Merci à CaméliaFox, elle a eu la gentillesse de corrigé mes chapitres gratuitement.

Disclaimer: Tout appartient à Stéphanie Meyer en dehors de mon protagoniste et de son histoire.

CHAPITRE 2

Choquée

Lorsque je me réveillai dans le bus au terminus, mon arrêt habituel, j'eus un mauvais pressentiment. Le paysage semblable à celui que je voyais habituellement en rentrant chez moi avait laissé place à celui d'une petite ville bordée par une forêt. J'allai donc à l'avant du bus pour demander au chauffeur où nous étions.

"Vous êtes à Forks. Si vous vouliez vous arrêter avant il va falloir faire le chemin du retour et ça sera donc cinq dollars pour Port Angeles."

Je refusai poliment et descendai. Je ne rêvais pas. J'en étais sûre. L'homme parlait anglais. Et même pour un canular, personne ne m'aurait amené ici. Tout avait l'air authentique. Cela ressemblait vraiment aux descriptions des livres.

Je commençai à paniquer. Le bus était parti et je me mis à fouiller les sacs que j'avais et surtout que je n'avais jamais vu. Le sac de course était rempli des mêmes affaires que celle que j'avais acheté en France, même mon sandwich et mes cookies y étaient. Mais le sac à main lui c'était une tout autre chose.

Le portefeuille appartenait à une certaine Julie Villers, elle devait avoir la majorité sur la photo mais elle paraissait jeune pour être née en 1991. Elle vivait également à Compiègne. Dans son sac, il y avait une pochette où se trouvait une photocopie pour un transfert de lycée, il était mentionné que Julie passait du lycée de Mireille Genet à celui de Forks, le Forks High School. Un trousseau de clé avec deux clés et une photo où on la voyait avec un garçon du même âge qu'elle. Une des premières générations de smartphone, une lettre ou était indiquée que les papiers administratifs pour la chambre avaient été accepté par le propriétaire de la maison et que Julie avait rendez-vous avec lui à quinze heures. Je regardais ma montre, elle n'était pas à l'heure locale bien évidemment. J'allumais le téléphone. La date me choqua, nous étions le vingt-deux août deux mille neuf, il était midi. Voyant le poste de police non loin, je décidais de m'y rendre afin de savoir comment aller à l'adresse de la lettre afin de récupérer mon sac à main et rendre le sien à Julie. Une fois arrivée, j'ouvris la porte en verre. Je fus à nouveau choqué mais cette fois-ci par mon apparence.Je ressemblais à Julie.

Alors que j'étais déboussolée et secouée j'entrais lentement dans le petit bâtiment, à cette heure-ci seul un homme d'âge mûr était à son poste mais il était déjà occupé avec un groupe de trois adolescents, j'attendis donc derrière ceux-ci.

Quand ce fut mon tour, je demandais rapidement et avec un accent à faire pleurer ma professeure d'anglais, s'il pouvait m'indiquer la route à suivre pour rejoindre l'adresse de la lettre. Sans que je m'y attende l'homme sourit avec amusement.

"Si vous pouvez attendre quatorze heures je vous y amènerai moi-même. Je suis votre propriétaire.

- Oh ! Euh oui bien sûr, bégayais-je. Monsieur Swan c'est ça ? Je vais vous attendre je pense.

- En effet Mme Villers, ou puis-je vous appeler Julie ?

- Ça ira. Je vous attend dehors dans ce cas là. "

Je repris mes sacs et sortis. C'était Charlie Swan ! Comme dans les livres ! Bella avait bien décrit son père, malgré les marques du temps il restait attirant. Pas étonnant que Renée soit tombée sous son charme. Je m'assis sur un banc non loin de la porte en verre. Était-ce vraiment la réalité ou bien juste un rêve ? Voir un comas dans lequel je rêvais ? Aucun moyen de le savoir. Le nez de Julie était plus petit que le mien, pourtant je n'avais pas mal quand je le pinçais entre ces longs ongles au contraire de mes joues. Donc j'étais quasiment sûre qu'aucune chirurgie esthétique n'avait été effectuée sur mon visage et mon corps. Je ne comprenais plus rien. Je préférais me dire que j'étais dans une sorte de coma, le retour à la réalité sera difficile mais au moins j'aurais une raison de ne pas être totalement consumé par ce que j'allais vivre à Forks. En espérant avoir une merveilleuse histoire comme Bella évidemment.

Perdues dans mes pensées, quatorze heures arriva rapidement. J'en sortis quand je vis le shérif Swan sortir du poste de police avec les trois adolescents. Alors que j'approchais je les entendis parler.

"Revenez me voir rapidement ! Au revoir Bella, Nessie. Prends soin de mes prunelles Edward, il acquiesça."

Oh mon dieu. C'est la famille Cullen ! J'avais beau être fana' des changeurs de peaux, être face à trois vampires (ou hybride) était quelque chose de grisant. J'espérais juste ne pas être immunisé au pouvoir d'Edward, peut-être pourrait-il, lui et sa famille entière, m'aider à rentrer chez moi ? Quoique non... Si j'ai l'occasion de vivre une chose pareille je dois en profiter ! Combien de fois j'ai lu des fanfictions en espérant vivre ma propre aventure ? Tellement de fois. J'espère juste que ça ne fera pas trop mal quand je retournerai à la réalité... C'est donc décidée que je montais dans la voiture du Shérif Swan.