Hello

Alors pour ce chapitre, j'ai piqué quelques phrases à JKR, histoire de coller à l'histoire originale. Je ne me suis pas étendue sur les détails, car après tout, vous les connaissez. Pas besoin de faire du plagiat.

Sur ce, bonne lecture.

RAR Anonymes :

Lily : Oula je suis flattée par autant de compliments. J'avoue que c'est un chapitre qui a été très plaisant à écrire pour moi, surtout que l'apparition de cette baguette me travaillait bien. Maintenant qu'elle est là, on va pouvoir passer aux choses sérieuses.

Dragonichigo : Oh que oui ça l'a épuisé, comme pour le premier bouclier. Il ne leur reste plus qu'à s'entraîner pour mieux maîtriser cette nouvelle magie. Tu vas voir au fil des chapitres qu'ils apprennent à l'utiliser et qu'ils gagnent en endurance. Il faut juste pratiquer.

Max132 : Heureuse de t'avoir surprise pour la baguette. Se protéger c'est bien, mais attaquer c'est mieux, surtout face à Voldemort. Pour sa description, je suis assez satisfaite, ça ressemble assez bien à ce que j'ai en tête.


Pré-au-lard

Allongé dans leur lit, Harry regardait Draco, à ses cotés. Il était adossé contre le montant du lit et serrait précieusement le corps endormi entre ses bras. Après ces dernières découvertes, on les avait aidé à remonter dans leur chambre et il avait été décidé de les laisser seuls pour se reposer. De toute façon, c'était ce qu'il y avait de mieux à faire.

L'odeur du shampoing de Draco parvenait régulièrement à ses narines, le faisant soupirer d'aise. Malgré les journées, malgré le quotidien morne, il ne se lassait pas de sa présence, de sa chaleur et de son odeur. C'était devenu sa routine, sa norme. Aujourd'hui, il ne se posait même plus la question de la normalité de leur lien. C'était comme ça, c'était eux et ça lui convenait.

Contre lui, Draco bougea quelque peu et gémit. Ce dernier se lova un peu plus et Harry sentit sa poitrine se gonfler d'allégresse.

- Me suis évanoui, marmonna la tête blonde, sans ouvrir les yeux.

- Oui, tu as dû beaucoup puiser dans ta magie.

Draco grogna et une de ses mains enserra le pull devant lui.

- Je me suis transformé en… baguette ?

- Oui.

- J'étais comment ? Enfin, la baguette.

Tout en remontant légèrement le corps du blond contre lui pour un meilleur confort, Harry expliqua :

- Eh ben, c'était assez particulier. Je n'ai jamais vu de baguette comme ça. Elle était si légère que je ne la sentais presque pas. Et douce. Parfaitement droite. D'une longueur qui ne me gênait pas. Il y a avait pleins de… de fils magiques ? Oui on va dire ça. Qui entouraient la baguette et ma main. De la même couleur que le bouclier. Je me souviens qu'ils étaient chauds. Et puis sur le manche, il y avait une pierre de mercure. Enfin je crois. T'es revenu juste après.

Draco décala sa tête le long de son épaule et frotta son nez. Un silence s'ensuivit, emplit de calme et de quelques réflexions. Au loin, dans leurs tympans, le chant coulait doucement. Mélodie paisible. Puis Draco gémit et papillonna des yeux.

- J'ai mal. Comme si un troupeau d'hippogriffes m'était passé dessus.

- Normalement Madame Weasley garde des potions. Je vais aller lui en demander une.

Alors qu'il s'extirpait à contre cœur de l'étreinte bienfaitrice, des doigts un peu faibles, mais impérieux agrippèrent son bras.

- Reste, marmonna Draco, le visage aux traits tendus.

- Je reviens vite Malfoy.

- S'il te plaît.

C'était une supplique à demi avouée. Mais elle chassa toutes les pensées d'Harry qui reprit sa position initiale. Contre lui, le blond se cala au mieux et referma les yeux. Couché sur le flanc droit, la tête posée sur l'épaule non loin, une main toujours accrochée à ses habits, Draco soupira.

- Donne ta main, chuchota-t-il.

Harry fronça des sourcils, étonné, mais s'exécuta. Sa main droite rencontra celle du blond en une caresse douce et presque aérienne. Parfaitement docile, il se laissa guider. À ses côtés, le corps gesticulait quelque peu. Il vit des doigts entre eux tirer sur la chemise, dévoilant une peau blanche, marquée du signe du mercure. Puis sa paume rencontra cet dernier en une pression initiée par Draco. Comme à chaque fois, une chaleur enchanteresse se répandit dans son corps et la mélopée s'amplifia. Sa respiration devint plus forte, tandis que ses muscles se tendirent pour se relâcher complètement la seconde suivante.

Draco ferma les yeux sous les sensations connues et sourit doucement. Les douleurs dans son corps disparurent quasi instantanément, preuve que son idée fonctionnait. Pas besoin de potion, il avait juste besoin d'Harry. A cette idée, il sentit son cœur s'emballer dans sa poitrine et préféra mettre cette réaction sur le compte de la marque.

- Tu vas mieux ? le questionna le brun après quelques minutes de silence.

- Oui, c'est bon. Si tu veux retirer…

Mais il sentit les doigts se crisper contre sa peau. Il ouvrit les yeux, prit appui sur son bras droit, releva un petit peu sa tête et tomba nez à nez avec deux orbes verts qui le fixaient intensément.

- Je ne veux pas, lui souffla Harry, tandis que sa main gauche qui était désormais libre se rapprochait de son visage.

- C'est que… comme c'est moi qui…

- Je t'ai dit que j'en ai pas envie Malfoy.

Un nouveau contact peau à peau s'enclencha. Il avait le bout de ses doigts contre sa joue, en un frôlement incertain et tremblant. Il ne sut si ce fut Harry ou lui qui initia la suite, mais il se retrouva collé à cette main, à cette caresse et il ferma les yeux. Son visage lové dans sa paume, il murmura :

- Ok.

Puis il se recoucha, se blottissant autant que possible. Il savait que ce rapprochement n'était pas sain, mais il n'avait plus la force de lutter. Peut-être aussi qu'il n'en avait pas vraiment envie. Enfin, il pourrait se triturer le cerveau plus tard. Pour l'instant il voulait juste profiter de l'instant présent.

oOo

Un attroupement de capes noires venait de se former devant la porte d'entrée du square Grimmaurd. Ils étaient tous prêts… ou tout du moins l'espéraient.

- Tout le monde a compris ? questionna Arthur Weasley en scannant les différent visages fermés qui le regardaient.

Tous hochèrent de la tête.

- Bien.

L'homme poussa la porte d'entrée, l'air glacial de décembre les fouettant tous. Il fit un pas et transplana. La seconde suivante ce fut au tour de Fred, Georges et Ginny. Puis il y eut Nymphadora avec Ron et Molly. Suivirent Draco, Harry et Hermione. Et pour finir, Rémus avec Alastor.

Harry serra les doigts de Draco entre les siens alors que les images du Pré-au-lard se dessinaient devant lui.

- Ça va ? lui souffla le blond tout en se baissant et en l'entraînant avec lui.

- Oui. Il fait froid.

- Où est passé Granger ?

- Je ne la vois pas. J'espère qu'elle va bien. On devrait la cherch…

- Et risquer de se faire repérer ? Hors de question !

- On suit le plan alors ?

Draco grogna et lâcha sa main en un geste brusque qui déstabilisa le brun.

- Oui.

- Euh… ok. Normalement le point de rendez-vous est deux rues plus bas. Monsieur Weasley doit déjà y être avec les autres. Je crois qu'on peut y aller.

Alors qu'il se redressait, Draco le tira fortement et lui lança un regard noir. Perplexe, Harry l'interrogea du regard.

- Il y a quelqu'un un peu plus bas dans la rue, j'ai vu une cape bouger, expliqua-t-il en chuchotant.

- J'ai rien vu.

- On ne peut pas prendre le chemin prévu. Suis-moi.

- Mal..

Sauf qu'il n'eut pas le temps de protester d'avantage car il se faisait tirer en arrière, s'éloignant du lieu de rendez-vous. Sa main emprisonnée dans celle chaude et ferme du blond, Harry se laissa faire. Il ne comprenait pas trop pourquoi, mais il lui faisait confiance. Draco avait déjà eu bien des occasions de le trahir et il ne l'avait pas fait ou même tenter. C'est pourquoi, il le suivit sans émettre d'opposition et écouta chacune de ses consignes.

- Honeydukes est fermé, remarqua-t-il en passant non loin de la boutique.

- A ton avis. On est en guerre. Avance au lieu de regarder.

Harry fut tiré en avant, si fort, qu'il trébucha en un bruit assourdissant, se cognant contre un lampadaire.

- Merde ! jura-t-il tout en se massant la tête.

- Tais-toi, lui intima le blond.

- Eh ! Que faites-vous…

Mais l'étranger qui venait de sortir de chez lui, alerté par les bruits, se fit immédiatement pétrifier sur place par Draco. Ce dernier se rapprocha de l'habitant, lui lança un Oubliette, puis se retourna vers Harry.

- Ils vont croire qu'il a glissé et ça devrait suffire. Allez, viens.

Harry se redressa et suivit son acolyte. Au passage il détailla vite fait le pauvre vieil homme qui était sorti au mauvais moment. Il espérait que tout se finirait bien.

Quelques minutes plus tard, ils poussèrent une lourde porte et se retrouvèrent encerclés de baguettes.

- Cochon pendu, lança Harry.

Aussitôt les sourires se firent sur les visages autour d'eux et les baguettes furent rangées.

- Vous en avez mis du temps ! s'exclama Ron. Et Hermione ?

- Je sais pas, elle n'était pas avec nous quand on est arrivé ici.

- Et t'es pas parti à sa recherche, commença à s'énerver son ami.

- Je suis sûr que Granger a les capacités pour s'en sortir, répliqua Draco.

- S'il lui est arrivé quoi que ce soit…

- Ron, calme-toi, s'interposa Arthur. Ils ont bien fait. Hermione sait quoi faire et où aller si jamais ça tourne mal pour elle. Et puis il y a Rémus dehors.

- Vous avez rencontré des problèmes ? demanda Alastor.

- On a dû prendre un autre chemin que celui prévu, il y avait du monde. Du coup on a mis un peu plus de temps. Et on…

- Potter s'est pris un lampadaire et un homme est sorti pour voir d'où venait le bruit. Je m'en suis occupé.

Immédiatement des mines d'horreur se peignirent sur les visages autour d'eux.

- Je l'ai stupéfié et lancé un Oubliette, compléta Draco en levant les yeux au ciel.

- Donc il ne manque que Rémus et Hermione ?

- Oui Harry. Rémus était ressorti pour vous chercher. J'espère qu'il trouvera Hermione, répliqua l'un des jumeaux.

A peine avait-il fini que la porte s'ouvrit à nouveau, sur les deux membres manquants. Une fois le mot de passé confirmé, la tension redescendit.

- Tu étais où Hermione ? s'inquiéta Ron.

- C'est ma faute. Au moment de transplaner j'ai pensé à Madame Pieddodu et à son salon de thé qui ne devait plus exister. Je me suis retrouvé devant.

- L'essentiel c'est que tout le monde soit ici en sécurité, compléta Rémus.

- Donc tout le monde est là ? questionna une voix grave dans l'ombre.

Un homme grand à la longue barbe, aux longs cheveux blancs et aux traits ridés se révéla. La ressemblance qui frappa ceux qui ne l'avaient jamais vu les étonna. Abelforth Dumbledore ressemblait beaucoup à son frère.

- Merci Abelforth, s'avança Arthur en lui serrant la main.

- Vous me remercierez quand vous ne serez plus chez moi. Montez.

Le vieil homme s'écarta pour laisser passer la troupe. Alors qu'Harry passa devant lui, ils échangèrent un regard un peu plus appuyé. Puis Harry monta, tandis qu'Aberlforth verrouillait la porte.

Harry arriva le dernier dans le salon. Un tapis usé reposait au sol et au-dessus d'un petite cheminée, une grande peinture à l'huile représentait une petite fillette blonde. Cette dernière les contemplait tous avec une douceur absente.

- Bien, on fait vite, poursuivit Abelforth en rentrant dans la pièce.

- Vous êtes le frère d'Albus ? osa demander Harry en le détaillant.

- Exact jeune Potter. Mais nous n'avons pas le temps pour papoter autour d'une bièraubeurre.

Aberlforth se tourna vers le portrait, lui sourit et hocha de la tête. Aussitôt, la jeune fille tourna les talons et s'en alla, non pas à la manière habituelle des portraits, en sortant du cadre, mais en suivant ce qui semblait être un long tunnel peint derrière elle.

Rémus se tourna vers Abelforth et lui attrapa les mains qu'il serra entre les siennes.

- Merci pour ce que vous faites. Merci d'avoir accepté de nous aider.

- Je ne fais pas ça pour vous. Mais si ce que m'a confié Minerva est vrai, alors faites-le.

- Monsieur Dumbledore ? Est-ce que je me trompe en disant que la jeune fille dans le tableau est votre jeune sœur ? Ariana ? interrogea Hermione

- Non, répondit simplement Alberforth.

Il n'eut pas à en dire plus qu'elle revenait déjà. Sa silhouette grandissait de seconde en seconde, au fur et à mesure qu'elle se rapprochait. Et il y avait quelqu'un avec elle. Quelques exclamations retentirent en découvrant le visiteur.

Le cadre pivota sur lui à la manière d'une porte, dévoilant un vrai tunnel et le jeune homme qui venait d'arriver. Ce dernier s'exclama de joie.

- Vous êtes là ! Vous êtes en vie ! Je savais que vous viendriez !

- Neville, mon pote, le saisit Ron par les épaules.

Des embrassades de retrouvailles explosèrent dans le petit salon, sous les grognements désapprobateurs d'Aberlforth.

- Ne tardons pas, bougonna-t-il.

Comme prévu, les plus jeunes, Molly, Arthur et Rémus prirent le tunnel qui menait à Poudlard, tandis que les autres rentraient au square Grimmaurd. La mission d'infiltration venait d'être menée à bien.

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A suivre…

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J'espère que la scène entre Harry et Draco vous a plu. J'ai eu beaucoup de plaisir à l'écrire. Un petit moment de douceur entre eux.

Pour la suite, j'ai eu un peu de mal, je ne suis pas très à l'aise avec les scènes qui ressemblent à celles du livre. Désolé si c'est un peu brouillon.

Prochain chapitre : Allié ? (de qui je peux parler à votre avis?)

Oh et sinon j'en suis à 27 chapitres d'écrits et il y a encore pas mal de choses qui attendent d'être posées.