Disclaimer: L'univers et les personnages de Harry Potter appartiennent à Joanne Kathleen Rowling (ou JK pour les intimes), je les emprunte juste. Je ne me fais strictement aucun argent sur cet univers et ces personnages empruntés.
Rating: T
Note: Bonjour, bonsoir ! Oui, vous ne rêvez point, il y a bien une continuité à ce texte, et j'ai des idées à revendre donc je me suis mise à écrire. Je vous l'accorde, c'est assez court, mais on apprend pas mal de choses (j'imagine ?) et vous en concluerez certaines avec les informations que je vous donne (enfin, j'espère ? Un conseil, lisez bien). Bref, le prochain chapitre n'arrivera sûrement pas maintenant puisque je n'ai clairement PAS le temps (déménagement quand tu nous tiens).
Bien, surtout, CRI-TI-QUER, que l'on me crache à la figure, s'il vous plaît, j'ai besoin de choses (m'voyez, ces choses là, ces reviews constructifs) qui me seront utiles dans ma quête de fanfiction, uhuh. Merci bien. Petite remarque: j'ai légèrement modifié le prologue, bien que ce ne soit quelques subtilités.
Sur ce, bonne petite lecture !
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Chapitre Premier
«Les baguettes ont une âme. Enfin, c'est ce que vous diront certaines personnes, souvent naïves ou rêveuses. Notamment la majorité des fabricants de baguettes, ceux-ci même disent, je les cite: «Ce n'est pas le sorcier qui choisit sa baguette mais la baguette qui choisit son sorcier.» N'est-ce pas mystique ? Même surnaturelle ? Cela est vrai que nous sommes des personnes dotées de magie, mais celle-ci n'est pas surnaturelle, elle nous est commune. Qu'est-ce qui peut être surnaturel dans un monde magique, dites-moi ?
Pour certains donc, dans cette quête du surnaturelle en une chose qui leur est commune, normale, les baguettes ont une âme. Je vous le demande alors, est-ce si infondé que ça ?»
Waffling Aldabert, Extrait de Ces Inséparables Baguettes, 19XX
Depuis ce jour, la majorité de l'orphelinat m'évite, les garçons ont sûrement fait passer le mot. Ils me mettent maintenant dans le même sac qu'un certain Tom, qu'ils fuient aussi. Ce n'est pas comme-ci cela me préoccupait de toute manière, bien que je l'ai remarqué.
Je m'entraîne toujours autant à imiter les mimiques de ces personnes, et ça a l'air de s'améliorer, les adultes me regardent moins de travers, bien que leurs regards convergent sur moi assez souvent.
Actuellement, je suis dans la salle de bain commune, me lavant les mains dans le lavabo du coin. Le miroir en face de moi reflète la neutralité de mes yeux étrangement très verts, et de mes cheveux beaucoup trop noirs, ma peau bizarrement pâle étant contrasté par tout ceci. Je peux dire que, comparé aux nombreuses personnes que j'aie vu jusqu'ici, mon physique est assez démarquant. Je ne suis pas bête, vous savez ? J'ai vu beaucoup de choses malgré ma maigre 'existence', et l'une d'elles me fait bien douter de l'hygiène de cet endroit. L'endroit où vivez mon… Dudley appelait comment l'homme qui lui a donné la vie ? Ah oui.. papa, l'endroit où j'ouvris les yeux pour la première fois, le premier endroit que j'aie vu, était un endroit qui était grand, grand, et très brillant et qui ne puait pas comme pue l'orphelinat. Car, oui, l'orphelinat pue, c'est un fait. D'une odeur persistante, et.. épicée, qui attaque ton sens capable de le sentir mais qui le caresse en même temps, c'est assez paradoxale. Cette senteur me donne l'envie de plisser le nez, mais elle est en même temps tellement familière qu'elle en est agréable à sentir. Cela titille mon esprit, faisant ressortir une sensation de craquement et de douceur mêlé d'agacement. Ça me rend légèrement tout chose.
En parlant de cette odeur, elle est devenue beaucoup plus forte lorsque l'on a retrouvé le lapin pendu d'un quelconque enfant dont je n'en ai pas le moindre souvenir, il y a quelques mois. Elle émanait du cadavre. C'était assez étrange, ayant découvert l'animal en premier grâce à cette senteur si particulière. Maintenant, le grenier en garde une trace permanente. C'est d'ailleurs devenu ma pièce préférée.
Je pourrais donc presque en conclure que l'orphelinat ne pue pas mais est habitée d'une odeur particulière qui en devient agréable. Après, est-ce que l'odeur vient de cadavres de lapins en particulier ? Cela reste à tester, je tenterai l'expérience lorsque j'en aurai l'occasion.
Tout à coup, un bruit fort et lourd résonne dans le bâtiment, tel un marteau sur une caisse de résonance. L'heure du dîner est arrivée.
Je sors alors tranquillement de la salle de bain, et m'en vais de ce pas au rez-de-chaussée. Dîner est pour moi synonyme de satisfaction. Car après celui-ci, je fais une activité qui me plaît, une activité qui me fait ressentir, j'ai donc plutôt hâte de finir de manger, surtout que je ne suis guère un gros mangeur, je pourrais même me passer de la bouillie qui est servie à table, mais je ne suis pas sûr des effets que cela aurait sur mon corps si j'arrêtais de manger -bien que ne plus avoir la présence du "dîner" dans mon estomac ne serait certainement que bénéfique.
Commençant à descendre de l'étage, la masse de mon corps pourtant non importante fait craqueler les marches de l'escalier en bois d'une drôle de manière, ce bruit m'avait toujours intrigué, comme-ci le bois criait sa souffrance. Ce fait m'obnubilant complètement, je m'accroupis sur une marche, laissant mes mains ballantes entre mes cuisses. Et, totalement concentré sur mon ouïe, yeux négligemment fixés sur les escaliers, je balance mon poids de droite à gauche, me supportant sur mon pied droit et ensuite gauche à intervalle régulier pour écouter les suppliques difformes de la marche. Un petit gloussement de satisfaction m'échappe, arrêtant toute activité.
Mes yeux s'écarquillent. Ai-je ri ? Ai-je vraiment ri ? Est-ce vraiment moi qui ai sorti cette bribe de voix déformée qu'est le rire ? Je.. j'ai ri. Quel drôle de sensation. Bien que cela fut court, j'ai pu sentir tout mon corps vibrer agréablement de cet événement inattendu. Habituellement, lorsque j'essaie de rire en imitant les autres, cela ne sonne pas très convainquant, c'est malheureusement un des gestes que je n'arrive pas à faire correctement. Mais là, c'est.. surprenant.
Bien que je sais mon visage stoïque en mettant de côté les yeux écarquillés, intérieurement je brûle d'un feu nouveau. J'ai ressenti, encore une fois ! Le sentiment de félicité qui me brûle n'a même pas été remarqué, tellement l'événement me gonfle d'orgueil d'avoir réussi à faire ce rire. Oui, j'ai ri ! Sans que ce ne soit remarqué, un sourire fugace et inhabituellement vrai fait courber mes lèvres rouges d'une manière étrange.
Soudainement, une voix richement velouté qui promet d'être profonde et envoûtante dans quelques années s'élève:
«Tu bloques le passage, Grindelwald.»
