Disclaimer: L'univers ainsi que les personnages de Harry Potter appartiennent à Joanne Kathleen Rowling (ou JK pour les intimes), je les emprunte juste. Je ne me fais strictementaucunargent sur cet univers et ces personnages empruntés.

Rating: T, mutilation présente.

Note: Hey ! Enfin un nouveau chapitre, me diriez-vous. En effet, le voilà enfin, ce quatrième chapitre ! Je n'ai rien d'autre à ajouter, à part: bonne lecture !

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Chapitre Quatrième

«D'ailleurs, Tom, saurais-tu comment redevenir normal ?»

Ledit Tom me fixe intensément suite à ma réplique, les lèvres pincées.

«Je pense...» réplique-t-il

Il ferme ensuite ses yeux et fronce ses sourcils de concentration. Pendant ce temps-là, je l'observe en ne commentant pas.

Il est plutôt grand, ce fait me fait retrousser mon nez de mécontentement ; j'ai toujours été trop petit. Ses cheveux, noirs, sont lisses et coiffés, ils chatouillent ses oreilles. Sa peau autrefois blanche est tout à fait contrastée. Il me ressemble bizarrement, mais on a pas le même visage, le même nez, les mêmes yeux, enfin, juste la couleur de peau et de cheveux de similaires. Il a un visage plus anguleux que le mien. Quel âge a-t-il ? Ses yeux sont noirs, bien qu'il les ait fermés, je le sais. Il les a sournoisement en amandes. Riddle a de longs cils aussi. Et de fins sourcils de duvets foncés.

Je m'avance d'un pas léger vers lui, et lève ma main dans le but inconscient de le toucher. Lorsque je réalise ce que je fais, mes yeux s'agrandissent de stupeur.

Je recule précipitamment de quelques pas, claquant mon talons sur le parquet et fait retomber ma main en suspens le long de mon corps.

«Co-comment..» pensé-je «Cette foutue magie m'attirerait-elle autant que ça ..?»

Ce fracas soudain fait rouvrir les yeux à l'objet de mon incompréhension. Sa bouche s'ouvre mais se referme puis ses sourcils noirs se froncent, avant qu'une expression que je qualifierai de choquée prenne place sur son visage.

«Pourquoi es-tu.. énervé, Harry ? me demande-t-il

- Ne m'appelle pas Harry, et je ne suis pas énervé. sifflé-je»

Ma réponse renforce l'incrédulité déjà présente sur le visage de Riddle.

Harry, Harry.. Harry, et encore Harry ! Je ne m'appelle pas Harry ! Je lâche un soupir et pince ensuite mes lèvres entre elles, augmentant l'intensité du regard sur moi. Je ne suis pas Harry.

La porte s'ouvre sur un femme rondelette, qui commence la discussion par un soupir résigné:

«Abandonné ? Par hasard ? Pour quelle raison es-tu là, petit ?

Je ne réponds rien, encore dans mes pensées sombres.

«Bien, entre, quel sont ton nom et prénom, si tu en as ?»

Je relève le regard vers elle et dit simplement:

«Sureau Grindelwald.

- Sureau ? Quelle mère aurait bien pu nommer son enfant ainsi ? murmure-t-elle avec confusion

- Je n'ai pas de "mère".

- Ah ! Et si on te trouvait un vrai prénom ? Ce sera mieux pour tout le monde !»

Je ne voulais pas.

«Donc, tu seras… Harry ! Bien, Harry, je vais tout t'expliquer, je suis Madame Cole, la directrice, le chef si tu préfères, Harry, de cet orphelinat. Tu sais ce qu'est un orphelin-...»

Je ne voulais pas. À quoi bon. Mais je ne voulais pas, Sureau est tout ce que me rattachait à lui, je crois. Je crois, je crois que je ne voulais pas.

Riddle se lève, juste après avoir rendu à sa peau sa couleur d'antan, ce qui a duré quelques secondes, et déclare:

«Bien, dans ce cas, ne m'appelle pas Tom, Grindelwald, on est pas pote toi et moi.»

Et il sortit théâtralement de ma chambre, allant sûrement dans la sienne.

Une boule désagréable vient me déranger dans la gorge. Pour qui il se prend ce TOM ? Je, ce petit, je, raaah ..! Un grognement remonte le long de ma trachée pour se cogner contre mes dents serrées.

Je, Je suis vraiment en colère alors ? Pourquoi lui ai-je nié ? Qu'est-ce qui m'arrive ? Douce colère, pourquoi es-tu là ? Pourquoi est-ce que Riddle me rend en colère ? Pourquoi me fait-il me sentir vivant ? Pourquoi le seul être qui le fait est relié à la magie ? Pourquoi le seul être qui en est capable est le seul être humain capable d'émaner cette merveilleuse senteur ? Pourquoi plus je pense à cette dernière, plus je la trouve goûteuse et exquise ? Pourquoi plus le nombre de jour sans vraiment la sentir correctement augmente, j'en tremble rien que d'y penser ? Pourquoi tout ceci tourne autour de Riddle ? Pourquoi toutes ces choses m'attirent vers lui ?

Pourquoi est-ce que je ne trouve aucune réponse ?

J'ai besoin de mon second ami, j'ai besoin de me sentir plus que vivant, j'en ai besoin. Je tombe au sol et cherche frénétiquement le bon morceau de plancher près d'un des pieds du lit, grattant mes ongles contre le vieux bois. Et c'est alors que je le trouve enfin, je relève donc avec adresse la planche et en sors un tout petit couteau à dents trouvé dans la cuisine.

Je m'adosse alors contre le lit, assis à terre, face à l'armoir et dos à l'entrée.

Je positionne la main tenant l'arme contre l'intérieur de mon poignet gauche et retiens ma respiration. J'appuie et coulisse vers le bas, j'expire. Je glisse la lame vers le haut, ses dents rapant durement la peau. Du sang commence à perler, la douleur, cette compagne, dévouée amie, confidente de toujours, à affluer, m'envahir, et me vivifier. Un sourire tordu et une respiration emballée commencent à m'emparer. Peu m'importe si un surveillant, si une quelconque personne, entre dans la chambre, la sensation me prend toute mon attention, rien d'autre ne m'importe.

On toque à la porte, deux coups -ce doit être Martha- et j'entends la poignée se baisser avec son grincement habituel ; je n'y prête guère attention, je répète le geste machinal. Et j'expire.

La porte s'ouvre, un pied entre, petit, beaucoup trop petit, un second puis la tête passe et une salutation d'une voix fluette et hésitante se fait entendre:

« Bonsoir ?»

C'est alors que ma respiration se bloque. Qui est-ce ? La possibilité que ce soit un adulte ou Riddle se raye d'elle-même. Je cache mon couteau ensanglanté sous le lit -vu la pénombre à cet endroit, elle, car c'est définitivement un elle, ne devrait rien voir- et j'enroule mon avant-bras dans mon semblant de chemise. Je me relève, contourne le lit et marche d'un pas rapide vers la sortie, avec pour but la salle d'eau.

J'ouvre grand la porte, et passe à côté d'elle -j'en ai eu la confirmation- sans lui accorder un regard. Tout ce que j'ai dû apercevoir est une longue chevelure blonde.