Oula je suis vraiment désolée, je suis en retard pour la publication du nouveau chapitre. J'avoue, je suis prise dans l'écriture de mon nouveau livre. Mais je ne vous oublie pas quand même.
Et si jamais l'envie vous prend de me suivre sur facebook, ce sera avec plaisir.
RAR Anonymes :
Max132 : Merci pour ta review. Je suis contente que cette histoire te plaise. J'espère que cette suite te plaira, moi j'ai beaucoup aimé l'écrire.
Dragonichigo : Merci de continuer à me suivre. Bon je ne suis pas allée très vite, désolée. J'espère que cette suite te plaira.
Se tourner vers le passé
Après une heure de travail acharné, retrouvant sa vigueur de ses années scolaires, Hermione quitta la bibliothèque avec un parchemin rempli d'écritures en tout sens. Elle voulait en parler à Harry au plus vite.
D'un pas rapide elle monta jusqu'au septième étage et passa devant le tableau pour accéder à la Salle sur Demande. Quand elle rentra dans celle-ci, tout était calme et elle se rappela alors qu'il n'était que neuf heures trente. Assis autour de la table, encore en pyjama et le nez dans son bol, Dean était en train de se réveiller. Seul Neville était assis devant le feu, un livre en main, déjà habillé. Elle s'avança vers ce dernier qui la fixait étrangement.
- Harry dort encore ?
- Hermione, s'étonna Neville, ayant du mal à voir son double. Désolé, mais je n'arrive pas à m'y faire. L'utilisation du polynectar est perturbante.
- Ah oui, désolé. Harry dort ?
- Oui je crois. En tout cas il est toujours dans le dortoir avec Malfoy.
- Merci.
Rapidement, elle salua le reste de ses amis, puis se dirigea vers le dortoir des garçons. Sans un bruit, elle poussa la porte et s'avança vers le seul grand lit. Il n'y avait presque aucun bruit, juste quelques souffles. Mais lorsqu'elle tira sur le rideau du lit, elle ne s'attendait vraiment pas à tomber sur cette scène. Sous ses yeux stupéfaits, Harry se trouvait à califourchon, sur Draco et il l'embrassait avec une certaine passion non feinte.
- Je… euh… c'est… pardon… je… vous… je vous attends dehors, balbutia-t-elle tout en sortant du dortoir, mal à l'aise.
Sur le lit, Harry venait de s'écrouler contre le corps de Draco, dépité par ce qu'il venait de se passer. Son ami venait de les découvrir dans une position délicate.
- Harry t'es lourd, marmonna Draco en tentant de le repousser.
- Il nous a vu. Par Merlin, il nous a vu.
- Je crois que c'était Granger.
A cette révélation, Harry releva la tête, son nez cognant contre celui du blond.
- Comment tu peux dire ça ?
- Elle a essayé de mettre ses cheveux derrière son oreille, alors que Londubat a les cheveux courts. Et j'ai remarqué seules Granger et la fille Weasley ont ce genre de geste, typique avec des cheveux longs. Donc je pense que c'était pas Londubat, mais Granger.
Sauf que la nouvelle n'arrangea pas l'état dans lequel se trouvait Harry. Il laissa sa tête retomber contre l'épaule de Draco et marmonna des paroles incompréhensibles.
- Quoi ?
- Je disais que ça change rien. Il ou elle nous a vu. Je suis mort.
- Je ne comprends pas pourquoi tu dis ça.
Après quelques secondes, Harry se releva et s'assit en tailleur aux côtés de Draco qui pouvait enfin bouger et respirer normalement.
- Personne ne sait que nous deux, on… enfin… Ils ne savent même pas que je suis potentiellement attiré par les hommes.
- Potentiellement ? releva Draco tout en levant un sourcil interrogateur.
- Oh tu m'as compris ! Enfin, en y réfléchissant… Ginny… elle m'avait parlé d'un truc au square Grimmaurd.
- De quoi ?
Harry se tourna vers son interlocuteur, mais regarda un point indéfini au loin.
- Tu te souviens de quand on a commencé à pouvoir s'éloigner vraiment, sans être obligé d'être dans la même pièce.
Draco acquiesça.
- J'étais descendu dans la cuisine pour me chercher un truc à manger et en fait, je suis tombé sur Ginny. C'était la première fois qu'on se retrouvait seul depuis qu'on s'était retrouvé. On a un peu parlé et c'est à ce moment là que je me suis rendu compte que je l'aimais comme une sœur et non comme une petite-amie. J'ai préféré être franc et lui dire que nous deux ça ne marcherait pas.
- C'est pour ça qu'elle a arrêté de te coller en permanence. C'était tellement écœurant, grimaça Draco.
- Eh ! Enfin. On a un peu parlé et elle a commencé à me dire qu'elle s'en doutait, qu'elle voyait bien que j'avais changé et… comment dire ? Elle a sous-entendu que toi et moi… Ou plutôt que moi.
- Que je te plaisais ?
- Non ! répondit un peu trop rapidement Harry. Enfin, maintenant, si, mais à ce moment là. Ah, tu m'aides pas ! Pour faire simple elle m'a fait comprendre que j'étais peut-être attiré par toi, mais ça pouvait tout aussi bien être le lien. Voilà, finit-il par débiter.
Quelques minutes passèrent, puis Draco reprit :
- Et c'est le cas ?
Mais Harry ne saisissait pas le sens de sa question et le dévisagea.
- Que c'est à cause du lien ?
Face à cette question, Harry ouvrit la bouche, mais ne dit rien. Son esprit était envahi par une foule de mots qui se bousculaient tous pour sortir le premier. Il lui fallu quelques secondes pour mettre de l'ordre dans ses pensées.
- Non, souffla-t-il, tel un aveu trop difficile à déclarer.
Et c'était probablement le cas.
- Ok.
Mais alors que Draco commençait à sortir du lit, Harry poursuivit, toujours avec ce même timbre de confidences :
- Tu ne le sais pas, mais l'année dernière, j'ai tout de suite senti que quelque chose n'allait pas. Je ne savais pas quoi, mais dans tes gestes, dans tes regards, dans tes mots, il y avait quelque chose qui m'inquiétait. J'ignorais que tu avais une mission donnée par Tu-Sais-Qui et en quoi elle consistait, mais je me doutais que ce qui te poussait à être différent n'était pas anodin. Alors je me suis mis à… te suivre. Je voulais savoir ce que tu complotais et je crois que j'avais l'espoir fou de t'en empêcher. Enfin, là n'est pas le sujet.
En face de lui, le blond s'était figé, suspendu aux mots qui sortaient lentement et parfois avec faiblesse, d'entre les lèvres qui quelques minutes plus tôt l'embrassaient délicieusement. Il écoutait, surpris, ne sachant pas comment réagir.
- Mais tu vois, plus j'y repense, plus on passe de temps ensemble depuis la création du lien et plus je me demande si tout ça n'était pas déjà là depuis le début.
Draco s'était rassis et fixait Harry avec interrogation.
- Je veux dire, depuis notre enfance. Je me souviens que je cherchais toujours à te défier, à me bagarrer avec toi. Dès que le calme revenait et s'installait, il fallait que j'aille te chercher et te pousse à sortir de tes gonds. Et je crois que toi aussi… ou je l'espère pour ne pas paraître trop fou à tes yeux.
- Est-ce que tu insinues que notre lien existait déjà lorsqu'on était enfant ?
- Peut-être… j'en sais rien. Ou est-ce que je me fais des films tout seul et cherche absolument à trouver une raison, une excuse pour toutes ces années de rivalités ?
Perdu, mais touché par la sincérité qui se dégageait du brun, Draco posa une main sur la sienne se rapprocha. Son souffle chatouilla la joue d'Harry et ses lèvres déposèrent un rapide baiser dessus.
- Tu es vraiment tordu par moments Harry. Et tu te poses beaucoup trop de questions.
Harry répondit avec un simple sourire contrit. Mais ce qu'il ignorait c'était que ses aveux avaient semés le doute dans l'esprit de Draco, car ce dernier était en train d'analyser six ans de confrontations avec un tout nouveau regard.
Puis Harry se leva, étira son corps engourdi et tira Draco vers lui.
- Mione doit se demander ce qu'on fou depuis tout ce temps, dit-il, préférant se focaliser sur le présent.
Assise autour de la table, Hermione qui avait reprit son apparence physique attendait que les deux intéressés se décident à sortir du dortoir. Elle n'arrêtait pas de repenser à ce qu'elle avait vu et oscillait entre étonnement et satisfaction. En effet, voir son ami en train d'embrasser le blond avec autant d'ardeur était déstabilisant, mais à force de les observer quotidiennement, elle se doutait bien que des sentiments ou en tout cas une attirance physique naissait entre eux. Et le fait qu'ils arrivent à passer outre leur rivalité la faisait sourire.
D'ailleurs, en face d'elle, Neville la fixait avec une légère pointe d'inquiétude. Il ne savait absolument pas ce qu'il se passait dans la tête d'Hermione et sa moue était étrange.
- Tu fais peur, finit-il par avouer.
- Mmh ? Pourquoi ?
- On dirait que tu caches quelque chose qui va exploser quand tu le sortiras.
- Si tu savais, répliqua-t-elle. Ah ! Les voilà !
Quelques mètres plus loin, Harry et Draco sortaient de la chambre, chacun semblant perdu dans ses pensées. Mais ce qui attira le plus Hermione fut le regard que lui lançait Harry. Elle pouvait y lire son malaise et comprenait pourquoi. Alors dès qu'il s'assit en face d'elle, elle secoua faiblement la tête pour lui signifier qu'elle n'avait rien dit concernant Draco et lui. Aussitôt elle vit ses épaules s'affaisser, comme si un poids énorme venait d'être retiré.
- Alors Granger, qu'est-ce que tu nous voulais ?
Voulant profiter pendant encore quelques secondes son avantage, elle se trémoussa sur le banc et pianota sur les livres devant elle. Et comme si le hasard faisait bien les choses, c'est à ce moment là que Ron et Seamus sortirent de la salle des potions.
- Eh, les garçons, les interpella-t-elle. J'ai un truc important à dire à Harry et Malfoy.
Satisfaite de ces quelques secondes de gagnées, elle attendit que tout le monde soit bien installé et attentif pour reprendre.
- Donc. Ce matin je suis allée à la bibliothèque dès son ouverture et…
- T'es malade ! la coupa Ron. Mais qui peut bien aimer s'enfermer en permanence en compagnie de Madame Pince ? Tu m'inquiètes vraiment.
Hermione lui lança un regard noir, blessée par les propos de son ami. Mais elle aurait tout le temps après pour lui faire la tête et l'engueuler. Pour l'instant elle devait juste se préoccuper d'exposer ses découvertes du jour, les premières depuis le début de tous ces changements. Elle se racla la gorge et se concentra sur Harry.
- Donc je disais. Ce matin j'étais à la bibliothèque et je feuilletais un livre sur l'histoire de l'alchimie, un livre bon pour un novice qui veut juste survoler cette discipline, vraiment il était ennuyeux.
- Viens en aux faits Granger.
- Mais je suis tombée sur des photos de vieux manuscrits datant de l'époque gréco-romaine et d'anciens peuples berbères. Pour les incultes, les premiers textes sur l'alchimie datent de ces époques. Et donc, je ne sais pas pourquoi ils m'ont attirée, mais je me suis mise à lire leur traduction. En fait ils étaient translittérés et ensuite traduits dans notre langue. C'est là que j'ai fait le lien.
Elle marqua une pause et se rendit compte que tout le monde l'écoutait avec attention dans une certaine hâte légèrement dissimulée. Ils attendaient la suite, et surtout l'élément découvert.
- La chanson que vous entendez est en réalité un mélange de grec ancien et de vieux berbère. C'est pour ça que je n'arrivais pas à faire de lien car il y a deux langues mélangées.
- Tu l'as traduite ? demanda Harry qui serrait la main de Draco sous la table.
- A ton avis ? ricana Hermione.
- Mais t'es la meilleure ! cria Harry se retenant de se jeter sur son amie. Alors ? Ça dit quoi ? On en sait plus sur notre lien ?
- Attend Harry, le calma immédiatement Hermione. Je n'ai pas réussi à tout traduire, surtout que ce que vous m'avez donné reste du phonétique, donc difficile de savoir quel est le vrai mot. Quant au contenu… voilà ce que j'ai réussi à traduire, finit-elle en tendant un parchemin.
Aussitôt, presque en l'arrachant, Harry s'en saisit et le posa entre Draco et lui. Mais quand il lu la traduction son enthousiasme s'envola d'un seul coup. Il ne comprenait pas le sens des mots, la relation avec le lien qui l'unissait à Draco. C'était une chanson inutile qui ne l'aidait en rien à comprendre le pourquoi, ni le comment de toute cette histoire.
A ses côtés, Draco restait tranquille, le visage fermé et lisait l'écriture qui se dessinait devant lui. Puis il leva son visage, arqua légèrement un sourcil et demanda :
- Tu es sûre de ta traduction Granger ?
- Certaine. Je suis tout aussi perplexe que vous. Pourquoi la chanson que vous entendez parle-t-elle de ça ?
- On dirait un poème ou un truc de ce genre, poursuivit Draco.
- Il y a juste une phrase qui m'a vraiment interpellée.
Hermione ne pencha au-dessus de la table, tourna la feuille pour mieux voir et pointa un ensemble de mots du doigt.
- Là, ici. Respire avec moi. Tu vois ce que je veux dire ?
En réalisant où voulait en venir la jeune fille, Draco stoppa sa respiration l'espace d'une seconde, puis souffla tout en se pinçant les lèvres.
- Oui, je vois.
- De quoi vous vous voulez parler ? se mêla Neville à la conversation.
Harry plongea son regard dans celui du blond et seul cet échange leur suffit à communiquer.
- En fait, on a remarqué que lorsqu'on dort on respire à la même vitesse, à la seconde près. Comme s'il n'y avait qu'une seule personne. Et Draco peut sentir quand mes battements de cœur s'intensifient.
- Il ressent tes émotions ? intervint Dean.
- Non. Il sait juste si mon cœur bat lentement ou rapidement et du coup ça lui donne une indication sur comment je vais, mais il ne connaît pas mes émotions. Quelle horreur !
Mais il se tendit aussitôt, se rendant compte de son erreur, regrettant déjà ses derniers mots. Juste à côté de lui, Draco venait de se crisper et avait rompu tout contact physique.
- Et en quoi ce serait l'horreur Potter ?
- Euh… non, mais, tenta-t-il de se rattraper. C'est juste que… c'est déjà assez bizarre tout ce qui nous arrive, pas la peine d'en rajouter une couche. Et puis si tu connaissais toutes mes émotions… enfin tu vois.
- Non, je ne vois pas.
- Draco ! Tu serais enchanté de ressentir tout ce que je ressens ?
- C'est déjà un peu le cas et non ! Tu as déjà oublié que je sais quand tes battements de cœur s'accélèrent, comme maintenant. Alors sois clair et calme-toi.
- Mais c'est toi qui t'énerves tout seul ! Tu me reproches que je trouve ça horrible que tu ressentes toutes mes émotions, mais tu me demandes de me calmer et donc de ne rien ressentir ! Alors, oui, ça serait une horreur que tu ressentes tout comme moi, car là tu verrais à quel point tu m'énerves !
- Mais je le sais déjà !
- Oh ! C'est quoi tout ce raffut ? Je dormais, moi, se rajouta Ginny qui sortait du dortoir des filles, tout en se frottant les yeux.
La cadette du groupe détailla tout le monde, cherchant à comprendre ce qu'il se passait.
- Rien, poursuivit Draco.
- Non, c'est pas rien ! Tu ne veux pas ressentir mes émotions, et moi non plus. Parfait, c'est pas le cas. Et si j'ai dit que c'était une horreur, c'était pas pour te viser. Je parlais de moi. Parce que ce que je ressens m'appartient et même si tu peux avoir des indices avec ce putain de lien, t'as pas besoin d'en savoir plus !
- Tant mieux, j'ai pas besoin de connaître tous tes états d'âme ! En même temps qui voudrait être dans ta tête de balafré !? Comme tu l'as dit, ça serait l'horreur !
- Oh, oh, oh, oh ! On se calme les gars, s'interposa Seamus qui se trouvait juste à côté de Draco et qui craignait que la situation ne s'enclenche sur une bagarre et qu'il se prenne un coup mal placé.
- Quelqu'un peut m'expliquer ? questionna Ginny qui n'en savait toujours pas plus.
Pendant que Neville lui expliquait de quoi il ressortait, Ron prit Harry à part.
- Eh vieux, calme-toi.
- Suis calme, marmonna Harry.
- Je crois pas. Je sais que Malfoy peut être chiant quand il s'y met, mais là, franchement, je ne comprends même pas comment vous en êtes arrivés à vous engueuler.
- J'en sais rien moi non plus.
- Surtout que le plus souvent vous vous entendez bien. Je ne sais même pas comment tu arrives à le supporter en permanence.
- Je te l'ai déjà dit Ron, il est différent de ce qu'il paraît. Je sais que tu en veux à sa famille pour ce qu'elle…
- Eh ! Ne change pas de sujet là. On parle de Malfoy et de toi, pas de lui et moi. Je gère mes embrouilles et tu gères les tiennes. Ok ?
- Mouais. Mais franchement, j'ai raison, non ? Ça serait trop flippant s'il pouvait tout ressentir, ou inversement.
- C'est sûr.
- Alors pourquoi il m'en veux ? En plus c'est pas le cas.
- Tu veux mon avis Harry ? Sincèrement, depuis qu'il a débarqué tu as changé et entre vous, je ne capte rien. J'ignore ce qu'il se passe entre vous, mais va falloir faire quelque chose.
- Mouais.
Son regard dériva le long du dos de Draco qui n'avait pas bougé et regardait le parchemin avec grande attention. Tout au fond de lui, il regrettait de s'être aussi vite emporté. Mais quand il avait réalisé que Draco pouvait quand même connaître certains aspects de ses émotions, la peur avait surgit d'un seul coup et s'était transformée en horreur la seconde suivante. Jusqu'à quel point Draco pouvait-il être lié, connecté à lui ? En réalité, c'était ça le plus effrayant.
Tout en retournant s'asseoir à sa place, Harry se força à respirer doucement et calmement pour enrayer sa folie cardiaque. Il devait retrouver sa sérénité.
- Sinon… pour le reste ? commença-t-il en enjambant le banc.
Sauf que sans le vouloir - ou en tout cas il tenta de s'en persuader – son côté droit frôla Draco. Il n'eut même pas le temps de comprendre ce qui lui arrivait qu'il se retrouva happé par deux iris orages qui le fixaient avec intensité. Dans ses oreilles, la chanson semblait ronronner alors que précédemment elle criait. Tous ses nerfs s'activèrent et son épiderme frissonna. Et il y avait cette envie, ce désir de le toucher encore plus, de poser ses mains sur son corps et sur sa marque, de la laisser être recouverte de sa chaleur. Son souffle se perdait dans le sien, s'écrasant sur sa peau, contre la sienne. L'air était chaud, mais il avait froid. Figé dans cet instant qui le poussait vers l'autre alors qu'il était incapable de bouger, il se demanda s'il n'était pas en train de perdre la raison. Probablement quand il commença à se pencher vers son visage, visant une zone en particulier, un endroit qu'il découvrait depuis peu, mais qu'il adorait. Quant à sa main, elle se tendait vers la masse de cheveux qui se rapprochait aussi. Étrangement, il avait envie de se perdre dedans. Une nouvelle fois.
- Harry, qu'est-ce que tu penses de cette phrase ? coupa Hermione en se penchant par-dessus la table, un bras entre les deux corps qui s'attiraient sans réaliser la portée de leur geste.
L'interpellé tourna la tête et Draco recula. Que venait-il de faire ? Il l'avait touché, il avait été frôlé et il s'était laissé envahir par le lien sans chercher à lutter.
- La… laquelle ?
- Celle-là.
- La mélodie qui se chante dans nos cœurs nous mène vers un lendemain encore inconnu ?
- Oui.
- Je dirai que ça fait référence à la chanson, mais pour la fin de la phrase… j'en sais rien. Et puis si vraiment c'est l'inconnu, ben on peut pas savoir.
- Logique, répliqua Neville.
- Et tu as d'autres phrases traduites ? demanda Dean.
- Oui, mais aucune ne me parle. Enfin… Harry, Malfoy ?
Harry qui s'était finalement assis, mais dont la cuisse s'était collée à celle du blond, se mit à lire le reste.
- Marche avec moi durant la nuit céleste. La lune m'éclaire d'une lumière renfermant la force de nos pas. Les vents dansent autour de nous. Respire avec moi. Ne te perds pas sur le chemin qui te mène à moi. Non, ça ne m'interpelle pas. Et toi ?
- Non, souffla Draco.
Mais ce dernier avait du mal à se concentrer sur la suite de la discussion car son esprit était resté à ce moment de contact qui l'avait poussé à désirer Harry comme jamais. Il analysait chaque seconde sans arriver à comprendre ce qu'il s'était passé. Il avait entendu les pas du brun qui revenait, senti l'air bouger juste à sa gauche et lorsqu'il l'avait à peine effleurer, tout son corps s'était tourné vers lui, attiré par lui. Son regard s'était accroché au sien et il avait effacé tout le reste. Il n'y avait plus qu'Harry. Et la chanson qui prenait sens avec les traductions d'Hermione. Et le brasier qui s'infiltrait dans chacune de ses cellules. Il ne comprenait pas ce qui l'avait poussé à agir ainsi, surtout en présence des autres et cela le perturbait bien trop pour sa propre santé mentale. Pour tout dire plus rien n'allait en cet instant.
- Draco ?
- Pardon ?
- Tu en penses quoi ?
Il regarda le parchemin devant lui, relisant une nouvelle fois les mots griffonnés par Hermione. Mais presque rien ne faisant sens. Hormis la respiration, la mélodie et cette idée de ne pas se perdre sur le chemin. Sauf que lui faisait tout l'inverse. Il était désespérément perdu.
- Tout ça ne nous en apprend pas plus sur notre lien et il vaut mieux qu'on se concentre sur des choses plus importantes, comme les entraînements. Tes amis ont bien fait ce matin et on devrait faire de même au lieu de perdre notre temps à… à traînasser le matin, finit-il juste avant de pousser la feuille et de se lever pour se diriger vers le dortoir.
- Je t'attends dans la salle d'entraînement dans une demi-heure.
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A suivre…
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J'ai eu du mal à me relire pour a correction et comme il y a avait de grosses incohérences, ça m'a perturbée. J'espère que c'est bon.
Je sais que les révélations sont minimes, mais au moins ça bouge un peu.
Par contre entre Harry et Draco ça bouge beaucoup plus. Est-ce que ça vous a plu ?
Prochain chapitre : Stratégies guerrières
