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Les trafiquants entrèrent dans le village avec de grandes cages . Les premiers lutins bleus a y être enfermés furent les sentinelles. Le reste fut un jeu d'enfant. Le gros Tom s'avança vers une maison et avec une petite scie rotative, découpa une ouverture qui donnait sur la chambre d'un Schtroumpf. Des que l'ouverture fut faite, il vit le petit Schtroumpf dormant paisiblement dans son lit, la tête coiffé d'un bonnet de nuit. Il sortit carrément le lit avec le Schtroumpf et les déposa dans la cage, se disant qu 'en se réveillant , la bestiole aurait la surprise de sa vie.

Il passa a la maison suivante , trouvant un Schtroumpf et une Schtroumfette endormis ensemble dans le même lit,la Schtroumfette la tête tendrement posé sur l'épaule de son Schtroumpf. Un couple apparemment. A coté d'eux dans un petit lit de bois dormaient ensemble deux bébés Schtroumpfs…. Quel coup de chance ! Le Schtroumpf, sa Schtroumpfette et leurs deux bébés Schtroumpfs furent jetés sans ménagement dans la cage.

Partout, dans le reste du village se déroulait la même chose . Un coup de scie rotative, et on sortait les Schtroumpfs de leur lit pour les capturer. Endormi par le gaz soporifique, ils ne se réveillèrent pas. Schtroumpfs, bébés Schtroumpfs, Schtroumpfettes, tous finirent dans des cages ou des sacs, tellement nombreux qu'ils commençaient à s'empiler les uns sur les autres. Seuls les vieux Schtroumpfs ne furent pas capturés, trop âgés , ils n'étaient d'aucune utilités. Ils étaient condamnés a mort a plus ou moins brève échéance, ceux qui ne seraient pas dévorés par les prédateurs mourraient de faim et de froid pendant l'hiver, a moins qu'un organisme de protection ne leurs viennent en aide, mais de cela , les trafiquants de Schtroumpfs s'en moquaient.

Leur travail achevé, les trafiquants reprirent la route de leurs camp, leurs sacs et leurs cages remplies de Schtroumpfs endormis les un sur les autres, comme des petites collines de chair bleus.

Lukas eut un grand sourire en voyant les cages posés sur le terrain du camp. Pratiquement toutes la population de ce gros village avait été raflé. On avait calculé qu'il y avait au moins dans les 1300 Schtroumpfs de prisonniers.

Il fallait maintenant procéder au tri .

Les Schtroumpfs mâles furent séparés des Schtroumfettes et des bébés Schtroumpfs. Tous furent placés dans des cages beaucoup plus grande. Les Schtroumpf dans l'une, les Schtroumpfettes et les bébés Schtroumpfs dans l'autre. Il fallait que les bébés Schtroumpfs restent avec les Schtroumpfettes. Ils seraient moins effrayés à leur ré Schtroumpfettes recevraient tout ce dont elle auraient besoin pour s'occuper convenablement des petits Schtroumpfs, car il fallait absolument que le plus de bébés Schtroumpfs arrivent en bonne santé aux entrepôts.

« On a pas perdus notre temps. Cette idée d'utiliser les drones est vraiment efficace. » dit Tom en s'approchant de son chef.

« Les bestioles n'ont rien pour s'opposer à ça. Mais il faut toujours qu'une opération soit bien préparé. Et ceux la n'avait jamais vu de drones. Ils ont étés surpris. Comme je l'ai déjà dit, les Schtroumpfs sont petits mais loin d'être bêtes. »

« Dans combien de temps ils vont se réveiller ? »

« Il faut compter dans les deux heures. Il va avoir un peu de grabuge. Les bestioles ne vont pas appréciés d'être en cage. »

« Que veut tu dire ? »

Je parle de leur réaction. Tout d'abord, ils vont tous être surpris, c'est normal, puis ça va être la panique générale. Surtout chez les femelles des bestioles et les bébés. Ce sont les Schtroumpfs mâles qui vont se calmer les premiers et chercher une solution pour sortir. »

« Ils peuvent toujours essayer » ricana Tom.

« J'ai appelé L'albanais. Il veut qu'on livre la marchandise a Paris. »

« A Paris ? »

« Ouais, il a trouvé un nouveau client. Une grosse boite qui a besoin de beaucoup de Schtroumpfettes pour pondre des bébés Schtroumpfs a la chaîne . Ils se lancent dans l'élevage. Viens allons manger un morceau. »

Comme Lukas l'avait annoncé, les Schtroumpfs se réveillèrent quelques heures plus tard. Pavel s'était approché pour voir ce qui allait se passer, avec un jet d'eau a haute pression dans ses mains.

Tout d'abord, il ne se passa rien de particulier. Certaines bestioles se révéillérent en se massant la tête. D'autres s'étirèrent dans leurs lits comme si de rien n'était.

Mais bien vite, ils se rendirent compte que quelque chose n'était pas normal. Le Schtroumpf qui avait été le premier a être capturé dans sa maison, encore couché dans son lit, s'était réveillé, un air éberlué sur son visage. Il regarda autour de lui et sa surprise s'accentua encore quand il vit des dizaines de ses compagnons autour de lui qui se réveillaient. Il bondit de son lit en disant :

« Ou est le village ? Ma maison, ou est schtroumpfé ma maison ? Que s'est il schtroumpfé ? »

Il fonça droit devant luit et se heurta violemment au grillage de la cage. Il comprit alors tout.

« Cataschtroumpf ! Des Humains, nous avons étés schtroumpfés par des humains »

« Des Traficschtroumpf ! Nous sommes perdus ! » hurla un autre Schtroumpf en se mettant a pleurer.

Pavel qui observait toujours la scène, vit les Schtroumpfs affolés secouer les barreaux de leurs prisons avec leurs petites mains bleus, d'autres courir dans tout les sens en poussant des cris aigus , cherchant désespérément une issue. Mais il n'y en avait aucune. Des cris de colère et de désespoir montèrent bientôt des cages.

« Au Schtroumpf ! A l'aide. »

« Il faut schtroumpfer quelque chose. Je ne veut pas être schtroumpfé . »

« Sales Traficschtroumpf . Laisser nous schtroumpfer d'ici. »

« Attendez qu'on sorte et qu'on vous schtroumpfe nos mains sur la Schtroumpf ! »

« Hé…. Mais…..Les Schtroumpfettes! Nos Schtroumpfettes …. Ou sont elles ? »

« Ils nous on pris nos Schtroumpfettes ! Ne nous prenez pas nos Schtroumpfettes . Que leurs avez vous Schtroumpfés? »

« Ou est Grelinette , ma Schtroumpfette ? Ou est ma chère Schtroumpfette ? Qu'ont ils schtroumpfés d'elle ? » se lamentait un Schtroumpf pleurant a genoux..

« Les bébés Schtroumpfs ! Ou sont les bébés ?

« Regardez ! Les bébés et les Schtroumfettes sont dans des cages en face de nous . »

« Libérez les ! Vous n'avez pas le droit de schtroumpfer ça ! »

Les Schtroumpfettes, en se réveillant avait étés également désorientées. Mais après avoir compris ce qui se passait, l'affolement les avaient gagnés. Elles pleuraient et hurlaient de désespoir de leurs voix fluettes , appelant leurs compagnons Schtroumpfs en face d'elles, en serrant dans leurs bras leurs petits bébés Schtroumpfs, qui poussaient des vagissements de toutes la forces de leurs petits poumons. Comme l'avait prévenu Lukas , le ''grabuge avait commencé''

Mais les trafiquants connaissait une bonne méthode pour calmer les bestioles bleus. Pavel s'avança vers la cage des mâles avec le jet d'eau a haute pression. Il appuya sur la détente.

Le jet balaya les Schtroumpfs du premier rang,les repoussant vers l'arrière. Il fit lentement passer le jet de gauche a droite Les Schtroumpfs se mirent a tousser, a hoqueter sous les trombes d'eau qui s'abattait sur eux, les étouffant presque.. Quand Pavel cessa, le calme était revenu, les petits être frissonnait de froid, trempés, assommés par la force du jet, complètement abasourdi par ce que l'on venait de leur infliger.

« Si vous vous ne vous tenez pas tranquille, je vous attrape et je vous coupe la queue » beugla Pavel.

Les Schtroumpfs se tassèrent dans leurs cages et gémirent de peur. C'était la pire des chose qu'on pouvait faire a un Schtroumpf. Le priver de son fin appendice. Bien que la queue d'un Schtroumpf adulte était moins sensible que celle d'un bébé, cela restait quand mème très douloureux. Et beaucoup de ces petits êtres ne supportait pas le choc psychologique que cela entraînait, et se laissait mourir.

Les Trafiquants chargèrent les cages dans les camions et démontèrent leurs campements. Les camions démarrèrent et prirent une petite route pour sortir de la foret. La prochaine étape serait la ville de Dinu, ou les Schtroumpf seraient placés dans des container, puis expédiés vers leurs destin.

Dans la salle somptueuse d'un conseil d'administration, le dos tourné à ses collaborateurs, l'homme contemplait les tours de La Défense.

Il était vêtu d'un costume cravate a plusieurs centaines d' Euros, et avait les tempes grisonnantes. Il poussa un profond soupir.

« Perdre un Schtroumpf d'une telle valeur est vraiment fâcheux ! Très fâcheux ! »

« Il n'est pas perdu, Mr Horst, il a été seulement livré a une mauvaise adresse. Nous pouvons facilement le récupérer. L'homme qui l'a adopté s'appelle ….Thomas Lovet. Laissez moi faire et dans quelque jours, ce Schtroumpf sera à nouveau dans nos laboratoires.

Horst se retourna et repris sa place dans son fauteuil de PDG.

« Et comment comptez vous vous y prendre, Martin ? Vous avez l'intention d'utiliser la force ? »

« Bien sur que non ! Mais un cambriolage est….très vite arrivé. Sous couvert d'une bonne mise en scène, nous aurons rapidement récupéré ce bébé Schtroumpf guérisseur.

Horst réfléchit un moment. Puis , il prit la parole.

« Je vous remercie de vos avis Messieurs, mais n'oubliez pas une chose. Ce Mr Lovet fait parti de ''SOS SCHTROUMPF. Dans notre situation, je ne préfère pas attirer la situation sur nous. La dernière chose dont nous avons besoin est qu' SOS Schtroumpf vienne mettre son nez dans nos affaires. Ce serait catastrophique si quelqu'un découvrait ce que nous devons faire aux Schtroumpfettes pour satisfaire la demande de la clientèle en Schtroumpfs. Non, nous récupérons ce bébé Schtroumpf plus tard. Ce jour la, vous aurez carte blanche, Martin. Je vous demanderais juste de mettre en place une surveillance discrète. Je veux toujours savoir ou se trouve ce Schtroumpf. »

« Bien Monsieur. »

« Et en ce qui concerne l'arrivage de Schtroumpfettes que nous attendons ? Ou en somme nous Martin ? »

« Elles sont arrivées. Mr Izmir nous a fait parvenir leurs photos par internet. Ce sont de très belles Schtroumpfettes, toutes en bonne santé et robustes. Idéale pour la reproduction. »

« Combien en tout ? »

« A peu prés ….Non, 1254 Schtroumpfettes exactement. On devait nous en livrer 1400, mais 146 Schtroumpfettes sont mortes pendant leurs voyage. »

« Un pourcentage de perte acceptable. Je suppose que vous avez envoyez quelqu'un ? »

« Bien sur ! L'un de nos homme est en route pour conclure la transaction pour renouveler le cheptel. Dans quelque temps, nous aurons de magnifiques Schtroumpfettes reproductrices, qui produiront de splendides petits bébés Schtroumpfs. Elle pourrons donner naissance, grâce au traitements, à 5 ou 6 petits Schtroumpf par ans. Des portées de 7500 bébés Schtroumpfs pour écraser le marché.

Une femme se se racla soudain la gorge.

« Oui Mll Walkins ? Vous voulez dire quelque chose ? »

« Mr Horst, je suis consciente qu'il nous faut accélérer la naissance de Schtroumpfs si nous voulons continuer a garder notre place de leader sur le marché, mais je pense que 6 bébés Schtroumpf par an, pour une Schtroumfette, c'est impossible a supporter. Leurs corps n'est pas capable de supporter une cadence de grossesse pareil. Elle souffriront horriblement. »

« Et ? Que proposez vous ? »

« De réduire la production à 4 petits Schtroumpf par Schtroumpfettes. Ainsi, ce sera moins douloureux pour elle et…. »

« Et on se fera doubler par la concurrence. C'est ça ce que vous voulez Walkins ? dit Martin. Que l'on perde des parts de marché à cause de vos crise de consciences ? Si les femelles Schtroumpfs n'arrivent pas a tenir la cadence, il suffit d'augmenter les anti-douleurs. Et si elles meurent, la belle affaire, on les remplacera. Il y a suffisamment de Schtroumfettes en liberté dans des villages qui ne sont pas sous protection. »

« A ce train la, il ne va plus en rester beaucoup ! Et je vous signale qu'un Schtroumpf n'est pas un animal. Ce sont des êtres...

« Du calme. Mlle Walkins . Martin a raison. Nous nous sommes fixés comme objectif d'augmenter la production de bébés Schtroumpfs pendant deux ans. Donc, les Schtroumfettes sortiront leur 6 bébés Schtroumpf par an comme prévus. »

« Avec tout le respect que je vous doit, Mr Horst, vous parlez des Schtroumpfettes comme des outils Je... »

« Mll Walkins, ce n'est ni le lieu, ni l'heure pour un débat ethique. Contentez vous de faire votre travail. » dit Horst en lançant un regard irrité a la jeune femme.

« Entendu, Monsieur. Je vous prie de m'excuser. »

Martin eut un petit sourire discret.