« Bonjour. Excusez-moi pour l'attente, j'ai eu un petit contre temps. »

Je passe les grandes portes de la salle de réunion, Shikamaru sur les talons. Assis autour de la grande table circulaire, tous les Kage me dévisagent en silence. Ou plutôt, il dévisage l'enfant que je tiens dans mes bras. J'ignore leur regard interrogateur et Je m'avance jusqu'à ma place. Je m'installe en silence pendant que mes invités échangent des coups d'œil stupéfait. Je pose mon sac à côté de mon siège et installe Saruto confortablement contre moi. Je le cale dans mon bras gauche afin de libérer ma main droite que je pose sur le bureau.
Saruto ne dort pas, il observe tous les nouveaux visages qui l'entourent avec attention mais je ne me fais pas de soucis. Il a mangé il n'y a pas trop longtemps et je viens de le changer, se qui m'a mis en retard. Normalement, il devrait rester à peu près tranquille. Je sourie et continue à agir comme si de rien était.

« Ça me fait plaisir de vous voir. Par quel village on commence ? » Demandais-je
Personne ne me répond. Tout le monde est encore obnubilé par la présence de mon fils. Ce dernier ne se démonte pas et soutien leurs regards avec curiosité, ce qui me fait sourire.
Au bout de plusieurs seconde, Gaara se racle la gorge et se redresse. Nous partageons un regard complice et il m'envoie un petit sourire avant de se tourner vers le reste de la table et de prendre la parole. Je savais que je pouvais compter sur lui pour m'aider à me sortir de cette situation complexe.

« Si ça ne dérange personne, je veux bien commencer. »
Les regards se tournent vers lui mais tout le monde reste silencieux. Personne ne s'oppose à sa proposition, il commence donc son petit exposer. Il nous parle des plans d'évolution de la ville, des gros projets en cours et de ceux qui sont encore en réflexion. Kankuro intervient parfois pour rajouter une précision. Au bout de quelques minutes, le malaise qui s'était installé à mon arrivée disparaît et les autres membres de l'alliance commencent à intervenir et à commenter. A mes côtés, Shikamaru prends des notes alors que j'écoute attentivement. Il nous informe également des missions en cours, des problèmes qu'a rencontrer Suna dernièrement et des menaces qui pèsent sur la ville. Je me redresse lorsqu'il aborde un sujet qui me pique à vif.

« On a été attaqué par des bombes humaine, il y a de ça un peu plus d'un mois. »
J'écoute son discourt en analysant chacun de ses mots. L'attaque qui a eu lieu à Suna s'est produit avant celle de Konoha. Est-ce que c'était un test ? Est-ce que l'ancienne Akatsuki cherche à récupérer quelque chose à Suna aussi ? Rien pour le moment ne me permet de confirmer une de ces deux théories. Quoi qu'il en soit depuis, ça ne s'est pas reproduit.
Le tour de table continue et chaque Kage s'exprime. Aucun autre ne parle d'une attaque de ce type.
Alors que la Mizukage nous parle de ses missions en cours pour récupérer des armes légendaires qui ont été volé il y a quelques semaines, Saruto se met à gazouiller un peu. Il s'agite dans mes bras, il veut un peu plus d'attention de ma pars.
Je me penche sur lui et attrape une de ses mains dans la mienne tout en faisant un peu bouger mes jambes pour le faire sautiller. J'essaie d'être le plus discret possible mais la Mizukage s'interrompt quand même. Je lui en veux presque de faire ça et de nous faire remarquer alors que franchement, on ne l'a pas beaucoup dérangé. Ce n'est pas comme s'il c'était mis à hurler et que je lui avais coupé la parole pour le calmer. Je lui lance un regard imperturbable et un peu froid tout en continuant à bercer mon fils. Elle reprend finalement la ou elle en était.

Le tour de table se termine par moi et je me racle la gorge avant de commencer à parler. Je liste tous les points qu'on a vue avec Shikamaru avant de venir. La liste est longue et je parle un moment. Je sens que toutes les choses mise en place et le nombre de dossier traiter depuis ma prise de poste impressionne un peu mon public et j'en suis fier. Je devine que ce n'est pas Tsunade qui devait en faire autant, elle qui avait la sale habitude de tout faire traîner. Bercé par le son de ma voix, Saruto s'endors. J'arrête de faire trembler mes jambes. Je garde malgré tout ma main dans la sienne. Il a attrapé mon auriculaire et il n'est pas du tout décidé à me le rendre. Je garde le plus important pour la fin, et je conclus par l'histoire des bombes humaine.

« Il y a un mois et trois jours, nous avons également été attaqué par une vingtaine de bombe humaine. Sasuke Uchiwa est actuellement en mission pour trouver qui est derrière tout ça. Il est parti le jour même. On n'a eu aucune nouvelle jusqu'à ce matin, ou une nouvelle attaque a eu lieu. » Dis-je.
Je termine ma phrase en fronçant un peu les sourcils. Repenser à cette attaque m'est pénible et me rends inquiet. Je baisse les yeux sur Saruto et voir son visage endormi m'apaise instantanément. Je ferme les yeux une seconde et souffle un coup avant de relever la tête vers mon public qui m'observe.
« Comment ce sont passé les attaques ? Vous savez pourquoi elles ont eu lieu ? » Demande le Raikage.
« La première fois, les hommes sont arrivés par l'entrée principal. Il ne semblait rien cherché de particulier et ils étaient seul. Mais aujourd'hui, c'était différent. Deidara était à leur tête. Il s'agit d'un ancien membre de l'Akatsuki, l'organisation tenue par Orochimaru. » Expliquais-je.

Les souvenirs de mon clone me reviennent. Dans ma tête, je revis cette attaque comme si j'y étais. Je peux entendre l'explosion, je me vois mettre Saruto en sécurité avant de monter sur le toit. Deidara était dans le ciel, perché sur un oiseau fait d'argile explosive alors qu'au sol, les bombes humaines avançaient vers la résidence. Je revois mon combat. J'ai été presque cruel avec ses hommes qui étaient pourtant manipulé. Si j'avais été vraiment là à la place de mon clone, j'aurais pu en arrêter et en sauver plus. Malheureusement, beaucoup sont mort et ont explosés.

« Ou a-t-il attaqué ? » Me demande Gaara. Je déglutis avant de lui répondre.
« Chez moi. » Avouais-je en baissant un peu la tête. Ma réponse est suivie d'un silence, je devine que cette révélation engendre beaucoup de nouvelle question.
« Tu penses qu'il cherchait à t'assassiner ? » Demande Kurotsuchi, la Tsuchikage. Je lui réponds en faisant un mouvement négatif de la tête, puis je pousse un soupire avant de reprendre la parole d'une voix plus nerveuse que je l'aurais voulue.
« Non, je n'étais pas là et Deidara le savait. Je pense qu'Orochimaru lui a justement ordonné d'attaquer pour ça. Il voulait s'emparer de mon fils. »
Tout le monde se tend en écoutant ma réponse. Je peux presque les sentir frissonner. Même la Mizukage, qui était si dur dans son attitude envers moi et Saruto jusqu'à présent, change d'expression. Je devine qu'elle comprend enfin la présence de l'enfant à cette table aujourd'hui et qu'elle s'en veut un peu. Elle ne tarde pas d'ailleurs à me faire par de ses regrets.

« Je comprends mieux. Je suis désolée pour mon attitude, Naruto. J'ai été idiote.
- Ce n'est pas grave Meï. » La rassurais-je. « Ce qui est grave, c'est qu'Orochimaru et certains de ces sbires courent toujours. Je suis bien décider à les traquer jusqu'au dernier, peut importe le temps et l'énergie que Konoha va devoir déployer pour ça.
- Avec Sasuke Uchiwa a ses trousses, on met toutes les chances de notre côté. » Complète Shikamaru.
Je tremble un peu à l'évocation de Sasuke. Savoir que son ennemi actuel n'est nul autre qu'Orochimaru m'hérisse les poils et j'avoue, ça me fait aussi un peu peur. Orochimaru est tout sauf bête et il connait très bien Sasuke. Je sais que se ne sera pas facile pour lui.

« L'Akatsuki, ou peu importe comment ils se font appeler aujourd'hui, est une vraie menace pour l'équilibre du monde ninja. Suna aussi s'engage à les traquer et les combattre. » Déclare Gaara. Je lève les yeux vers lui et tombe dans son regard chargé en soutien et en détermination. Nous nous sourions lorsque la Mizukage aussi, prend le même engagement. Elle est rapidement suivie du Raikage et de la Tsuchikage. Leur soutien me fait chaud au cœur et je comprends l'importance les liens qui unissent l'alliance.
« Pour être franc avec vous, je m'attendais à ce type de complication. Alors que mon fils n'était pas encore né, j'ai croisé Orochimaru. Il m'a bien fait comprendre que l'enfant l'intéressait. Je pensais que cette histoire resterait un conflit interne. Je ne m'attendais pas à ce que Suna ou un autre village soit touché.
- Ne t'inquiète pas, nous avons rencontré zéro perte et les dégâts son mineur. » Me rassure Gaara.
« Dire que cet Orochimaru a osé postuler pour le titre d'Hokage. » Grogne la Tsuchikage.
« Il faudrait établir un plan d'action commun pour éradiquer l'Akatsuki une bonne fois pour toute. » Déclare le Raikage.
« Oui. Je pense que le mieux et d'attendre le rapport de Sasuke. Je vous en ferais par immédiatement pour qu'on puisse se mettre d'accord.
- Tu es sûr que l'Uchiwa est fiable ? Tu nous as quand même dit qu'il est parti il y a plus d'un mois. » Me répond la Mizukage.
« Il était lui-même membre de l'Akatsuki avec son frère, si je ne me trompe pas. » Relève la Tsuchikage.
« Pour mener une telle attaque, Orochimaru a dû infiltrer vos rangs. » Sous entend le Raikage.

Tout le monde prend des pincettes mais je devine facilement ou ils veulent en venir. Dans mes bras, Saruto se réveil en sursaut. Il a fait un cauchemar. Ses yeux se remplissent de larme et il commence à geindre. Je le porte contre mon cœur et le berce doucement. Je ferme les yeux un instant. Lorsque je les rouvre, je jette un regard rassurant à l'assemblée.
« Je confirait ma vie à Sasuke et à Itachi. Ils n'ont rien à voir là-dedans. C'est grâce a eux que l'Akatsuki a perdue toute son influence il y a quelques années. Ma confiance en eux est absolue et je sais que personne n'est mieux placé que Sasuke pour arrêter Orochimaru. »
Malgré ma retenue, les sourires émus de Shikamaru, Gaara et Kankuro me font comprendre que j'ai mis un peu trop de sentiment dans ma déclaration. J'évite de les regarder et me concentre sur le reste des convives tout en continuant de bercer mon fils qui chouine encore un peu mais qui commence à s'apaiser.

« Tu as l'air sûre de toi. Kiri te fait confiance. » Me répond Meï. Bien vite, toute la table répond la même chose. Je suis soulagé. Saruto c'est calmé, je le replace sur mes genoux. Je devine qu'il commence à trouver le temps long, je le mets du coup en position assise pour qu'il puisse observer se qui se passe. Je pose une main sur l'avant de son corps pour le tenir et appuis son dos contre mon ventre. Saruto est ravis et il attrape le bord du bureau en rigolant. Il fixe une personne après l'autre avec ses grand yeux bleus amusés. Son comportement fait sourire plusieurs des convives.
« Un vrai futur Hokage. » Commente le Raikage. Sa remarque nous fait sourire, puis nous poursuivons la réunion.

Tout se termine une heure plus tard, environ. Saruto c'est rendormi mais le mouvement des chaises le réveil.
Nous nous levons tous avec soulagement. Certains s'étirent, d'autres se font craquer la nuque. L'après-midi à été longue. Tous debout, on se regroupe. Tout le monde veut venir regarder mon fils de plus près.
« Qu'es qu'il te ressemble, c'est fou. Il a tes yeux et même tes cicatrices. » Commente la Tsuchikage. Saruto regarde les Kage avec gaieté. Je crois qu'ils les aiment bien. Tout le monde guaguatise devant lui. Mon fils est déjà un tombeur.
Finalement, il conclut ce moment en baillant et en se collant à moi pour se rendormir.
« Bon, on a de la route. On va devoir y aller. Merci pour l'accueil, Hokage. » Lance la Tsuchikage en me serrant la main. Les autres l'imite et s'en vont un a un. Gaara est le dernier à s'avancer vers moi et Shikamaru. C'est ce dernier qui prend la parole.
« Gaara et Kankuro ne repartent que demain. On les héberge ce soir avec Temari. » M'explique-t-il. La nouvelle me fait sourire, j'espère pouvoir profiter de l'opportunité pour profiter un peu plus de mes deux amis.
« Vous voulez venir diner à la maison ce soir ? » Proposais-je.
Shikamaru, Gaara et Kankuro acceptent avec joie. N'aillant plus la tête à travailler pour aujourd'hui, nous nous séparons pour rentrer chez nous en attendant l'heure du repas.
Arrivé chez moi, je me fige quelques secondes. Les images du combat me reviennent encore à l'esprit. Je secoue la tête pour oublier cet épisode cauchemardesque et profite des quelques heures que j'ai pour m'occuper de mon fils et faire un peu de rangement. Je n'ai pas grand-chose à leur servir ce soir, j'espère qu'ils me pardonneront.

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« Rebonjour. Je vous en prie, rentrer. » Dis-je en ouvrant la porte à mes convives.
Le groupe de quatre rentre sans se faire prier. Gaara et Kankuro découvrent les lieux avec curiosité et enthousiasme. Rapidement, leur regard tombe sur Saruto au milieu du salon, qui s'amuse sur son tapis d'éveil. L'enfant les observent arriver et rigole en tendant les bras vers nous. Temari fond sur lui pour le prendre dans ses bars et le câliner en lui disant des mots doux. Je rigole en la voyant faire. Je lance un regard amusé à Shikamaru qui me le rend. Gaara et Kankuro s'avancent pour rejoindre leur sœur et observer le bébé de plus près, même s'ils l'ont déjà vue quelques heures plus tôt. Gaara prend une expression étonnée et avance sa main vers les cicatrices qu'il porte sur les joues. Il tourne son regard interrogateur vers moi et je fais mine de ne pas comprendre la question silencieuse. Je vois dans ses yeux que mon ami abdique et respecte. Je me sens soulager une demi-seconde, mais je me tends l'instant suivant lorsque Kankuro m'interroge.
« Mais c'est qui sa mère ? »
Gaara lui jette un regard noir alors que moi je me liquéfie. Mais ce n'est que le début.
« Elle est devant toi. » Répond Temari.

C'est le coup de grâce pour moi. Les deux frères me fixent avec surprise alors que moi j'imagine déjà s'il ne vaudrait pas mieux que je change de monde. Finalement, Kankuro soupire et hoche les épaules.
« Je ne veux pas en savoir d'avantage. » Conclut-il avant de reporter son attention sur le bébé. Je soupire de soulagement en comprenant que normalement, cette conversation n'ira pas plus loin.

A peu près une heure plus tard, Saruto est couché et nous prenons l'apéro sur la terrasse. Il fait frais mais c'est agréable quand même de profiter de l'extérieur. Nous parlons de tout et de rien. On évite un maximum de parler du travail mais parfois, le sujet revient sur le tapis. Heureusement, Temari est là pour nous reprendre à chaque fois qu'on dérive. Nous rions tous à une remarque de Kankuro, mais d'un seul coup je m'interrompt et tourne la tête vers le ciel. J'ai entendu quelque chose. Je fixe les étoiles avec attention. Les mains accrochées aux accoudoirs du fauteuil extérieur, je suis près à bondir au moindre signe. Shikamaru remarque mon attitude et suit mon regard. Le silence prend place, tout le monde nous observe. Soudain, le bruit recommence.
Aucun doute possible : Il s'agit du cri d'un faucon.
Je me redresse en un éclair et fonce dans sa direction. J'emmène mes doigts vers mes lèvres pour siffler le plus fort que je peux puis je m'immobilise dans l'attente d'une réponse de la pars de l'animal. Le bruit d'un battement d'aile me confirme qu'il vient vers moi. Je souris à m'en déchirer les lèvres et tend mon bras devant moi pour l'inviter à se poser.
Tous les faucons de Konoha sont dressés pour se rendre au bâtiment de l'Hokage.
Tous sauf ceux de Sasuke qui eux, sont dressé pour me retrouver moi.
L'oiseau m'apparaît enfin dans la nuit noire et se pose sur mon bras. Je récupère le message enroulé autour de sa patte puis je le laisse repartir. Je déplie les deux morceaux de papier avec précipitation mais je n'ai pas besoin de voir l'écriture pour deviner que ça vient bel et bien de Sasuke : je peux encore sentir son chakra. Mon sourire s'élargit lorsque je lis sa calligraphie délicate.
« Naruto,
J'ai identifié les deux ninjas qui sont derrières la fabrication des bombes humaine. Je pense que l'Akatsuki les manipule. Ce sont deux renégats originaires de Kiri. Laisse-moi encore quelques jours pour les arrêter et les ramener à la Mizukage et après, je rentre. »
Mon cœur se gonfle après la lecture de se premier mot. Peut-être qu'à l'heure à la quelle je lis ça, Sasuke a déjà attrapé les deux individus et les ramènent dans leur pays. C'est avec joie que je passe au deuxième papier, bien plus court, mais tellement plus émouvant.
« Vous me manquez. »
Je sens mes yeux s'humidifier un peu en lisant ces trois mots. La seconde suivant, la note s'embrase et disparaît en cendre. Je ris en ravalant mon émotion : c'est du Sasuke tout craché. Mes amis me rejoignent enfin, curieux de savoir ce qu'il se passe. Je tends le mot restant à Shikamaru qui le lis à son tour.

« C'est une très bonne nouvelle. » Commente-t-il en souriant.
« Quoi donc ? » Demande Temari.
« Sasuke à trouver qui est à l'origine des bombes humaines. » Dis-je sans réussir à contrôler ma joie débordante. J'ai les yeux qui brillent et un sourire béat.
Le mot de Sasuke tourne dans les mains de mes amis. Cette bonne nouvelle ne pouvait pas mieux tomber avec la journée que j'ai passée. Ça me revigore.

Le reste de la soirée se passe sans autre événement marquant. Mes amis restent jusqu'à une heure tardive. Lorsqu'il rentre chez eux, je me sens un peu seul et abandonné. Je relis le mot de Sasuke et le sourire me revient. Il sera bientôt de retour à la maison. Je vais me coucher sans plus tarder mais une fois allongé sous les draps, je n'arrive pas à trouver le sommeil. Des images de l'attaque de ce matin me reviennent. Au bout d'une demi-heure d'insomnie, je soupire et décide de me lever pour aller me coucher près de Saruto. Une fois à ses côtés, j'arrive enfin à trouver le sommeil pour quelques heures.

Le lendemain, je n'arrive pas à me résoudre à laisser Saruto à Hana. Après trente bonnes minutes de négociation avec la jeune femme, je fini par le lui laisser. Je lui laisse également trois clones. J'en appelle un quatrième pour aller faire des courses, un cinquième pour le ménage, un sixième pour un rendez-vous que j'ai avec une radio locale. Faire appel aux clones me sauve la vie depuis quelques temps. Ça me fatigue un peu plus c'est vraiment minime.

Les jours passent et se ressemble. Je pris pour sentir le chakra de Sasuke passer les portes du village. Malheureusement se jour ne semble pas vouloir arriver.
Un mois de plus s'écoule ainsi.
Je commence à m'angoisser sérieusement, je trouve ça trop long. Quelque chose cloche.

« Arrête de stresser Naruto. Il ne va pas tarder. »
Je sors le nez de mes papiers en grognant, peu convaincus par la remarque de Shikamaru. Comme pour me conforter dans mon idée, je sens quelque chose de bizarre. Je me lève dans un geste vif et je vais me planter devant la baie vitrée. C'est loin, mais je peux sentir une grosse quantité de chakra qui se rapproche du village. Ça arrive de plusieurs endroits. La menace la plus proche vient de l'entrée principal.

Sans hésiter je plonge dans sa direction en activant mon chakra. Shikamaru me suis mais je le sème en quelques secondes. En chemin, je croise le chakra d'Itachi, Obito et Sakura. Je les dépasse mais ils suivent la même direction que moi. J'arrive le premier devant les grandes portes et découvre le spectacle. Sanbi se dirige droit vers le village, entouré par une centaine de bombe humaine. Je serre les dents en comprenant que les autres chakras que j'ai sentis appartiennent certainement aux six autres Bijuu qu'Orochimaru a en sa possession.
Un frisson me parcourt l'échine lorsque je comprends l'objectif de ces attaques éparpillées. Saruto est en danger. Sans perdre une seconde, j'invoque le chakra de Kurama et met Sanbi à terre. Une bonne partie des bombes humaine explosent mais j'essaie d'en toucher un maximum avec le chakra de mon Bijuu tout en me battant. En mauvaise posture, Sanbi se dégage et m'éjecte à plusieurs mètres. J'atterris devant les grandes portes sur mes pieds. Grièvement blesser, le Bijuu à trois queues n'arrive plus à se remettre debout. Derrière moi, j'entends mes amis arriver et je me tourne vers eux.
« Allez tous rejoindre Hana. Ne perdez pas de temps. » Dis-je avec regret.
« Mais Naruto tu devrais…
- Je suis Hokage, Sakura. » La coupais-je avec détermination.

Je serre le poing et les mâchoires. Je n'ai qu'une envie, c'est aller moi-même protéger mon fils. Mais tout le village compte sur moi : je ne peux pas l'abandonner. C'est mon rôle, et ça doit passer avant le reste.
« Allez-y vite. » Conclus-je.
Mes amis ne se font pas prier une seconde de plus et disparaissent en direction du quartier Uchiwa. Moi non plus, je ne perds pas de temps. J'appelle autant de clones que faire ce peut. Autant vous dire que Konoha est complètement envahis par mes répliques. Plus vite j'en aurais fini avec les menaces qui pèsent sur le village, plus vite je pourrais rejoindre mon fils.

Les combats éclatent sur une vingtaine de fronts différents. Je suis impressionné par le nombre de bombe humaine qui arrivent sans cesse. Comme je l'avais deviné, les autres Bijuu sont là aussi. Avec l'aide de l'ANBU et des ninjas présents au villages, on prend l'avantage, mais l'ennemi se débrouille pour nous faire perdre du temps. C'est le seul but de cette attaque, de toute façon. Orochimaru veut me faire perdre un maximum de temps pour pouvoir essayer de kidnapper Saruto. J'essaie de ne pas y penser et de faire confiance à mes amis. Je reste concentrer sur ce que je fais, mais une partie de mon cerveau scanne en permanence se qu'il se passe du côté du quartier Uchiwa. Une grande quantité de chakra s'en dégage. Je reconnais ceux de plusieurs membres de l'Akatsuki. Hidan a coincé Shikamaru, Sasori provoque Sakura, Kisame bloque Itachi et le Zetsu original fait face à Obito. En plus de leurs adversaires, mes amis doivent encaisser les bombes humaines qui n'arrêtent pas d'arriver. Je dois à tout pris les rejoindre. Je m'énerve et met à terre Ichibi que j'étais entrain de combattre. Je laisse mes clones finir le travail sur ce front et pars à la rencontre du Bijuu suivant. Sans prendre le temps de la réflexion, je lance un Bijuu-Dama dans les dents de Nibi qui est éjecté plusieurs kilomètres plus loin et s'écrase finalement sur le flac d'une montagne. Je poursuis mon tour du village et je mets à terre les Bijuu aussi vite que possible, mais je sens que le timing est serré. Aux côtés de Hana, Temari la protège mais leurs assaillants sont beaucoup trop nombreux. Mes clones sont déjà trop occupés à essayer de désensorceler les zombies qui arrivent de tous les côtés pour aller les aider. A peine en ais-je fini avec Yonbi que j'enchaîne avec Gobi à qui je ne fais aucun cadeau. Malheureusement mon combat avec Rokubi tire en longueur. Il me tient à distance avec son acide et arrive à dévier mes Biju-Dama que je lance de trop loin. Il n'essaie même pas de me combattre : il veut juste me faire perdre du temps. Alors que je cherche à le prendre de vitesse, je sens un chakra arriver. Mes poils s'hérissent et je crois devenir fou.
C'est le chakra d'Orochimaru.
Piqué à vif, je prends le risque de foncer sur le Bijuu à six queues sans perdre plus de temps en réflexion. Je ravale un hurlement de douleur quand son gaz acide vient me lécher le côté droit, mais j'arrive à placer correctement mon attaque malgré tout et je l'envoie au tapis. Trop gravement atteint, je n'arrive pas à maintenir la forme de Kurama. J'arrive quand même à maintenir le mode Bijuu-Sennin. Sans prendre le temps de faire attention à mes blessures, je fonce comme un éclaire en direction de la maison d'Itachi.

« Oh Gamin, fait tes comptes. Il nous en manque un. » Me dit Kurama. Je réfléchi en continuant de courir. Il a raison. Il manque Nanabi. A peine ais-je le temps d'y penser que je sens son chakra. Orochimaru vient de l'invoquer, juste au-dessus de la résidence Uchiwa. Pris de panique, j'essaie d'accélérer encore mais je n'y arrive pas. Toute la partie externe de ma jambe droite est brûlé, ainsi que mon bras du même côté. Ces blessures paralysent une partie de mes muscles et même si je vais à une vitesse incroyable, je ne peux pas pousser mes capacités à leur maximum. Je rentre dans une rage folle en comprenant que c'était exactement le plan du serpent diabolique. Alors que je me rapproche de ma cible, je sens que Nanabi commence à accumuler une grosse quantité de chakra. Il s'apprête à lancer un Bijuu-Dama en plein cœur de Konoha. Plus précisément, il vise Hana et Temari. Elles ne pourront pas encaisser une telle attaque, je dois absolument arriver avant qu'il la lance. Alors que je me rapproche encore, je réalise que je me suis trompé. Nanabi ne visent pas les deux femmes : il vise Saruto, directement.
Pourquoi Orochimaru aurait intérêt à le pulvériser, s'il veut s'en emparer ?
Étrangement, la réponse me vient d'elle-même. Il sait se que je suis entrain de faire, il sait que je vais arriver. Il a deviné que j'allais forcément m'interposer pour le sauver. Il sait que je suis blessé. Cette attaque est un piège pour m'éliminer de façon définitive. Je devine son plan, mais je ne peux que me résoudre à le suivre quand même. Je ne peux que compter sur mes amis et sur Sasuke pour empêcher Orochimaru de se saisir de mon fils après ma mort.

Je m'y résous sans difficulté. Je leur fais à tous confiance. C'est sans aucune hésitation que je suis prêt à donner ma vie pour protéger celle de Saruto.
Comme prévus, j'arrive sur place avant que l'attaque ne se produise. Saruto est couché sur un canapé extérieur alors que Temari et Hana qui est enceinte jusqu'aux yeux se battent toute les deux dans le jardin contre les bombes humaines. Dans le ciel, Orochimaru chevauche Nanabi qui est sur le point de lancer son attaque. Je n'ai qu'une demi-seconde pour me mettre devant Saruto. Je puise dans l'amour que je lui porte et je trouve la force de faire appel à trois queues de Kurama que j'entoure autour de nous. L'effort me fait tomber à genoux. Je devine que ce ne sera pas suffisant pour me sauver, mais j'espère que cette barrière cumulée à mon corps et tout mon chakra suffira à protéger mon enfant.
Je ferme les yeux, éblouis par l'explosion qui arrive droit sur moi.
Mais elle n'arrive pas.

Au bout de deux secondes, je soulève mes paupières. La première chose que je constate c'est que je suis toujours là et que je suis toujours en vie. Mon fils aussi est là, j'entends ses pleurs résonner dans mes oreilles. La lumière aveuglante a disparue. Lentement, je relève la tête pour regarder ce qui se passe au-dessus de moi. Un sourire ravi me déchire le visage lorsque je vois le Susano de Sasuke qui a dévié le Bijuu-Dama d'un coup d'épée.

« Tu en a mis du temps ! » Lui criais-je en tenant mon bras blessé. Perché en haut de son Susano, Sasuke tourne un peu son visage vers moi et m'envoie un petit sourire.
« Le meilleur pour la fin. » Me répond-il.
Je rigole, ravis et rassuré. Je me sens tellement plus fort maintenant qu'il est là que j'arrive à reprendre la forme de Kurama. Alors que je me transforme, le Susano se Sasuke vient se greffer sur moi. En quelques secondes le démon renard gigantesque se recouvre d'une armure de Susano. Armé jusqu'au dent nous faisons face à Nanabi et Orochimaru. Ils ont bien pâle allure en face de nous.

Le serpent nous observe un temps avec attention, puis nous lance un sourire acide.
« On se reverra. » Crache-t-il avant de croiser ses doigts. Sans nous laisser le temps d'agir, il disparaît dans un écran de fumée blanche. Le Bijuu disparaît avec lui.
Je sens le chakra de chacun des membres de l'Akatsuki restant disparaître à leur tour, ainsi que celui des autres Bijuu. Il ne reste que les bombes-humaines. Elles ont beau être nombreuses, elles ne sont pas une vraie menace. Je devine que mes clones en auront rapidement fini avec elles. Il y a déjà des répliques de moi qui arrives à nos côtés pour s'occuper de ceux que Hana et Temari étaient en train de combattre.

Je soupire en regardant la tournure positive que prend la situation. Je n'arrive pas à m'en réjouir. Orochimaru a encore disparu. Je sais qu'un jour ou l'autre, il réapparaîtra. J'ai l'impression qu'il ne nous laissera jamais tranquille.
Je reviens à la réalité en sentant un contact sur mon bras blessé. Je frémis à cause de la douleur et me tourne vers Sasuke qui observe mon bras. Ses doigts frôlent ma peau meurtrie. Il a les sourcils froncés, je sens qu'il est contrarié de me voir dans un tel état. Son attention envers moi me touche et je sourie en l'admirant. J'ai presque oublié à quel point il est beau. Son regard fini par croiser le mien et les traits de son visage se détendent. On se fixe en silence pendant de longues secondes. On noie notre esprit avec l'image de l'autre. Ça fait trop longtemps qu'on ne c'était plus vue.

« Oh les mecs, c'est fini. Vous pouvez arrêter de frimer. »
Dans un même mouvement, on baisse les yeux vers le sol. Temari nous appelle et nous fait des signes pour nous dire de rappeler nos titans de chakra. On s'exécute sans plus tarder pour la rejoindre. En même temps, Hana arrive elle aussi. La future maman tient mon fils dans ces bras. Ce dernier est en pleurs mais il s'interrompt instantanément lorsqu'il ressent notre présence. Il ouvre ses grands yeux humides et fixe Sasuke avec stupeur. Se dernier à la même réaction et regarde sa progéniture comme s'il avait du mal à la reconnaître. C'est Saruto qui se réveil le premier. Il passe du coq à l'âne et se met à rire en tendant ses bras vers son père. Face à sa réaction, Sasuke ne peut s'empêcher de sourire. Il le récupère des bras de Hana et l'enfant cherche immédiatement son contact en se lovant contre lui et en posant sa petite main sur sa joue. Sasuke le couve d'un regard doux. Je les rejoins, le sourire aux lèvres. Je pose une main sur l'épaule de Sasuke et il relève la tête pour me regarder.

« Toi aussi, tu nous as manqué. » Lui dis-je avec amour.
Nous partageons quelques secondes chargé en émotions. Toute la puissance de nos sentiments peut se lire dans le regard qu'on partage. Je me sens tellement mieux lorsqu'il est à mes côtés. Pour la première fois depuis plus de deux mois, je respire son odeur, je sens son chakra, je sens sa chaleur. J'ai l'impression de retrouvé une partie de moi qui a été amputé à son départ. Je sens que mes poils se redresse alors que je l'admire. J'ai l'impression qu'un léger courant électrique parcours ma peau. Je me sens aimanté vers lui. Tout mon corps veux le retrouver ardemment. J'imagine sa bouche contre la mienne, le contacte de nos peaux qui se retrouvent. Je veux qu'on se confonde, que nos âmes se mélange pour qu'on puisse à nouveau ne former qu'un. J'en tremble presque. Mon désire doit se lire dans mon attitude, car Temari se racle la gorge en reculant d'un pas.

« Je crois que je vais aller voir comment va Shikamaru… » Dit-elle d'une voix presque embarrassée.
« Je t'accompagne. Itachi ne doit pas être loin non plus. » Rajoute Hana.
Je sourie et me pince les lèvres en les regardant s'éloigner. Hana se retourne une dernière fois pour nous faire un petit signe de la main, puis les deux femmes disparaissent pour aller retrouver leurs conjoints.

Une fois qu'elles ont disparu je me retourne vers Sasuke. Il ne m'a pas lâché des yeux malgré Saruto qui gigote dans ses bras. Je sens que je rougis. Je souris pour le cacher et incline un peu la tête sans quitter son regard envoûtant des yeux.
« Je crois que je vais avoir pas mal de travail avec tout ça. » Dis-je pour briser le silence.
Sasuke ne me répond pas. Il continue de me lancer son regard brûlant. Lentement, centimètre par centimètre, il se rapproche de moi. Je sens mon cœur accélérer comme si j'étais sur le point de l'embrasser pour la première fois. C'est une sensation étrange. Une douce chaleur me brûle dans le ventre avec de plus en plus de vigueur alors que les secondes s'écoulent. Lentement, nos paupières commencent à se fermer. Nous fixons les lèvres de l'autres. Elles nous appellent et nous envoûte. J'ai l'impression que Sasuke est ma drogue, mon héroïne, ma raison d'être. Je me sens tellement faible en face de lui. Jamais je ne pourrais lui résister, peut importe le temps que nous passons loin l'un de l'autre. Chaque cellule de mon corps le réclame. Au bout d'un temps qui m'a paru être une éternité, ses lèvres se posent enfin sur les miennes alors que nos yeux se ferment.

Je crois que quelque chose explose à l'intérieur de moi. Je m'enflamme. J'ai l'impression de renaître.
Mon instinct prend les commandes et je change se baiser superficiel en quelque chose de plus fort. J'augmente la pression sur ses lèvres et je glisse ma main dans sa nuque. Je le sens fondre sous mon assaut. Je jurerais qu'il ravale même un gémissement. Ce moment d'extase dure encore quelques secondes, ou bien peut-être quelques heures. Je ne serais pas le dire. Quoi qu'il en soit, Saruto fini par s'en lasser et s'agite un peu plus fort dans les bras de son père pour réclamer de l'attention. Son attitude nous sépare certes, mais nous fait également rire tout les deux. Nous nous penchons sur lui pour répondre à ses attentes en souriant.

« Il a beaucoup grandit. » Commence Sasuke en l'admirant. Je dois bien admettre que même moi qui le vois tous les jours, je suis surpris de la vitesse à la quelle il change. Je n'imagine pas Sasuke qui ne l'a pas revue depuis deux mois. « Il te ressemble. » Complète-t-il.
Nous nous regardons à nouveau et nous nous sourions. On est profondément heureux. On prie silencieusement pour pouvoir revivre des moments aussi forts encore et encore à l'avenir.
« Allons rejoindre les autres. » Dis-je. Sasuke me répond par un hochement de tête, puis nous partons en suivant la direction qu'Hana et Temari ont prise quelques minutes avant nous.

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« Aille !
- Arrête de gigoter, Naruto. Tu n'avais qu'a faire un peu plus attention. »
Je grogne intérieurement mais je ne réponds pas à la réflexion de Sakura. Je suis assis sur son lit et je serre les dents pendant qu'elle me soigne.

La soirée est bien avancée, plusieurs heures se sont écoulé depuis l'attaque du village. Entre la rédaction d'une déclaration d'urgence, le recensement des dégâts causé et la mise en place de l'état d'urgence, je n'ai pas vraiment eu l'occasion de faire soigner mes plaies plus tôt. Notre maison a été abîmé pendant la bataille, ainsi que celle d'Itachi et Hana. Sakura et Obito nous offrent donc l'hospitalité en attendant que les dégâts soient réparés. Après plusieurs heures de dur labeur à l'hôpital, Sakura termine sa journée avec moi. Je comprends qu'elle soit un peu excédée et je fais de mon mieux pour ne pas trop interférer dans ses soins. Le travail est minutieux : le tissu de mes habilles a fondu et c'est mélangé à ma chair. La douleur est intense et je me fais violence pour résister pendant qu'elle essaie de dissocier les deux pour pouvoir nettoyer mes blessures et leur permettre de cicatriser. J'essaie de me focaliser sur autre chose. J'observe la pièce dans la quelle nous sommes. La chambre est spacieuse. Les couleurs sont claires et le mobilier est blanc. L'ambiance qui se dégage est apaisante. Au rez de chaussée, Hana prépare quelque chose à manger en gardant un œil sur Saruto qui dort déjà. Les garçons quant à eux sont partis chercher des affaires pour cette nuit. Fatiguée et contrarier par la lenteur que prends ses soins, Sakura peste et fronce les sourcils.

« C'est vraiment moche. Je ne sais pas si je vais y arriver.
- Evidement que tu va y arriver, j'ai confiance en toi. » Dis-je à mon amie en lui lançant un sourire réconfortant. Elle s'apaise un peu, puis souffle un grand coup et reprend là ou elle en était. Moi je repense à cette journée, à tout ce qui s'est passé. J'ai compris en rejoignant mes amis que si j'ai senti le chakra des autres membres de l'Akatsuki disparaitre, ce n'est pas parce qu'ils se sont enfuis. Il se sont tout simplement fait exterminer. Devant mon air surpris lorsque j'ai fait cette découverte, Shikamaru c'est presque vexé.
« Quand même, pour qui tu nous prends ? Ce n'est pas parce qu'on ne peut pas se changer en monstre de chakra qu'on est inutile. » M'a-t-il dit avec fierté. Son attitude m'a fait sourire. Avec quatre membres de l'Akatsuki en moins, cinq si on compte aussi Deidara que j'ai abattu le mois dernier, l'organisation a pris un sacré coup. Il ne reste plus qu'Orochimaru et Kabuto. Il y a aussi Hebiko, mais nous n'avons plus de nouvelle d'elle depuis des mois. Le serpent aura du mal à se relever après tant de perte. Avec l'alliance shinobi qui veut faire la peau à l'Akatsuki à travers tous les pays, ce sera dur de trouver des remplaçant à la hauteur. Ça me soulage de savoir qu'on ne devrait plus avoir de signe d'Orochimaru avant un bon moment.

« Bon, j'ai déjà terminé de nettoyer les bords. Déshabille-toi. » M'ordonne Sakura.
Je me lève du lit et m'exécute sans rechigner. La rose m'observe avec un regard fatigué. Elle fronce les sourcils en voyant mon ventre balafré.
« C'est étrange que la cicatrice de ton ventre n'ait pas disparue. Tout comme celle qui traverse ton visage, d'ailleurs. »
Je souris en finissant de me débarrasser de mon pantalon. Je reviens ensuite m'asseoir sur le lit à ses côtés.
« C'est cicatrices n'ont pas marqué que mon corps. Elles ont touché quelque chose de plus profond. » Dis-je d'une voix douce avec un regard évasif. Sakura m'observe et un sourire apparaît sur son visage alors qu'elle comprend ce que je veux dire.
« C'est vrai. Allonge-toi sur le côté. »
Je fais se qu'elle me dit alors qu'elle se relève. Elle part chercher une chaise et s'assoit en face de moi pour continuer son travail en commençant par ma jambe. Je me laisse faire en silence, la douleur est trop forte pour que j'arrive à parler normalement.

J'entend du bruit provenir de l'entrée. Sasuke, Obito et Itachi sont de retour. Ils sont bien chargés et ils ne perdent pas de temps avant de commencer à installer les affaires dans les chambres du bas. J'entend une conversation qui me fait sourire.
« Tu peux installer le lit de Saruto dans notre chambre pour cette nuit, si tu veux. » Propose Obito à mon conjoint. Sasuke ne répond pas, je devine qu'il le dévisage avec un air interrogateur. Obito ris un peu avant de poursuivre.
« Ne fait pas l'innocent. » Conclut mon ami avant de s'éloigner.
« Je crois que Obito vient de t'imposer Saruto pour la nuit. » Dis-je à Sakura pour le prévenir. Elle soupire avant de me répondre.
« Oui. Je suppose qu'il vaut mieux. »
Je rigole mais je m'interromps très vite à cause du supplice qu'elle me fait endurer. Quelques minutes plus tard, j'entend du bruit dans les escaliers. Sasuke est entrain de nous rejoindre. Il frappe à la porte par principe et Sakura lui autorise l'accès sans s'interrompre.

J'observe mon Uchiwa rentrer dans la pièce. J'essaie de lui lancer un sourire mais je peine à y arriver. Il se rapproche en silence et s'assoit à côté de moi. Nos mains se rejoignent presque instinctivement. Je me décharge en écrasant ses doigts mais il ne bronche pas et me laisse faire.
« Combien de fois Sakura à du te réparer depuis que tu as mis les pieds à Konoha ? » Me demande-t-il en le lançant un petit sourire qui me réconforte. Sakura rigole en continuant de travailler.
« Trop de fois pour pouvoir les compter. » Répond la rose en relevant un sourcil. Mes lèvres s'étirent et je sourie moi aussi. La présence et le soutien de Sasuke me soulage. J'ai l'impression aussi que se que fait Sakura commence à devenir moins invasif. Elle continue à s'affairer sur moi pendant encore une bonne demi-heure, mais c'est de moins en moins douloureux. Elle fini par se relever pour aller chercher dans un tiroir de quoi en finir. Elle badigeonne mes plaies d'une crème grasse est épaisse, puis bande mes plaies avant de se redresser en soupirant et en s'étirant.

« Voilà. Ça devrait aller comme ça. »
Je soupire également puis je me redresse. Les mains de Sakura sont magiques, je me sens déjà beaucoup mieux. Ma jambe droite et mon bras du même côté sont presque entièrement bandés. J'ai également un gros pansement collé sur le flanc.
« Ça va mettre du temps à cicatriser, même pour toi. Les brûlures sont profondes et étendue. » Me prévient-elle.
« Ne t'en fais pas, ça va aller. Merci beaucoup Sakura. »
Nous nous sourions et je me relève pour m'habiller. Pendant ce temps la rose part chercher quelque chose dans ses placards. Elle revient alors que je termine tout juste d'enfiler ma veste. Elle me tend un foulard blanc qu'elle noue autour de mon coup.
« Passe ton bras là-dedans. Moins tu bougeras, mieux se sera. »
J'opine et je fais ce qu'elle me dit. Je sais que je vais rapidement oublier cette recommandation, mais ce n'est pas le moment de la contrarier.

Nous quittons tous les trois la chambre pour descendre dans la salle à manger. Il ne doit pas être loin de minuit mais nous n'avons toujours pas mangé. Hana est déjà partie se coucher, mais tous les autres nous ont attendu pour dîner. C'est sans perdre plus de temps que nous passons à table.
« Raconte-nous ton voyage, Sasuke. » Demande Itachi pour lancer la conversation. Sasuke relève la tête et prend une expression sérieuse avant de tout nous expliquer.

« Orochimaru avait tout organisé. Il savait que Naruto allait m'envoyer sur cette mission. Il a tout fait pour pouvoir me faire rester loin de Konoha le plus longtemps possible. Il a manipulé deux renégats qui dépendent de Kiri. Ils s'appellent Chino et Nowaki. C'est la fille qui était à l'origine des bombes humaines. C'est la dernière survivante d'un clan possédant comme nous un dôjutsu héréditaires. Ses yeux lui permettent de faire beaucoup de chose, et entre autres de manipuler et empoisonner le sang avec son chakra. En vérité, Chino et Nawaki n'était pas de si mauvaises personnes. Ils m'ont fait courir un moment, mais lorsque je leur ai enfin mis la main dessus, ça a été rapide. Face a leur erreur, ils ont facilement abdiqué et m'ont suivi pour que je les livre à Kiri de leur propre chef pour endosser leur peine. »

Je soupire en secouant la tête. Orochimaru est un monstre infâme. Bien sûr je le savais déjà, mais constater la façon ignoble dont il peut se servir des gens pour arriver à ses fins me donnent la nausée.
« Bon, il est très tard. On va avoir beaucoup de travail demain. Nous ferrions mieux d'aller nous coucher. » Conclut Sakura.
On l'écoute tous sans protester. On débarrasse rapidement la table puis nous nous séparons pour regagner nos chambres. L'aménagement de la maison est inhabituel : les chambres sont toutes éparpillées. Les deux du bas sont à l'opposées l'une de l'autre et la troisième, celle d'Obito et Sakura, est à l'étage. Nous regagnons la notre sans empressement. Je pénètre à l'intérieure le premier et je ne prends même pas la peine d'allumer la lumière. Les rayons de lune qui traversent la fenêtre suffisent à bien y vois. La pièce n'est pas très grande mais suffisamment bien aménager pour pouvoir accueillir un lit deux place. C'est une chambre d'amis coquette et chaleureuse. On s'y sent bien. Sasuke referme la porte derrière lui et je tressaille. Un sourire ineffaçable est scotché sur mon visage.

Je frémis à l'idée de passer enfin du temps seul à seul avec lui. Je me retourne pour lui faire face. Je l'admire des pieds à la tête. Le rayonnement de la lune lui donne des allures angélique. Parfois, je me demande s'il est réel. Il me fixe d'un regard impénétrable. Nous restons face à face à nous admirer pendant plusieurs secondes avant qu'il ne face un pas vers moi. Sans pudeur, il saisit ma veste au niveau de ma taille et m'embrasse avec ferveur. Je souris contre ses lèvres et lui rend son baiser en glissant une main dans sa nuque. On respire fort mais on ravale nos plaintes de plaisir afin de rester discret. Nos corps se colle l'un à l'autre et nous poursuivons nos retrouvailles pendant de longues minutes, jusqu'à se que le souffle commence à nous manquer. On recule un peu nos visages pour se regarder. Nos yeux sont brillants, on a pris des couleurs et on se sourit, amusé par notre allure. Je bande comme un taureau et je sens bien que lui aussi, mais nous n'y prêtons pas attention pour le moment.
Pas encore.
Je caresse sa joue d'un mouvement de pouce alors que ma main a glissé sur sa mâchoire. Je sens mon cœur battre plus fort lorsqu'il est là. Tout est plus beau lorsqu'il fait partie du décor.

« J'aimerais que tu ne repartes jamais. » Chuchotais-je. L'idée qu'on se retrouve séparer une fois encore me donne la chair de poule. A chaque fois, c'est une épreuve très dure à surmonter. Je devine pourtant que c'est se qui nous attend, encore et encore. Notre destin a fait de nous deux Hokage. Moi, je suis le spectacle. Lui s'occupe des coulisses. Je m'occupe du jour et lui de la nuit. On se complète, on ne va pas l'un sans l'autre, mais nos retrouvailles ne peuvent qu'être de courte durée. Le temps d'un crépuscule.
« Je reviendrais toujours. » Me répond-t-il.

Sa voix est envoutante. Tout chez lui m'ensorcelle. Je reviens poser mes lèvres sur les siennes avec plus de douceur mais surtout beaucoup d'envie. Je colle mon bassin contre le siens, enfin décidé à écouter mes pulsions. Il répond en me poussant sur le lit sur le quel nous nous asseyons sans interrompre notre échange buccal. Il ne faut que quelques secondes avant que nous nous retrouvions allongé l'un sur l'autre. J'oublie le temps, j'oublie la fatigue, j'oublie le travail, j'oublie mes blessures. Je me focalise que sur l'essentiel. Mon essentiel, c'est lui.

Nous passons la nuit à faire l'amour jusqu'à ce que l'heure de se lever approche. Dans les bras l'un de l'autre, les yeux clos, on profite de chaque seconde.
C'est comme ça que je veux passer ma vie jusqu'à la dernière seconde : à ses côtés.