Karine fait la passe à Sasuke qui est bien placé pour tirer. Il saute, moi aussi. J'intercepte sa balle brûlante qu'il aurait envoyé sur Choji, notre goal, et qui l'aurait propulsé au fond de sa cage.
Je la renvoie mille fois plus vite a sakura grâce à mon élément du vent. Cette dernière est plantée au milieu du terrain. Elle fait trois pas pour prendre de l'élan et envois si fort la balle qu'elle transperce le mur d'eau de Suigetsu.
Je sourie alors que mon équipe saute de joie. 1 à 3, plus que deux buts.
Je rejoins le centre, épaulé par Sasuke. Nous marchons côte à côte et je me sens bien, j'ai envie de glisser ma main dans la sienne. Mes yeux se ferme et je m'imagine coller mon bras au siens, caché mon visage dans son cou et inspirer son odeur a plein poumon. Je prends une grande inspiration et sourie en humant son parfum diluée mais si délectable qui vient jusqu'à moi.
« Naruto... » M'appelle la voix familière de Sakura.
J'ouvre les yeux et réalise que je suis planté, debout, de mon côté du terrain. Je secoue la tête en réalisant que tout le monde m'attend et pars en courant les rejoindre.
Le match reprend. Kiba prend la balle à l'équipe bleue, celle de Sasuke, et remonte vers les cages. Je me dépêche avec Lee et nous rejoignons en quelques secondes la limite de la zone du gardien.
Coincé par les défenseures, Kiba me jette un regard désespérer. Je recule de deux pas pour lui permettre de me faire la passe plus facilement et récupère la balle. Je me tourne vers les cages mais Sasuke c'est glissé entre moi et la zone pour me bloquer. On se défit du regard une fraction de seconde, puis je me lance : malgré les risques, je bondis pour essayer de marquer. Il saute également, près à contrer ma balle, mais plutôt que viser les cages je vise Tenten qui elle, marque.
Je souris à Sasuke qui grince des dents. Il est beau, même énervé. Je rougis alors que les souvenir de la nuit dans les sous-sols me revient et baisse la tête en me grondant moi-même d'avoir ce genre de pensées maintenant.
« Dernière minute ! » Averti Iruka, le nouveau prof de hand.
Tous les yeux se tournent vers moi et j'opine. Le match repart et alors que l'intégralité de mon équipe part dans notre camp pour récupérer la balle, moi je me recule pour me rapprocher des cages adverses. Soudain, j'entends mon nom et vois la balle voler au-dessus de moi. Je bondis pour la récupérer puis appel un clone tout en courant vers les cages. Cependant j'entends les pas d'une troisième personne. Sasuke. Comprenant que chaque microseconde compte je bondis, mon rasengan a peine finie et tire. Sasuke bondit aussi pour me contrer mais avec un temps de retard et nous nous écrasons tous les deux au sol alors que dans mon dos, j'entends des cris de victoire et le sifflement de l'arbitre.
Je souris, satisfait, puis réalise. Je suis toujours étendu parterre, Sasuke allongé sur moi. Tous les deux essoufflé et transpirant, nos regards se croisent pour ne plus se quitter. Je vois dans ses yeux que son armure a fondus et qu'il est en proie à son désir profond. Il me veut, il a envie de moi. Je rougis, et pour la première fois depuis que je le connais, je vois les joues de Sasuke prendre également des couleurs. J'aimerais tellement être dans sa tête à cet instant, pouvoir savoir se qu'il pense, se qu'il ressent. J'aimerais que le temps s'arrête, qu'on puisse rester dans cette position pour toujours. Pouvoir continuer à vie à me noyer dans son regard noir et envieux.
« Sasuke ! Putain tu déconne ! Debout ! »
Les cris perçant de Suigetsu nous rappel à l'ordre et on sursaute tous les deux. Sasuke tourne la tête vers lui, puis une nouvelle fois, me regarde pour me jeter un regard haineux. Je frissonne, blessé, puis il se relève et pars rejoindre son équipe. Moi je reste sonné, assis par terre. Trop d'émotions pour moi. Je ne supporte plus ce yo-yo émotionnel entre envie, amour, peur, haine, rage… Je sens que je ne tiendrais plus très longtemps.
Les miens vienne me retrouver et Sakura m'aide à me remettre sur pied. Elle comprend en voyant ma mine dépitée que je soufre et elle garde dans sa main la mienne. Elle s'accroche à mon bras et pose sa tête sur mon épaule tout en marchant, m'apportant un peu de réconfort.
Toute la classe quitte le stade, prenant la même route. Sasuke est derrière moi, je sens sa présence. Mes poils s'hérissent et je sens des courants électriques dans ma nuque. Je tremble et Sakura me sert un peu plus fort, en vain.
Pour finir, le cours de Karaté du dimanche.
Gai me félicite pour mes progrès et me propose un combat. Lee se désigne avec plaisir. Je n'ai pas atteint son niveau, chose qui je crois est impossible, mais je me défends bien et ressors du dojo en un seul morceau. Je rentre chez moi et saute le repas pour m'évader le plus rapidement possible au pays des rêves.
Cependant ce que je pensais être un soulagement s'avère être un calvaire. J'ai chaud, j'ai froid, je vois son regard de glace, je sens sa peau sous mes mains. On s'embrasse, puis on se bat, et finalement, on danse, encore et encore, comme pris dans une malédiction infernale.
Je me réveille régulièrement et halète fort. J'ai l'impression d'être malade. Comprenant que dormir ne sera plus un remède efficace, je me lève et plonge mon nez dans mes cours jusqu'au petit matin pour forcer mon cerveau à penser à autre chose.
Voilà ma nouvelle vie, qui ressemble à celle que j'ai eue en arrivant ici tout en étant complètement différente. J'excelle en cours, je suis l'un des meilleurs en sports. Le monde a dû changer de sens de rotation pendant mon absence.
Les jours défilent, me tuant à petit feu, comme un couteau qui rentre un peu plus profondément dans ma poitrine chaque seconde.
Une semaine, deux semaines, trois semaines...
J'en peux plus, je suffoque. Je ne sais pas combien de temps je peux tenir mais plus très longtemps en tout cas. J'ai perdu du poids, beaucoup de poids. Mes amis se détachent un peu plus de moi chaque jour. Tous ont essayé autant qu'ils pouvaient mais j'ai trop mal pour me forcer à leur faire croire que leurs efforts m'aident un t'en sois peu. Je m'enferme dans un mutisme malsain dont même Sakura n'arrive plus à m'extirper.
Cerise sur le gâteau : aucune nouvelle de Jiraya. J'ai essayé de me renseigner auprès des carpeaux, mais aucune nouvelle de leur côté non plus.
J'ai l'impression de devenir fou. Ce qui se passe autour de moi ne m'intéresse plus et je suis obsédé par ce qui se passe dans ma tête. C'est certain, je suis fou. Fous de lui. Il a volé la flamme qui brûlait au fond de mon ventre et prend un malin plaisir à l'étouffer lentement. Je sais que lui aussi souffre, je me rappelle sa douleur, sa souffrance lorsqu'il était dans les sous-sols le mois dernier. Mais cette pensé ne me réconforte pas : bien au contraire. Je préfère mourir mille fois plutôt que l'imaginer avoir mal.
Ce soir, c'est la pleine lune. En attendant, nous sommes en cours avec Itachi.
Mon teint gris et mes cernes profonds en dise long sur mon manque de sommeil, mais je ne veux plus dormir. Mes joues creusent et mes bras maigres sont alarmants, mais manger ne me dit plus rien. Je trouve ça pénible. Comme tout le reste. Tout est pénible, tout est fatiguant, fade... Tout sauf lui. Lui il est beau, il brille comme une luciole en pleine forêt lors d'une nuit sans lune. Mais il est si loin, si inaccessible, que je ne peux faire autrement que l'admirer à distance.
Comme chaque jour la fin des cours arrive bien trop vite et j'arrive chez moi bien trop tôt. A peine ais-je franchis la porte que je me laisse mollement tombé sur mon lit. La pleine lune va être rude ce soir... Et une petite partie de moi espère que Sasuke aussi aura du mal à la passer loin de moi. Alors que comme à mon habitude je commence à m'apitoyer sur mon sors et partir dans des réflexions maussades, quelqu'un frappe à ma porte.
Pendant une fraction de seconde je retombe dans le passé et pense que c'est Jiraya, mais bien trop vite je réalise que c'est impossible et je me lève pour aller faire face à mon visiteur.
A peine ais-je fini d'ouvrir la porte que je me m'immobilise, gelé.
J'ai l'impression d'avoir ouvert un raccourcit qui donne sur le pôle nord.
Du moins ça ne serait pas moins impossible que ça !
Sasuke Uchiwa me fait face, de toute sa hauteur.
Il me faut quelques secondes avant que l'effet de choque ne se dissipe, mais une fois cette étape franchis, j'ai tout à coup un doute sur l'identité de mon visiteur...
Le Sasuke que je connais était carré et musclé, celui-ci parait trop maigre et trop faible. Son habituelle peau d'ivoire et à présent grisâtre et son visage sans défaut est devenue creusé et pointue. Même ses cheveux ont perdu leur éclat. Il n'a plus rien à voir avec l'homme que j'avais contre moi le mois dernier.
« Sasuke ?... » Appelais-je d'une voix hésitante.
Ce dernier se met à marcher vers moi en commençant ça réponse, me forçant à reculer.
« Je ne mange plus, je ne dors plus, je n'arrive plus à réfléchir ni même à parler normalement. Tu m'as bouffé ma vie et je t'ordonne de me la rendre ! » Grogne-t-il alors que la porte se referme dans un gros fracas derrière son dos.
Peut-être devrais-je être impressionné ou intimidé, peut-être même effrayé a l'idée qu'il essaye de me tuer pour aller mieux, mais au final je ne peux m'empêcher d'être simplement soulagé et de lui sourire, comportement qui semble violemment le perturbé.
« D'accord. » Répondis-je simplement avant de faire un pas en avant et de coller ma bouche a la sienne, les yeux clos.
Surpris, il a un geste de recule mais se retrouve coincé, le dos collé à la porte fermé et mes lèvres toujours plaquées aux siennes. Je sens qu'il est tendu et qu'il meure d'envie de m'arracher la tête à cause de mon initiative mais il n'y arrive pas. Il est figé et son corps refuse de lui obéir quand il lui ordonne de me faire du mal. Profitant de la situation je me colle un peu plus à lui et pose mes mains dans son cou avant de les faire délicatement remonter jusqu'à ses mâchoires. Je sens que la douceur de mon geste l'apaise et qu'il se sent soudainement soulager de la douleur qui le torture depuis un mois, tout comme c'est le cas pour moi même depuis que mes lèvres ont retrouvé les siennes. J'attends d'être bien certain que toute tension l'a déserté avant de très lentement me reculer en prenant le risque d'ouvrir les yeux, tout en gardant mes mains posées sur lui. Au bout de quelques secondes, il soulève ses paupières tout aussi lentement que moi au pare avant et me fixe de ses deux onyx brillants.
Son regard si envoûtant m'avait tellement manqué... Je plonge dedans sans aucune retenus, dévoilant à travers mes yeux tous les sentiments que je peux éprouver pendant cet instant magique.
Moi aussi j'arrive à lire un peu en lui. Il a peur de ce qu'il éprouve... Il ne se comprend pas lui-même et il est perdu. Cependant au fur et à mesure que les secondes s'écoulent, je le sens se ressaisir, gagner en assurance. Je m'inquiète un peu, ne connaissant pas sa décision, mais je suis rassuré à la seconde ou il plaque à son tour sa bouche sur la mienne
Bien plus entreprenant et déterminé que moi, l'Uchiwa me pousse en plaquant son corps avec fougue contre le miens tout en agressant mes lèvres avec sa bouche avide.
Surpris je recule, mais mon appartement étant minuscule après à peine quelques pas en marche arrière je me prends le talon dans le matelas et perd l'équilibre. Sasuke en profite et plutôt que de me rattraper il me bouscule une nouvelle foi. Je me sens tombé en arrière mais m'accroche à son manteau noir décoré de nuages rouges pour le faire tomber avec moi.
Agréablement surpris il en profite pour s'allonger sur moi en me maintenant les mains au-dessus de la tête. Tout en serrant fermement les poignets, il m'offre un sourire carnassier que je lui rends.
J'ai presque l'impression d'être quelqu'un d'autre. Une folie sans nom me prend à la gorge et j'ai l'impression que Sasuke aussi c'est fait prendre par cette démence irrationnelle. Nos yeux brûlent de trop se fixer, nos cœurs accélèrent face à la tension palpable de la situation. Une chaleur insoutenable envahis peu à peu la pièce, nous coupant le souffle et rendant nos respirations irrégulières.
Nos cerveaux ne sont plus capables de réfléchir ou seulement de penser. Notre sang bouillonne dans nos veines, chauffant de plus en plus à mesure que l'instinct efface toute trace de rationalité.
Cédant le premier, je tire sur mes frêles abdos qui me redressent pour que ma bouche rejoigne celle de l'homme qui me domine.
Il n'en fallut pas plus pour nous perdre tous les deux.
Je sens autour de mes poignets des griffes aiguisé me lacérer la peau, mais je n'en souffre pas. Mes propre griffes déchiquettent les mains de Sasuke qui ne semble pas plus perturbé que moi.
Je balance la tête en arrière, un peu sur le côté, lui offrant mon cou et ma nuque avec plaisir.
Il me lèche, suçote ma peau, me mord la nuque. Je sens un liquide chaud couler jusqu'à mon dos et mes trapèzes, et je comprends qu'il a dû sortir les crocs. Mais encore une fois je n'en ai pas souffert.
Impatience à cause de la torture qu'il m'inflige je grogne, râle. Je me cambre et gémissent. M'entendre semble le rendre encore plus dingue qu'il ne l'est déjà, mais c'est plus fort que moi.
Je Jappe, me frotte à lui, glapit, me dandine... Il finit par céder à mes supplications et prend mes deux poignées dans sa main gauche pour libérer sa main droite. Il la laisse glisser le long de mon bras, m'infligeant des entailles profondes que je devine que à cause de la chaleur de mon sang brûlant qui coule sur ma peau rafraîchit par un fin filme de sueur. Il continu a glissé jusqu'à arriver à ma tête ou il glisse sa main dans mes cheveux pour me tirer le crâne en arrière. Je gémis à nouveau et lui sourit, heureux de m'entendre. Ses griffes parcourent ensuite mon visage, écorchant tout mon côté droit. Je devine que quelques gouttes de sang tombe dans mon œil car à présent j'y vois rouge d'un côté. Il continue sa caresse meurtrière le long de mon cou, puis sur mon corps, mettant en lambeau mes habiles. Cependant il s'impatiente et pour gagner du temps lâche complètement mes poignets. Il n'aurait pas dû.
En une fraction de seconde je nous retourne et le coince sous mon corps, bien décidé à lui rendre sa délectable torture. Il gronde et se débat, lacérant mon corps. Mais je le lui rends bien et me bat avec ferveur contre ses coups de griffe et de crocs pour garder ma place de dominant.
J'arrive finalement à l'immobiliser. Nous sommes tout deux torse nu et recouvert du sang l'un de l'autre mais j'ai réussi.
Sasuke Grogne toujours et garde les mâchoires serrées mais il ne peut s'empêcher de fermer les yeux et ronronner d'extase après que j'ai commencé l'attaque de sa gorge.
A mon tour de lécher, sucer et mordre jusqu'au sang. Sa peau presque blanche crée un contraste violent avec les marques rougeâtre et violette que je lui laisse.
Je comprends la folie qui lui a pris un peu plutôt lorsqu'à son tour il commence à ressentir l'impatience et à se dandiner sous moi. Il se cambre, feule, me fixe d'un regard lubrique et remplie de sous entendue. Comme lui en peu plus tôt je ne peux m'empêcher d'essayer de récupérer mes mains pour franchir une nouvelle étape.
Comme je le pensais il essaye de se servir de cette ouverture pour inverser de nouveau les rôles mais je l'en empêche. Grâce à une prise habile, je le plaque de nouveau sous moi, mais cette fois-ci face au matelas. Il rugit de frustration et commence à essayer de se débattre mais se calme en sentant ma main appuyer avec force sur sa nuque. Le visage de profil il me lance un regard mauvais, énervé par sa position. Moi je lui réponds par un sourire carnassier puis me penche sur ses flancs que je lèche et caresse de ma main libre. Il frissonne sous moi et je sens une vague plus chaude que les autres me lécher l'échine.
D'un geste impatient je lui arrache ce qui lui reste de vêtement mais Sasuke semble le vivre plutôt mal. Il hurle et se retourne pour essayer de me repousser. Moi je plaque avec force mes deux mains dans son dos pour le coller de nouveau face au matelas. Sans même que je le veuille mes griffes lacère son dos en profondeur car monsieur passe un moment à se débattre avant d'accepter la situation. Lorsqu'il est enfin calmé, je reprends ou je me suis arrêté, me débarrassant de mes propres habiles.
Il grogne toujours, les lèvres relevées sur ses crocs, mais ne bouge plus et se contente de me fixer d'un regard noir. Cependant il ferme les yeux lorsqu'en tirant sur sa nuque et en appuyant sur ses reins je le force à se cambrer. Il s'exécute mais pousse tout de même un miaulement désapprobateur.
Moi je fais la sourde oreille et rapproche dangereusement mon bassin de ses fesses. L'idée de préparer le terrain m'effleure l'esprit mais en posant les yeux sur mes doigts munis de griffe acérée, je comprends que ça serait une mauvaise idée. Je prends quand même le temps de recouvrir mon sexe de salive avant de commencer.
Sasuke rugit et se débat violemment en sentant ma verge commencer à rentrer en lui. J'essaye de le garder tranquille mais aillant une main sur mon sexe pour le diriger et l'autre qui lui agrippe fermement la nuque et les trapèzes, ce n'est pas évident.
N'ayant pas le choix, je rentre en lui dans un coup de rein brusque et me dépêche de le retenir en plaçant mes deux mains à la base de son cou.
Il pousse alors un cri si sonore que j'ai l'impression que mes tympans ont explosé. Le hurlement dure pendant de longues secondes et résonne sur au moins plusieurs kilomètres à la ronde.
Aillant fini de cracher ses poumons, Sasuke se laisse mollement retomber sur le lit, la respiration courte et saccadée. Toujours de profil il fixe un point invisible en face de lui, les bras à demi plié.
Je me penche sur son corps fébrile et il se met à trembler tout en poussant quelques petits jappements. Je le rallonge convenablement pour ne pas lui faire encore plus mal et il se laisse faire comme un pantin articulé. Je me couche alors sur son corps et pose ma tête contre la sienne.
Je passe mes bras sous lui et je le serre contre moi, tout en roucoulant à son oreille que je lèche et embrasse. Lentement, ses tremblements s'amoindrissent et ses jappements se transforment en gémissement. Je sourie alors en commençant à frotter mon bassin au sien. Sa respiration se coupe parfois et il souffle fort, mais ses gémissements répétitifs m'incitent à continuer.
Il finit par cambrer les reins et moi, je prends ça comme un feu vert pour entamer mon premier va et viens en lui. Il se tend et je comprends que ce ne doit pas être très agréable, mais je continue toutefois à une vitesse très lente. Au bout d'un moment, il finit lui-même par se dandiner d'avant en arrière, me faisant accélérer la cadence. Je suis son rythme et sens le plaisir m'accabler. Je le saisis par les hanches et me redresse en poussant des râles d'extase.
Lui aussi deviens de plus en plus bruyant au fur et à mesure. Il s'appuie sur ses avant-bras et plie ses genoux qu'il ramène un peu afin de suivre mon redressement tout en se cambrant encore plus.
L'entendre gémir puis crier de plaisir me rend fou et j'agrippe ses hanches avec deux fois plus de ferveur, enfonçant mes griffes dans sa chaire, pour pouvoir le pénétrer toujours plus vite et toujours plus fort. Son attitude me rend dingue ! Il suit mon mouvement de bassin malgré la vive allure et il écrase sa tête contre le matelas, yeux clos et bouche ouverte. Le plaisir se lis sur son visage et son attitude de soumission me donne juste envie de pilonner toujours plus fort. Suivant que mon instinct je m'exécute, quand soudain Sasuke se redresse. Il tend les bras pour prendre appuie sur ses mains et bascule sa tête en arrière avant en poussant une multitude de cris de plus en plus fort et puissant.
Je le regarde jouir sous moi et perd tout contact avec la lucidité. Alors qu'il se déverse sur le matelas, je le plaque contre celui-ci dans un coup de reins trop puissant pour qu'il puisse l'encaisser. Je tombe sur son dos et le serre de toutes mes forces en me libérant dans un cri roque.
La respiration courte et saccadé, j'ai l'impression d'être partie loin, si loin... Dans un autre monde ! C'est pire que si j'avais franchi une des portes de l'univers.
Allongé sur Sasuke, le menton posé sur son épaule et le nez dans ses cheveux, je ressens vraiment la même sensation que lorsque je suis arrivé ici et que je trouvais tout ce que je voyais complètement paranormal.
Cependant, qu'es que c'est bien...
Lentement je me laisse glisser pour me coucher sur le côté, et je l'incite à faire de même. Mon torse est collé à son dos et je l'entoure de mes bras pour le serrer contre moi. Nos jambes son enlacé et je recouvre son cou, son épaule et sa mâchoire de baisés doux et délicat qui n'ont plus rien à voir avec ce que nous venons de partager.
Je plane, je me sens si bien...
« Naruto ?... » M'appelle mon partenaire d'une voix sans intonation.
« Oui ? Répondis-je entre deux baisés.
- Tu es au courant que je dois te tuer maintenant ? »
Je rigole et me redresse pour le laisser se tourner vers moi. Il s'allonge sur le dos et moi j'appuie mes mains de chaque côté de son visage. Je plante mon regard complètement enivré de bonheurs dans le sien et lui offre un sourire si charmant qu'il a du mal à empêcher la commissure de ses lèvres de se relever.
« Même si tu le voulais, tu n'y arriverais pas. » Lui répondis-je en élargissant mon sourire.
Lui lève les yeux au ciel et balance ça tête de droite à gauche.
« Usuratonkachi. »
Je rigole doucement à ce surnom, certes légèrement péjoratif, mais qui me vas si bien. Je me penche finalement sur lui et l'embrasse. Il me rend mon baisé remplis de sentiments et je ne peux empêcher mes lèvres de s'étirer, ravis de partager un moment aussi tendre avec lui après la nuit bestiale que nous venons de passer.
Finalement je fini par m'allonger sur son torse, le visage caché dans son cou. Je respire à plein poumons son odeur tout en jouant machinalement avec une mèche de ses cheveux ébène. Lui a une main posée dans mon dos et dessine des petit cercle du bout des doigts. Il ne me semble pas l'avoir déjà vue aussi détendue depuis que je le connais.
« Qu'es qui t'as fait venir ici ce-soir ? Finis-je par demander en me collant encore un peu plus à lui.
- Je ne sais pas. La pleine lune a dû me désorienter. A la base, je n'étais pas du tout venue pour ça... Ça m'énervait de penser tout le temps à toi et ce soir c'était pire, je voulais te le faire payer. »
Je ne peux m'empêcher de rire. Lui qui voulait me le faire payer, c'est lui qui a pris cher... Mais je garderais cette petite réflexion pour moi.
« Et maintenant tu penses quoi de tout ça ? Repris-je.
- Je pense que tu es très agressif pour un humain !... Beaucoup trop même. » Dit-il en regardant sa main grièvement meurtrie.
Je rigole, mais ne commente pas. Notre relation est fragile, instable. Je profite pleinement de ce moment délectable que m'offre la vie, mais tout en sachant que bientôt la lune retournera se coucher, et Sasuke risque de disparaître avec elle. Je ne prends donc pas le risque de lui révéler l'existence de Kurama en moi.
« C'est moi qui t'ai fait ça ?... » Demande-t-il en passant très délicatement ses trois doigts de sa main gauche sur les trois griffures de mon visage.
Je devine qu'il y en a une qui me coupe le sourcil et me traverse l'œil, une qui passe juste au coin externe de mon œil et une dernière sur ma tempe, les trois finissants leur course sur ma mâchoire.
« Oui mais ne t'en fais pas, je ne marque pas. Dans trois jours, il n'y aura plus rien.
- Cool pour toi. Et pour moi, on fait comment ? »
Je jette un coup d'œil à son corps qui tout comme le miens, est plus rouge que couleur peau. Le matelas aussi a été décoloré par le sang qu'on a perdu dans la bataille...
« Et bien... Va falloir que tu face gaffe de plus retirer ta chemise en public ! » Conclus-je en rigolant.
Il me répond en grognant, le regard acide.
« Bref... Allé débout, a la douche Vampirella ! Toi qui a un cœur de fer et qui fait l'amour comme une panthère. » Dis-je en me mettant sur pied, faisant référence à la si connue salsa du démon.
Mais Sasuke ne semble pas comprendre et me fixe d'un air bizarre en relevant un sourcil. Je fini par comprendre que la salsa du démon ne doit sûrement pas exister dans ce monde...
« Désolé, petite référence terrienne. Aller, debout !
Il essaye de se lever, mais montre bien des difficultés dû à ses multiples blessure, sans parler du tassement des lombaires dont il doit souffrir…
Je rigole doucement et je lui tends la main pour l'aider. Il la saisit et j'en profite pour l'attirer contre moi en lui adressant un sourire charmeur Il soupire et se dégage pour partir.
Je le fixe, une lueur d'envie grandissante dans le regard. Mon sourire s'étire lentement et comprenant mes envie Sasuke me lance une œillade de derrière son épaule. Croisant mon regard carnassier il se retourne et se met à reculer lentement.
« Rien ne t'empêche de venir avec moi. » Sous-entend-t-il en rentrant dans la salle de bain sans fermer la porte.
Sans hésiter, je l'y rejoins, bien décider à profiter de chaque seconde que m'offre cette pleine lune si particulière.
