Hermione était assise sur son lit, perdue dans un autre monde. Elle fixait le mur face à elle. Jamais elle n'aurait cru cela possible, mais elle était inquiète pour Drago Malefoy, et elle l'était sincèrement. Même Harry et Ron avaient semblé chamboulés lorsqu'elle leur avait raconté ce qu'il s'était passé. Cela avait rendue la Gryffondor bien plus distraite qu'elle l'était habituellement, et ses amis l'ayant remarqué, elle fut forcée de leur raconter cette horrible vision qui, depuis qu'elle avait pénétré ses yeux, hantait son esprit. Les deux garçons comprirent alors le mal-être de Hermione, se disant que voir quelqu'un dans cet état, Malefoy ou non, cela ne pouvait qu'être choquant.

La jeune fille se recroquevilla. Elle l'avait soutenu comme elle pouvait pour l'asseoir, elle avait passé un bandage tout autour de son ventre pour essayer de minimiser l'hémorragie au maximum, elle l'avait soutenu comme elle pouvait à l'aide de sa force si frêle et avait commencé à marcher jusque l'infirmerie. Les couloirs étaient alors déserts, il était tard. Elle n'aurait su dire combien de temps dura le trajet, mais cela lui avait paru plus long que sa vie entière. Elle avait passé son temps à s'inquiéter qu'elle n'aille pas assez vite et que cela soit fatal au garçon, la respiration haletante de ce dernier qui s'arrêtait de temps à autre ne faisant qu'accentuer cette crainte, et elle pleurait toujours à ce moment là. Arrivée devant l'infirmerie, elle avait donné un gros coup de pied dans la porte, ses bras occupés à tenir Drago, et quelques secondes plus tard celle-ci s'ouvrit sur madame Pomfresh, tout sourire. Lorsqu'elle s'était rendue compte de l'état critique de Drago, sa mine devint très grave, et elle s'était dépêchée de faire rouler un lit jusque devant Hermione pour pouvoir allonger le blessé. Tout en s'activant, l'infirmière, choquée, n'avait fait que demander à Hermione ce qu'il s'était passé, si elle avait vu quelque chose, et en toute honnêteté la jeune fille avait répondu que non. Madame Pomfresh avait eu un rictus: sans connaître la raison de l'état piteux du jeune homme, elle ne pourrait pas être sûre que les soins prodigués soient efficaces. Elle avait demandé à la brunette de repartir, après quoi elle n'avait plus revu son homologue. Elle était repassé de temps à autre devant l'infirmerie, dans l'espoir d'avoir des nouvelles. Le sur-lendemain de l'événement, l'infirmière lui avait assuré que ses jours n'étaient plus en danger et lui avait confié que la cause de tout cela ne pouvait être qu'un sortilège, mais ni elle ni quelconque autre membre du personnel n'avait réussi à le certifier. Elle avait aussi remercié Hermione d'avoir bien agi, en mentionnant notamment le bandage autour du ventre du vert et argent. Ensuite, elle avait su que le garçon pourrait retourner à ses occupations habituelles dès le jeudi, sans toutefois trop se surmener. Ce dernier avait affirmé à l'infirmière qu'il ne se souvenait pas de ce qu'il lui était arrivé, elle n'avait pas voulu insister de peur de le fatiguer. Madame Pomfresh avait décrété qu'il n'aurait pas le droit aux visites, qui l'épuiseraient plus qu'elles lui seraient bénéfiques.

Hermione sortit de sa chambre pour attendre le retour du Serpentard dans la salle commune. Il allait revenir aujourd'hui, mais elle ne savait pas à quelle heure il serait là. Elle fut même étonnée qu'il ne soit pas déjà arrivé car il se faisait tard, mais il devait avoir autre chose à faire que de rentrer directement ici, car même s'il était fatigué, il voudrait sûrement rendre visite aux autres membres de sa maison pour les rassurer, leur dire qu'il va mieux. Elle attendit encore un long moment, elle avait pris un livre pour faire passer le temps mais elle ne faisait pas attention à ce qui était écrit: elle n'attendait que le retour de Drago pour lui demander ce qui l'avait conduit à cet état. Si l'infirmière l'avait cru lorsqu'il avait dit qu'il n'en avait aucun souvenir, Hermione, elle, n'était pas dupe. Elle commençait à se dire que madame Pomfresh avait choisi de le garder une nuit de plus, par précaution, et allait retourner dans sa chambre, mais avant qu'elle se lève, la porte s'ouvrit. Il était là, un peu mal en point, boitillant. Son visage, comme toujours, arborait une mine impassible. Il faisait partie de ces gens dont personne ne pouvait déchiffrer les émotions.

-Malefoy, tu es là, par Merlin, je t'attendais!

Il continua tout droit, sans faire attention à elle.

-Malefoy, je te parle! cria-t-elle en se dirigeant vers lui.

Alors qu'il allait entrer dans sa chambre, qu'elle avait prit soin de nettoyer avec un sort à son retour de l'infirmerie, elle vint lui bloquer le passage.

-Malefoy, tu vas m'écouter, oui?

Il daigna enfin poser les yeux sur elle, mais son regard était inexpressif.

-Qu'est-ce que tu veux, Granger?

-Savoir ce qu'il t'est arrivé!

-J'en sais rien, mentit-il.

-Tu ne m'auras pas. Dis-moi la vérité!

-Je t'ai dit que je ne le savais pas, et même si je le savais ce n'est pas quelque chose qui te regarde.

-Oh, c'est vrai, ça ne me regarde pas! C'est pas comme si je t'avais trouvé, étendu là, dit-elle en désignant la pièce derrière elle d'un mouvement de la tête, dans ton propre sang! C'est pas comme si j'avais pris le temps de m'occuper de toi pour que tu survives à un trajet jusque l'infirmerie, nan, c'est vrai, c'est pas moi qui me suis fait mal au dos parce que t'es bien trop lourd pour que je puisse te porter sur une si longue distance! Tu as raison, ça ne me regarde pas, affirma-t-elle avant un long silence. Elle reprit: mais punaise, Malefoy, ça fait quatre jours que je me demande ce qu'il s'est passé, j'ai même pas dormi dans la nuit de dimanche à lundi, tu serais mort sans moi, tu entends? Mort! hurla-t-elle, au bord des larmes, énervée de ne pas avoir un peu plus de reconnaissance.

Le jeune homme ne répondit rien, assimilant doucement les paroles de la rouge et or. C'est vrai, il ne savait peut-être pas que c'était elle qui l'avait emmené jusque l'infirmerie. Pour toute réponse, il attira doucement la jeune fille contre lui et l'enlaça d'un bras, puisqu'il se tenait au mur grâce à l'autre. Elle sursauta de ce geste qu'elle pensait impossible de la part de son homologue, surtout à son égard.

-Merci, Granger.

Il se décolla ensuite d'elle, et entra dans sa chambre, cette fois sans que Hermione l'en empêche. Elle, toujours aussi confuse, grimaçait. Malefoy venait de l'enlacer, et il l'avait remerciée, alors qu'elle ne se souvenait pas qu'il ait déjà remercié quelqu'un dans sa vie. Cette blessure lui était probablement monté à la tête.

-o-o-o-

Le lendemain, alors qu'avait lieu le cours de potions commun aux Gryffondor et aux Serpentard, Hermione remarqua que Drago manquait à l'appel. Il devait encore être fatigué de ce qu'il venait de vivre, et le fait qu'elle en sache si peu à ce sujet la frustrait considérablement. Elle savait qu'il se rappelait très bien de tout, il ne voulait juste pas lui dire, et même si elle comprenait parfaitement qu'elle devait être loin d'être la première personne à qui il voudrait se confier, elle pensait qu'il aurait au moins la politesse de lui expliquer pourquoi elle avait du faire tout ça, au moins en guise de remerciement, car à ses yeux, l'étreinte qu'il lui avait donné était plus une preuve qu'il n'était pas encore remis de ses émotions qu'un acte de reconnaissance. Sans s'en rendre compte, elle avait arrêté de porter attention aux paroles du professeur Rogue et avait commencé à serrer sa plume un peu plus fort dans sa main.

-Miss Granger, l'appela le professeur aux cheveux gras, l'ôtant à ses pensées. Pourriez-vous répondre à la question que je viens de poser?

Hermione commença à paniquer. Cela lui ressemblait si peu de ne pas écouter en cours, et les secondes qui passaient lui parurent longues, très longues.

-Les dragons, professeur. Cette potion est utile aux dragons, répondit Harry à sa place.

-Potter, je ne vous ai pas invité à parler. Je retire cinq points à Gryffondor, pour votre arrogance.

Il reprit son cours comme si de rien n'était. Hermione se retourna vers son ami et lui sourit pour le remercier de lui avoir sauvé la mise. Si quelques élèves lui jetèrent des regards noirs à cause des points qu'il venait de faire perdre aux rouges et or, la jeune fille était très reconnaissante: si personne n'était venu à son secours, Rogue lui aurait sans doute retiré encore plus de points qu'à Harry.

-o-o-o-

La journée s'acheva. Les élèves étaient en week-end, pour le bonheur de tous, et dans trois semaines à peine se tiendrait le bal de Noël. En parlant du bal de Noël, Hermione eut recours aux conseils de MacGonagall concernant le thème. Elle aurait préféré en parler avec Drago, mais cela avait été impossible. Le professeur de métamorphose lui avait avoué trouver son idée originale et en parfaite adéquation avec la fête de Noël. La Gryffondor n'avait pas oublié de mentionner que Drago n'était pas du même avis et qu'il trouvait l'idée ridicule, et la vieille femme lui avait alors demandé s'il avait eu une autre idée qui pourrait convenir. Hermione avait réfléchi un instant mais ne s'était rien rappelé de tel. Minverva McGonagall avait ainsi décidé que le thème de Hermione serait choisi.

Elle se doutait que Drago lui en voudrait un peu, mais peu importe, il était trop tard pour changer. Elle le laisserait s'occuper des décorations sans rien dire (sauf si son travail venait à être totalement catastrophique) et cela se passerait bien. Elle avait du temps devant elle avant que ce soit l'heure du dîner et décida de prendre un peu de repos dans sa chambre. Alors qu'elle allait entrer dans la salle commune, quelqu'un en sortit, quelqu'un qu'elle n'avait pas vu depuis la veille.

-Malefoy, quelle surprise.

-Granger, répondit-il solennellement.

-Pourquoi tu n'étais pas en cours aujourd'hui?

-Pourquoi tu te mêles toujours de mes affaires? Tu t'inquiètes pour moi, c'est ça?

-Pas du tout! se défendit-elle. Je veux juste m'assurer que tu vas bien.

-Oui, c'est bien ce que je dis. Tu t'inquiètes pour moi.

-Ce que tu peux être agaçant... Et bien, tu sais quoi, je m'en fiche! A plus tard.

Elle le contourna et entra, pendant que lui se dirigeait de l'autre côté, haussant les épaules. Elle était déçue de ne rien savoir de ce qu'il se passait pour lui en ce moment, elle n'était pas inquiète, seulement curieuse, mais Drago allait commencer à se persuader du contraire si elle continuait, et il en jouerait comme il savait si bien le faire. Elle se laissa tomber sur un fauteuil, soupirant.

-o-o-o-

Harry et Ron marchaient ensemble dans l'un des nombreux couloirs du château, riant de ce qu'ils se racontaient. Ils avaient proposé à Hermione de rester avec eux, mais elle avait décliné, prétextant être trop fatiguée pour faire quoi que ce soir. Il s'étaient alors dit qu'ils se verraient au dîner. Les garçons étaient donc restés tous les deux, comme ils le faisaient souvent, surtout depuis que leur amie avait commencé à devenir distante. « Elle n'est pas si distante que ça, avait dit Harry pour rassurer Ron, c'est juste qu'on ne partage plus la même salle commune, ça doit beaucoup jouer ». Si le Survivant semblait convaincu de cela, le rouquin n'était pas du même avis. Ils croisèrent des foules d'élèves qui, comme eux, riaient, s'amusaient, se racontaient leur journée. Parmi cette foule d'élèves, l'un d'eux était seul et arrêta le duo.

-Excusez-moi, vous n'avez pas vu Hermione?

Il cessèrent de rire et levèrent les yeux. La mine de Ron changea lorsqu'il reconnut la personne à l'origine de sa dernière dispute avec la jeune fille.

-Pourquoi est-ce que tu la cherches? répondit-il sur la défensive.

-Qu'est-ce que ça peut te faire? Je vous demande juste si vous l'avez vue. Je pensais la trouver avec vous, mais je vois qu'elle n'est pas là? insista Blaise.

-C'est encore pour votre devoir de potions, c'est ça? demanda Ron d'une voix sarcastique. Vous travaillez un peu trop, tu ne trouves pas?

-Eh, calme-toi. On s'est vus une fois à la bibliothèque samedi dernier et à la sortie du cours de potions de ce matin. Et puis, elle n'est pas à toi à ce que je sache, répondit le grand Serpentard pour défendre l'honneur de la jeune fille.

Il soupira en se disant qu'elle aurait sûrement honte de son ami si elle était présente et se demanda comment elle faisait pour s'entendre aussi bien avec quelqu'un qui semblait aussi possessif.

-Et bien tu sais quoi, non, je ne sais pas où est Hermione, hurla le Gryffondor, et si tu as quoi que ce soit à lui dire à propos de ce foutu devoir, tu le notes quelque part dans un coin de ta tête et tu lui diras quand tu la verras, c'est pas compliqué! Au lieu de faire chier le monde, sois patient, tu verras ça fait pas de mal!

-Nan mais t'es fou ou quoi?! Tu vas te calmer Weasley, et me parler autrement! se défendit Blaise en haussant le ton, s'approchant dangereusement du rouquin.

Harry qui n'avait fait qu'être spectateur jusque là décida d'agir en s'interposant entre les deux jeunes hommes, ne donnant pas cher de la peau de son ami si les choses venaient à mal tourner.

-Oh, calmez-vous tous les deux! Écoute, reprit-il à l'attention de Blaise, on ne sait pas où est Hermione, tu peux toujours ta chance à la bibliothèque, et si elle n'y est pas, attend le dîner, ce n'est que dans quelques heures. D'ici là, tu te rappelleras encore de ce que tu as à lui dire.

Le vert et argent, toujours avec le même regard menaçant envers Ron, recula doucement avant de basculer ses yeux vers Harry.

-Merci, Potter.

Il releva les yeux vers le rouquin quelques instants, lui faisant comprendre qu'il aurait intérêt à mieux se comporter s'ils venaient à s'adresser la parole de nouveau avant de tourner les talons et de partir en direction de la bibliothèque. Les deux Gryffondor le regardèrent s'éloigner, firent demi-tour et continuèrent leur chemin. Ils étaient silencieux, et ne riaient plus, jusqu'à ce que le brun décide de rompre le silence.

-Ron, par Merlin, qu'est-ce qui t'a pris?! cria Harry. Heureusement que j'étais là, il t'aurait taillé en pièces! Tu ne pouvais pas simplement lui dire que tu n'avais pas vue Hermione et repartir?!

Ce dernier, soufflant, leva les yeux au ciel, irrité que son ami le sermonne.

-Il est sans arrêt après elle! On dirait qu'il veut toujours la voir, non mais tu l'as entendu?! « Excusez-moi, vous n'avez pas vu Hermione? », imita-t-il d'une voix agaçante, non sans une grimace. Il m'énerve, c'est tout.

-Tu abuses! C'est la première fois qu'il nous demande où elle est.

-Et j'espère que ce sera la dernière, répondit froidement son ami, le regard tueur.

-Mais bordel, Ron, ouvre les yeux! C'est une bonne chose qu'ils s'entendent bien puisqu'ils doivent travailler ensemble, regarde, nous on n'a même pas encore parlé avec nos partenaires et on ferait bien de le faire. Et puis, on ne lui a jamais vraiment parlé, à Zabini. On le met dans le même panier que les autres juste parce qu'il est à Serpentard, je ne suis pas sûr que ce soit très digne de notre part.

-C'est l'ami de Malefoy. Pas besoin de lui parler pour savoir ce qu'il est.

-Hermione ne l'apprécierait pas s'il était comme lui! cria Harry sans doute un peu trop fort puisqu'un groupe de troisième année le dévisagea.

-Hermione l'apprécie... murmura Ron. Tu comprends rien, Harry.

Le rouquin le planta sur place et continua d'avancer seul, avant de prendre le chemin de la salle commune des rouges et or. Bien sûr qu'il comprenait. Ron était amoureux d'Hermione, un aveugle s'en serait rendu compte. Harry savait que ce n'était pas réciproque et il en était désolé, mais c'était bien pour ça que Ron n'avait pas le droit d'être aussi possessif envers elle. Il ne pouvait pas empêcher Hermione d'être heureuse, et puis jamais elle ne sortirait avec Zabini. Bien qu'il était intelligent et que c'était une qualité que la jeune fille aimait particulièrement chez les autres, il doutait fort que cela puisse arriver un jour. Ron devait se faire une raison, même si cela ne lui plaisait pas, il allait devoir laisser Hermione à un autre, et trouver quelqu'un de son côté.

-o-o-o-

Bien entendu, Blaise ne trouva pas Hermione à la bibliothèque. Suivant le conseil d'Harry, il se dit qu'il attendrait la jeune fille devant la Grande Salle après le dîner. Il était toujours un peu remonté contre Ron, et ne savait pas s'il devait en parler à la Gryffondor ou garder cela pour lui. S'il lui en parlait, il s'attirerait les foudres du jeune Weasley plus encore qu'il ne les attira précédemment. Peu importe, se dit-il, ce n'était pas un problème. Il avait clairement voulu l'empêcher de voir Hermione alors qu'il ne lui voulait rien de mal, il allait de soi qu'il devait lui en parler. Il dîna donc et une fois qu'il eut terminé, il dit à Drago et aux autres qu'il avait quelque chose à faire, puis il sortit avant la jeune fille, restant devant la Grande Salle pour l'attendre. Il jeta un coup d'œil vers elle et se rendit compte que le rouquin n'était pas là. Il attendit un moment et se fit remarquer qu'elle mettait vraiment beaucoup de temps pour manger. Lorsqu'elle sortit, il l'interpella.

-Eh, Hermione! lança-t-il. Cette dernière, entendant son nom mais n'en trouvant pas la provenance, cherchait autour d'elle. Hermione, par ici!

Elle reconnut Blaise.

-Ah, Blaise! Salut, dit-elle en s'approchant de lui. Je peux faire quelque chose pour toi?

-Euh, ouais, je voulais te parler du projet mais ça va devoir attendre un petit peu. Viens.

Ils marchèrent ensemble en direction des escaliers, trajet durant lequel Blaise lui raconta l'altercation de l'après-midi même. Hermione sembla gênée, elle n'avait cessé de soupirer et de grimacer durant le récit et s'était excusée au moins une dizaine de fois. Elle le remercia de lui avoir fait part de ce qu'il s'était passé et lui dit qu'elle en parlerait à Ron, si ça ne le dérangeait pas étant donné que si elle le faisait, le rouquin comprendrait que le vert et argent lui avait raconté l'histoire. Il accepta. Au moment où ils arrivèrent aux escaliers, ils décidèrent d'y rester quelques minutes pour que le Serpentard puisse expliquer à la jeune fille son idée relative aux potions. Elle la trouva intéressante, ils se dirent au revoir et chacun partit de son côté pour rejoindre son dortoir. Sur le chemin de la salle des préfets en chef, Hermione ne put s'empêcher de se demander comment ces histoires avec Ron allaient se terminer.