sans encombre. La seule nouveauté est que je peux à présent enfin mettre un visage sur le nom de Itachi Uchiwa.
Je l'ai vue de loin discuter avec son frère devant la fac. La ressemblance est flagrante : aucun doute possible quant à leur lien de parenté.
Tout comme Sasuke il a une peau d'ivoire, des cheveux couleur corbeau attaché en une queue de cheval basse et des yeux d'un noir d'onyx. Cependant son visage est un peu plus marqué, ce qui lui donne un coté plus sage.
Avec eux se trouvait Hebiko et Orochimaru. Cette fille et son père me flanquent la chair de poule. Ils ont dans leur regard quelque chose de pervers et leur langue si longue est tout bonnement écœurante. Hebiko encore, ça peut passer de loin, mais Orochimaru… Non !
De toute façon, même si elle n'en fait pas parti à cause de son sexe, Hebiko est toujours collé à l'Akatsuki. Avec elle, Karin et Konan les collent aussi comme des chewing-gum à la basket.
De tout le petit groupe, Itachi est le seul qui souriait sans vrai raison. Ce comportement semblait d'ailleurs exaspérer son petit frère.

Enfin bref, cette petite rencontre ne fut pas la seule. Je l'ai recroisé le lendemain.
Asuma-Sensei m'a demandé d'aller apporter un dossier à Gai-Sensei.
Les couloirs étaient déserts car toutes les classes étaient en cours. Je marchais tranquillement et j'ai pris une nouvelle intersection sans vraiment faire attention. Je suis alors tombé nez à nez avec Itachi qui tenait la main à une fille que je ne connais pas. Visiblement, elle aussi est en dernière année. Je n'en avais aucune preuve mais a son allure, je suis près a parié que c'est la sœur de Kiba, le mec de ma classe.
Elle est grande et puissante, ses cheveux châtains sont coiffés d'une queue de cheval et deux mèches lui encadre le visage. Sur ses joues sont dessiné deux triangles rouges, comme ceux de Kiba, mais elle n'a ni le regard animal, ni les dents de vampire...
En me voyant, la jeune femme a baissé les yeux en rougissant alors qu'Itachi m'a gentiment sourie, posant un indexe sur ses lèvres pour me faire comprendre qu'il serait préférable que je garde ce que je venais de voir pour moi.
Moi, j'ai hoché la tête en lui rendant son sourire. Je lui ai fait signe de fermer ma bouche avec une fermeture éclair invisible et de jeter la clef au loin, finissant le tout par un clin d'œil. Mon geste fit rire le couple qui poursuivit sa route en silence.

Je ne sais pas pourquoi mais je l'aime bien moi, cet Itachi Uchiwa. Il est plus aimable que son frère en tout cas !

Quelques heures après ma rencontre, je n'ai pas pu m'empêcher de poser la question à Kiba.

« Hey Kiba ! J'voulais te demander, t'as pas une sœur en dernière année ?
- Ouai, Hana. Pourquoi ?
- Non, c'est juste que j'ai croisé une fille qui te ressemble beaucoup et je me posais la question, c'est tout. »

Kiba hocha la tête, la réponse que je lui ai servie semble le contenter. Alors comme ça la panthère noir sort avec un chien ? Lui qui a déjà des gènes de loup, je me demande à quoi pourraient bien ressembler leurs enfants. Peut-être seront-ils des « monstres » eux aussi. Bha ! Ce mot m'écorche la bouche.

Voilà les quelques événements sans grandes importance qui se sont passé ces trois derniers jours. Mais aujourd'hui, on est jeudi matin. C'est mon premier cours de sport.
J'avoue, je suis plus que stressé. Je suis sur le point de me mesurer a des ninjas mutants, et pas des moindres ! Je commence ma fin de semaine par la survie. Nous sommes quinze et je connais que six d'entre nous : Moi, Gaara, Kiba, Hana, Sasuke et Itachi.
Les deux Uchiwa restent entres eux et Kiba reste également dans les pattes de sa grande sœur. Moi je suis collé aux basques de Gaara, mais je ne lui parle pas, l'appréhension est trop grande. Tous les élèves qui m'entourent semblent très forts. Un peu trop à mon goût.
Gaara pose amicalement sa main sur mon épaule mais son geste me surprend et je sursaute.

« Arrête de te ronger le sang Naruto. On sait qu'on va être moins bon que les autres, c'est normal. Eux ont l'expérience que nous n'avons pas.
-Oui… C'est sur… »

Mais même les premières années ont l'expérience que moi je n'ai pas ! Mais qu'es qui m'a pris de prendre survie ?! Je suis un humain bordel ! Un simple et fragile petit humain… Je n'ai jamais autant eu envies de le hurler que maintenant.
Me coupant dans mes pensées, notre professeur arrive vers nous.

« Bien, bonjours tout le monde. Pour ceux qui ne me connaissent pas je suis votre professeur de survie : Yamato. Dans un premier temps, j'aimerais que toutes les premières années s'avancent et se présente. Vous connaissez le topo : Animal élément… Bref, c'est à vous. »

Oh non… Comme si ça ne suffisait pas de me ridiculiser sur le terrain, il faut en plus de ça que je me traite de vache devant tout le monde ! Cette fac veut ma peau !
Kiba est le premier à réagir, faisant un bon en avant.

« Je suis Kiba le frère de Hana ! Mon animal et le chien, un shiba-inu tout comme elle. Quant à mon élément, c'est la terre !
- Sasuke Uchiwa. Feu, foudre, loup-panthère.
- Gaara, mon élément est le sable et mon animal le fennec.
- Naruto… Une vache. Élément du vent. »

Je vois Yamato-Sensei se mordre les lèvres pour s'empêcher de rire pendant ma présentation. Certainement que Tsunade l'a mis au jus à mon sujet, et me voir déclarer mon statut de ruminant en public semble l'amuser.
Ce n'est pas le seul d'ailleurs. Dans mon dos je peux entendre que les moqueries et les remarque fusent… Chose que je ne peux pas supporter longtemps.

« Roh ça va vous derrière ! Ce n'est pas parce que vous avez des animaux qui ont la classe qu'il faut vous moquer des vaches ! Ce sont elles qui vous nourrisses, je vous rappelle. »

Tout le monde me fixe avec des yeux ronds. Je peux voir du coin de l'œil Itachi et Hana se mordre les lèvres pour ne pas rire.

« Bon allé, ça suffit. Coupe notre professeur. Commençons à aller au terrain, il est de l'autre côté de la fac. Dès la semaine prochaine, nous nous donnerons rendez-vous directement là-bas pour gagner du temps. Et on y va en courant, ça vous échauffera !»

On se met donc tous en route, prenant le pas de notre Sensei.
Plus on se rapproche et plus je tremble. Je déteste être humilié en public, mais malheureusement c'est toujours moi le bouffon. Rah ! Je jure qu'un jour je ne serais plus le bouffon mais le roi. Et ce jour-là, tout le monde me respectera ! Et l'acensions vers ma gloire commence aujourd'hui.
Je m'en fou d'être humain, de ne connaître aucune technique ou même de ne pas avoir d'animal. Ce ne sont que des obstacles de plus à franchir, mais ça ne m'empêchera pas de passer ! Et je serais doublement respecté pour ça !

« Bien. Nous y sommes. Je vous présente le parcoure de niveau 5. Il y a différents niveaux de parcours qui vont de 5 à 0. Le numéro 5 étant le plus facile et le 0 le plus dure, celui que vous aurais le jour de l'examen de dernière année.
Allé, tout le monde en ligne. Les dernières années, je veux un temps inférieur a trente seconde pour ce parcoure de 500 mètres ! C'est bien compris ?
Les cinquièmes années, vous avez cinquante secondes.
Les quatrièmes années, vous avez une minute.
Troisième, deux minute trente.
Seconde, trois minutes.
Les premières… Et bien… essayez déjà de franchir la ligne d'arrivée.
Je vous attends à 400 mètres pour le mur de branche. Partez à mon signal. »

Attendez là, j'ai un petit bug. Le record du monde sur terre au 500 mètres sans aucun obstacle est de quarante secondes… Comment Yamato peut demander un temps de trente seconde sur un parcoure remplis de ralentisseurs ? Je ne sais pas pourquoi mais je le sens mal ce parcoure… Très très mal, même.

Accroupis devant une ligne de départ imaginaire, j'attends le signal avec stress et appréhension. Trente seconde pour un tel parcours c'est vraiment au-dessus des compétences humaines. Je suis fichu.
Soudain, une explosion se fait entendre. Suivie d'un vent violent : C'était Itachi et Hana qui viennent de partir. Je comprends mieux pourquoi trente seconde…
Je réalise enfin, l'explosion, c'était le départ ! Et merde !
Déjà que je suis le plus mauvais, je suis aussi le dernier partie, quel con je fais !

Concentrant mon chakra dans mes jambes comme lors de ma course avec Lee, j'essaye de rattraper mon retard, mais déjà un champ de pneu me fait face.
Allé on se concentre ! Droite, gauche, droite, gauche, droite, droite Ah ! Non ! C'était gauche !
Trop tard.
Ma vitesse importante ne me sert plus à rien d'autre qu'à augmenter l'ampleur de ma chute, et en tombant j'envoie balader des pneus de tous les côtés.
Le seul point positif est qu'au moins, j'en ai fini avec le champ de pneu. Je me relève avec difficulté : j'en ai de partout ! Autour des bras, autour des jambes, autour du cou et même un autour de la taille.
Je ne sais pas comment il est arrivé là mais m'en débarrasser est un vrai combat, qui me fait perdre beaucoup de temps.

Reprenant ma course, je suis tellement loin derrière les autres que je ne les vois plus.
Un premier mur se dresse devant moi. Il doit faire à peu près ma taille, voir un peu plus.
Le franchir n'est pas chose facile, mais j'y arrive quand même.
Seulement quelques mètres plus loin, un nouveau mur : bien plus haut que le précédent.
Je suis arrêté devant mais rien à faire, impossible de sauter assez haut pour l'agripper sans hélant.
Prenant mon courage à deux mains je recule de quelques pas et me met à courir, bondissant le plus haut possible.
Mission réussi : j'attrape le bord. Cependant me hisser est bien plus dur que prévus. Au bout de quelques secondes de lutte, je sens mes doigts glisser et je tombe en arrière. Et merde ! Tout ça pour rien ! Aller Naruto bordel, déjà que je vais arriver dernier, il faut au moins que j'arrive à finir ce fichu parcours !
C'est donc avec le double de détermination que je reproduis les mêmes gestes. Encore une foi j'arrive à agripper le bord. Hors de questions de lâcher cette foi si !
Je m'agrippe tellement fort que je sens mes ongles se retourner en serrant la pierre. C'est douloureux mais ce n'est pas mon problème !
Je force sur mes bras aussi forts et que je le peux et plus encore. Je sens mes muscles me hisser avec difficulté, mais je sais qu'ils peuvent le faire alors je continue de les solliciter.
Enfin ! Je suis en haut du mur !
C'est avec un immense sourire aux lèvres que je me laisse retombé de l'autre côté, fier de ma prouesse.
Alors que je recommence à courir, apparaît alors un nouveau mur. Deux fois plus haut que celui que je viens de franchir.
Non mais c'est du foutage de gueule là ! C'est impossible de passer ça ! Aucun humain en n'est capable !...
Mais bien sûr. Aucun humain n'en est capable, mais un ninja le peut !
Je prends alors le maximum d'élan et concentre le maximum de chakra dans mes jambes.
Lors-qu'arrive le moment de bondir, je me sers de lui comme d'un ressort pour me propulser. Je n'y crois pas : Ça marche !
Tendant les bras, j'arrive à saisir le rebord. Cependant je ne peux rien faire pour mon corps qui percute le mur de plein fouet. Malgré la violence du choc je ne lâche pas, mais par contre je crois que les ongles qui me restaient viennent de sauter eux aussi. Tant pis.
La force de la gravité est bien plus importante à cause de la hauteur et je sens que mes muscles ne seront pas capables de me hisser. C'est à peine si j'arrive à m'agripper sans lâcher prise. Il ne me reste plus qu'une option : Concentrer mon chakra dans mes bras.
C'est dur à cause de la douleur et du tiraillement, mais je sens que j'y arrive… Encore un peu et… Oui… Ça y est, je suis passé !
Pour amortir la chute j'envoie de nouveau mon chakra dans mes jambes et continu de le maintenir dans cette zone pour me rendre au plus vite jusqu'au prochain obstacle.

Quelques mètres plus loin se dresser un champ de barbelé accroché quelques centimètres au-dessus d'une mare de boue. Sans même réfléchir je me jette dessous en pleine course et commence à ramper.
Je sens que les barbelés sont trop proche de moi et déchirent mes habiles, mais je ne m'arrête pas pour autant. Chose bien plus contraignante : Avancé malgré la boue épaisse et lourde. Ça ressemble plus a du ciment qu'a de la boue se truc, et chaque geste est épuisant.
J'essaye de faire passer mon chakra d'une partie du corps à l'autre mais dans cet exercice, ça ne me sert pas à grand-chose.
Enfin, je franchis les derniers mètres avant de pouvoir me relever, déchirant une fois de plus ma veste en étant trop brusque. Je sens une déchirure dans mon dos et je grimace de douleur mais ne prend pas le temps de vérifier mon état.
Ma veste quand a elle est devenue gênant et lourde à cause de la boue, c'est donc sans regret que je m'en débarrasse tout en continuant ma course torse nu jusqu'au dernier obstacle : le mur de branche.

Devant moi se dresse un cube de cent mètres de haut pour cent mètres de profondeur et de largueur. Juste derrière, la ligne d'arrivé.
Après une dernière inspiration, je me jette dedans. Tous les élèves et Yamato m'attendent certainement de l'autre côté, il est largement temps que je les rejoigne.
Cet exercice me semble bien simple comparé aux autres. Je me glisse à travers les branches comme un courant d'eau. Mais il y a quelque chose de pas normal…
A mis parcoure environ, les branches se mettent à bouger, comme pour m'agripper et m'empêcher de passer.
Certes, c'est plutôt stressant, mais je ne lâche pas l'affaire. Jusqu'à présent cet obstacle est mon point fort, alors il le restera jusqu'à la fin.
Les mouvements des branches sont de plus en plus rapide mais je ne démords pas, moi aussi j'accélère, me faufilant de droite à gauche, glissant sur le sol et évitant de peu l'emprise du bois sur mes membres.
Enfin, je vois la lumière de la ligne d'arriver. Au même moment je sens une branche lécher ma cheville gauche.
Non… Non non non non ! Pas si près du but !
Dans un mouvement si rapide que je ne sais pas comment j'ai fait, j'échappe à la branche et glisse jusqu'à la lumière, passant la ligne d'arrivée dans une chute mémorable.
Je suis sûrement le dernier mais je m'en fiche… J'ai réussi le défi de Yamato-Sensei : j'ai franchi la ligne d'arrivée !
Malgré ma posture peu glorieuse je ne peux m'empêcher de sourire, cependant mon visage change d'expression du tout a tout lorsque je me remets debout.
Mon corps me fait horriblement souffrir et je ne sens plus un seul de mes muscles.
Je suis éraflé de partout et j'ai une blessure plus importante sur l'omoplate droit qui me tiraille, sûrement que je me suis fait ça dans le champ de barbelé.
De mes mains dégoulinent des gouttes de sang qui s'échappent de mes ongles arraché mêlé à la boue. Cette boue… J'en ai de partout ! Sur les avant-bras, sur l'intégralité de mon pantalon, sur le bas du visage, dans mon cou et dans mes cheveux. Bah ! Je sens que je vais galérer pour enlever tout ça se soir.
Enfin, je trouve la force de relever la tête pour fixer mes camarades, le souffle toujours court.
Face à moi, tous me fixent avec stupeur. Parmi eux, Hana et Itachi, mais aucun signe des autres premières années. Mais ou ont-ils bien pu passer ? Ils ne seraient pas… !

Je me retourne d'un bon pour faire face au cube de bois.
Des gémissements et des plaintes se font entendre. Ils sont tous resté coincé.
Scrutant le cube, je tombe accidentellement dans un regard noir. Ces yeux, typiques du clan Uchiwa… Même lui ?
Me voir semble enragé les yeux de Sasuke qui s'agrandissent d'effroi.
Un cri perçant se fait entendre suivit d'une explosion.
Sous l'effet du choc, je suis expulsé jusqu'aux pieds d'Itachi.
Je ne sais pas ce qui s'est passé mais une chose et sur : ça a produit un immense nuage de poussière. Cela me fait tousser si fort que je crois perdre mes poumons.
Itachi m'aide à me relever et je l'en remercie d'un mouvement de tête en essayant de retrouver mon souffle.
Dans la fumée épaisse, je ne vois rien mis a par l'aîné Uchiwa. Heureusement, elle commence déjà à se dissiper.
A travers le nuage, j'ai l'impression de voir se dessiner une forme féline. Une énorme, forme féline !
Alors c'est lui, le monstre ? Ce gigantesque animal qui m'est toujours en parti invisible et qui avance vers moi ? Malheureusement, l'ombre semble se redresser et prendre forme humaine. A présent que la fumée a disparue, elle ne me dévoile que le Sasuke que je connais. J'avoue que je suis un peu déçu… J'aurais bien aimé le voir, ce monstre.
Maintenant qu'il est face à moi, Sasuke me défie du regard, lèvre supérieur retroussé, comme un loup qui montre les crocs.

« Comment t'as fait ça, baka ?! Tu ne peux pas arriver avant moi ! A moins que tu aies triché ?! »

J'allais lui dire une réplique sanglante mais je suis coupé par Itachi.

« J'ai suivi tout le parcours au sharingan. Personne n'a triché, Sasuke. N'accuse pas les autres car tu n'es pas fière de ta performance. Tu feras mieux la prochaine fois. »

Sasuke me lance un dernier regard noir puis se retourne dans un grognement. Mon Dieu ! Il est jaloux ! Sasuke Uchiwa est jaloux de moi ! Ça y est c'est bon, je peux mourir en paix.
Pendant que je m'évade dans mes pensées jubilatoires, je vois du coin de l'œil le cube de bois rétrécir puis disparaître, révélant Kiba, Gaara, mais aussi Yamato-Sensei qui ramène ses bras a lui. Donc comme ça, notre prof de sport contrôle le bois ? Je comprends mieux pourquoi les branches essayaient de m'agripper.
Alors que Kiba part rejoindre sa sœur la queue entre les jambes, Gaara lui vient vers moi, visiblement déçus.

« Aller Gaara, ne fais pas cette tête. J'suis sûr que si tu ne te trimbalais pas cette gourde énorme, tu t'en serais sorti.
- Certes mais je ne peux pas m'en séparer, elle fait partie de moi. De plus si c'est pour te ressembler après, ça ne donne pas trop envies. Comment t'as fait pour te mettre dans un état pareil ?
- Effectivement, tu fais peine à voir Naruto. Itachi, résume son parcoure, s'il te plaît » demande Yamato en m'analysant sous toute les coutures.

« Naruto est partie en dernier. Il a chuté sur le champ de pneu qu'il a tenté de traverser sous forme humaine et en courant. Il a franchi les deux premiers murs à la seule force de ses bras et le troisième en canalisant son chakra, toujours sous forme humaine. C'est encore une fois sous cette forme qu'il a traversé les barbelés en rampant dans la boue en n'employant aucun jutsu, usant une fois de plus que sa force physique. Même rengaine pour vôtre cube de branche, Yamato-Sensei. »

Tous les ninjas me dévisagent avec stupeur. Je ne comprends pas vraiment pourquoi mais bon…
Yamato quant à lui semble réfléchir. Il tourne autour de moi, inspectant chaque partie de mon corps. Je n'aimais pas vraiment ça, mais je n'ai rien à dire.
Il me bouge même le bras pour analyser le mouvement de mes muscles, puis pose son regard sur mes mains meurtries.

« Bien… On dirait qu'on a à faire à un dur à cuire. Hana, emmène-le à l'infirmerie avant que ses doigts s'infectent et qu'on soit obligé de les couper. Cette plaie sur ton dos ne me plaît pas trop non plus… S'en est fini pour toi aujourd'hui, Naruto. Tu peux être fier de toi, tu es le premier ninja à effectuer tout un parcours sans jutsu depuis la création de ce sport. Aller, va. »

C'est donc ça, le secret de cette vitesse ? Tous les ninjas utilisent leurs techniques pour franchirent les obstacles ? Pfff, et après c'est moi le tricheur…
Hana abandonne son frère pour venir vers moi. Elle pose délicatement sa main sur mon épaule valide et me sourit gentiment. Ce petit geste est réconfortant, elle n'a aucun rapport avec Kiba qui lui est vif et nerveux.
Alors qu'on s'éloigne lentement du groupe, j'entends Itachi faire le récapitulatif du parcoure de Sasuke.

« Il a muté pour franchir le champ de pneu d'un bond ainsi que les trois murs. Il a ensuite creusé un tunnel sous les barbelés. Il s'est aventuré dans le cube tête baissé sous forme humaine et c'est fait avoir dès la mi-parcours. Il a dû utiliser un Katon et se muter pour arriver à s'en échapper. Dommage, il avait un très bon temps. »

N'importe quoi… Ça n'a rien de d'intéressant ça.
Certainement qu'elle m'a vue faire la moue car Hana étouffe un rire.

« Ça te vexe hein ? Qu'il t'ait traité de tricheur alors que t'a tous fait à la seule force de tes muscles.
- … Oui…
- Tu sais Naruto, ce qui compte ici c'est ta vitesse, pas le mal que tu te donnes. Ça ne sert à rien de te démener, mis a par te blesser et te retrouver couvert de boue.
- … Je n'ai pas le choix.
- Comment ça ?
- Ne le dit pas à Itachi, car j'ai peur qu'il le répète à Sasuke mais, je ne connais aucun jutsu. Je sais à peine contrôler mon chakra et il me faut quatre heures pour détacher un nœud quand je me retrouve pris dans un piège.
- Pour de bon ? Quatre heures ?
- C'n'est pas marrant… Oh attend ! Je sais envoyer des kunai et des shuriken ! »

Se retenir étant trop dure pour Hana, elle laisse finalement échapper son rire. Comprenant que ça peut être marrant de son point de vue, moi aussi je me mets à rigoler avec elle.

« Je compte sur toi pour garder le secret...
- T'en fais pas. De toute façon, je suis obligée. Tu es le seul élève au courant pour moi et Itachi. Tu es même la seul personne… Donc au moins, on est coincé. Tu ne peux rien dire et moi non plus.
- Ça marche. Ça fait combien de temps que vous êtes ensemble ?
- Ça va bientôt faire un an. La féroce panthère noire a succombé à mon odeur de charmante shiba roux. J'me rappellerais toujours de la première nuit ou je l'ai vue. Il avait pisté mon odeur sur des kilomètres pour me retrouver sous une pluie battante. Moi, je m'étais caché dans une petite caverne, mais je ne voulais pas de lui dans mon espace vital. Alors il est resté juste devant l'entrée à ronronner et à se rouler sur le sol boueux pour attirer mon attention toute la nuit.
- Et bien, il devait vraiment avoir envie de te charmer !
- Aucun mâle n'est capable de résister à l'odeur de son âme-sœur. Peu importe les folies qu'il doit faire pour la conquérir.
- Et pourquoi vous gardez ça secret ?
- Tu vois, même s'il n'y a aucune fille dans l'Akatsuki, il y a tout de même des privilégiées. Orochimaru a des plans pour Sasuke et Itachi et il prendrait très mal une quelconque intervention de ma part.
- Des plans ?
- Oui. Il voudrait marier Sasuke a sa fille Hebiko et Itachi avec Karin.
- Ouai… On m'a parlé d'une histoire de mariage arrangé. C'est con quand même… Surtout que d'après ce que j'ai compris, c'est plutôt instinctif vos histoires de couple…
- Comment ça, d'après ce que t'as compris ? »

Et merde ! Mais que je suis bête ! J'oublie tout le temps que moi aussi je suis sensé être un mutant… Rha ça va aller, je vais arranger le cou !

« Oui enfin, moi j'ai toujours « senti » personne donc ça reste des suppositions… Je ne sais pas vraiment ce que c'est.
- Je vois. Crois-moi, quand tu la sentiras, tu comprendras. »

Hana me sourit gentiment. Tout en parlant on a bien avancé et nous sommes désormais face à l'infirmerie. La shiba me salue pour retourner à son cours au pas de course.
A peine ais-je frappé que j'entends une douce voix féminine me répondre gentiment. J'ouvre la porte et découvre avec surprise une charmante jeune femme brune aux cheveux courts. La chance ! Dans toutes les écoles ou j'étais à Tokyo, les infirmières étaient toujours des vieilles guenons hideuses…

« Oh mon Dieu ! Mais qu'es qui vous est arrivé ?! »

Affolé, la jolie madame bondit vers moi pour m'analyser sous toutes des coutures.

« Bonjour, je suis Naruto Uzumaki. J'ai pris survie en sport mais il faut croire que c'est un peu plus dur que ce à quoi je m'attendais…
- Vous-vous êtes mis dans un état pareil en survie ?! C'est quoi, un défie débile ou vous ne pouviez pas utiliser vos Jutsu ?!
- Ouai mais ce n'était pas un pari, je ne connais aucun jutsu. »

L'hystérique semble soudain se calmer. Sûrement qu'elle se sent mal pour moi à présent, elle doit avoir l'impression d'avoir fait une boulette. C'est marrant en général c'est moi qui suis à sa place.

« Je suis désolé… Je m'appelle Shizune, je vais m'occuper de vous. J'espère qu'en sport collectif vous n'avez pas pris Rugby au moins ?
- Non, handball. Pourquoi ?
- Ce sont des vraies brutes en rugby, il m'en arrive trois ou quatre chaque semaine. On aurait été amené à beaucoup se revoir, pour votre plus grand malheur !
- Vous revoir ne sera jamais un malheur, même si je devais me faire arracher un bras pour ça… »

Je vois Shizune sourire et rougir, visiblement flatté… Elle est plutôt mignonne. Un peu âgé pour moi, mais ça rajoute du piment ! On verra bien si à la prochaine pleine lune mon odeur lui plaît… Encore faut-il que j'arrive dans un premier temps à m'échapper de nouveau et deuxièmement, a la retrouvé. Sans oublier la petite parenthèse : Il faut qu'elle me sente mais pas qu'elle me voit. Je ne sais même pas quel animal elle est.

« Au fait, c'est quoi votre animal Shizune ?
- Je suis une cigogne. Et vous ?
- … Une vache…
- Faites pas cette tête, il faut de tout pour faire un monde ! »

Oh ! Ma vache ne la rebute pas ! Miracle !
Après les bons soins de l'infirmière Shizune, je peux enfin rentrer chez moi. J'aurais bien aimé profiter d'une après-midi de repos mais bien sûr, il faut que Jiraya frappe à ma porte. Je m'en fou de toute façon j'ai les mains bandées, je ne peux pas écrire.

« Salut Naruto, ne perdons pas de temps et mettons-nous au boulot. J'ai prévu un programme chargé pour toi aujourd'hui.
- Ça ne va pas être possible Jiraya… Regardez. »

Je lui présente mes mains bandées et il les fixe, incrédule.

« Comment tu t'es fait ça ?
- Premier cour de survie se matin. Je suis arrivé premier de ma classe ! Mais par contre sa m'a coûté quelques blessures…
- Tu as franchi le mur de branche de Yamato ?
- Oui ! Ça a été l'obstacle le plus simple. Si vous aviez vu le regard de Sasuke lorsqu'il m'a vue sortir de là avant lui, il a littéralement explosé de rage !
- L'obstacle le plus simple dis-tu… Bon. Changement de plan. Retire-moi c'est énormes bandes : On retourne sur le terrain !
- Quoi ?! Mais je me suis ouvert l'épaule, arraché les muscles et je n'ai plus de force !
- T'en fais pas pour tes muscles, si on y retourne, c'est pour t'apprendre à franchir les obstacles sans en ressortir a moitié mort. Suis-moi. »

Même si je grogne de mécontentement, j'obéis et suis Jiraya en retirant mes gros bandages pour ne laisser apparaître qu'un petit pansement sur le bout de chaque doigt.
Arrivé au parcoure, Jiraya me présente mon premier entraînement : le champ de pneu.

« Je suppose que tu le sais déjà, mais traversé les pneus n'a rien d'extraordinairement difficile. Le problème, c'est que ça te fait perdre beaucoup de temps.
- Oui, ça, c'est sûr !
- Donc, je vais t'apprendre une technique qui va beaucoup t'aider. Tu es prêt ?
- Oui !
- Bien. Je vais t'expliquer la stratégie. Pour franchir les pneus, tu iras plus vite en te mettant à quatre pattes et en bondissant.
- Quoi ?! Déjà que j'ai du mal à voir ou je mets mes deux jambes, alors si je dois aussi gérer mes deux bras !
- Écoute moi ! C'est là ou ma technique rentre en jeu. Tu vas canaliser ton chakra dans tous tes membres et le laisser s'en échapper pour pouvoir sentir la présence des pneus et pour pouvoir poser tes mains et tes pieds dans un trou à chaque atterrissage. Ça t'évite d'utiliser tes yeux et ça te fera gagner un temps considérable.
- Bien ! Faut que je commence à prendre mon élan ?
- Non. Tu n'en es pas encore là mon garçon !
- Je fais quoi alors ?
- Tu vas aux milieux du champ à quatre pattes, tu fais ce que je t'ai dit avec ton chakra et tu essayes de sentir les pneus autours de tes membres. Allé, file ! »

Cette entraînement n'est pas physiquement ni mentalement compliqué, pourtant, que c'est difficile !
Dès qu'il sort de mon corps je perds tout contact avec mon chakra, je n'arrive vraiment pas à analyser les objets qui m'entourent grâce à lui. Ça me rappel la difficile expérience du nœud. C'est à peu près la même chose que je dois faire, mais en plus dure et a plus grande échelle.
Je reste là, à quatre pattes au milieu des pneus, durant toute l'après-midi. Alors que la nuit commence à tomber, Jiraya me dit d'arrêter et qu'on reprendra plus tard.
Tout ça n'a pas servie à rien. Ver la fin, je commençais à sentir la texture du caoutchouc autour de moi, mais c'est loin d'être suffisant.

Le lendemain, vendredi, je n'ai pas cours. Enfin officiellement bien sûr, car la moindre minute de temps libre que j'ai, il faut que Jiraya soit là pour me faire cour a la maison.
Pareille pour le samedi matin, cependant cette après-midi, c'est mon premier cours de hand avec presque la totalité des premières années. Si jeudi, j'ai vécu mon heure de gloire, cette fois-ci ça risque d'être bien différent.

OooOoOoOoOoOoOoOoOo

« Bonjours à tous. Je suis Ibiki Morino, votre nouveau professeur de handball. Je sais que vous ne me connaissez pas et c'est normal : En général je m'occupe de l'équipe de rugby. Cependant cette année, j'ai échangé ma classe avec mon collègue Iruka qui s'est occupé de vous l'an dernier. De toute façon, à ce que je vois, on a presque que des premières années donc ça ne vas pas vous changer grand-chose. Tout le monde, avancez-vous un par un et dites-moi juste votre nom. » Se présente un homme qui me fait peur... On dirait un skinhead avec son crane rasé et ses profondes cicatrices qui lui balafre le visage.

« Kankurô de Suna. » Se présente un mec caché derrière une capuche et qui a le visage recouvert de marquage violet.
« Temari de Suna. » Se présente à son tour une fille blonde coiffée de quarte couettes toutes ébouriffées.
« Gaara de Suna. »

Oh ! Certainement que les deux précédents sont les grands frère et sœur de mon ami le fennec alors...

« Neji.
- Rock Lee.
- Tenten.
- Shikamaru.
- Ino.
- Choji.
- Kiba.
- Hinata.
- Shino.
- Sai.
- Sakura.
- Naruto !
- Karin. »

Karin est la seule membre de la « team Sasuke » à être venue en handball. Je me demande bien ce qu'ils ont choisi les cinq autres… Si les sports ont la même notoriété ici que sur Terre, sûrement qu'ils ont pris le foot.
Ibiki-Sensei semble réfléchir tout en nous fixant les uns après les autres, puis fini par se redresser. Il me fait vraiment peur cet homme… Brrr.

« Bon très bien. Toi avec la queue de cheval et toi avec le byakugan, avancez-vous. Je vous nome chef d'équipe. Choisissez.
- Bien. Je prends Sakura ! Commence Neji.
- Gaara. Poursuit Shikamaru. »

Les noms continuent à être appelé jusqu'à qu'il ne reste plus que moi et Karin. C'est a Neji de choisir… Pitié, je ne veux pas être le dernier choisit.

« Je prends Naruto ! »

Oui ! Merci Neji ! Merci merci merci !
C'est en affichant en grand sourire que je me mets à trottiner jusqu'à ma nouvelle équipe.

« Bien, maintenant que les groupes sont fait, voici vos dossards. Byakugan, équipe rouge, les ombres, équipe bleue. »

Ouais je suis en rouge ! C'est cool, le bleu me va très mal.
Dans mon équipe se trouve Neji, Lee, Tenten, Sakura, Sai, Hinata, Kiba et moi. Par élimination, les bleus sont constitués de Gaara, Temari, Kankurou, Shikamaru, Ino, Choji, Shino et Karin.

S'en suit un échauffement des plus basiques comme avant chaque séance sportive.
Lorsque Ibiki-Sensei nous donne trois ballons pour poursuivre l'échauffement avec, c'est là que je comprends ce qui m'attend vraiment.
Tous sont capables de faire des sauts impressionnant pour éviter la défense. Leurs tires sont si puissants qu'ils traversent l'intégralité du terrain et déchirent les filets des cages. Souvent, j'entends un ballon exploser. Ibiki ne semble pas s'en inquiéter et distribue régulièrement des ballons neuf.
Le pire moment de honte pour moi, c'est lorsque Sakura prend le risque de me faire une passe.
Le ballon percute mon estomac avec une telle force que je suis moi-même propulsé sur plusieurs mètres, jusqu'à que mon dos frappe un mur de béton. Ça fait bobo…

« Naruto ! »

Sakura se met à courir vers moi pendant que j'essaye t'en bien que mal de me relever. Avec elle arrivent Lee et Tenten.

« Ca va aller Naruto ? Je suis désolée, je tire un peu fort…
-Oui… Enfin, je crois. Ah ! »

Comme il y a deux jours, je sens une grande déchirure dans mon dos et manque de tomber de nouveau à terre. Alerté, Neji arrive à son tour avec le reste de l'équipe.
Mon meneur me saisit par le bras pour me retourner et regarder mon dos. Moi, je ne peux pas le voir mais les yeux choqués de mes camarades et l'éclaboussure de sang sur le mur derrière moi suffisent à me faire comprendre que ma blessure de jeudi c'est rouverte.

« Ibiki-Sensei ! On a un problème ! » Hurle Lee.
« Retire ça Naruto. » Poursuivit Neji en m'aidant à enlever ma veste. Son aide est la bienvenue, car mon épaule et mon bras droit sont tout engourdis.

Ma veste est dans un sale état. Tout le coté de ma blessure est gorgé de sang. Neji se recule et Sakura prend sa place, retirant mon énorme bandage devenu plus rouge que blanc.
Alors qu'elle a finie de tout enlever, Ibiki traverse la foule constituée de mes amis pour me rejoindre. Il regarde la plaie en faisant une grimace puis s'adresse à Sakura qui fait je ne sais pas trop quoi.

« Qu'es qui s'est passé ?
- Je lui ai fait une passe trop violant et il a percuté le mur. Je ne savais pas qu'il était blessé… Le choc a fait sauter ses points de suture mais pas que. Sa coupure était très profonde et elle s'est élargie, ça lui a déchiré une veine. Je fais ce que je peux pour stopper l'hémorragie, mais faut se dépêcher avant qu'il se vide de son sang.
- Bien, pousse-toi Sakura, je prends la relève. »

Je reconnais la voix qui s'est adressé à mon amie mais je suis surpris de l'entendre. Histoire de confirmer mes doutes je lève un œil pour observer. C'est effectivement Karin qui s'approche de moi et s'agenouille à mon niveau. Assis par terre, moi je commence à avoir la tête qui me tourne un peu.

« Mord mon bras Naruto. »

Hein ? Ais-je bien compris ou c'est encore mon esprit qui divague ? Karin m'a-t-elle vraiment demandé de la morde ou c'est moi qui ai perdu trop de sang et qui délire ?

« N'hésite pas, fais ce qu'elle te dit ! » M'ordonne Neji resté à mes côtés.

Un rapide regard à Ibiki me confirme que ce n'est pas une blague et que j'ai tout intérêt à obéir. De toute façon je n'ai pas la force de protester. Je saisis donc le poignet de Karin et dans un mouvement hésitant, je m'exécute.
Je l'entends gémir lorsque mes canines et mes incisives traversent sa peau mais visiblement, sa douleur s'estompe vite.
De mon côté, je sens une vague de chaleur m'envahir et partir se loger dans mon dos au niveau de ma blessure. J'ai l'impression que cette chaleur me soigne et il me semble même que le sang arrête de couler. Cependant, même si ça semble aller mieux, je crois que j'ai perdu trop de sang car je vois trouble et je n'ai même plus la force de garder mes mâchoires serrées autour du bras de Karin.

En quelques minutes, tous les élèves se sont attroupés autour de moi pour voir le bain de sang que j'ai créé sur le goudron.

« Mais comment il s'est fait ça ? » Questionna Tenten, je crois.
« C'était jeudi en survie. Il s'est relevé trop tôt à la sortie des barbelés et une griffe de fer lui a ouvert l'omoplate. » Répond Kiba.
« Il a pris survie comme sport ?
- Comment ça se fait qu'il n'ait pas rattrapé la passe de Sakura ?
- Il a perdu beaucoup de sang…
- Shikamaru, tu te sens de le porter ?
- Taisez-vous tous et envoyez le plus rapide d'entre vous chercher l'Hokage au lieu de faire vos commères ! Naruto ? Tu m'entends mon garçon ? Naruto ? Naruto ! »

Je suis trop faible pour répondre, je ne sais même plus qui me parle. Je sens mes yeux se fermer et dans la seconde qui suit, c'est le trou noir.

oOoOoOoOoOoOoOoOo

Lorsque j'ouvre de nouveau les yeux, je suis allongé dans un lit. Un « bip bip » régulier résonne dans mes oreilles.
Après quelques secondes à fixer le plafond je tourne la tête vers la fenêtre et vois juste à côté de mon lit une poche de sang presque vide. Je me demande ce qu'elle fait là.

« Tu n'imagines même pas comme on a galéré pour te trouver du O négatif. »

Je reconnais cette voix, c'est Jiraya.
Je tourne la tête de l'autre côté pour le voir. Je commence enfin à comprendre, je suis à l'hôpital. J'ai perdue trop de sang au stade et la poche de sang à côté de moi est tout simplement en train de s'écouler dans mes veines pour remplacer celui que j'ai perdu.

« Il n'y a pas de O négatif à Konoha ? » Dis-je d'une voix aussi faible que moi.
« Il n'y a que toi et Sakura Haruno. Tu peux la remercier d'ailleurs, c'est elle qui t'a donné son sang. »

Soudain, un bruit fort résonne dans la pièce. Je ne l'ai même pas encore vue que je sais déjà qui c'est : Tsunade.

« Tu es insupportable, Naruto ! Inconscient et immature ! Ça ne fait pas un mois que tu es là et tu n'arrêtes pas de me causer du souci !
- Bonjour mamie-Tsunade. Moi aussi, je suis contant de vous revoir. »

La furie blonde se rapproche de moi à grand pas et me redresse sans douceur pour refaire le pansement qui m'entoure tout le buste.

« Bon, c'est plus joli à voir que quand tu es arrivé, déjà. Tu vas rester chez toi pendant une semaine avec interdiction de sortir. Jiraya continueras à te donner des cours et tes amis viendront t'apporter ce que tu as manqué à la fac.
Dès que tu seras sorti j'irais voir tes professeurs avec toi pour que tu sois dispensé des cours de sports.
- Quoi ?! Non ! Vous ne pouvez pas faire ça Tsunade !
- Pardon ? »

Elle me fixe avec incompréhension. C'est normal en même temps, en deux cours de sports je me suis retrouvé une foi à l'infirmerie et une foi à l'hôpital. N'importe qui aurait voulue arrêter le massacre. Mais pas moi. J'aime le sport, surtout la survie. Et si je veux devenir un ninja, le meilleur qui plus est, c'est un très bon entraînement pour moi.

« Je suis premier de ma classe en survie et j'aime le handball. Je n'ai toujours pas eu l'occasion de faire du karaté et je sens que là aussi, ça va être ma fête, mais j'ai envie d'essayer. Jiraya a dit que j'ai les capacités qu'il faut pour devenir ninja ! Je n'y connais pas grand-chose mais une chose est sûre, ce n'est pas en évitant les difficultés que je rencontre que je vais y arriver ! »

Tsunade prend une expression de poissons hors de l'eau. Jiraya lui me sourit, comme fier de moi. Au bout de quelques secondes, l'Hokage s'éclaircit la gorge pour se ressaisir.

« Tu peux rentrer chez toi dès que la transfusion sera finie. Je passerais te voir dimanche prochain pour vérifier si tu es en assez bon état pour reprendre la fac et le sport. Repose-toi. »

Sur ce, Tsunade repart avec autant de discrétion que lorsqu'elle est rentrée.

Une foi la transfusion terminée, Jiraya m'aide pour que je me sorte du lit et pour que j'enfile une nouvelle veste.
A ma grande surprise, toute la classe m'attend en bas de l'hôpital. Il y a même quelques élèves d'autres années. Sakura est la première a avancer vers moi en me souriant.

« Alors Naruto, contante de voir que tu sors déjà.
- Oui, merci Sakura. C'est grâce à toi.
- Ce n'est pas grand-chose, tu en aurais fait de même pour moi, n'es-ce pas ? Bref, je dois y aller. Je voulais juste m'assurer que la transfusion ait bien marché. Bon rétablissement. »

Je veux lui répondre, mais elle me tourne déjà le dos. Puis de toute façon, qu'es que je peux bien dire de plus ? La remercier une fois encore ? Je crois qu'il n'y a tout simplement plus rien à dire.
A peine Sakura partie, tous les autres élèves se rapprochent de moi pour prendre des nouvelles et me souhaiter un bon rétablissement. Je suis plutôt surpris de découvrir parmi eux Temari et Kankurô, les deux grands frères et sœur de Gaara, mais surtout Karin, Hebiko, Konan et Juugo. De ma classe, il ne manque que Sasuke et Suigetsu.

« Bon ça suffit, vous le verrez lorsque vous lui apporterez ses devoirs. Allé hop hop hop ! De l'aire ! »

Après l'intervention de Jiraya qui me soutient toujours, mes amis nous ont poliment laissé passer, s'éparpillant par la suite un peu partout dans la ville.
Le moins que je puisse dire c'est que ce comportement m'étonne beaucoup. A Tokyo, mes potes ils étaient là quand tout allait bien, mais au moindre problème, il n'y avait plus personne. Il y en avait qu'un en qui j'avais réellement confiance. Un ami d'enfance. On a tout vécu ensemble, lui et moi... Mais au final, pareil : Lorsque j'ai vraiment eu besoin de lui, il a pris la poudre d'escampette.
Enfin bref, je suis touché de voir qu'en si peu de temps, je me suis aussi bien adapté. Bon, peut-être que les choses auraient été différentes s'ils savaient que je ne suis qu'un simple humain… Mais je suis intimement persuadé que la plus par d'entre eux s'en ficheraient éperdument. Un peu comme Shikamaru.

Arrivé à mon appartement, Jiraya m'annonce qu'il me laisse tranquille pour aujourd'hui. En même temps, ça aurait été vraiment méchant de m'empêcher de me reposer pour étudier… Quitte à être blessé, autant en profiter un peu.
Je n'ai pas mangé depuis longtemps et perdre tout ce sang m'a donné faim, mais malheureusement j'ai le malheur de m'allonger directement en arrivant chez moi.
La fatigue a raison de mon estomac ce soir-là, et je m'endors sans dîner.

OoOoOoOoOoOoOo

Moi qui trouvais ça cool de pouvoir rester à la maison à cause de ma convalescence, j'ai vite fait changé d'avis.
Avec Jiraya et les devoirs pour seul compagnie, être cloîtré chez moi devient vraiment ennuyant.
Pendant trois jours, je n'attends qu'une seule chose : l'arrivé de mes amis. Certes, cela veut dire cours à apprendre et devoirs à faire, mais au moins pendant une petite demi-heure par soir, je peux papoter et me changer les idées. C'est ma récréation.
Le lundi, c'est Sakura, Lee et Sai qui viennent me voir. Inutile de dire qu'on a largement dépassé la demi-heure de discussion. Lorsqu'ils repartent, il fait déjà nuit depuis longtemps.
Le mardi, j'ai droit à la visite d'Ino, Shikamaru et Choji. Je suis contant qu'ils viennent car mis a par Shikamaru, je n'ai pas eu le temps de vraiment parler avec eux. Ino est en réalité une fille aimable et responsable, en plus d'être très mignonne… Quand a Choji, je ne me rappelle plus la dernière fois que j'ai croisé quelqu'un d'aussi gentil que lui.
Ce petit groupe aussi c'est attardé chez moi un peu plus longtemps que prévue, pour mon plus grand plaisir. J'aurais été encore plus heureux si Ino avait décidé de passer la nuit chez moi mais bon… Je pense qu'il ne faut pas trop en demander.

A l'heure actuelle, j'attends impatiemment ma troisième et dernière visite.
Le torse seulement vêtu de mon gros bandage, je fixe la porte d'entrée, allongé sur mon lit.
Enfin j'entends frapper.
Je bondis jusqu'à la porte que j'ouvre avec un grand sourire. Mais lorsque je vois qui me dévoile la porte, mon expression ravie est effacé par des traits de surprise. Je m'attendais à tous sauf à ça.
Je suis nez à nez avec Sasuke Uchiwa.
Ne voulant pas croire qu'il est venu seul jusqu'à chez moi pour m'apporter les cours, je sors la tête dans le couloir et regarde de droite à gauche, ne lui prêtant aucune attention.

Cependant je ne vois personne d'autre que lui. Enfin, je prends vraiment le temps de le regarder. Je ne veux pas vraiment le fixer, mais plus par accident qu'autre chose, mon regard azure tombent dans ses yeux onyx. Son regard… Il a quelque chose de si particulier. Une expression que je n'ai jamais vue chez qui que ce soit d'autre. C'est comme si je lisais son âme à travers ses yeux. Cela a quelque chose d'extrêmement envoûtant et addictif. Je me sens bien, comme rassuré et calmé par ses orbes sombrent qui ne lâchent pas elles non plus mon regard clair. Je ne sais pas combien de temps nous restons ainsi, juste à se noyer dans les yeux l'un de l'autre. Tout ce que je sais, c'est qu'on est coupé par une voisine de palier qui en sortant de chez elle, fait claquer la porte. Dans un même mouvement, moi et Sasuke tournons la tête vers elle mais déjà, elle disparaît dans les escaliers.

Suite à cette interruption, l'Uchiwa se racle la gorge et me regarde de nouveau mais d'une toute nouvelle façon : il ne fixe plus mon regard.

« Je suis tout seul. Personne ne pouvait venir ce soir. Voilà tes cours. »

Je regarde les mains de Sasuke avec surprise. Alors ce n'est pas une blague ? Il est vraiment venu seul jusqu'à chez moi juste pour m'apporter les cours ? Je savais que ce n'étais pas un monstre ! Ah ah ! Naruto 1 et Jiraya 0 !

« Oh, bien, c'est gentil. Entre je t'en prie, ne reste pas dehors !
-Non merci ça ira. Prend ça et laisse-moi rentrer chez moi. »

Bon d'accord… Naruto 1 et Jiraya 1 aussi, égalité.

« OK… Rentre bien. »

Sasuke ne me répond pas et repart en coup de vent dès qu'il m'a laissé les feuilles. Quel mal poli celui-là ! Et cet orgueil ! Qu'es que je ne donnerais pas pour le remettre à sa place… Oh ! Mais que suis-je bête ! Je l'ai déjà fait au dernier cour de survie.
Ah ah ! Je comprends. Il est jaloux. C'est pour ça qu'il est si froid avec moi. Fait-moi confiance l'Uchiwa, je ne compte pas m'arrêter de t'en donner des raisons d'être jaloux de moi.

Le reste de la semaine se déroule sans surprise. Jiraya vient fidèlement me faire travailler tous les jours.
N'ayant plus de raisons de venir, mes amis ne sont pas repassés. Je ne sais pas pourquoi mais je soupçonne Tsunade de leur avoir ordonné de me laisser me reposer tranquillement. Dommage, car je m'ennuie beaucoup.
Au final cette semaine de supplice touche à sa fin et dès demain, je peux retourner à la fac ! Encore faut-il que Tsunade trouve ma cicatrisation suffisamment bien avancée pour me laisser sortir.
A l'heure actuelle, elle me tripote le dos, tirant et appuyant sur ma plaie sans délicatesse. C'est douloureux bordel ! Enfin, connaissant la bête, je préfère souffrir en silence plutôt que de me plaindre ou ça risque d'être pire.

« Je ne sais pas trop Naruto… Tu cicatrise bien mais c'est encore un peu enflammé et je n'aime pas trop ça.
- Allé mamie-Tsunade ! J'en peux plus de rester enfermé ici ! J'ai besoin de prendre l'air…
- Bon… Je veux bien te laisser aller à la fac, mais pas de sport pendant un mois. D'ici là tu devrais être totalement rétabli.
- Je peux reprendre mon entraînement avec Jiraya ?
- Oui, mais pas d'exercices trop physique comme te retrouver pendu par les pieds à une branche d'arbre pendant quatre heures…
- Ah… Vous êtes au courant pour ça aussi ?
- Je suis l'Hokage Naruto ! J'entends, je vois et je sens tout. On ne peut rien me cacher, ne l'oublie pas… »

Après un dernier regard effrayant qui voulait dire « si tu fais le moindre pas de travers, je le serais ! », Tsunade rentre chez elle, me laissant de nouveau seul.
Heureusement d'ici quelques heures, je pourrais retrouver la liberté !

Et puis enfin, enfin, après une très longue semaine, je peux mettre le pied dehors.
En ce lundi matin un vent frais me caresse le visage. Il ne fait pas très beau, de gros nuages encombrent le ciel, mais ce n'est pas grave. Tout ce qui compte, c'est que je suis dehors et que je marche ! Je ferme les yeux et je m'amuse à contracter et relâcher mes muscles, comme pour les réveiller eux aussi de leur hibernation. En fait je n'ai qu'une envie : Partir en courant et sauter dans tous les sens ! J'ai l'impression d'être un cheval sauvage qu'on a trop longtemps laissé enfermé dans un box : J'ai besoin de me défouler !
Cependant si Tsunade apprend que j'ai fait ça elle va me tordre le cou alors… Autant ne pas prendre le risque.

Visiblement mon arrivé est attendu à la fac. Tous mes camarades de classe sont là.
Les premiers à se jeter sur moi sont Lee et Sakura, visiblement ravie de me revoir.
Tout le monde me dit un mot gentil ou m'adressa une tape amicale sur l'épaule. Je suis heureux de recevoir un tel accueil, ça me donne l'impression d'être un minimum important à leurs yeux.

« Alors, prêt pour le hand samedi ? » Me questionna Lee.
« Et non. Tsunade m'a interdit le sport pour un mois…
- En espérant que la prochaine fois tu ne retourneras pas à l'hôpital. Si à chaque fois que tu viens, tu te tape un mois d'arrêt, on ne va pas te voir bien souvent.
- T'en fais pas Shikamaru ! Je sais à quoi m'attendre. Puis, ce n'est pas parce que je ne peux pas participer que je ne peux pas venir vous voir. »

Notre conversation est interrompu par la sonnerie, c'est donc d'un pas lasse qu'on rentre tous dans le couloir pour rejoindre notre salle.

La reprise se passe plutôt bien. Je crois que les cours avec Jiraya commencent enfin à payer ! Même s'il y a encore plein de choses que j'ignore, au moins, j'arrive à comprendre de quoi on me parle. Malheureusement, ma semaine d'absence n'a pas suffi à faire perdre leurs mauvaises habitudes à mes amis qui trouvent toujours ça très drôle de me rappeler à l'ordre à chaque moment d'évasion et de me questionner dès qu'on a deux minutes de libres. Cependant quelque chose a changé : Sakura me frappe plus doucement quand je réponds faux. Je crois qu'elle s'en veut encore de sa passe trop violente au handball. T'en mieux pour moi.

Le jeudi, même si je ne peux pas faire sport, je me rends quand même sur le terrain d'entraînement pour regarder les autres faire.
Les dernières années sont tellement rapides qu'il m'est impossible de les suivre du regard. Les seuls que j'arrive à observer correctement sont Gaara et Kiba. Effectivement, ils ne perdent pas de temps à franchir les obstacles de façon classique. Ils utilisent tous les deux des techniques fantastiques pour ne pas avoir à s'embêter. Si seulement j'arrivais à faire ça moi aussi un jour…
Enfin, les regarder faire m'a été très instructif. Au moins maintenant, je sais a quoi ressembler un parcours de combattant version ninja.

Samedi, je vais voir le match de handball. Comme j'avais déjà pu le remarquer, la puissance et la violence des joueurs est sans limite.
Pouvoir observer de loin a des avantages, ça me permet d'évaluer tous les points forts et les points faibles des joueurs. Sakura par exemple. C'est elle qui tire le plus fort de toute mon équipe, mais elle n'est pas très rapide ni très endurante. Contrairement à elle, Lee cour aussi vite que le vent. Ses tires ne sont pas aussi puissantes mais il arrivait à s'infiltrer à travers la défense avec aisance.
Je n'ai qu'un moyen si je veux pouvoir jouer avec eux sans perdre un os : Une maîtrise parfaite de mon chakra. Au minimum. Si j'y arrive, je peux peut-être survivre en défense. Mais pour l'attaque ça ne suffis pas, il me faut également m'améliorer en tire et donc contrôler le chakra en dehors de mon corps.

Dimanche, j'assiste à un mon premier cours de karaté.
En fait après réflexion j'aurais aimé ne jamais voir ça…
Heureusement, le prof vient me voir pour me dire qu'il connaît ma « faiblesse » et que du coup, il sera mon seul et unique adversaire temps que je ne m'améliorerais pas en tant que ninja. Il s'appelle Gai-Sensei et en plus d'être prof de sport, il enseigne aussi à la faculté. Sa ressemblance avec Lee est impressionnante... En fait c'est le même, mais en plus vieux.

Après ça, il n'y eut rien de très intéressant ni à Konoha, ni dans ma vie, pendant plusieurs jours. Plus exactement, jusqu'à la pleine lune.