Dans les rues de Konoha, je marche lentement et silencieusement. Je suis encore un peu sous le choc des révélations de Tsunade, et je me ronge le cerveau pour chercher des solutions aux multiples complications que je vois. Comment vais-je pouvoir partir en mission alors que Sakura à demander à Sasuke de me surveiller pour que je reste inactif pendant plusieurs mois ? Comment vais-je faire pour devenir Hokage ? Est-ce que j'aurais les épaules pour redresser le village ? Quand mon enfant sera né, comment est-ce que je vais pouvoir gérer toutes ces responsabilités en même temps que mon nouveau titre ? Je me sens perdu dans un océan de doutes et de questions sans réponses. J'en ai presque la nausée.
« Ca va ? »
Je tourne la tête vers Sasuke qui m'épaule. Il me fixe avec inquiétude, certainement que toutes mes tracasseries doivent se lire sur mon visage. Je ne dois pas me laisser abattre, ni continuer à ruminer tout ça pour l'instant. Je dois m'imposer de la rigueur, et faire les choses par étapes. Puis surtout : je ne dois pas inquiéter Sasuke avec mes problèmes. Je me secoue les puces et me redresse pour lui répondre en souriant.
« Oui oui, ça va. » Lui dis-je. Je lis dans son regard que je ne l'ai pas convaincu, mais j'essaie de détourner son attention sur un autre sujet au plus vite.
« Alors, qui a osé pénétrer sur le territoire des Uchiwa, exactement ?
- Beaucoup de monde. Le quartier était complètement à l'abandon. Nous avons ouvert les portes de toutes les maisons sans exceptions. Même chez nous, c'est complet. »
J'admets que je suis surpris. Sasuke, qui est d'habitude si casanier, solitaire et territorial, semble avoir laisser de côté toutes ses appréhensions pour aider le village. Bon, je devine que Itachi l'a certainement un peu entraîné, mais le Sasuke d'avant n'aurait jamais toléré une telle situation. Il aurait même été capable d'aller s'exiler lui-même dans la forêt pour éviter le contacte des gens.
« C'est vraiment gentil de votre pars de laisser des inconnus vivre sous votre toit. » Sasuke émet un léger rire pour me répondre et tourne la tête vers moi en relevant un sourcil.
« Inconnus ? Tu me surestime un peu, Naruto. Je n'aurais pas été capable d'aller jusque-là.
- Qui est-ce qui vit chez toi, alors ?
- Hana, Kiba, Shikamaru et sa famille, Ino et ses parents, Suigetsu, Jugo, Konhan, Karin, Gaara ainsi que son frère et sa sœur et pour finir, Obito. »
J'écarquille les yeux puis cligne plusieurs fois. Je sais que la maison des frère Uchiwa est grande, mais quand même : ça fait un paquet de monde.
« Certains se sont installé des abris dans le jardin et ne profite de la maison que pour les commodités, mais c'est compliqué sans eaux courante ni électricité. »
Oui, j'imagine que la situation ne doit pas être des plus simple pour tout le monde. Heureusement que les choses vont vite lorsque ce sont des ninjas qui décident de jouer les industries immobilières : déjà, je vois qu'il y a des travaux en cours un peu partout dans le village. Je devine que les choses devraient se résoudre assez rapidement, et ça me soulage. Pas que sa me dérange de vivre aux milieux de tant de personnes, plutôt que j'espère que les choses auront bien avancé d'ici à se que je sois nommé Hokage, histoire de me décharger d'une grosse charge de travail. Enfin, encore faut-il que le plan de Tsunade fonctionne et que j'arrive à devenir Hokage. Ce n'est pas gagné.
En arrivant dans le quartier Uchiwa, je ralentis l'allure. Je regarde de partout autour de moi avec de grands yeux, l'endroit est méconnaissable. Il y a du monde de partout, des voisins qui s'entraide, des enfants qui courent dans la rue. Dire qu'avant, ces ruelles étaient complètement désertes. C'est le monde à l'envers.
« Sasuke-Sama ! »
Un groupe d'enfant s'approche en courant de Sasuke. Ils ont le regard remplis d'étoiles et de joie. La reconnaissance qu'ils ont pour lui est palpable. Sasuke leur sourit pour les accueillir. Je regarde le tableau avec tendresse et je glisse une main sur mon ventre. Sasuke a tellement grandi, tellement mûri. Il sera un bon père pour notre enfant, j'en suis certain.
« Sasuke-Sama, c'est pour vous. » Dit l'un des gamins en tendant une boite en carton colorié au crayon de couleur à l'Uchiwa. Il récupère la boite poliment et l'ouvre. Elle contient un morceau de bois gravé en forme de tête de loup.
« Merci. »
Je souris en devinant l'émotion dans le cœur de Sasuke. Les enfants ont dû travailler dur pour obtenir un résultat aussi réaliste. C'est alors que mon regard croise celui d'une petite fille du groupe qui tient une fleur entre ses mains. Elle cligne plusieurs fois des yeux, puis son regard fait la navette entre moi et Sasuke. Finalement, elle se détache du groupe pour venir à ma rencontre en trottinant. Je l'accueil avec un gentil sourire.
« Tien, Naruto-Sama. Elle est pour toi. Merci d'avoir sauvé le village, toi aussi. »
Le petite fille me regarde avec ses grands yeux noisette et me tend la fleur qu'elle tenait entre ses mains. Je me sens ému et je pose un genou a terre pour me mettre à sa hauteur. Je récupère la fleur avec délicatesse tout en la couvant d'un regard affectueux.
« Merci beaucoup. »
Elle m'offre un beau sourire en penchant la tête puis pars en courant rejoindre ses amis. En me redressant, je vois que les enfants qui entouraient Sasuke eux aussi, se sont éparpillé. Nos regards se croisent et nous nous sourions en reprenant la route en silence. Cette piqûre d'amour et de douceur vient pile au bon moment pour moi, et je me sens beaucoup moins paniqué lorsque je repense aux épreuves qui m'attendent.
De toute façon épinglé en tête de liste, je me suis mis la plus compliqué : annoncer à Sasuke qu'il va bientôt être père.
Arrivé devant la maison de Sasuke, j'ouvre la porte sans timidité, habitué au lieu. A peine ais-je entrouverte la porte que je fais un bond sur le côté : une meute toute entière de chien se précipite vers l'extérieur. Je les regarde passer avec surprise : leur excitation contraste avec la sérénité habituelle de la maison. Dans le groupe, je reconnais Akamaru qui se distingue. Les quatre autres sont beaucoup plus typé chien-loup et se ressemble les uns les autres. L'un d'entre eux est reconnaissable car il porte un bandeau sur un œil et il est plus gros, mes les trois qui restent sont presque quasiment identique. Les chiens partis, je lance un regard surpris à Sasuke.
« Je t'ai dit que nous hébergeons les Inuzuka. » Me rappel Sasuke en rentrant dans la maison. J'ai du mal à croire que Sasuke arrive à tolérer cette agitation sans broncher. Je lui emboîte le pas et rentre derrière lui. Ce que je découvre à l'intérieur me laisse sans voix. Une bonne partie des ninjas hébergé ici sont présent, et tous échange entre eux avec amabilité. Divisé en plusieurs groupes, ils s'occupent de différentes taches dans la maison. Alors que Suigetsu et Karin s'occupe de faire le ménage dans le salon, Ino et Shikamaru eux commencent à préparer le repas dans la cuisine. A travers la baie vitrée, j'aperçois Kiba, Hana et Gaara enfoncé dans un sillon qu'ils ont creusé pour réparer la tuyauterie. Ils ont de la terre de partout. Pas loin d'eux, Jugo porte Konan sur ses épaules pour qu'elle répare la gouttière. Une telle coalition entre tous ces ninjas dans la maison de Sasuke m'épate complètement, je n'aurais jamais crue voir une telle situation arriver un jour. Tous mes amis cessent dans un même mouvement leurs activités lorsqu'ils entendent la porte se refermer derrière moi. Ils me fixent avec des yeux ronds, et je peux voir de larges sourires se dessiner sur leurs visages enjoués. Je me sens presque mal à l'aise et me gratte la nuque en leur rendant leur sourire.
« Salut tout le monde. » Dis-je en leur faisant un geste de la main. Une seconde plus tard, tous mes amis sont sur moi. Je suis agressé par une vague de ninja. Ravis de me voir et curieux de savoir qu'es qui s'est passé, ils m'assaillent de questions de tous les côtés.
« Naruto ! Mais ou-est-ce que tu étais passé ?
- C'est vrai que tu es retourné sur terre ?
- Pourquoi tu es parti ?
- Je suis content de te revoir !
- ça va, tes blessures ? Comment tu te sens ? »
Je n'ai pas le temps de répondre à une question qu'une nouvelle arrive, et je ne sais plus du tout ou donner de la tête. J'ai le tournis ! J'essais de me sortir de la pendant plusieurs secondes sous le regard amusé de Sasuke qui m'observe, perché sur la seconde marche des escaliers.
« Naruto. »
Soudain, silence se fait. Quelque chose n'a toujours pas changé : quand Sasuke parle, on se tais. Je soupire face à cette constatation mais je ne perds pas mon sourire en regardant l'Uchiwa. Il me regarde aussi et d'un signe de tête, m'invite à le suivre à l'étage. C'est vrai que ça me fait plaisir de revoir tous mes amis, mais j'ai aussi besoin de me ménager encore quelques temps. Rien que le fait d'avoir marcher de l'hôpital à ici a réveillé pas mal de douleurs. Si je veux pouvoir escorter au plus vite Gaara jusqu'à Suna, je dois me remettre vite. Pour ça, j'ai besoin de repos. C'est donc sans protester que je suis la direction de Sasuke.
« On se retrouve pour diner. Je vous en dirais plus tout à l'heure. » Dis-je a mes amis avant de monter les escaliers. Ils ne me répondent pas, mais dès que je sors de leurs champs de vision, j'entends que la conversation reprend en bas.
« Il reste encore de la place, à l'étage ? » Demande Ino
« Je ne crois pas, mis à par dans la chambre de Sasuke. » Répond Suigetsu. « De toute façon, nous sommes tous entasser à plusieurs dans les chambres, c'était un peu injuste que Sasuke soit le seul à en avoir une que pour lui. » poursuit-il.
Je n'écoute pas la suite, et mon attention repars sur Sasuke. Debout au milieu de la chambre, il m'attend. Je le rejoins timidement, bien conscient que jusqu'à présent, cette pièce était son refuge. Je n'ai pas envie que ma présence ne profane son sanctuaire. Sasuke le sent et me lance un regard rassurant. Je me détends un peu.
« Tu peux t'installer ici. Tu seras bien pour te reposer : c'est la pièce la plus reclus de la maison. » M'explique-t-il en me rejoignant près de la porte.
« Ce ne te dérage pas, tu es sur ? » Lui demandais-je. Il me répond en souriant. Il s'avance pour partir, mais s'arrête lorsque sa bouche arrive au niveau de mon oreille.
« Usuratonkachi. »
Je me retourne et le suis du regard alors qu'il passe la porte. Il me fixe une dernière fois et d'un mouvement du menton, m'incite à avancer vers le lit.
« Repose toi, je sais que tu as mal partout. On t'appellera pour dîner. »
Sasuke va pour refermer la porte mais je l'interpelle et il interrompt son geste pour m'écouter.
« Merci. » Lui dis-je simplement. Il ne me répond pas et referme la porte de la chambre.
Timidement, je m'allonge sur le lit parfaitement fait au-dessus des draps. Je soupire de soulagement en sentant mes muscles se détendre les uns après les autres. Je me sens bien dans cette pièce. L'aura de Sasuke est présente de partout. Même les coussins sont imprégnés de son odeur. Je plonge mon visage dedans et inspire à plein poumons, comme si je cherchais à en imprégner mon organisme moi aussi. Je devine que je ne vais pas faire long feu, mais j'entends une conversation qui pique ma curiosité au rez de chaussée et je tends l'oreille.
« Tu l'as installé dans ta chambre ? »
Je reconnais cette voix, c'est celle de Shikamaru. Sasuke ne répond pas à sa question, mais je devine qu'il opine.
« Comment va-t-il ?
- Il se remet. Il était dans un sale état à son arrivé.
- Il sait ce qui s'est passé exactement, au village ? On lui a raconté pour Pain ? »
La conversation m'intéresse mais je sens que je décroche : je suis en train de m'endormir. Je fais le yo-yo entre le monde réel et celui des rêves, mais j'arrive tout de même à entendre une dernière phrase dite par Kiba avant de me déconnecter :
« Cette fois-ci, évite de nous le faire disparaître. Je ne te le pardonnerais pas. »
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J'entend le bruit de quelqu'un qui frappe à une porte. Je grogne, extirpé de mon sommeil profond, et clignes plusieurs fois des paupières. Je me redresse lentement en me frottant le visage, je donne l'autorisation à l'intrus de rentrer. Je souris en découvrant le visage d'Obito se glisser timidement dans la chambre. Il me sourit également et d'un mouvement de tête, je l'invite à me rejoindre. Je m'assoie sur le bord du lit. Je baille à m'en décrocher la mâchoire en m'étirant alors qu'il s'assoit à mes côtés. Je grimace en essayant de tendre mes bras, mes blessures me tiraillent encore et m'empêche de me mouvoir comme je veux. Ça m'irrite. Je soupire et enfin, je tourne mon visage vers celui de mon ami qui m'observe en silence.
« Obito Uchiwa. Ça te va bien, tu sais. » Lui dis-je en souriant et en levant le pouce. Il rit avec moi puis se reprend et m'envoie un regard sérieux. Je me tends, un peu surpris par se changement d'attitude brutal.
« Naruto, je vais te poser une question et tu vas me répondre sans détour, c'est compris ? » m'ordonne-t-il en me pointant du doigt. Je le fixe avec étonnement et le laisse poursuivre.
« Est-ce que tu fréquente Sasuke, oui ou non bordel ?! »
Je me détends instantanément et rigole alors qu'à côté de moi, Obito fulmine. Sa crise de curiosité m'amuse et plus il s'énerve pour savoir, plus j'ai envie de rire. Ont fini par redescendre et je reprends mon calme, mon sourire toujours accroché au visage.
« Qu'es qui te fais croire ça ?
- Tout. La façon dont vous vous regardez, votre façon de faire. On dirait que vous vous parlez dans la tête, parfois. S'il bouge, tu bouges, comme si vous étiez relié. Il t'a toujours à l'œil, il te surveille en permanence. Puis j'ai bien remarqué qu'il est comme ça seulement avec toi, en plus. Les autres, il s'en fou.
- Tu te rends compte que ça voudrait dire que ton meilleur pote est gay ? » Lui dis-je en relevant un sourcil. Il tord la bouche pour réfléchir et prend son menton dans sa main.
« A vrai dire, j'ai toujours trouvé que t'avais un regard insistant dans les vestiaires. » Répond-il pour se moquer de moi.
« Baka ! » Dis-je en lui jetant un coussin dans le ventre. Obito rigole de bon cœur, fier de sa blague. Je le rejoins bien vite dans son hilarité.
« Bref, alors ! J'ai raison ou pas ? » Insiste Obito. Je ne réponds pas et plante mon regard dans le sien. Je sais qu'il sait lire dans mes yeux : il me connait mieux que personne. C'est certainement ça d'ailleurs, qui à du lui mettre la puce à l'oreille : la façon dont je regarde Sasuke. Il me voit me pincer les lèvres pour essayer de ne pas sourire, il lit ma gêne et ma résignation face à cette vérité qu'il cherche à confirmer. Sans que j'aie besoin de dire un mot, je vois son regard s'agrandir.
« Je n'arrive pas à y croire ! Alors : t'es Uke ou Seme ?
- Tais-toi, Obito ! » Le grondais-je en plaquant une main sur sa bouche. « Les murs ont des oreilles, je ne veux pas que ça se sache. » Lui dis-je en le lâchant.
« Personne n'est au courant ?
- Si, quelques personnes. Le frère de Sasuke et sa compagne Hana le savent. Le frère de Hana, Kiba est également au courant. Il y a aussi mes amis Sakura et Shikamaru, et pour finir Tsunade, l'Hokage de Konoha. Mais ça fait déjà beaucoup trop alors pour une fois dans ta vie Obito s'il te plait, essaie d'être discret, d'accord ? »
Mon ami me répond en mimant une fermeture éclaire sur sa bouche. Je lui souris : je lui fais confiance. Il est comme moi, Obito : il parait un peu bête mais en vrai, c'est quelqu'un sur qui on peut compter, et un ami fidèle.
« Qu'es qui t'es arrivé au visage ? » Dis-je, sachant très bien qu'après les révélations que je lui ai faite, il n'osera pas éviter de me répondre. Il tord la bouche te fronce son nez, énervé par ses souvenirs. Il finit quand même par m'expliquer.
« Lors d'un de mes premiers combats, un homme a réussi à me bloquer à terre. Il était armé d'un poing américain et c'est énervé sur mon visage pendant plusieurs secondes avant que j'arrive à me dégager. Je ne sais même pas comment j'ai fait pour me relever. Pendant un instant, j'ai vraiment crue que mon heure était venue.
- Comment ça c'est fini ?
- Il est mort. »
Je n'en demande pas plus. Je comprends qu'Obito est loin d'être fier de se qu'il a fait ce soir-là, et je devine que le fait d'en reparler le chagrine. On reste dans le silence pendant quelques secondes, puis il se racle la gorge et reprend la parole d'une voix enjouée.
« Bon allons manger. Je meurs de faim, moi ! » Dit-il en se levant. Je le suis sans traîner, moi aussi je me languis d'avaler quelque chose : mon estomac cris famine.
oOoOoOoOoOoOoOo
« Itadakimasu ! »
Tous assis en cercle au milieu du jardin autour d'un feu de camp, on commence à manger avec appétit. Sans électricité, il est plus confortable de manger ainsi afin d'être mieux chauffé et éclairé que dans la maison. Je suis installé entre Obito et Sasuke. Alors que le premier discute avec entrain avec Kiba, le second mange en silence. Je sens les regards aléatoires qui se posent sur moi, et bien vite, les premières questions arrivent. J'essais de réfléchir aux réponses que je peux leur servir en essayant de ne pas trop mentir, mais parfois, je n'ai pas le choix. Lorsqu'on me demande pourquoi je suis partie, je bute un peu. Je sens que Sasuke se tend également à mes côtés. Je lui lance un coup d'œil tout en réfléchissant. Je fini par lâcher que j'avais des choses à régler là-bas. Immédiatement, ils rebondissent en me demandant pourquoi je suis partie comme un voleur, sans rien dire à personne. J'avoue alors que c'était un accident, que je ne savais pas ce que je faisais lorsque j'ai ouvert la porte et que je suis parti. Je sens que mes amis ne sont pas dupes et qu'ils comprennent que je ne leur dis pas tout, mais il respecte et ne cherchent pas à en savoir plus. La suite est plus facile à raconter, et je peux répondre à leurs interrogations suivantes sans avoir à disloquer la réalité. Ont fini par parler de l'attaque de Pain. Je l'avais déjà compris, mais on me confirme que c'est bien lui qui a tué Jiraya. Itachi nous raconte que l'original qu'il a affronté n'avait plus grand-chose d'humain. Il n'était plus qu'a moitié vivant, et ses idées étaient complètement abracadabrantesque. Armé d'une paire de Rinnegan, il voulait tout détruire pour reconstruire un monde meilleur. Il avait une vision du monde tellement pessimiste qu'il ne pensait pas qu'il était possible de redresser les choses : il préférait repartir à zéro. Je me demande se que cet homme à pu vivre, se qu'il pouvait bien savoir que nous ignorons pour avoir une telle vison des choses. Peut-être était-il simplement psychologiquement instable ? J'en viens presque à espérer que c'était le cas.
« Bon, il se fait tard, et les journées sont longue. Nous devrions aller nous coucher. » Fini par lancer le père de Shikamaru en se levant. Tout le monde suit le mouvement.
En se relevant, Sasuke ouvre la main et fait apparaître une boule de feu. Itachi en fait de même et tous ceux qui dorment à l'intérieur de la maison leur emboîte le pas pour profiter de l'éclairage. Je marche à côté de Sasuke en silence. Je me sens un petit peu stressé à l'idée de dormir à ses côtés ce soir. C'est ridicule je le sais bien, mais c'est plus fort que moi. En même temps, je me dis que c'est peut-être la bonne occasion pour lui parler. Au fur et à mesure, les invités se détache du groupe et nous saluent les uns après les autres. Jugo et Suigetsu dorment dans les canapés du salon, Shikamaru, Obito et Kiba partagent une première chambre et Gaara, son frère et sa sœur en partagent une seconde. Karin, Ino et Konan dorment dans le bureau et Itachi et Hana dans la chambre de l'ainé Uchiwa. Des matelas ont été récupéré dans les décombres et déposé à même le sol pour leur fournir un peu de confort. Les autres que je n'ai pas cité sont ceux qui ont préféré s'installer dans le jardin. Le trio Shikamaru, Kiba et Obito sont les derniers à se détacher de nous : ils sont installés dans la chambre adjacente à la nôtre. Nous rentrons en même temps dans nos chambres respectives, mais je stress toujours et j'ai du mal à suivre Sasuke qui est rentré le premier dans la pièce. C'est alors que je sens le chakra de mes amis qui s'est immobilisé. Je tourne la tête vers eux et malgré l'obscurité je vois qu'ils sont tous les trois restés planté dans l'encadrement de la porte de leur chambre. Ils m'observent avec un regard espiègle.
« Naruto ? »
Je tourne la tête vers l'intérieur de la chambre. Sasuke m'attend, le visage éclairé par la lumière de la boule de feu qu'il tient dans la paume de sa main. Le feu fait briller ses yeux. Il est si beau, si proche et pourtant si loin. Il m'attend avec patience, sans sourciller. Une dernière fois je jette un coup d'œil a mes amis qui n'ont pas bougé. Les trois me sourient et m'encourage. Obito lève son pouce, Kiba me fait un signe de la main pour me dire de rentrer et Shikamaru m'indique la même chose avec un mouvement de tête. Je leur rends leur sourire, amusé par leur attitude qui m'a cela dit, redonné un peu de courage. Je rentre dans la chambre et ferme la porte derrière moi.
Mon regard se plante dans celui de Sasuke. La flamme dans sa main danse toujours et éclaire sa peau avec sensualité. Il s'avance vers moi jusqu'à se qu'on soit face à face. Je peux sentir la chaleur de la boule de feu me lécher la peau du cou et du visage. Nos yeux ne se sont toujours pas quittés. Afin de pouvoir se rapprocher un peu plus de moi sans nous brûler, Sasuke réduis l'intensité de la flamme. Doucement, étape par étape, la luminosité diminue. Bientôt, je ne vois plus rien d'autre que son regard qui brille dans la nuit. Profitant des derniers rayons de lumière que la minuscule flamme produit toujours, je laisse glisser mon regard sur ses lèvres. Je frissonne d'envie alors qu'elles se rapprochent toujours plus. Le temps s'arrête, plus rien n'existe mis à part nous. Je ferme les yeux alors que la flamme s'éteint et que nos bouches se rencontrent.
J'oublie tout : mes problèmes, mes douleurs, mes angoisses, mes missions, mes promesses. J'ai l'impression que j'étais juste un corps sans vie et que mon cœur vient de repartir : je respire de nouveau. J'agrippe ses hanches pour le rapprocher de moi alors qu'il passe sa main dans ma nuque. Caché par la noirceur de la nuit, nous nous retrouvons comme si nous ne nous étions jamais quittés. On profite de se moment hors du temps pour renouer avec l'autre moitié de nous. Sans que je sache comment, nous finissons allonger sur le lit de Sasuke. Nous nous embrassons et nous nous caressons pendant des heures. Parfois c'est lui qui est au-dessus de moi, mais il est désavantagé par son unique bras et je profite de ça pour lui voler cette place.
Lorsque nous arrivons à bout de souffle et de salive, je fini par m'allonger sur son torse nu. Il passe sa main dans mon dos également dénudé et me caresse du bout des doigt. Je me sens planer comme si j'avais fait dix fois l'amour, alors que nous ne l'avons même pas fait du tout. On s'est juste complètement enivré l'un de l'autre : de son parfum, de son aura, de son chakra. On se sent bien que lorsque nos énergies se mêle pour ne faire plus qu'un. Apaiser comme je ne l'ai plus été depuis des mois, je me demande si ce n'est pas le moment que j'attendais pour lui parler.
« Sasuke ? »
Il ne me répond pas et interrompt ses caresses. Je sens son regard sur moi mais moi, je ne le regarde pas. Je préfère laisser mon regard glisser sur son torse et ses abdos musclés. Je vois aussi se qui reste de son bras gauche encore bandé. Je sais qu'il attend que je lui révèle se que j'ai à lui dire depuis mon premier jour à l'hôpital, quand Obito nous a coupé.
Non, c'est trop frais, c'est trop fragile. Je ne peux pas encore lui révéler ça alors que nous venons tous juste de nous retrouver. Je dois attendre encore. Ce n'est toujours pas le bon moment.
« Tsunade compte sur nous pour réaliser une mission importante. Elle a peur que l'Akatsuki profite de la situation. »
Je sens que Sasuke est dépité. Il devine que ce n'est pas de ça que je voulais lui parler initialement. Il prend une grande respiration et son torse se soulève. J'en profite pour bouger un peu et me redresser pour croiser son regard.
« Je t'écoute. » Fini-t-il par me dire d'une voix déçue. J'ignore le sou entendu de son intonation et reprends mes révélations.
« Dès que l'occasion se présente, nous devons quitter Konoha le plus discrètement possible et escorter Gaara jusqu'à Suna. Nous devons arriver là-bas le plus rapidement qu'on le peut et faire en sorte que Gaara soit titré sans perdre de temps.
- Naruto, tu n'as pas le droit de bouger le petit doigt pendant plusieurs mois. Il est hors de question que je te laisse faire ça. » Dit-il d'une voix sans appel. Je souffle et je me redresse un peu plus : je savais que ça n'allait pas être simple de le convaincre.
« Sasuke s'il te plaît, fais-moi confiance : c'est vraiment important. L'avenir de Konoha en dépend. Notre avenir, à tous les deux. »
Je joue délibérément sur la corde sensible. Je dois tout faire pour qu'il cède. Il me fixe avec détermination : je sens qu'il lute pour ne pas se faire piéger par mes arguments.
« Je ne veux plus jamais être séparé de toi, ni de Konoha. Je veux que nous puissions continuer à vivre ici, Sasuke. Je veux pouvoir réaliser mes rêves et devenir Hokage. S'il te plaît, ne me force pas à renoncer à tout ça à cause d'une crise d'inquiétude de Sakura. Tu sais que j'en suis complètement capable, surtout si je peux me reposer encore un jour ou deux. »
Je gratte du terrain, je le sens. Le regard de Sasuke change, il a de plus en plus de mal à me résister. Il ne me manque plus grand-chose pour qu'il craque.
« Et puis, tu seras avec moi. Je sais que tu ne laisseras rien m'arriver. Je te fais confiance, Sasuke. »
Il ferme les yeux et il soupire : j'ai gagné.
Je me pince les lèvres pour ravaler mon sourire. Il reste silencieux encore quelques seconde, le regard qui fixe un point imaginaire au milieu de la chambre. Il a les sourcils à peine froncés, je devine qu'il réfléchit.
« Dans trois jours, ça sera la pleine lune. » Me révèle-t-il. Il tourne son visage pour agripper mon regard avant de poursuivre.
« Se sera le moment idéal pour filer vers Suna en toute discrétion.
- Oui, ça sera parfait. Il faut qu'on avertisse Gaara pour qu'il puisse se préparer.
- Je m'en chargerais, je suis bien plus discret que toi. »
Je lui lance un regard surpris, puis vexé. Moi aussi je sais être discret, quand je veux. Un petit sourire apparaît sur ses lèvres alors qu'il relève un sourcil.
« Au fait, tu es plutôt Uke, ou Seme du coup ?
- Teme ! »
Il rigole doucement mais je le coupe en l'embrassant. Tant pis pour ma promesse faite à Sakura : je compte bien lui donner la réponse à sa question.
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« Tiens, ça va te faire du bien. »
Assis dans la cuisine, j'ai le visage dans mes mains et les coudes posés sur la table. Je me sens complètement déchiré. Je n'ai presque pas dormi et en prime, je me suis donné à fond pendant une bonne partie de la nuit. J'en ai presque des courbatures. Heureusement que je suis sensé être en convalescence : personne ne se pose trop de questions sur ma petite mine. Hana m'a préparé une tisane pour m'aider à me remonter. Je la suspecte d'avoir compris la vraie raison de mon état ce matin.
« Merci » Lui dis-je en croisant son regard et en lui offrant un sourire fatigué. Elle me le rend et m'ébouriffe les cheveux avant de quitter la pièce et de me laisser seul.
Je ne reste pas seul longtemps. Bien vite, je me retrouve encerclé par mon trio d'amis qui dorment dans la chambre à côté de la nôtre. Je leur lance un regard sévère pour les avertir de ne pas commencer avec leur sous-entendus ou leurs allusions. Ils sourient tous, amusé, mais respecte ma demande et aborde des sujets complètement différents tout en déjeunant eux aussi. Alors que nous discutons de tout et de rien, Sasuke vient à notre rencontre. Mes amis se taisent alors que je le regarde en souriant. Lui aussi a une petite mine et le regard cerné. Il me rend malgré tout mon sourire et pose sa main sur mon épaule en passant à côté de moi. Je frémis et rougit un peu à se contact qui me surprend. Ça ne dure qu'une seconde car il ne s'arrête pas et pars directement à la recherche de quelque chose à se mettre sous la dent. Je cligne une ou deux fois puis retombe dans le regard de mes amis qui me sourient tous les trois, les yeux rieurs. Je rougis encore plus et me cache en buvant une gorgée de thé. Shikamaru décide finalement de venir à mon secours en relançant la conversation.
« Lorsque l'eau et l'électricité seront rétabli, les choses commenceront vraiment à aller mieux pour tout le monde.
- D'où vient l'électricité, ici ? » Demande Obito.
« Il y a un barrage a quelques kilomètres vers le sud. » Explique Kiba à mon ami. « C'est lui qui approvisionne le village. Il faudrait aller voir s'il a été endommagé.
- Moi et Gaara, nous allons voir ça ce matin. » Déclare Sasuke en s'asseyant à mes côtés. Il me tend la miche de pain qu'il tient et je devine qu'il a besoin de mon aide pour la couper en deux. Je m'exécute et m'apprête à lui rendre la moitié que je tiens mais il me fait un signe négatif de la tête pour la refuser.
« C'est pour toi.
- Merci. » Dis-je en souriant, ravis qu'il se joigne à nous et à la conversation plus que pars son offrande.
« Tu crois que vous arriverez à réparer s'il y a eu du grabuge ? » Lui demande Kiba, soucieux. Sasuke hoche les épaules avant de lui répondre.
« Je ne suis pas expert en électricité mais je connais les bases. Par contre, si le barrage est abîmé, on aura besoin de mon Susano et du sable de Gaara pour réparer.
- Je viens avec vous. Kurama aussi, pourrait se rendre utile. » Dis-je entre deux bouchées.
Sasuke me répond par un mouvement négatif de la tête et me lance un regard sévère.
« Toi tu restes ici, Naruto. Tu devrais encore être à l'hôpital s'il n'était pas surchargé. » Me gronde l'Uchiwa.
« Ouai, déjà que tu ne dors pas de la nuit, profite au moins que Sasuke ne soit pas là pour te reposer. » Insiste Shikamaru.
Je rougis et tourne la tête, gêné et un peu vexé. Mon attitude fait rire mes amis et même Sasuke sourit un peu. Finalement il se lève, prêt à partir.
« A plus tard. » Nous dit-il avant de s'éclipser. Je le regarde partir vers le jardin et je devine qu'il ne repassera pas par là avant d'aller au barrage. Je sais qu'il va se servir de se moment en tête à tête avec Gaara pour lui exposer notre plan, il a eu une très bonne idée avec le barrage.
Je passe la journée à attendre son retour et à dormir. Lorsque j'essaie de proposer mon aide sur un atelier, on refuse toujours poliment de me faire participer. Tout le monde sait que je suis en convalescence et on me répète toute la journée que je ferais mieux de me reposer. Fatigué d'entendre toujours la même rengaine alors que j'ai déjà trop dormi, je décide de m'échapper dans l'après-midi pour aller me balader dans Konoha. Je marche un moment et longe un cratère formé par une des attaques de Pain, certainement. En contre-bas Je vois les artisans travailler avec acharnement pour rebâtir le village le plus vite possible. Ils sont épaulés par de nombreux ninjas, dont Itachi et Kakashi-sensei. Je leur fais signe et ils me répondent. Itachi m'invite même à les rejoindre. Je m'exécute et plonge dans le cratère. Je glisse le long de la falaise et termine les quelques mètres qui me sépare encore d'eux en courant. Malgré ma nuit agitée, je sens que je commence à aller mieux : je retrouve de l'amplitude dans mes mouvements.
« Bonjour, Naruto. Comment vas-tu ?
- Bien, Kakashi-sensei.
- Naruto, je sais que tu es en convalescence, mais tu crois que Kurama pourrait nous donner un coup de main pour fixer les poutres sur le toit des maisons ? » Me demande Itachi.
A l'intérieur de moi, je sens Kurama s'agiter.
« Oui ! Oui oui oui oui ! Laisser moi sortir de cet enfer ! »
Je rigole intérieurement. C'est vrai que les bruits de battement de cœur de mon bébé commencent à être vraiment insupportable pour le pauvre Kurama. De plus, il a de moins en moins d'espace à l'intérieure de mon corps. Prendre l'air lui fera le plus grand bien. Sans répondre à Itachi, je disparais et laisse la place au démon renard à neuf queues. Je lui laisse les commandes et m'assoie en face de la sphère bruyante que j'admire. Je peux la voir bouger, parfois. J'écoute les battements avec émotion alors que dehors, Kurama s'étire et fait craquer sa nuque.
Itachi fait appel a son Susano et ensemble, les deux titans se mettent au travail sous les ordres des artisans et de Kakashi-sensei. Le groupe continue sa mission jusqu'à se que la nuit commence à tomber. Itachi rappel son Susano et Kurama reprend sa place, non sans protester à cause du bruit et du manque d'espace. Je fini par le calmer en lui promettant que demain, nous reviendrons ici pour continuer d'aider les artisans.
Malgré l'obscurité qui s'installe, je marche sans me presser aux côtés d'Itachi.
« Ça doit te faire bizarre, de voir le quartier Uchiwa aussi fréquenté. » Lui dis-je pour lancer la conversation.
« Ça me fait surtout plaisir. Toutes ces maisons vides, c'était déprimant à la longue. »
Je lui souris et il me le rend.
« Tu sais Naruto, maintenant que tu es rentré, Hana et moi pourrions nous installer dans l'une des maisons du quartier, quand tout le monde sera rentré chez soi. Je sais que Sasuke est très attaché à la maison familiale, vous pourriez la garder et emménager ensemble. »
Je rougis et passe une main dans ma nuque avant de lui répondre.
« C'est que… Je n'ai pas vraiment envie que qui que ce soit déménage pour moi. » Avouais-je.
« Je ne compte pas vivre avec mon petit frère toute ma vie, tu sais. » Dit-il en rigolant. « Je n'ai pas osé lui en parler jusqu'à présent car j'avais peur de le laisser seul, mais maintenant que tu es là, ça change tout. »
Je lui souris et hoche la tête, comprenant son point de vue.
« Et puis, bientôt, on va avoir besoin de plus de place. »
Je le fixe d'un regard curieux et relève un sourcil. Lui regarde droit devant lui, un sourire mystérieux accroché au visage. Je me liquéfie. Est-il vraiment entrain de m'avouer ce que je pense ? Ce n'est pas possible ! Je stop ma marche et il s'arrête également en voyant que je ne suis plus.
« Itachi… »
Il rigole, amusé par ma réaction. D'un mouvement de tête il m'invite à le rejoindre. Je m'exécute, un sourire radieux accroché au visage, et nous finissons la route jusqu'à la résidence en silence.
Je vais être papa et je vais être tonton à quelques mois d'intervalle. Mon bébé n'est même pas encore né que déjà il a un copain ou une copine. Je suis juste ravi.
Le soir venue, je ne peux m'empêcher d'en parler à Sasuke. Tous les deux dans le lit, on est allongé sur les flancs et appuyé sur notre coude. Sasuke sourit quand je lui annonce la nouvelle, mais je devine qu'il le savait déjà.
« Ça fait quelques temps que je sens quelque chose d'étrange dans le chakra d'Hana. Comme si elle avait deux chakras différents, même s'ils se ressemblent beaucoup. » M'explique-t-il.
Je me demande alors pourquoi il ne sent pas ça chez moi aussi. Le chakra de notre enfant doit-être trop bien camouflé par celui incommensurable de Kurama, je ne vois que ça.
« A quoi tu penses ? » Me demande-t-il en devinant mon air soucieux.
« Tu voudrais avoir des enfants, toi ? »
Sasuke ne répond pas tout de suite. Chaque seconde dans le silence est une torture : il n'imagine pas à quel point sa réponse pourrait me blesser.
« Je crois que la question ne se pose pas. » Finit-il par lâcher. Je grogne intérieurement, et je devine que je n'en serais pas plus sur ses vrai désires. Nous discutons encore un peu. Comme je m'en doutais, il trouve le moyen de me faire une réflexion sur mon excursion au village. Il essaie de me convaincre de ne pas y retourner demain, mais je le déconcentre et rapidement, il oubli se qu'il voulait me dire.
Encore une fois, nous passons une bonne partie de la nuit à ne faire qu'un.
« Eh bien. Même quand tu sortais avec Ayako, tu ne revenais jamais dans cet état.
- Ta gueule Obito. » Grognais-je.
Assis autour de la table de la cuisine, je déjeune entouré de mes confidents.
« C'était qui, Ayako ? » Demande Kiba.
« Une des petites amies complètement barrées de Naruto, à l'époque. Une vraie nymphomane !
- Ta gueule Obito. Deux fois. » Grondais-je encore. Mais personne ne m'écoute.
« Mais t'étais déjà plus puceau à 16 ans ? » Me demande Shikamaru, surpris.
« Tu veux dire à 14. » Lui répond Obito.
Bon, trop, c'est trop. Je prends ma tasse et mon morceau de pain et je pars déjeuner dehors. Mes amis essayent de me rappeler en s'excusant mais je ne les écoute pas et prend déjà la direction du point d'eau. Je marche quelques minutes jusqu'à arriver à la digue et je m'installe au bout pour déjeuner dans le calme et la sérénité devant le lever du soleil. Cependant très vite, ma bulle de solitude est brisée. Je ne m'en plains pas et laisse Sasuke s'installer à mes côtés. Je tourne même la tête vers lui pour lui sourire.
« Bonjour. » Lui dis-je.
Il me répond par un sourire que je lui rends puis il se penche pour m'embrasser. Je réponds à son baiser superficiel avec amour mais nous ne nous éternisons pas, conscient des risques. Sasuke récupère sa tasse et prend une gorgé avant de prendre la parole.
« Alors, c'était qui, cette Ayako ? »
Je me décompose. Il ne va pas s'y mettre lui aussi ! Si ? Je fulmine sur place et Sasuke rigole, amusé de m'avoir énervé.
La journée passe comme celle de la veille et la suivante se déroule sous le même schéma. En fin d'après-midi, nous commençons déjà à prendre la direction de la forêt pour retrouver Gaara au point de rendez-vous.
Nous arrivons dans la clairière où nous avions l'habitude de nous retrouver avec Sasuke. Je souris en balayant mon regard sur ce lieu remplis de bons souvenirs. Il possède quelque chose de magique. Sasuke se rapproche de moi, de tel sorte que nos épaules se frôles presque. La lune ne va pas tarder à sortir de sa cachette, et bientôt je ferais face au croisé de Sasuke. J'ai l'impression que ça fait une éternité que je ne l'ai pas vue. Lorsque la nuit sera tombée, Gaara devrait arriver. Nous pourrons alors partir au plus vite en direction de Suna. Si on force un peu, ça devrait nous prendre peut-être un peu moins d'une semaine.
Un léger vent se lève et fait chanter les arbres. En tournant la tête, je vois qu'il décoiffe aussi les cheveux longs de Sasuke et me laisse voir son Rinnegan. Mon amant fixe l'horizon en attendant la transformation qui ne devrait plus tarder. Combien de temps nous reste-t-il ? trois minutes ? Cinq ? Je me demande si ce n'est pas le moment de lui parler. Après tous, le cadre est idéal. On a passé tellement d'heure dans cette clairière, lui et moi. Elle est imprégnée de bons souvenirs. Je ne voix pas comment il pourrait avoir une réaction négative ici. J'avale ma salive et ferme les yeux pour prendre une grande inspiration. Je cherche à me gonfler de courage.
« Sasuke. » L'appelais-je.
Mon amant toute la tête vers moi. Il a un visage calme. J'essaie de copier son expression en vain, je n'arrive pas à camoufler comme je le voudrait l'étincelle de crainte dans mon regard. Cependant je ne peux pas faire marche arrière une fois encore. Il est temps que je parle une bonne fois pour toute.
« On va… »
Mais je suis une nouvelle fois interrompus. Les premiers rayons de lunes commencent à lécher les feuilles des arbres de la forêt. Sasuke lève la tête vers le ciel alors qu'il commence à se métamorphoser. Quelques secondes après apparaît devant moi le croisé que je n'avais toujours pas revue depuis mon retour à Konoha. Alors que je l'admire avec tout autant de fascination que la première fois que je l'ai vue, le gigantesque animal pousse un jappement de surprise et s'écrase parterre la tête la première.
"Sasuke !"
Dans un premier temps surpris, je me dépêche de m'agenouiller à hauteur de sa tête pour vérifier son état. L'animal me regarde, il a l'air un peu perdue. Il essaie de se remettre sur ses pattes mais trébuche de nouveau sans comprendre. Allonger sur le sol, il finit par tourner la tête pour observer son corps et assimiler ce qu'il se passe. Je lui laisse découvrir par lui-même mais moi, j'ai déjà trouvé l'origine du problème lorsque mon regard c'est posé sur sa patte manquante.
« Merde. » Peste Sasuke dans son langage lorsqu'il réalise à son tour.
Avec labeur et en prenant son temps, le croisé arrive finalement à se mettre debout. Cependant il est trop grand et trop lourd et il a beaucoup de mal à rester stable. Tous les trois à cinq secondes, sa patte avant se met à trembler et il est obligé de la repositionner. Mon regard croise celui de Sasuke : ni lui, ni moi, n'avions penser à ça. Comment a-t-on pu négliger un élément aussi important ? Je prends mon visage dans mes mains en grognant alors que Sasuke, qui est en train de se fatiguer pour rien, se rallonge dans un grognement.
« Ça va aller, ne t'en fais pas. » Lui dis-je en venant lui caresser les côtes. « Il faut juste trouver un moyen de compenser. »
Sasuke relève la tête et me regarde. Je vois dans son regard qu'il a trouvé une bonne idée. De nouveau, il se met debout. Une fois à peu près stable, il fait alors appel à son Susano mais seulement en partie et essaye de s'en servir pour se créer une nouvelle patte. En très peu de temps, il arrive à stabiliser son chakra. Il s'est fabriqué une prothèse parfaite. Je lui souris et lève mon pouce, finalement la solution n'était pas trop compliquée et se problème qui nous as bien fait peur c'est vite résolu. Sasuke soupire de soulagement en fermant les yeux. Ça a dû lui faire tout drôle le pauvre, de ne plus tenir sur ses pattes.
Le croisé tourne la tête et se met à regarder vers la forêt. Je suis son regard et me concentre : rapidement moi aussi je sens le chakra de Gaara et de Kankuro qui viennent vers nous.
« Monte. » M'ordonne Sasuke en me faisant un signe de tête. « On commence à partir devant. »
J'acquise et bondit sur son dos. Sans attendre le croisé pars au galop et s'enfonce dans la forêt épaisse. Il ne cours pas très vite, je ne sais pas si c'est dû à sa nouvelle patte qu'il ne maitrise pas encore totalement ou si c'est pour ne pas creuser l'écart avec nos amis qui avancent dans nos traces. On évolue avec prudence dans la forêt. En mode Sennin, je scanne tout le périmètre à plusieurs kilomètres à la ronde. Ça m'étonnerait que Orochimaru ne tente rien, ce soir. Nous restons tous sur nos gardes. Cependant les kilomètres défilent et toujours rien ne se passe. Bientôt, je n'arrive plus à sentir le chakra de qui que se soit d'autre que nous quatre. Nous sommes sorties de toutes les zones habituellement fréquentées par les mutants de Konoha. Je fronce les sourcils, contrarié. Si Orochimaru ne tente rien, c'est forcément que sa stratégie inclus que nous devions partir. Attend-t-il que nous soyons moi et Sasuke à Suna pour agir en sachant qu'il a quelques jours devant lui pour faire tout se qu'il désire sans être trop dérangé ?
« Sasuke…
- Oui, moi aussi, je suis inquiet. » M'avoue le croisé en continuons de courir.
« Que fait-on, alors ? On laisse Gaara et Kankuro continuer seul et on fait demi-tour ?
- Non, c'est trop risqué pour eux. En plus, c'est le plan de l'Hokage, on ne peut pas se permettre cette initiative.
- Mais si Orochimaru en profite…
- Ne sous-estimons pas nos camarades, Naruto. De toute façon on n'a pas le choix. On ne peut que leur faire confiance à présent. »
J'opine en caressant inconsciemment l'encolure de Sasuke. Il a raison, je ne dois pas oublier mes amis. Eux ne m'ont jamais oublié.
Nous continuons de courir toute la nuit et même lorsque le soleil se lève, Sasuke reste dans son corps de loup pour avancer encore pendant plusieurs heures. Nous finissons par nous arrêter alors que l'heure de manger au bord d'une prairie. Sasuke reprend son apparence et nous commençons à tout installer en attendant que Gaara et Kankuro arrivent. Lorsque les deux hommes nous rejoignent, il n'y à plus qu'a se mettre à table.
Tous les quatre assis sur des souches ou des grosses pierres, on mange en silence. On est fatigué par la course et on sait qu'on a encore beaucoup de kilomètres à parcourir avant la tombée de la nuit si on ne veut pas perdre trop de temps. Même moi, qui me suis fait porter, je suis fatigué. Je ne sais pas si c'est parce que je ne suis pas encore totalement remis, mais je sens que je fatigue de plus en plus vite. Il m'en faut peux pour m'essouffler. Je pense que c'est plus dû à mon petit qui grandit qu'a mon récent séjour à l'hôpital. Il me prend une grande partie de mon énergie et de mon chakra pour grandir, et il ne se gêne pas aussi pour en piquer à Kurama qui s'en plaint mais le laisse faire quand même. Et puis d'une façon ou d'une autre, mon corps doit certainement travailler pour le « fabriquer », même si ça ne se fait pas de la façon habituelle. Enfin, tous ça pour dire que moi aussi je me sens fatigué, même si je n'ai rien fait. Cependant je compte bien profiter de nos rares pause pour en apprendre un peu plus sur l'actualité du monde ninja.
« Comment ce fait-il que tu prennes la place de Kazekage, Gaara ? Tu ne vis même pas à Suna.
- Non, mais c'est là-bas que je suis né. On m'a proposé la place suite au décès de mon père. Je leur ai demandé de me laisser un peu de temps pour réfléchir.
- Je suis désolé pour ton père. » Dis-je avec sincérité. Mais Gaara me répond en mimant un signe négatif de la tête.
« Ne le sois pas. On n'a jamais entretenu de très bonnes relations, si tu vois se que je veux dire.
- Je vois. Et qu'es qui t'as décidé à dire oui ?
- Ton retour. »
Je me redresse, surpris, alors que Gaara me sourit. Il me tend le poing et je réponds en frappant contre avec le mien.
« Ensemble, on va rendre ce monde meilleur, Naruto.
- Oui ! » Dis-je en affichant un large sourire, persuadé que mon ami a raison.
