Saluuuut les zozooos!

"Je ne vous oublie paas, non jamaaaaaais" mais si un peu c'est vrai. La nouvelle année approche et les nouvelles résolutions aussi. Et comme tous les ans à peu près à la même période je me dis QU IL FAUT QUE JE FINISSE CETTE FIC. Et je vais le faire.

Nouveau chap, tout chaud, tout beau. A vos claviers et vos réflexions et ne me haissez pas trop.

xo

Ema

Et aussi : Tout à JKR, sauf l'histoire.

Chapitre 20 : We must save Draco Malefoy

Le gros chien noir semblait se fondre dans la nuit. Juste derrière lui, venait un homme encapuchonné grand et maigre. Ils avançaient rapidement, se confondant avec les ombres. Soudain ils s'arrêtèrent. Le chien grogna quelque peu lorsque le plus grand faillit le renverser. Leur mauvaise humeur était palpable quoique ce qui ressemblait à un rictus amusé sembla apparaître sur le facies de l'animal.

Devant eux, un groupe immobile se tenait. Il y avait de jeunes adolescents qui étaient beaucoup trop nombreux pour réussir à passer inaperçus. Ils chuchotaient et on avait plutôt l'impression qu'ils étaient en désaccord. Severus poussa un soupir en levant les yeux aux ciel pendant que Sirius reprenait sa forme humaine. Ce dernier se posta juste derrière eux et toussota légèrement pour leur faire remarquer sa – ou plutôt leur- présence.

Harry sursauta en entendant du bruit. Il était en train de piquer du nez justement en assistant impuissant à un des sempiternel conflit entre Hermione et Jude sur la meilleure direction à suivre. Avec en fond sonore Blaise et Pansy qui comme ils le faisaient remarquer connaissaient quand même mieux le domaine des Malefoy qu'eux. Bref, il sentit son dos se glacer d'horreur en imaginant s'être fait prendre si près du but. Mais lorsqu'il se retourna il ne saurait dire si c'était mieux ou pire.

Pire. Largement Pire. Pensa t'il en voyant le regard de son parrain et celui beaucoup plus effrayant de Severus.

Les autres n'étaient pas au mieux également. Les filles ne savaient plus quoi dire et regardaient bouche bée les deux adultes. Ron et Sam semblaient sur le point de faire un arrêt cardiaque. Liam avait l'air content, il était toujours content de voir Sirius même si actuellement ce n'était pas l'idéal – D'ailleurs Harry pensait sérieusement à le cogner- seul Blaise semblait impassible mais ses pupilles dilatées montraient qu'il n'était pas si zen que cela.

- - Qu'est-ce que vous faites ici imbéciles- Jura à voix basse Severus

- - Voyons Sev, - ce dernier grimaça, il détestait ce surnom débile sauf dans la bouche de Lily évidemment- tu sais très bien ce qu'ils font là, ils sont là pour la même raison que nous.

- - Oui et bien il est évident qu'ils vont retourner…

- - Nous ne retournerons pas au château, sauf votre respect professeur Rogue.

C'est Liam qui avait parlé. Et il avait vraiment l'air sérieux. La vérité c'est que le plus souvent Liam semblait inoffensif. Il n'avait pas la verve et l'aura glaçante de Harry. Il dégageait une chaleur contagieuse et son regard reflétait énormément de bonté et d'innocence. Mais parfois, il avait l'air habité. Et justement là, il dégageait une autorité et avait parlé avec un tel calme que sa décision sonnait irrévocable.

Sirius avait l'air d'en avoir conscience et de toute façon il voyait mal comment il allait faire entendre raison à cette bande de jeunes qui à voir leurs visages allaient refaire le même chemin même s'il les réexpédiait à Poudlard. Il posa une main calme sur le bras de Severus qui allait exploser devant la réponse du jeune Potter. Cela eut au moins l'effet surprise de rendre le professeur muet et de laisser à Sirius le temps de prendre les choses en main.

- - Bon, on va vous laisser venir avec nous – Rogue hoqueta d'indignation- de toute façon il est évident que sitôt on vous aura renvoyé, sitôt vous allez revenir sur vos pas et cette fois ci vous aurez moins de chance si vous êtes découverts. Vous allez nous suivre. Et vous allez faire exactement ce qu'on vous dit de faire. C'est compris ?

Ils acquiescèrent tous silencieusement.

- - Bien. Maintenant Jude et Hermione vous retournez au château.

- - QUOI ? C'est Jude qui avait crié, Hermione, elle, avait pâlit considérablement et pincé les lèvres de frustration.

- - Réfléchissez les filles. Vous êtes connues pour être les sorcières les plus brillantes de votre temps.

- - Jude, on ne pourra jamais passer. Dit Hermione en serrant les dents.

- - Mais de quoi tu… - Jude sembla réaliser quelque chose alors que ses yeux se remplissaient de larmes.

Les autres, eux, ne comprenaient rien. Ron se contentait de garder la main d'Hermione dans la sienne sans la lâcher.

- - Oui. – Hermione reprit la parole- C'est un repère de sang- purs. Il y a surement une barrière invisible pour empêcher les moldus d'entrer. C'est peut-être même une alarme pour prévenir les visiteurs indésirables. On risque de vous faire repérer. J'y pense depuis un moment, mais je ne me voyais pas… Je ne voulais pas…

- - Ne t'inquiète pas Hermione, on comprend ce que tu veux dire. Dit Harry.

Tu ne voulais pas nous abandonner. Tu ne voulais pas partir sans tes amis. Tu voulais sauver Draco toi aussi.

C'est dans une ambiance pesante que les deux jeunes filles firent leurs adieux à leurs amis avant de retourner au château. Leur mine inquiète resta longtemps dans les esprits des autres alors qu'ils reprenaient leur marche vers le manoir des Malefoy.

- - Blaise, tu me fais mal ! chuchota Liam

- - Désolé je n'ai pas fait exprès répondit le garçon essoufflé.

Ils étaient tous les deux cachés derrière une tapisserie dans l'aile droite du manoir. Pas très loin de l'entrée du cachot ou ils pensaient que Draco était emprisonné.

Comme l'avait prédit Sirius, la demeure des Malefoy possédait un charme qui repérait les moldus. Cependant ce qu'ils n'avaient pas prévu c'est que Lucius était encore plus paranoïaque que ce à quoi ils s'attendaient. Severus qui connaissait plutôt bien le manoir Malefoy les avait menés à un passage secret qui nécessitait un don du sang. Encore une macabre idée mais jusqu'à là rien d'étonnant. Le principe était simple. Se couper et faire couler quelques gouttes de son sang sur la pierre pour que le passage s'ouvre. Tout se passait très bien jusqu'à ce que Ron se prête à l'exercice. A peine avait-il appuyé sa main contre le mur qu'il s'était retrouvé propulsé en arrière directement contre Pansy. Le choc les avait laissés tous les deux évanouis. Sam s'était précipité vers lui et quand Liam avait voulu faire de même Sirius l'en avait empêché en lui prenant le bras.

En effet Severus les avait prévenus que le passage n'était qu'à sens unique. Il était possible de rentrer par là mais pas d'en ressortir. Ron se réveilla très vite, quelque peu sonné mais Pansy restait inconsciente. Lucius, ce fou, avait muni sa maison d'une protection contre les sorciers de certaines lignées. Et bien sûr, les Weasley étaient connus pour fraterniser avec les personnes d'ascendance moldue. De plus la haine viscérale que se vouaient mutuellement Arthur Weasley et Lucius Malefoy n'était plus à établir.

D'un commun accord il fut alors décidé que Jude et Ron rentreraient au château pour accompagner Pansy et mettre au courant l'Ordre pour qu'ils envoient les renforts.

Présentement ils avaient dû se séparer. Le manoir Malefoy était immense. Blaise Liam et Severus devaient s'occuper de fouiller l'aile droite alors qu'Harry et Sirius s'occupaient de l'aile gauche.

Le couloir où se trouvait le trio était calme lorsque soudain Blaise et Liam se retrouvèrent projetés derrière une tapisserie et qu'ils assistaient impuissants à la conversation de leur professeur de potions avec un homme grand, sale et duquel émanait une aura dangereuse.

- - Bonsoir Alecto- La voix de Rogue était calme, personne n'aurait imaginé qu'une minute auparavant il avait poussé deux de ses élèves derrière un tableau enchanté.

- - Bonsoir Severus. Je ne savais pas que nous t'attendions également ce soir.

Ce soir ? Il y a quelque chose de prévu ce soir ? Pensa l'homme en noir.

- - Narcissa m'a demandé de passer la voir. Elle ne se sentait pas très bien.

Carrow ricana. Blaise frissonna sous l'œil inquisiteur de Harry. Il ne pouvait pas comprendre. Il n'avait pas grandi dans cette sphère. Lui, Pansy et Draco si. Et ils connaissaient le nom d'Alecto et d'Amycus Carrow. Les frères démons. Ceux qu'on évoquait pour faire peur aux enfants lorsqu'ils n'étaient pas sages. Leur réputation était abominable.

- - Tu n'es pas médicomage pourtant Severus, si ? Ou soignes-tu d'autres maux ? Je veux bien me porter volontaire si jamais il t'arrive d'être indisponible pour aider cette si jolie fleur ?

Le ton sirupeux d'Alecto lui donnait des envies de meurtres et les insultes scabreuses à peine voilées le dégoutait mais Severus resta impassible. Il s'apprêtait à répondre quand une autre voix se fit entendre dans le couloir.

- - Severus ! Je pensais que tu prendrais plus de temps à venir. Merci pour ta réactivité, mes douleurs au dos se sont réveillées et seules tes potions arrivent à me soulager. Ah ! Alecto ! Je crois que mon mari te cherche. Tu sais. Mon mari. L'homme qui possède ce domaine et qui a le pouvoir de t'arracher la langue s'il lui en prend l'envie.

Le ton clair et enjoué avec lequel parlait la maitresse des lieux avait pris un accent sanglant vers la fin. Cassant. Castrant. Carrow semblait avoir compris la menace sous-jacente car sans plus dire un mot il se dépêcha de partir laissant Severus et Narcissa seuls. Ou presque.

A peine tourna-t-il au bout de l'allée, qu'elle s'écroula dans les bras de l'homme en face d'elle. Son masque se fissura et on put voir à quel point elle était fatiguée, triste et à bout. D'un geste tendre et doux Severus la remit sur ses pieds alors qu'elle gardait ses bras sur ses épaules enfonçant ses ongles dans sa cape.

- - Pourquoi as-tu mis aussi longtemps à venir ? Draco, il est…

- - Je suis désolé Cissa, mais je suis là maintenant. Ou est-il ?

- - Je ne peux pas aller le voir. Il me l'interdit. Severus, il est devenu fou. Lucius…

Severus sentit qu'elle divaguait et qu'elle allait se briser s'il ne prenait pas les choses en main. Il comprenait son désarroi et son désespoir. Elle aimait Lucius. Elle aimait cet homme comme on aime un feu ardent qui nous consume. Sans compréhension, sans tabou, inlassablement. Mais elle aimait aussi son fils, et cela il devait le lui rappeler. Il l'obligea à le regarder dans les yeux et ses pupilles s'éclaircirent peu à peu. Dans sa douleur, un éclair de lucidité fit son apparition et elle lui donna la réponse qu'il attendait. Un signe de tête bref vers un escalier en colimaçon qui descendait vers les ténèbres. Il se contenta alors de lui embrasser le front alors qu'elle s'effondrait contre le mur.

Puis accompagné des deux garçons qui avaient bien pris le soin d'observer un silence religieux pendant tout l'échange, il se précipita vers le passage.

Après avoir quitté les autres, Sirius et Harry mirent un moment à parcourir le manoir, tellement ce dernier était grand. Entendant un bruit dans le couloir ils se dépêchèrent de se cacher. Ils arrivèrent dans une pièce assez grande et luxueuse et eurent juste le temps de se précipiter au fond de la salle, se plaquer au mur et de lancer un sortilège de dissimulation avant que la porte ne s'ouvre de nouveau. Sirius sentit un frisson glacé lui parcourir le dos alors qu'une dizaine de personnes faisaient leur apparition.

Si jamais on est découverts, on est morts. Pensa avec horreur, Harry. Il lança un regard inquiet à son parrain qui lui fit un signe discret pour l'inciter à regarder en silence et à se taire. Ce dernier même s'il avait une forte envie de fuir à toutes jambes, saisissait quand même l'importance de leur découverte et ses yeux brillaient d'excitation. Il y avait là tout le gratin mondain de la société des sangs purs. Et pour couronner le tout, tous étaient à visage découverts.

Alors que tous s'assirent, seul le maître des lieux resta debout avec à sa droite un homme aux yeux singuliers. Il paraissait jeune. A peine sorti de l'âge adulte. Son visage était tout en finesse, presque féminin. On aurait pu le qualifier de doux si son expression n'était pas aussi dure et froide. Ses yeux surtout, ils étaient glacés et glaçants. Sans même qu'il se nomme, Sirius le reconnu. Calypso Grindelwald, l'homme dont Dumbledore leur avait conté l'histoire accompagné d'un Severus sombre et silencieux. Une histoire qui avait des airs de légende oubliée et qui leur rappelait avec angoisse et crainte une autre. Celle d'un mage noir dans un monde parallèle.

L'ambiance était pesante et toute l'assemblée arborait une expression grave.

Sauf ce taré. Pensa Harry. En effet Lucius souriait comme un dément. Harry eu un élan de compassion pour son meilleur ami et espérait que s'ils étaient coincés à cette réunion pour fanatiques – parce que même s'il ne savait pas ce qui se passait il avait cependant compris le concept- les autres avaient trouvé Draco.

C'est d'ailleurs le blond qui prit la parole en premier, alors que l'homme à ses côtés restait pour le moment silencieux.

- - Mes chers amis – commença-t-il d'une voix forte ou perçait son excitation- je ne vous rappelle pas l'objet de cette réunion. Ce n'est pas la première, ni la dernière mais c'est pour moi un honneur de vous présenter officiellement notre hôte. Calypso Grindelwald.

Harry tourna un regard de totale incompréhension vers Sirius dont la bouche avait pris un pli amer à cette annonce.

- - Lucius- C'est Calypso qui avait parlé, autant pour prendre la parole que pour couper court aux murmures qui commencèrent à s'élever dans la pièce. Je pense qu'il serait plus simple que je m'exprime par moi-même.

- - Oui bien sûr. Lucius bien que grimaçant quelque peu de s'être fait éjecter du devant de la scène ne protesta pas plus et se mis en retrait alors que l'autre s'avançait.

- - Je ne vais pas me présenter à nouveau. Je vais plutôt me contenter d'éclaircir certains points de mon histoire qui vous sembleraient assez sombres. Je suis bien le petit fils de Grindelwald. Et si vous êtes présents ici c'est que vous êtes familiers de l'idéologie que ma famille prône et défend. Le reste des ragots et des rumeurs concernant mon passé ne vous regarde pas.

Quelques grognements se firent entendre suite à son discours et un homme se leva dans l'assemblée. Sirius le reconnu comme étant Arturus Lestranges. Ce vieil homme était connu pour son caractère, imbu de lui-même et pédant, il était très estimé à cause de sa fortune. Et ses opinions valaient parole de merlin pour la société puriste. C'était la première fois qu'il rencontrait l'homme. Il en avait entendu parlé, et c'est sous l'impulsion d'autres, déjà partisans forcenés que curieux il avait décidé d'assister à cette réunion « officielle ». Et pour l'instant, ce garçonnet à la silhouette fragile ne lui inspirait pas vraiment confiance.

- - Jeune homme – Calypso fronça les sourcils- vous semblez ne pas comprendre à qui vous parlez. Vous n'êtes pas en terrain conquis ici – quelques murmures d'approbation firent écho à ses paroles, et le vieillard sourit- certains adhèrent à votre politique mais d'autres comme nous, sommes venus par respect pour Lucius, par curiosité mais…

Il n'eut pas le temps de finir sa phrase qu'il se trouva collé contre le mur à 10 centimètres de la tête de Harry qui retint un couinement fort peu masculin.

Tous parurent se ratatiner devant la vitesse de l'attaque. Calypso n'avait pas dit un mot. Un informulé de cette puissance était très rare et le fait que le jeune homme ne semblait même pas essoufflé était impressionnant et forçait le respect.

- - Vous savez Lestranges – Sa voix était aussi douce que du velours- je n'ai pas besoin de vous. – Un hoquet de surprise échappa au vieil homme- J'ai plus d'or que je ne peux en compter, mon grand-père s'en est assuré. J'ai plus de puissance dans mon petit doigt que vous n'en avez dans tout le corps. Je vous fais l'honneur de participer à une noble cause car il me semble plus pratique d'œuvrer avec le carnet d'adresse des Malefoy, mais je vous assure que je n'ai pas besoin de vous.

L'assemblée en resta muette. Et Calypso compris qu'il avait gagné leur attention. Ce n'était pas du bluff, il pouvait se passer d'eux. Sa quête et son charisme étaient deux choses qui lui ouvrirait bien des portes. Mais il n'avait pas de temps à perdre. Et pour atteindre son objectif premier il fallait qu'il s'entoure des personnes les plus influentes du monde sorcier et Lestranges en faisait partie.

Lestranges s'excusa après que le jeune homme l'ait relâché. Tous attendaient maintenant le pourquoi de cette réunion.

- - Vous connaissiez la devise : « Pour le plus grand bien ». La devise des Grindelwald. Elle parle de choses qu'on chuchote à demis mots et qu'on n'ose pas exprimer à haute voix. Moi j'ai l'intention de ne plus les nier. Nous sommes des sorciers. Des êtres d'exception. Nous pouvons mettre la mort en bouteille si nous le voulons. Oui, je vous parle aujourd'hui de ce qui me semble être normal. Pourquoi devons-nous nous cacher des sans magie ? Pourquoi devons-nous cacher notre nature alors que nous sommes ce qu'ils assimilent à des Dieux dans leurs livres d'histoires ? ! Je ne vous parle pas de massacre, non, enfin pas totalement. Ce dont je vous parle c'est de reprendre la place qui nous revient de droit. Celle qu'ils nous donneraient avec la meilleure volonté du monde si seulement ils savaient.

- - Et que proposez-vous pour commencer ?

C'était encore Arcturus qui avait posé cette question. Mais contrairement à son précédent commentaire, celui-ci était clairement curieux et certainement pas sarcastique. Calypso sourit dangereusement.

- - Mon plan est simple. Il faut qu'on se fasse entendre. Comploter en silence dans vos châteaux majestueux ne va pas faire évoluer les choses et servir notre cause. Il nous faut frapper fort pour déstabiliser le monde sorcier. Certains d'entre vous, mes plus proches partisans le connaissent déjà ce projet. Ce projet qui peut vous sembler fou. Mais selon moi, il faut s'attaquer à ce qu'ils pensent inattaquable. Alors à votre avis, comment va réagir le monde sorcier si on s'attaque à sa jeunesse et au mage connu pour être le plus puissant de son temps ?

Un frisson parcourut l'assemblée alors qu'ils commençaient à comprendre de quoi parlait Grindelwald.

- - Oui, je pense que vous avez tous compris. Mon but premier est d'attaquer Poudlard. Je ne vous dis pas que je compte tuer nos sorciers. Car il s'agit quand même de nos enfants. Je vous parle d'ébranler l'inébranlable. De fissurer le masque d'Albus Dumbledore, cet amoureux des moldus, et de montrer que rien n'est immuable. Que tout est éphémère.

Cette histoire, Calypso l'avait déjà conté. A demi mots. Entre les murs sombres d'un bar délabré. Mais c'était la première fois qu'il s'exprimait devant une assemblée entière et c'était grisant. Il sentait son pouvoir prendre forme entre ses doigts. Là, maintenant.

En attendant, au fond de la salle, les poings de Sirius se fermaient à mesure que le discours de Calypso progressait. En parallèle les visages des autres sorciers qui faisait face au jeune mage s'éclairaient : peur, doutes, puis envie, plaisir, désir. Il était clair que le discours du jeune homme leur plaisait et leur parlait.

Soudain, Sirius le sentit. Son regard. Des yeux vairons qui semblaient le fixer. Automatiquement le sien se posa sur son filleul qui même si le cachait bien avait compris.

Une panique immense les envahis tous les deux comme si on leur avait jeté un seau d'eau glacé à la figure. Pris dans l'émotion, ils avaient oublié le charme qui les recouvrait depuis si longtemps. Trop longtemps.

Et maintenant, ils étaient découverts.

Pitié ne me tuez pas :p

A plus dans le bus,

Ema