Coucou

Allez, encore un chapitre avec un jour d'avance. Je reste dans ma phase de grande bonté et surtout hier soir j'ai terminé un chapitre qui me tenait à cœur, donc je suis contente.

RAR Anonyme :

Lily : C'est pas grave si tu as du retard. Tu as le droit d'avoir une vie. Heureuse que les explications données te conviennent. Quant à la possessivité d'Harry, moi aussi je l'adore et ce fut un réel plaisir à l'écrire.

Guest : Merci pour ta review et contente que ce chapitre t'ai plu. Bon ben du coup tu sauras désormais que te planète protectrice est Mercure.

Dragonichigo : Ah non le mercure ne purifie rien. C'est juste la planète protectrice des gémeaux et un élément en alchimie. Tout simplement, la marque de Mercure est plus forte que celle des Ténèbres. Le lien est plus important, la magie en action est plus puissante (un bouclier impénétrable c'est génial !). Ravie que la possessivité d'Harry te plaise. j'ai beaucoup aimé écrire ce petit passage.


Rapprochements éloignés

Harry descendit dans la cuisine, avec pour objectif de ramener quelque chose à grignoter. Son estomac grondait par moments, malgré le copieux repas de ce midi. Alors qu'il posait son pied sur la dernière marche, il se retourna, à la recherche d'une tête blonde. Mais il était seul. Étrangement, la présence de Draco lui manqua. En effet, depuis ce matin, le blond s'était rendu compte qu'ils pouvaient encore plus s'éloigner. Alors ils testaient de temps en temps la distance et la durée de leur séparation. Il se souvenait que dans la matinée, Draco s'était rendu dans la salle de bain alors que lui se trouvait dans la salle à manger. D'ordinaire, il devait rester de l'autre côté de la porte et attendre qu'il finisse sa toilette. Et ne parlons même pas des deux premiers jours où ils avaient dû se tenir par la main à travers le rideau pendant que l'autre se lavait en vitesse. Mais pas cette fois et ça avait du bon aussi.

Alors qu'il passait la porte de la cuisine, Harry fut surpris de découvrir Ginny en train d'éplucher des pommes.

- Ah ! J'ignorais que tu étais ici.

- Harry. Oui j'avais envie de préparer une tarte aux pommes pour le goûter.

La rouquine pencha la tête sur le côté et scruta derrière le brun.

- Tu… tu es seul ?

- Oui, sourit Harry. Depuis ce matin on est plus obligé de rester dans la même pièce. La distance augmente petit à petit.

- C'est bien.

Harry se plaça à côté de la jeune fille et attrapa un fruit rond. Il le lança en l'air et le rattrapa.

- Tu veux que je t'aide ?

Ginny sourit et ramena une mèche de cheveux derrière son oreille.

- Si tu veux.

Elle était heureuse qu'Harry soit seul, rien que pour elle. Elle avait tellement de choses à lui dire, à lui demander qu'elle ne savait pas par quel bout commencer. Il était indéniable qu'elle était amoureuse du brun et elle pensait que c'était réciproque, surtout après les quelques baisers échangés l'année précédente. Quand elle avait appris que son père l'avait retrouvé avec Ron et Hermione, son amour avait fait un bond dans sa poitrine. Sauf que l'homme de son cœur avait changé. Il semblait toujours perdu dans ses pensées, le corps fatigué et l'humeur morose. Elle pensait qu'il avait juste besoin d'un petit peu de temps et d'espace et avait décidé de les lui laisser. Mais ce fut alors que Draco arriva et créa un gouffre encore plus grand entre eux. Une jalousie indescriptible avait naquit dans ses entrailles, la poussant à séduire Harry à la moindre occasion. Mais là, c'était tout autre car elle se trouvait enfin seule avec lui.

- C'est gentil de m'aider.

- Bah écoute, j'ai rien de mieux à faire.

- Et puis… on est que nous. C'est bien.

Harry continua à éplucher les pommes devant lui tout en se mordant les lèvres.

- Ginny…

- Oui ?

- Oui, c'est bien qu'on soit que tous les deux. Je crois qu'il faut qu'on discute.

Ginny essuya ses mains pleines de jus de pommes sur son tablier et se tourna vers Harry. Elle avait les joues légèrement rouges et son cœur battait la chamade. A ses côtés, le brun continuait de s'affairer sur les fruits, sans la regarder.

- Harry ?

Elle posa une main sur la sienne, l'obligeant à poser son économe. Harry détailla les doigts contre les siens et les trouva bien banals. Il n'y avait pas cette chaleur douce et vive à la fois.

- Harry ?

Il se tourna vers elle et il la dévisagea. Elle était un petit peu plus petite que lui, ses longs cheveux roux tombant en cascade sur ses épaules et un fin sourire venait orner ses lèvres. Elle était belle, mais… Et tout était dans ce mais qu'il n'y avait pas auparavant.

- Je suis vraiment contente que tu sois revenu au square Grimmaurd.

- Oui, avec Ron et Hermione.

- Oui aussi. Mais… c'est surtout toi.

Ginny se rapprocha doucement et commença à fermer les yeux quand une pression sur son épaule la stoppa. Elle rouvrit ses paupières, de l'incompréhension teignant ses iris.

- Désolé, murmura Harry en faisant un pas en arrière. Je… je t'apprécie beaucoup, mais…

Oui tout était dans ce petit mot. Conjonction de coordination, mot invariable qui servait à unir deux mots ou deux groupes de mots en établissant entre eux un lien logique, parfois additionnel, et ici oppositionnel. Il y avait un mais.

- J'ai pas mal réfléchit à nous deux ces derniers temps et j'ai réalisé que…

- Tu ne m'aimes, finit-elle à sa place.

- Pas comme toi tu le voudrais. En fait, tu es comme Hermione, une bonne amie.

- C'est à cause de Malfoy ?

- Hein !? Non ! Non, non. Il… et puis c'est un mec. Et… enfin…

- Pourtant tu le regardes comme tu le faisais avec moi avant.

- Comment ça !? couina-t-il.

Harry s'éloigna de Ginny, ne comprenant pas très bien où elle voulait en venir.

- Harry, je sais que tu n'as pas vraiment eu d'histoires. Peut-être que les filles ne sont pas pour toi.

- Quoi ? Mais j'ai jamais trouvé les hommes attirants. Non !

- Malfoy est beau mec.

- Ginny ! Voyons ! s'indigna-t-il.

- Bah quoi ? C'est pas parce qu'il est Mangemort que je ne peux pas dire qu'il est sexy.

- Mais Ginny…

- Harry, je me doutais que tu n'éprouvais plus rien pour moi, même si je gardais un espoir. Et si Malfoy…

- Je suis pas gay !

- Tu as déjà essayé ?

- Non, mais…

Qu'est-ce qu'il y en avait des mais dans cette discussion qui prenait une tournure inattendue.

- Alors tu ne sais pas. Moi j'ai déjà embrassé une fille et je confirme que ce n'est pas mon truc.

Il était juste venu chercher un encas et voilà qu'il était en train de parler de sa sexualité avec Ginny !

- Euh… merci, c'est sympa. Je… je vais y réfléchir, bégaya-t-il tout en reculant, n'ayant qu'une idée en tête, sortir de cette pièce et mettre fin à toute cette histoire au plus vite.

Avec une vitesse impressionnante, il monta les escaliers et arriva dans la salle à manger où Draco lisait un livre, seul. Ce dernier le dévisagea, étonné de son état.

- Tu ne devais pas nous ramener un truc à manger ?

- Euh… je…

- Pas grave, répliqua Draco en replongeant le nez dans son livre.

Harry resta figé, des milliers de doutes et de questions envahissant son esprit. Pouvait-il être attiré par lui ? Certes, il aimait beaucoup le toucher, mais c'était simplement parce qu'il y avait un lien magique entre eux. C'était juste ça. Oui, il n'y avait rien d'autre. Il se flagella mentalement et décida d'arrêter de se prendre la tête avec tout cela. Il avait bien d'autres soucis à gérer que son orientation sexuelle. Par exemple, un lien magique à comprendre et une guerre à gagner.

- Malfoy ?

- Hum ?

- Je dois aller aux toilettes, je pense que ça va être trop loin.

- Ok, soupira le blond en refermant son livre et en se levant.

Il y a quelques temps, cette simple demande engendrait des regards noirs, des insultes et des piques acerbes. Aujourd'hui, c'était devenu… presque normal.

oOo

Dans le salon, Ron ronflait bruyamment, digérant le repas de ce midi. Non loin de là, sa mère lisait la gazette du sorcier et ses potins. Les deux filles, Hermione et Ginny s'étaient éclipsées dans leur chambre pour une histoire qui ne concernait que des personnes de sexe féminin. Quant à Harry et Draco, ils avaient fait de même prétextant avoir besoin de se reposer. Cependant, les intentions du brun étaient tout autre.

- Potter, qu'est-ce que tu fous ? Tu voulais pas te reposer ?

- Attends, grogna Harry en cherchant dans une malle cachée tout au fond de l'armoire.

- Tu fais trop de bruit.

- Ah, là voila !

Il tendit fièrement un long morceau de tissu aux reflets étranges.

- C'est quoi ce truc ? demanda le blond en grimaçant.

- Ça, c'est notre porte de sortie. Parce que moi je suis en train de devenir dingue à force de ne plus sortir de cette baraque. J'ai besoin d'aller prendre l'air, pas toi ?

- Ma foi, si. Mais en quoi ce truc va…

Mais les mots de Draco moururent dans sa gorge quand il vit Harry s'évaporer sous ses yeux.

- Que… qu'est-ce… Potter ?

L'interpellé sortit sa tête de sous la cape, tout sourire.

- C'est une cape d'invisibilité.

En un bond, Draco était devant lui et caressait du bout des doigts l'étoffe.

- Elle est magnifique. Tu as trouvé ça où ?

- C'est de mon père. Je crois qu'elle appartient à ma famille depuis des lustres. Alors ? Partant pour un petit tour ?

Sans dire un mot, Draco attrapa deux longues capes bien chaudes et lui en jeta une alors qu'il enfilait l'autre. Un éclat d'excitation brillait dans ses iris. Harry fit de même, puis les enroula tous les deux avec la cape d'invisibilité.

- Avant de sortir je dois prendre une baguette, on fera un petit détour.

- Ok.

Un quart d'heure plus tard, les deux jeunes hommes étaient dehors et Harry venait de jeter les sorts spécifiques à sa bulle comme il se plaisait à la nommer. A l'abri des regards, il retira la cape et inspira une grande bouffée d'air glacial. Le vent de novembre était froid, piquant, mais revigorant.

- Oh putain que ça fait du bien !

A ses côtés, Draco le regardait avec amusement. Lui aussi se sentait bien mieux depuis qu'il s'était mis à respirer plus librement. Mais il n'allait pas le démontrer avec autant de joie que le brun. Son éducation lui avait appris à se retenir, en toute circonstance.

- Personne ne peut nous entendre ou nous voir, détend-toi Malfoy.

- Je suis détendu Potter.

- Ah bon ? On ne doit pas avoir la même définition. Bon, sinon…

Harry lança quelques sorts et fit apparaître une couverture au sol, ainsi qu'une boite de gâteaux.

- Quoi, tu as encore faim ? s'exclama le blond.

- Oui. Depuis que t'es là je mange comme quatre. Je sais pas si c'est le lien ou quoi, mais c'est horrible, dit-il en s'asseyant et en ouvrant le paquet pour y enfourner une main vorace.

- U fe t'affoir, t'sais.

- Par Salazard, ton éducation laisse vraiment à désirer.

Harry haussa les épaules alors que Draco s'asseyait à ses côtés. Le regard de ce dernier dériva vers le morceau de bois posé non loin. Il le détailla, une envie irrésistible de le saisir fourmillant dans ses doigts. Ce comportement ne passa pas inaperçu pour Harry qui comprit immédiatement ce qu'il se passait. Alors il attrapa la baguette et la lui tendit.

- Tu peux l'utiliser.

Étonné, Draco n'osait pas bouger.

- Après tout, c'est la tienne. Moi j'en ai plus, elle a été cassée en essayant d'échapper au serpent de Tu-Sais-Qui. Vas-y.

- Tu n'as pas peur que je m'en serve contre toi ?

- Tu le feras ?

- Probablement.

- Et puis tu alertera ton Maître.

- Assurément.

- Comme tu aurai dû le faire dès que tu as su où je me cachais, lorsque tu as transplané ici pour la toute première fois.

- Exactement.

- Ok. Tiens.

Fébrile, Draco se saisit de sa baguette qui se mit à briller, comme si elle était heureuse de retrouver son propriétaire. Mais dès que le brun la lâcha pour retourner chercher une sucrerie, son éclat disparut. Draco était heureux, sentant sa magie complète et comblée. Il pouvait maintenant immobiliser Potter sans défense et le ramener au Manoir pour faire honneur à sa famille. C'était le meilleur plan qu'il avait eu.

Sauf que les minutes passèrent sans qu'il ne bouge. Harry avait finit ses gâteaux et regardait le ciel voilé. Pourquoi ne faisait-il rien ? Il ne se comprenait plus.

- Malfoy, arrête de te triturer le cerveau, marmonna le brun en s'allongeant. Et puis tu vas avoir des rides prématurément à force de froncer autant les sourcils, finit-il en posant une main sur la sienne, baissant sa baguette.

Ce contact chaleureux chassa ses interrogations et il décida de profiter simplement de ce moment. Son regard se perdit dans les nuages devant lui

Il avait envie de remercier Harry. Pour la sortie, pour sa baguette, pour sa confiance. Mais il était encore trop tôt pour lui avouer cette reconnaissance. Doucement, il se mettait à apprécier sa présence, ses mots, ses sourires. Cela faisait maintenant trois semaines qu'il avait quitté le Manoir Malfoy et s'était retrouvé prisonnier de l'Ordre du Phénix, prisonnier du Sauveur. Cette malédiction qui l'affligeait prenait lentement un autre chemin. Il supportait de plus en plus la présence du brun, la trouvant même normale. Comble de l'ironie, il arrivait à ne plus être exaspéré par les autres habitants du square Grimmaurd. En fait, il découvrait tout ce monde sous un jour nouveau sans que cela ne lui déplaise plus que cela. Celui avec qui il avait le plus de mal restait Ron et à contrario, celui avec qui tout devenait beaucoup plus simple était Harry.

Que penseraient ses parents s'il apprenaient tout cela ? Un frisson d'horreur le traversa et il rejeta cette idée pour se focaliser sur le moment présent. Harry. Sa main dans la sienne. Le ciel et son immensité. Et la sensation d'allégresse.

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A suivre…

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Oups, la scène avec Ginny s'est tapée l'incruste sans que je ne m'en rende compte. Bon au moins elle a dégagé et au passage elle a semé les graines de la relation entre Harry et Draco.

J'avoue que les personnages commencent à m'échapper, je décline donc toute responsabilité concernant leurs agissements.

Sinon l'évolution enter Harry et Draco est plausible ? Elle vous plait ?

Prochain chapitre : Vent tournant