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Depuis combien de temps était -elle la ?
Grelinette ne le savait plus très bien. Peut être bien cinq ou six jours. L'entrepôt ou la Schtroumpfette était enfermés dans une grande cage avec un groupe de Schtroumpfettes et de bébés Schtroumpfs n'avait aucune ouverture vers l'extérieur qui permettait de voir la lumière du jour. Seul la lumière blafarde de néons éclairait la pièce.
Grelinette était une jeune Schtroumfette qui venait a peine d'entrer dans l'age adulte. Sous son traditionnel bonnet de Schtroumpf, elle avait une chevelure auburn coupée a la garçonne. Elle portait une jolie robe bleue décorée de fleurs blanches qui laissait ses fines épaules découvertes. Mas ce que les Schtroumpfs remarquaient le plus chez elle, c'était ses yeux noirs a l'air rieur.
Ils étaient assez bien traités. Les humains qui les avaient enlevés les nourrissaient convenablement, mais uniquement de feuilles de Salsepareilles et d'eau, régime qui devenait lassant. Quand aux bébés Schtroumpfs, on leurs fournissait tout ce dont ils avaient besoin. De la nourritures , des produits d'hygiènes, rien ne manquait .
Mais Grelinette savait ce que tout cela voulait dire. Les trafiquants ne faisait pas ça par bonté d'âme. Elle repensa aux histoires épouvantables qui circulaient sur les humains qui capturaient des Schtroumpfs. Elle avait entendu dire qu'ils étaient emmenés très loin, puis vendus dans le monde des Humains, d'où ils ne revenaient jamais.
Quand elle n'était qu'une petite Schtroumpfette, elle avait pris ça pour des contes qu'on racontait aux enfants Schtroumpfs, pour les effrayer. Mais en grandissant, elle s'était rendu compte que malheureusement, tout ceci était réel. Les matriarches disaient que les humains autrefois, étaient rares, mais les siècles passant, ils étaient venus, de plus en plus nombreux.
Et voilà qu'elle avait été capturée. Les trafiquants avaient chargés les cages dans des containers a peine éclairés. Le voyage avait été long et pénible. Beaucoup de Schtroumpfs étaient morts pendant la route, de blessures contractés pendant le voyage, ou en glissant lentement dans la folie. Ne supportant plus l'enfermement ils devenaient apathiques, puis se laissaient mourir de faim ou de chagrin. Grelinette avait vu des Schtroumpfs commencer a avoir des hallucinations. Comme le Schtroumpf amical, qui avait tout tenté pour donner l'alarme, au début du raid des trafiquants . Allongé sur le sol, la tête posé sur les genoux d'un de ses compagnons, il délirait.
« Regardez ! La bas ! Le village, la forêt, nous sommes reschtroumpfé chez nous . Nous schtroumpfons chez nous. Oh, comme l'herbe est verte ! Comme l'eau des deux rivières est claire ! Écoutez, écoutez les oiseaux qui schtroumpfent. Le ciel est bleu., le soleil brille . Et les fleurs, regardez comme elles sont belles ! »
Aucun Schtroumpf n'avait eu le courage de dire quelque chose. Le Schtroumpf amical mourut quelque jours plus tard,délirant de plus en plus. Les Schtroumpfs, en larmes, avaient déposé solennellement son corps dans un coin de la cage, ses mains repliée sur son ventre.
Puis ils étaient arrivés dans un endroit ou des dizaines de cages et de caisses remplies de Schtroumpfs étaient stocké la. Grelinette ne pouvait pas bien voir , mais il devait avoir des centaines de ses semblables, capturés dans plusieurs villages.
Tout les bébés Schtroumpfs s'étaient aussitôt mis a pleurer, , effrayés par l'obscurité presque totale qu'il ne connaissaient pas. Les Schtroumpfettes , bien qu'elles aussi effrayées par le manque de lumière, avaient tout tentés pour calmer les petits Schtroumpfs affolés, leurs parlant doucement. Mais cela n'avait pas suffit.
Le manque de lumière, les cris de terreur des bébés Schtroumpf , la fatigue et le stress du long voyage en camion firent craquer les nerfs d'un groupe de Schtroumpfettes , qui se mirent a pousser des cris hystériques . Certaines se roulèrent sur le sol en se bouchant les oreilles, continuant a hurler.
Comme par miracle, la lumière s'intensifia, devenant normale. Les Bébés Schtroumpf cessèrent peu a peu de pleurer, rassurés par la clarté et les caresses et les grattages de queues de Grelinette et des autres Schtroumpfettes. Mais cela ne calma pas le groupe de Schtroumpfettes qui s'étaient blottis dans un coin de la cage, roulée en boule, tremblant de tout leurs corps , et qui continuait a hurler.
Une porte s'ouvrit au fond de l'entrepôt. . Deux hommes s'approchèrent de la cage ou Grelinette et ses compagnes Schtroumpf étaient enfermées. Toutes les Schtroumpfettes reculèrent précipitamment au fond de la cage en criant de peur quand les trafiquants l'ouvrirent. Mais ils s'emparèrent seulement de celles qui étaient devenue folles.
Puis , devant les yeux horrifiés des autres Schtroumpfettes, ils leurs tordirent le cou, ou brisèrent leurs cranes contre les murs , les tachants de sang bleu , abandonnant les cadavres sur le sol.
Grelinette enfouit son visage dans ses mains .
« Ce n'est pas possible. Je dois schtroumpfer un cauchemar. C'est ça, tout ça n'est qu'un mauvais rêve , et je vais me reschtroumpfé dans mon lit »
Elle repensa a son village, a sa jolie petite maison, et au jeune Schtroumpf dont elle était fiancée. Elle se mis a pleurer. Elle savait qu'elle ne les reverraient sûrement jamais.
Elle sentit soudain que quelqu'un lui tirait la manche de son chemisier. Elle ouvrit les yeux. Un bébé Schtroumpf la regardait d'un air inquiet penchant sa tête ver le coté. La jeune Schtroumpfette retrouva tout de suite le sourire , le pris dans ses bras et frotta son nez contre celui du petit Schtroumpf qui se mit a rire.
C'était l'un des rares bébés qui restait dans la cage. Tout les autres petits Schtroumpfs avaient étés sortis par groupes entiers par les contrebandiers , malgré leurs pleurs, leurs cris de désespoir et les suppliques des Schtroumpfettes.
« Waaouinnn ! Waaouinnnn ! »
« Pas ça ! Non . Pas ça ! Vous ne pouvez pas schtroumpfer ça. Vous n'avez pas le droit. Ce sont NOS BÉBÉS SCHTROUMPF.
« Pitié, ne les vendez pas ! Ils ne schtroumpferont pas. »
« Noooooon ! Rendez nous nos Schtroumpfs ! Rendez nous nos petits Schtroumpfs. ! Vous ne pouvez pas les schtroumpfer comme ça.
« Schtroumpfez moi mon bébé. Schtroumpfez moi mon bébééééééé…. ! hurlait une Schtroumfette en se tapant la tête contre les barreaux, le sang coulant de son front qu'elle s'était ouverte.
« Schtroumpfez moi avec mon bébé. Ne me le schtroumpfer pas ! Vous êtes des monstres »
Grelinette revoyait encore la scène ,les suppliques des Schtroumpfettes, les bébés Schtroumpfs qui se débattaient de toutes leurs forces dans les mains des trafiquants, appelant à l'aide pendants qu'on les enfermaient dans des caisses en bois. Les caisses étaient tapissés d'un genre de sciure, elles étaient aussi équipée d'un système qui permettait aux bébés Schtroumpfs de manger et de boire pendant leurs voyages vers les boutiques d'animaux exotiques, ou chez de riches clients.
Les plus âgés des petits Schtroumpfs essayaient de toutes leurs forces de sortir des caisse, mais elles étaient bien trop profonde pour qu'ils réussissent et ils retombaient au sol. Tout ce qu'ils pouvaient faire était de continuer a pleurer en tendant leurs fins petits bras bleu vers le plafond . Leurs cris de peur s'étaient intensifiés quand les trafiquants avaient refermés les caisse d'un couvercle de bois. Toutes les Schtroumfettes avait poussé des cris et s'étaient mise a sangloter , s'arrachant les cheveux de désespoir en voyant les caisses quittant le dépôt, remplis de petits Schtroumpf et de petites Schtroumpfettes, partant pour un voyage sans retour vers des animaleries, des centres commerciaux ou dans tout autre endroits ou l'on vendait des Schtroumpfs .
La jeune Schtroumpfette savait qu'a un moment ou à un autre, elle serait vendue a son tour , elle et toutes ses compagnes. Cette pensée la fit frissonner de terreur . Le petit bébé bleu, lui avait faim et se mit a gémir doucement. Grelinette se leva et alla lui préparer un biberon de lait mélangé avec du jus de Cranberries. Elle revint s'installer sur sa paillasse et prit doucement le bébé Schtroumpf dans ses bras. Elle lui gratta son petit nez et glissa le biberon dans la fine bouche du petit Schtroumpf qui se mit a couiner de plaisir en buvant son lait, sa petite queue frétillante, ses minuscules mains bleues posés sur le biberon. Grelinette sourit. Elle essaya de faire le vide dans son esprit et de ne plus penser qu'a ce fugace instant de bonheur. Mais elle eut beaucoup de mal.
