Disclaimer: L'univers et les personnages de Harry Potter appartiennent à Joanne Kathleen Rowling (ou JK pour les intimes), je les emprunte juste. Je ne me fais strictement aucun argent sur cet univers et ces personnages empruntés.

Rating: T

Note: Bien le bonjour ! Cela fait un bail. Beaucoup de révélations dans ce chapitre, tout était bien sûr déjà prévu mais j'ai hâte que vous sachiez que Harry sait. Héhé, plutôt brouillon cette phrase. :3

Quelque chose d'autre était prévu, qui était normalement aussi prévu pour le second chapitre mais les personnages n'en font qu'à leur tête ! Ce qui se passe avec Riddle n'était, par exemple, pas du tout prévu. M'enfin, je garde ça pour encore le prochain chapitre !

Bonne lecture !

Oh ! Aussi, à chaque fois j'oublie de répondre au commentaire anonyme. Donc, de ce que j'en ai vu, Lady M., vous aviez commenté lorsque j'avais sorti le prologue et je ne sais du coup pas si vous suivez encore cette histoire. Mais si vous passez par là, je vous remercie énormément pour vos compliments gracieusement donnés, merci beaucoup !

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Chapitre Troisième

Je soupire une nouvelle fois, évidemment que je ne suis pas humain. Après tout, je pratique cette chose qu'est… la magie, si je me souviens bien du terme, que les personnes n'ont pas l'air connaître. Je sais qu'ils ne la pratiquent pas, comme je sens que Riddle y est lié, une autre raison pour me méfier de lui. Et je ne ressens pas comme le font les gens autour de moi, qui sont, à ma connaissance, des Hommes.

Il faut que je me rende à l'évidence, que j'y accours, et que je l'accepte. Je ne suis pas humain.

Me le faire reconnaître ne me fait rien ressentir de particulier. Contrairement il y a quelques minutes où je cherchais à tout prix à me mentir.

Riddle me fixe encore plus intensément que précédemment depuis mon altercation intérieur. J'ai sûrement eu un changement physique pour attiser à ce point son regard.

Enfin. Je finis rapidement ma gamelle et me lève dans l'intention de vite quitter cette salle.

Je remonte les escaliers et, après être passé par la salle d'eau, je m'étale sur mon lit inconfortable, les ressors me rentrant dans le dos.

Cette chambre est relativement petite comparée au bureau de la directrice. Surtout pour deux personnes. Car, oui, il y a deux lits dans cette pièce étroite. Mais heureusement j'imagine, pour l'instant, encore personne n'a dormi avec moi dans cette chambre, le deuxième lit n'ayant jamais été attribué à un quelconque orphelin jusqu'ici. Et je pense pouvoir dire que ce n'est pas plus mal, je soliloque sur le fait d'aimer cette intimité que me procure cette petitesse. D'être à l'ombre de tous les regards.

Une grande armoir est collée au mur juxatposant mon lit. Je me mets debout, m'étire, et vais vers celle-ci. L'ouvrant rapidement, je change de vêtements pour quelque chose de plus approprié pour dormir. Je troque donc mon haillon me servant de pantalon pour un en coton rugueux et une chemise de la même matière, cet ensemble étant, sans surprise, beaucoup trop grand pour moi.

Je n'ai plus qu'à attendre qu'une quelconque surveillante fasse sa ronde pour m'atteler à ma tâche. Le problème est que ce n'est pas dans cinq minutes, et je ne peux prendre le risque de le faire sans être convaincu de ne pas être dérangé. Il devrait normalement être vingt heure moins cinq.

Sortant de la chambre, mes yeux qui connaissent le chemin par coeur sont de suite tournés vers le haut du mur d'en face, passant déjà l'ordre de décrypter les aiguilles au cerveau. 19:56. Bien, il me reste donc comme prévu environ une heure avant de pratiquer mon petit plaisir du soir.

Me résignant à ne pas rester m'ennuyer dans la chambre, comme je le fais d'habitude, je me dirige au rez-de-chaussée, passe devant la grande porte de la salle à manger, contourne donc l'escalier et m'approche d'une salle où des cris et des rires émanent. Je regrette déjà ma décision, prévoyant un mal de tête.

Je pénètre alors dans la salle à la porte entrouverte, ignorant les rares personnes sûrement choquées à avoir remarqué mon entrée. Cette pièce est étonnamment large et.. coloré lorsque l'on connaît un tant soit peu l'état physique de l'orphelinat en question. À vrai dire, ceci n'a été emménagé que cette année suites à certaines réclamations des adultes découvrant le piteux endroit qu'est cette bâtisse. Pour redorer un peu le blason inexistant de ce lieu, la directrice a donné d'elle-même et a sacrifié cette pièce, autrefois bibliothèque ou plutôt salle où elle entreposait ses divers livres, en salle de jeux pour enfants. C'est la seule pièce, en excluant le bureau principal, avec des objets et un aspect neufs ainsi que relativement propres. Ça fait étrangement du bien de voir quelque chose de potable ici.

J'avance pas-à-pas dans ce nouveau lieu, évitant les plusieurs jouets éparpillés à terre et m'éloignant imperceptiblement de l'endroit de la pièce où la majorité des orphelins bruyants est réuni.

Sans surprise, je remarque qu'un mur garde encore des séquelles de l'ancienne utilité de cette salle. Une étagère relativement grande est collé à celui-ci. Des chaises, non des fauteuils en faux cuirs à l'air confortables, ainsi qu'une petite table ronde en bois sont placés pas loin des livres rangés, près d'une fenêtre. Il y a d'ailleurs une certaine personne en train de lire. Elle n'est pas la seule à le faire puisque les surveillantes, pour certaines, sont elles-mêmes dans cette occupation, un peu plus loin, gardant tout de même un œil attentif sur les garnements.

Je grimace une demi-seconde en constatant qui est cette personne. Riddle. Super.

Je n'aurai jamais cru qu'il serait dans un lieu comme celui-ci, occupé par autant de monde.

Ignorons-le, ignorons-le.

Je m'en vais prendre un quelconque livre, car oui je sais bien évidemment lire, je n'ai pas huit années d'existence pour rien ! Et si je dois passer le temps, autant le faire efficacement et ludiquement.

«La Relativité Générale par Albert Einstein» La directrice, lisait-elle vraiment ça ? C'est étonnant. Je repose ledit livre, celui-ci était beaucoup trop volumineux pour être lu en à peine une heure et en prends un autre, tout de suite plus fin. Je le feuillette. Vu la mise en page, c'est du théâtre. Je m'assois en face de Riddle sans en avoir pris conscience.

Enfin, je le parcoure sans vraiment y apporter de l'intérêt, c'est après tout juste histoire de passer le temps.

Je relève la tête à plus de la moitié de mon livre, au moment où la fille a enfin avoué ses sentiments dégoulinant de niaiseries, rien qu'y penser me fait retrousser légèrement le nez. La cause de l'arrêt de ma lecture était des toussotements plus ou moins discrets. Créés par Riddle. Une fois dans mon champ de vision, j'écarquille les yeux. Surprise.

Riddle a la peau violette. Il ne comprend pas pourquoi je suis surpris. Il a un petit sourire en coin et un haussement de sourcil dû à ma présence en ses lieux.

J'en suis sûr maintenant. Riddle est intimement lié à la magie. Sorciers qu'ils s'appelaient.

Mon.. papa en était un. Comme ses connaissances, ses.. Comment ils les appelaient ? Ah.. ses partisans, ses esclaves, j'ai envie de dire. Comme tout ce qui l'entourait l'était aussi. Magique.

Mais ici, comme coupé de ce monde magique, il n'y a strictement rien… à part Riddle.

Celui-ci prit la parole:

«Alo-..

- Suis-moi tout de suite, Riddle, le coupé-je rapidement avec un air plutôt grave. »

Il fronce ses sourcils, pesant sûrement le pour et le contre et me suivit finalement.

On quitte la pièce à pas rapide, espérant que personne ne nous ait vu.

Je monte les escaliers, ouvre la porte de ma chambre et m'y glisse, Riddle sur mes traces. Je ferme la porte derrière lui pendant qu'il s'assoie sur le deuxième lit.

Et c'est là qu'il voit sa main. Violette. Ses yeux sont si écarquillés qu'on les croirait sortis de leur orbite, sa bouche forme un cercle parfait.

Éloquent.

Puis, d'un coup, la réalisation lui vient, cela ne peut être qu'à cause d'une seule chose après tout.

«Je sais à quoi tu penses Riddle et si je t'ai amené ici, c'était pour ne pas que tu sois remarqué. Tu aurais eu de sacré problème si ça avait été le cas. Remercie-moi, dis-je avec un sourire en coin insolent.

- Je.. Comment tu.. Pourquoi t'as fait ça ? répond-t-il suspicieusement.

- M'as-tu seulement écouté ? C'était pour ne pas que tu sois remarqué.

- Je l'ai compris ça, ça n'a juste aucun sens que tu fasses ça pour ne pas que j'aie de problème ! Ça ne te rapporte rien du tout.»

Soupirant, je lui envoie:

«Je ne voulais pas que ces idiots connaissent l'existence de la magie.

- La magie ?

- Ne fais pas l'idiot, Riddle.»

Lèvres pincées, il tombe dans ses pensées.

«Donc c'est comme ça que ça s'appelle… dit Tom à bout de lèvres. C'est de la magie, mais.. Pourquoi je te croirai ? Comment tu sais ça ? s'exclame-t-il plus fort.

- Ne me crois pas, je m'en fiche, mais ce n'est pas moi qui ait la peau violette. Et je le sais.. tout simplement parce que je suis un sorcier.»

..Probablement, rajouté-je en tête.

«Un sorcier ?»

J'acquiesce. Il retombe dans ses pensées, un air neutre sur le visage.

Il l'a étonnement vite accepté.

«Tu me crois aussi vite, Tom ? demandé-je avec un sourire en coin

- Ne sois pas bête, Grindel-... Harry. Tu n'es pas choqué en me voyant violet, tu es tout à fait calme en m'expliquant que la magie existe et que tu es un sorcier. Que je le suis aussi par extension. À moins que tu sois un parfait comédien, il n'y a plus lieu de douter.

Une moue dégoûtée apparaît sur mon visage suite à l'entente du prénom dont il m'a désigné. Mais je reprends vite contenance.

- Qui sait, Tom. »

Il me regarde de travers mais replonge ensuite dans ses pensées.