Sam avait tout deviné, il avait réussit à assembler les morceaux. Il savait, et Abigail avait confirmé ce qu'il pensait. Mais il n'avait prévu ça. Il n'aurait jamais pensé que Sara tuerai un homme de sang froid. Il la regarda debout là, arme à la main le regard vide. Il la vit fermer les yeux et respirer difficilement. Il vit la larme descendre le long de sa joue.

-Non, … non, ce ne peut pas être vrai, chuchota-Dana.

Elle le passa ses mains dans ses cheveux, et ferma les yeux.

-On aura remarqué, on aurait remarqué, ce n'est pas possible. CE N'EST PAS POSSIBLE ! Cria-t-elle.

La situation leurs échappait. Dana ne semblait pas pouvoir supporter ça, et Sara semblait vide.

-Non !

Il voulut s'approcher de Sara mais elle leva la main pour lui signifier de ne pas la toucher, sans même le regarder, elle ne faisait que fixer le sol. Il remarqua que sa main était tremblante, non … tous son corps tremblait.

Dana ne cessait de s'agiter dans les sens, elle faisait les cents pas, et continuait de répéter que ce n'était pas possible. Sam vit qu'elle se tenait souvent la tête comme si elle avait mal, elle fronçait les sourcils et serrait la mâchoire, il avait l'impression qu'elle ressentait une forte douleur.

Il ne savait pas quoi faire il restait là à regarder ces deux femmes qu'il appréciait tellement, dont il était proche, se noyer dans une immense souffrance.

Sara approcha une mains de sa bouche et se tint le ventre.

-Je crois que je vais vomir.

Elle se retourna et courut en direction des toilettes. Il voulut la suivre mais il s'arrêta car il entendit quelqu'un tomber violemment au sol. Il se retourna en direction du bruit et vit Dana par terre. Dean et lui se précipitèrent vers elle. Ils étaient tous les deux à genoux autour d'elle et ils se regardèrent. Sam comprit que Dean avait eut raison dès le début : apprendre cela les avaient détruites. Et cette fois il ne savait pas si elles pourraient un jour s'en remettre.

-Dana, ça va ? Demanda Dean

Elle le repoussa toujours en tenant en sa tête.

-Je peux me débrouiller.

Elle se releva avec difficulté, et à peine fut telle sur ses pieds qu'elle que ses jambes lâchèrent à nouveau. Dean la rattrapa de justesse.

-Laisse moi juste t'aider à aller jusqu'à ta chambre.

Au vu de sa tête elle n'aimait pas vraiment l'idée mais elle acquiesça tous de même

Dean ramena Dana, tandis que Sam se dirigea vers les toilettes. Une fois devant la porte, il entendit le bruit d'un chasse d'eau, puis celui l'eau qui coulait. Il toqua à la porte.

-Sara, c'est moi Sam.

Même si il n'avait pas posé de question, il attendait une réponse. Mais rien ne vînt, elle restait silencieuse.

-Sara, peut-tu ouvrir la porte, s'il-te-plais ?

-Pars, Sam.

Ces deux mots lui firent mal. Ils n'avaient pas été prononcé par colère, et c'était bien cela le pire, ces mots étaient sincères. Il ne dit rien et fit demi-tour, il commençait à avoir peur car il voyait qu'il était en train de les perdre, surtout de la perdre, elle. Il essayait de se rassurer en se disant qu'il fallait juste un peu temps pour que Sara aille mieux, mais ce qu'il avait vu dans ses yeux quand elle avait tirer, cette lueur sombre, où plutôt cette absence de lueur, ce n'était pas près d'arriver. C'était les yeux de quelqu'un qui n'avait plus rien, quelqu'un qu'on avait fait sombrer si profondément que jamais elle ne pourra revoir la lumière du jour. Le fait qu'il puisse avoir raison le terrifiait.


Dean l'aida à s'allonger dans le lit. Elle était très faible, quelque chose n'allait visiblement pas. Dana ne semblait pas être le genre de personne qui faillait pour rien. Non, elle ne l'était pas, elle était forte. Il réfléchit un moment, après être sortit de sa chambre dans le couloir. Il repensa à la nuit qu'ils avaient passé ensembles, elle avait eut mal à la tête, il se souvînt du jour où il l'avait retrouvée la main en sang, tremblante de peur, elle avait eut une migraine. Il avait aussi remarqué qu'elle était de plus en plus pâle et aussi de plus en plus maigre.

Il s'inquiétait, et pas uniquement pour elle pour Sara aussi. Il ne les connaissait pas depuis longtemps mais il avait finit par les aimer. Il savait que la révélation de cette information allait être comme une bombe cependant il n'avait pas prévu la réaction de Sara. Il parcourut le couloir, et rejoinit Sam dans la bibliothèque.

Ils se dirigèrent tous les deux vers le corps au sol. Dean regarda la blessure que qu'il avait sur la tête. Un trou, juste au dessous de l'oreille, un tir parfait. Il se souvînt qu'il ne l'avait pas vu trembler, ne serait-ce qu'un peu, quand elle avait tirer.

-Dean qu'est-ce qu'on va faire ?

-Premièrement on va se débarrasser de ce corps pour la suite on verra.

Sam acquiesça et baissa la tête. Il voulait lui dire quelque chose, Dean le savait juste à sa tête.

-Dean est-ce que tu te sens aussi coupable pour tout ce qu'elle ont vécu ? Sans nous elles aurait peut-être eut une vie heureuse.

Dean soupira, il y avait déjà pensé et cette idée le rongeait mais il ne voulait pas que cela ronge Sam aussi.

-Sam, on ne savait pas, ça ne peut pas être de notre faute. C'est eux – il pointa du doigts le cadavre – c'est leurs faute, ce sont eux qui leurs ont fait ça. On nous as utilisé comme exemple c'est vrai, mais on n'y peut rien, ne te prend pas ma tête avec ça, ça ne sert à rien.

Sam passa sa main dans ses cheveux.

-Oui si-tu le dis, …

Dean posa la main sur l'épaule de son frère.

-Sam, vraiment, ce n'est pas notre faute.

Son cadet le regarda et lui sourit tristement, et tous les deux soulevèrent le corps de l'homme de lettres.


Cinq jours passèrent sans que la situation n'avance. Dana passait toutes ses journées dehors, ne revenant que tard le soir émettant une forte odeur d'alcool ainsi ainsi'qu'une tristesse bien trop grande. Sara quand à elle ne sortait presque pas de sa chambre et refusait de parler à qui que ce soit, même sa sœur. Elle ne mangeait quasi pas et au vu des cernes qu'elle avait sous les yeux, elle ne dormait pas non plus.

Sam voulait lui parler pour lui dire qu'il était désolé ou ne serait-ce que pour entendre sa voix à nouveau. Mais à chaque fois qu'il la croisait, elle ne voulait même pas le regarder. Il comprenait qu'elle avait besoin d'être seule, mais il savait par expérience que cela ne menait à rien, il ne pouvait la laisser s'enfoncer dans sa dépression comme cela. Alors quand il croisa dans la bibliothèque, il prit son courage à deux mains.

-Sara ? On peut parler s'il-te-plais ?

Elle eut un mouvement qui trahit une certaine surprise mais elle ne fit que baisser la tête et reprendre son chemin.

-Sara parle moi !

Elle s'arrêta l'espace d'une seconde et jeta un regard furtif dans sa direction avant soupirer et d'acquiescer en serrant la mâchoire.

C'était marrant comme, maintenant qu'il pouvait enfin lui parler il ne savait quoi dire.

-Tu sais que si tu veux parler, je suis là – elle acquiesça de nouveau – alors … tu veux parler ?

-Non

Elle fit demi-tour mais Sam ne voulait vraiment pas en rester là. Il prit donc le risque de la prendre par le bras doucement, pour qu'elle reste. Elle tourna d'un coup la tête et posa sur lui un regard mauvais.

-Tu veux que je parle, et bien soit ! Dit-elle en se dégageant violemment de son emprise tout en se mettant face à lui. Je suis en colère, je suis triste et je suis un peu désespérée, mais … attend ! Pourquoi je te dis ça ? Tu l'as déjà ressentit puisque je suis littéralement comme toi ! D'ailleurs pourquoi voudrais -tu parler, n'est-tu pas censé comprendre ?

Cela faisait mal, c'était exactement ce qu'il redoutait.

-Tu n'as pas le droit de faire de moi le fautif ! s'écria-t-il.

-Tu vois on n'as qu'à ne pas parler, si c'est pour que ça se finisse comme cela, cria-t-elle plus fort.

-Non, c'est pas vrai, tout ce que tu veux faire c'est esquiver la conversation car cela te fais peur, car une fois que tu aura dit tes craintes à voix haute, elles deviendront vraies !

-Ah ! Tu vois, on n'est peut-être pas si semblables, tu te trompe complètement !

-Bah, dis moi la vrai raison alors ?!

-Si je ne veux pas parler ce n'est pas parce que j'ai peur, c'est parce que je … je suis perdu en ce qui te concerne – elle arrêta de crier, une larme coula sur sa joue, Sam regretta tout de suite de s'être énervé – parce que … parce que – elle ferma les yeux quelques secondes – parce que je ne sais plus quoi penser de nous deux.

Il lui prit les mains, la regarda droit dans les yeux et dit d'un voix douce.

-Explique-moi, c'est tout ce que je demande.

Elle le regarda aussi mais d'un coup c'était comme si elle se rendait compte qu'elle faisait une erreur.

-Ne me touches pas ! Dit-elle en s'éloignant.

Elle serra les poings comme un signe du fait qu'elle essayait de garder son calme.

-Je suis perdu parce que, je ne sais même plus si le fait que je t'aime vient du fait que j'ai été faite pour être comme toi ou …

Elle laissa sa phrase en suspend, et plaça sa main sur sa bouche. Sam écarquilla les yeux.

C'était la première fois, la première fois, qu'elle lui disait ces mots, le premier « je t'aime ». On ne peut pas dire qu'il arrivait au bon moment.

Sara baissa les yeux, fit volte-face et voulut partir en courant.

-Je t'aime aussi …

Ce n'était pas des mots qu'il avait souvent dit à une femme, et quand il les disait il les pensait. Oui il le savait, il en était sûr, il l'aimait.

Sara s'arrêta net, il l'entendit pousser un sanglots, toujours dos à lui.

-Non … Tu ne peux pas me dire ça, je t'en supplie ne le répète pas !

Sam ne s'attendait pas à cette réponse, et cela lui faisait de la peine, ce n'était pas des paroles faciles à prononcer et elle le repoussait mais …

-Pourquoi ?

Elle se retourna mais n'osa pas le regarder.

-Parce que c'est trop dur – sa voix était tremblante – je t'aime mais je ne peux pas te regarder. Je ne peux pas car, quand je te regarde je ne peux pas m'empêcher de penser que tous ce que j'ai vécu, n'est arrivé que parce que tu existe, que – des larmes coulèrent abondamment – j'ai perdu mon enfant parce que tu n'en a pas eut. Je ne peux pas, je …

Elle ferma les yeux, fit demi-tour et partie, le laissant seul. Sam était blesser et cette blessure était la plus douleurs. Il venait de perdre la seule femme qu'il s'était réellement permis d'aimer depuis longtemps.


Dean sortit de sa chambre tôt, il avait très mal dormit, comme souvent, et surtout en ce moment. Il se tînt le crâne en grimaçant sous l'effet du mal de tête causé sans doute par le grand nombre de bière qu'il avait bu le soir précédent. Il traversa le couloir et arriva dans la pièce principal. Il fronça les sourcils en voyant son frère. Il ne comprenait rien.

Sam était assit, et Dean pouvait voir de là où il était qu'il serrait la mâchoire. Ce qui le surprenait le plus était que son cadet avait un verre de whisky à la main. Il devait être quoi : 7 heures du matin ? Sam n'était pas vraiment un buveur matinal, ni même réellement un buveur du tout. Il semblait fixer quelque chose avec rage et tristesse.

-Qu'est-ce qu'il y a ? demanda Dean inquiet

Quand Sam tourna la tête vers lui, Dean pu voir les joues rosies de son frère qui trahissait le fait qu'il était déjà saoul. L'inquiétude monta en Dean. D'un mouvement de bras hasardeux Sam lança à Dean ce qu'il tenait en main. Le bout de papier tomba au sol. Dean se pencha pour le ramasser et le parcourut rapidement du regard. Il releva la tête vers Sam, légèrement sous le choc.

-Elles sont parties ?