RAR Anonymes :

Max132 : oui, c'est bien la nana du prologue. Mais ce n'est pas une boulde cristal qu'elle a dans la main.

Dragonichigo : non à toutes tes suppositions. C'est la femme du prologue.

Donc pour ceux qui n'ont pas trouvé qui est Miranda dans le précédent chapitre, il s'agit de la femme du prologue. Je vous laisse le relire histoire de tout remettre à sa place.


Enneigement qui dérape

- Harry !

- Attends. Je crois que j'ai entendu Mc Go.

- C'est les vacances.

- Je sais, mais...

- Je doute fort qu'elle soit revenue à Poudlard en avance.

- Pourquoi ?

- Qui aurait envie de rester dans une école remplie de Mangemorts ?

- Nous ?

- On a vraiment un problème.

- Avoue, tu aimes ça.

- Ouais. C'est ça. Avance, crétin.

Un petit rire étouffé lui répondit et le corps juste devant Draco reprit sa marche.

Quelques minutes plus tard, ils arrivèrent devant le lac. Tout autour d'eux la nature était calme, en sommeil de l'hiver. Un épais tapis de neige recouvrait l'herbe et de la glace s'étendait sur l'étendue d'eau.

- J'ai besoin de ta baguette.

Draco fouilla dans sa cape tout en tentant de rester camouflé. De fait, il dû se coller un peu plus à Harry et se trémoussa. S'il n'avait pas été concentré sur sa recherche il aurait pu apercevoir les joues un peu rouges et le regard à la fois gêné et désireux que lui lança le brun.

- Tiens.

- Merci. Je lance les sorts pour ma bulle et on pourra sortir.

- Ok.

Après quelques formules, Harry s'écarta de Draco.

- Oh putain que c'est bon de respirer de l'air frais ! cria-t-il avec soulagement. Je me les pèle, mais c'est trop bon !

Derrière lui, Draco venait de poser la cape d'invisibilité sur la branche d'un arbre et dévisageait le brun avec surprise.

- Tu avais tant besoin que ça de sortir ?

- T'imagines pas ! Depuis quand on est pas sorti dehors ? Je parle à l'air libre. J'étouffais.

- Tu ne crains pas les remontrances des autres ?

Harry haussa des épaules et se tourna vers Draco.

- Ils feront quoi ? Nous punir ? Nous confisquer la cape d'invisibilité ? C'est déjà le cas.

- D'ailleurs, tu as fais comment pour la récupérer ? Franchement chapeau.

- Oh, mais c'est pas moi. Tu pourras remercier les filles. Pendant qu'Hermione parlait avec Rémus de ce qu'a dit l'autre folle l'autre jour au bar, Ginny a fouillé dans ses affaires et a fini par la trouver.

- Eh bien ! Tes amies me surprendront toujours.

- Enfin, profitons juste de cet aparté glacial.

Tout en disant cela Harry frotta ses mains l'une contre l'autre et s'assit sur une grosse pierre. Face à lui, Draco ne bougeait pas, mais ne semblait pas en meilleure condition physique. Il faut dire que la température extérieure devait tout juste avoisiner les un degré Celsius.

- Viens, dit Harry en tendant une main en sa direction.

Aussitôt le corps de Draco se mit en mouvement, mais une moue d'insatisfaction peignait son visage.

- Merde, se fustigea Harry en réalisant la portée de ses mots. Si tu veux pas, t'es pas obligé. C'était juste une proposition.

Draco se stoppa net et ses muscles se détendirent. Puis il reprit son avancé vers le brun, car après tout, il en avait quand même envie. Sa désapprobation sur son visage ne visait pas directement Harry, mais plus le lien et cette obligation d'obéir en permanence. Il détestait cet aspect et savait que le brun faisait au mieux pour ne pas lui donner d'ordre. Mais toute parole impérative était perçue comme tel par le lien, même si ce n'était pas le désir de l'autre.

Il ne restait que quelques centimètres entre les deux jeunes hommes. Harry sentait le souffle chaud le frôler avec délice. Une tentation à laquelle il se laissait succomber quotidiennement. Il se demandait s'il allait encore pouvoir y résister longtemps. Car il avait bien perçu l'éclat de défit dans les prunelles orages qui le détaillaient et le fait que Draco ait gardé une certaine distance n'était pas anodin. Ce dernier attendait que ce soit lui qui craque, qui initie le premier geste. Sauf qu'il oubliait un certain détail : Harry avait tendance à agir sous l'impulsion.

Ce qu'il fit en attrapant le blond par le col et en le plaquant contre son corps et contre ses lèvres. Contre ses envies, sa chaleur et ses désirs.

Contre ses battements de cœur anarchiques.

Contre cette folie passagère et pulsionnelle.

Les doigts agrippés au tissu épais, le serrant avec force, comme par crainte que Draco ne s'éloigne, Harry lécha les lèvres contre les siennes et dès qu'elles s'entrouvrirent, y nicha sa langue. Le baiser était fougueux, passionné, possessif. Il n'y avait aucune équivoque. Draco ne pouvait pas s'échapper. Encore moins quand deux pieds crochetèrent ses mollets, manquant de le faire tomber. Son corps bascula en avant et il se rattrapa comme il put sur le rocher qui leur servait de support. Il était prisonnier d'Harry et totalement soumis à son baiser.

Alors que d'ordinaire c'était lui qui amorçait ce genre d'échange, sentir Harry aussi sûr de lui et habité par ses désirs le chamboula. Et surtout il aima. A aucun moment il ne chercha à reprendre le dessus car les émotions nouvelles qui s'emparaient de son être étaient encore plus grisantes que tout ce qu'il avait vécu.

Avec volupté il se laissa emporter par les sensations et osa même gémir quand son bassin rencontra celui du brun. Son érection venait de rencontrer la sienne et ce frottement, même maladroit avait le don de faire grimper son désir d'un cran supplémentaire.

Puis Harry desserra doucement sa prise en commençant par ses pieds, calma ses assauts et finit par déposer de chastes baisers sur ses lèvres, juste avant de poser son front contre le sien. Ce fut à ce moment que Draco se rendit compte qu'il avait fermé les yeux tout du long, complètement absorbé par cette étreinte. Il se demanda si les ouvrir était une bonne idée. Est-ce qu'Harry le regardait ou bien était-il dans la même position ? Et s'il les ouvrait et que les siens étaient clos ? Et s'il les ouvrait et qu'il se perdait dans ses iris ? Et s'il ne les ouvrait pas ? Mais un soupir un peu plus fort le sortit de ses interrogations. Harry semblait lui aussi prit dans un tourment de questions.

- Dis, commença le brun. Tu pourrais lancer un sort d'amplification sur le rocher ? Comme ça tu pourrais aussi t'asseoir sans qu'on soit forcément… comme ça.

- Euh… oui.

Surpris de cette demande, Draco se recula, rompant tout contact et lança le sortilège sur le rocher en question dès lors qu'Harry n'y était plus assis. Puis il s'appuya contre la pierre alors que l'autre retrouvait sa place d'origine.

- Alors comme ça tu es déjà allé au Département des Mystères ? amorça Draco qui préférait partir sur un sujet qui ne les concernait pas directement.

- Mouais.

Harry fourra ses mains sous sa cape et se mit à fixer un point inconnu à l'horizon. Puis d'une voix calme, il commença à raconter. Voldemort. Son parrain. Les visions. L'horreur. L'infiltration au ministère. Les Mangemorts. Les sortilèges. La prophétie. Le Voile. La mort. Et Draco resta silencieux, écoutant simplement le récit.

Les minutes passèrent et des flocons blancs commencèrent à tomber de manière éparse autour d'eux. Harry avait finit par s'asseoir en tailleur et avait le visage tourné vers le ciel blanc. Quant à Draco il était toujours dans la même position, les coudes derrière lui, reposant sur la pierre et le reste de son corps à moitié allongé. Il n'y avait presque aucun bruit, étant les seuls humains dehors et la nature semblant être endormie, gelée par ce froid de nouvelle année. Jusqu'à ce qu'Harry se décide à briser le silence.

- Je me demandais..

- Hum ?

- On en a jamais parlé…

- De quoi ?

- Quand tu te transformes… En bouclier ou baguette. C'est comment ? Pour toi ?

- Oh. Eh bien, c'est assez étrange, commença Draco, le regard rivé sur l'horizon. Comme je n'ai plus de corps, je ne ressens ni chaud, ni froid, ni douleur, ni gêne, ni plaisir. Tout ce qui est attrait aux sensations physiques disparaît totalement.

Harry tourna brièvement la tête en direction de Draco, le regarda du coin de l'œil, puis reprit sa contemplation du ciel.

- Mais par contre, je continue de ressentir tout le reste. Les émotions, les envies, les désirs, les aversions. J'entends et je vois tout ce qui se passe, y comprit dans ton esprit. Quand je deviens un bouclier, j'ai toujours cette impression de… je sais pas. De faire ce pour quoi je suis là ?

Draco passa une main un peu nerveuse dans ses cheveux qui commençaient à devenir humide.

- Tu dois me trouver bizarre.

- Non. Moi j'aime bien quand tu te transformes.

- Ah bon ?

- Oui. Même si t'entendre dans ma tête est parfois énervant, j'aime bien. J'aime bien te sentir.

Harry ferma les yeux, tentant de contrôler sa respiration. Il ne voulait pas que le blond devine son trouble.

- C'est marrant que tu dises ça, me sentir, alors que je n'ai plus de corps. Et en même temps, je me suis toujours imaginé être juste à côté dans ces moments là. Pour moi je ne suis pas dans ta tête, je suis juste invisible.

- Je te rappelle que le bouclier et la baguette sont visibles.

- Ce n'est pas moi. C'est juste ma magie qui s'est liée à la tienne, qui s'est accordée à la tienne. Moi, je suis juste derrière toi.

- Derrière moi ?

Cette fois Harry s'était totalement tourné vers Draco, l'interrogeant du regard, surpris par les révélations qui venaient de le frôler. En face de lui, Draco s'était redressé et époussetait sa cape qui se teintait de blanc. Puis il se planta devant le brun et lui tendit une main. Harry s'en saisit et se retrouva debout, face à lui. La seconde suivante, son dos rencontrait la chaleur de son ventre, Draco venait de le faire pivoter.

- Comme ça, poursuivit le blond tout en posant son menton sur son épaule droite et en enroulant sa taille de ses bras. Quand je deviens un bouclier, je suis comme ça. Et je te serre. Plus le danger est grand et plus je te serre.

Harry hoqueta de surprise lorsque la prise sur son abdomen se fit plus forte. Ou alors ce fut le souffle chaud qui s'écrasait sous son oreille. Sans le vouloir, quelques frissons parcoururent son échine. Après quelques secondes d'hésitation, il posa ses mains sur celles aussi pâles que le manteau hivernal.

- Et pour la baguette ?

- Oh, là c'est un peu différent. Laisse-toi faire.

Les mots contre son cou étaient murmurés et semblaient glisser et s'enrouler sur sa peau. Sur son ventre, Draco repoussa ses mains, puis saisit son poignet droit, enroula ses doigts autour et l'éloigna du reste de son corps. Quant à son autre bras, il n'avait pas bougé, toujours en une étreinte ferme sur sa taille.

- Imagine qu'il y a notre baguette dans ta main, prête à lancer un sort. Je suis comme ça.

Draco était complètement collé dans son dos et épousait chacune de ses formes. De ses jambes. De son buste. De son bras droit. Il trouvait la position très intime et presque excitante. Et lorsqu'il réalisa que ses fesses reposait sur le bassin du blond, il s'extirpa de l'étreinte d'un seul coup.

- Euh… c'est… je ne pensais pas.

Draco soupira faiblement, saisissant les battements de cœur du brun qui devenaient saccadés.

- Ce n'est que mon impression. Si tu ne veux pas la ressentir ainsi, ça ne me dérange pas.

- Non, non. C'est… Enfin, je…

- Et pour toi ? C'est comment ?

- Oh ben c'est pas aussi complexe. Je t'entends dans ma tête et… D'ailleurs tu entends toutes mes pensées ? Vraiment toutes ?

- Non. Juste les plus fortes, celles qui sont en surface.

Un souffle s'échappa des lèvres légèrement bleutées d'Harry et ses épaules s'affaissèrent d'un seul coup.

- Tu as peur que j'entende des trucs que je ne devrais pas ? le taquina Draco.

- Oh ! La ferme ! Bien sur. Tu aimerais avoir quelqu'un qui peut entendre toutes tes pensées ?

Mais le silence fut sa seule réponse et une fois de plus il se maudit pour son impulsivité.

- Suis con, marmonna-t-il. Tu peux parler.

- T'es chiant, le réprimanda Draco sans grande conviction. Et non, j'aimerai pas.

- Bah c'est pareil pour moi.

Un froid venait d'être jeté entre eux alors que la minute précédente c'était tout l'inverse. Dans leurs oreilles, la chanson qui semblait ronronner venait de changer de tonalité, suivant leurs émotions.

- Je crois qu'on devrait rentrer. Je commence sérieusement à me les peler.

Sur ces mots, il attrapa la cape d'invisibilité et tendit sa main à Draco pour qu'il lui donne sa baguette et vienne ensuite se glisser avec lui sous l'étoffe.

Un quart d'heure plus tard, is passèrent la porte de la Salle sur Demande et se dirigèrent immédiatement dans le dortoir qui était désert.

- Bon, je file rendre la cape aux filles pour qu'elles la remettent à sa place.

- Ok. Moi je vais aller prendre une douche, j'ai besoin de me réchauffer.

- Ok.

Harry plia le tissu magique et le cacha sous son pull, puis sortit du dortoir.

Quand il eut finit avec Hermione et Ginny, ce qui par chance se fit sans encombre et rapidement, il se dirigea à son tour vers la salle de bain. En rentrant dans la pièce il sentit immédiatement la chaleur venir emplir ses poumons et réchauffer son épiderme. Les bruits lui indiquaient que Draco était déjà sous la douche et que l'autre cabine était vide. Sans plus attendre, il retira ses habits mouillés.

Une fois nu, il croisa son reflet légèrement flou dans le miroir qui commençait à s'embuer. Ses doigts se mirent à retracer les contours de son visage qui lui était net. Il avait encore du mal à se faire à cette nouvelle image de lui. Il se distinguait parfaitement et pouvait se détailler sans soucis. Son regard plongea dans ses pupilles vertes qui le déstabilisaient encore. Leur intensité le troublait, un peu comme si ces deux ronds verts n'étaient pas les siens.

Puis ses doigts glissèrent sur ses joues, sur ses lèvres et les souvenirs des derniers jours et des baisers échangés avec Draco surgirent sans préavis. Immobilisé contre cette partie humide et charnue de son visage, il resta à se demanda si tout ça était une bonne idée. Mais alors qu'il allait secouer la tête pour chasser ses pensées et aller prendre une bonne douche relaxante, un souffle presque imperceptible s'enroula autour de sa taille. Il frissonna à ce contact et se tourna brusquement vers la porte close d'où émanait de la vapeur d'eau.

Sa respiration se bloqua dans sa gorge et avec difficulté, il déglutit. Il avait chaud, mais cela devait être dû à la moiteur ambiante. Et il entendait la chanson dans ses tympans, comme tout le temps en réalité. Alors pourquoi venait-il de faire un pas en avant et qu'il n'allait pas en direction de la douche libre ? Puis un autre pas. Et encore. Et encore. Et encore.

Sa main se posa sur la poignée de la porte et l'actionna. Elle n'était pas verrouillée. Une vague de buée le fouetta de plein fouet et il lui fallut quelques secondes pour s'habituer à l'atmosphère. Devant lui, Draco était nu, sous le jet d'eau et lui tournait le dos. Il ne sut pourquoi, mais cette vision ne lui plut pas. Il voulait le retourner.

Alors sans réfléchir, il se rapprocha du blond et posa d'un seul coup ses mains sur les hanches pâles tout en exerçant une pression pour qu'il pivote et lui fasse face.

- Harry !? Qu'est-ce… Tu as une douche de libre juste à côté, s'exclama Draco d'un ton cinglant.

- Je sais, répondit Harry qui regardait ses mains suspendues dans le vide, à quelques centimètres des os saillants du bassin de Draco.

- Je peux savoir ce que tu fous dans ma douche ?

Draco tentait de capter le regard vert, en vain. Harry semblait absent.

- Harry !

- Tu m'as appelé, marmonna le brun.

- Pardon ?

- Tu m'as appelé, répéta Harry sur le même ton, sans bouger.

- Qu'est-ce que tu racontes encore ? Je ne t'ai pas du tout app…

Mais sa phrase mourut entre ses lèvres car Harry venait d'appliquer sa paume sur la marque de Mercure, dans une pression à la fois douce et impérieuse. Comme à chaque fois, le poison brûlant et mélodieux se mit à déferler dans ses veines. Même après tout ce temps, après toutes ces fois, sa réaction était toujours aussi vive. Dans ces moments, plus rien ne comptait hormis Harry. Lui tout entier. Encore et toujours. Avec son regard trop vert, ses mains trop chaudes, son souffle trop rapide, ses battements de cœur trop incompréhensifs.

Avec ses ongles dans sa peau.

Avec ses lèvres contre les siennes.

Ce n'était qu'un frôlement, presque aérien et pourtant il ressentit une vague de désir inédite monter d'entre ses reins. Probablement parce que pour la première fois, il y avait ses doigts sur leur marque.

Draco haleta, ne sachant plus quoi faire, quoi dire. Sa raison venait de se faire la malle avec syntaxe grammaire et orthographe.

La seconde suivante fut encore plus surprenante et bouleversante. Son dos rencontrait le mur froid de la douche et Harry se pressait contre son corps, sa main toujours au même endroit et sa bouche envahissant la sienne. Avec une dernière once de lucidité, il se dit qu'il était dans une sacrée merde. Puis il ferma les yeux et répondit au baiser, ne voulant pas non plus être inactif. Rapidement, plusieurs gémissements emplirent la pièce et leurs corps se mirent à bouger d'eux-même. Le désir affluait sans contrôle.

Harry était incapable de retirer sa main de la hanche de Draco. Il n'en avait pas envie de toute façon. Car il était à sa place, comme à chaque fois. Leur nudité ne le gênait même pas. La seule certitude qu'il avait était qu'il devait répondre à cet appel et l'honorer. Sa main gauche qui s'était retrouvée dans les cheveux blonds sans savoir comment commença à descendre lentement. La pulpe de ses doigts caressèrent la joue, s'attardèrent sur la nuque, griffèrent les pectoraux, flattèrent les abdominaux et finirent leur course sur la cuisse, le pouce à la limite de la zone la plus sensible du blond.

Ce dernier rejeta la tête en arrière, se cognant contre le carrelage et gémit à l'idée de la suite. Son érection était impossible à cacher, tout comme celle d'Harry.

- Putain, marmonna-t-il tout en s'agrippant aux épaules devant lui, de crainte que ses jambes ne lui fassent défaut.

Il avait vécu de l'extase et des jouissances, mais jamais à ce point, jamais avec autant de fébrilité. La bouche du brun se plaqua une nouvelle fois contre ses frissons, cette fois dans son cou, juste au niveau de sa jugulaire qu'il se mit à mordiller. Les décharges électriques qui se répandirent dans son organisme furent de trop. Harry était allé trop loin. Et tant pis pour son éducation, au diable sa maîtrise, aux oubliettes sa retenue. Ses ongles s'enfoncèrent dans la chair du brun et d'un mouvement qu'il espérait habile, il inversa leur position.

Le crâne de son agréable tortionnaire heurta à son tour la faïence et un juron s'échappa de ses lèvres. Mais il n'eut pas le temps d'en dire plus que Draco collait son bassin contre le sien, posait ses lèvres contre les siennes et qu'une de ses mains s'emparait de leurs virilités dans un étau délicieux et oppressant.

Cette fois, il ne répondait plus de rien et Harry n'aurait pas droit aux regrets. Sans attendre une seconde de plus, il activa ses doigts entre leur corps, créant une friction d'extase. Le plaisir montait rapidement. C'était un empressement, un besoin vital, presque autant que ce contact initié il y a quelques minutes et qui ne s'était jamais rompu. Ils en étaient incapable.

Il voulait ses ongles dans sa peau, ses doigts sur sa chair. Il aspirait ses souffles dans sa bouche et ses gémissements enserraient son cœur désordonné. Il voulait monter plus, entendre les notes les plus aiguës de cette mélopée et se brûler au contact de dans son étreinte.

Draco accéléra ses mouvements alors qu'Harry venait de nicher son visage dans son cou et le mordait doucement. Il y aurait probablement des marques de tout ça, mais il n'était plus à une près.

Parce que c'était Harry

Parce qu'il l'avait toujours voulu.

Parce qu'il le désirait depuis si longtemps.

Parce que ces moments volés à son insu le hantaient depuis des mois.

Parce qu'il voulait encore sentir son regard sur lui.

Parce qu'il désirait ne faire plus qu'un avec lui.

Parce qu'il oubliait tout avec lui.

Le corps d'Harry fut soudainement pris de soubresauts. Sa main droite griffa, s'accrocha à ce morceau de peau tatoué. Et il jouit dans un souffle saccadé.

La morsure sur la hanche de Draco fut à la fois violente et salvatrice alors que son propre plaisir éclatait entre ses doigts, se mêlant à celui de son amant. Comme son souffle, sa chanson cardiaque et son incompréhension.

En face de lui, Harry ne bougeait plus et le fixait avec des iris à la fois dilatées et humides. Était-ce l'eau de la douche coulant toujours qui reposait sur ses cils ? Il savait bien que non, mais préféra croire en cette stupide hypothèse.

Doucement, il ferma l'arrivée d'eau, puis attrapa la main qui n'exerçait plus aucune pression sur son aine et tira le brun à l'extérieur. Là, il l'entoura d'une grande serviette et en fit de même pour lui. Tout en déposant un rapide baiser sur ses lèvres qu'il cru voir trembler, il murmura :

- Sèche-toi vite si tu ne veux pas être malade.

Puis il sortit de la cabine de douche, préférant arrêter ses conneries pour le moment.

.

A suivre…

.


Suis en train de me mordre les doigts. Ça vous a plu ? Je vous avais dit qu'il allait s'en passer des choses pendant ces vacances de Noël.

Par contre moins de lecteurs, moins de reviews… moins bien ?

Prochain chapitre : On ne peut rien éluder bien longtemps