RAR Anonymes :

Guest : Merci pour ta review. Je suis ravie que mon histoire soit toujours intéressante et surprenante.

Mimily : Heureuse que ce chapitre te plaise. Oui l'appel sous la douche n'était pas prévu à la base et puis au fil des mots je me suis retrouvé avec ce nouvel aspect de leur lien. Quant à Hermione et Ginny, j'ai voulu rester fidèle à JKR vu que cette histoire se base sur les six premier livres. Et comme tu dis, ça change et ça fait du bien.

Dragonichigo : Eh oui, le prologue a toute son importance. Je ne sais pas si pendant les vacances les lecteurs auront plus de temps… Je verrai bien. Ah l'appel, ils vont en reparler dans ce qui suit, tu m'en diras ce que tu en penses. Merci d'être toujours au RDV en tout cas.

Guest : Harry n'est pas triste, mais plutôt perdu. Je rappelle qu'il est vierge et novice. Un top plein d'émotions peut faire couler quelques larmes sans qu'on ne le comprenne vraiment. Peut-être comprendras-tu mieux Harry avec ce nouveau chapitre.


On ne peut rien éluder bien longtemps

Harry regarda son assiette remplie de pommes de terre et poussa l'une d'elles avec sa fourchette. En face de lui, Ron le regarda faire et grimaça.

- T'as plus faim ?

- Hum ?

- D'habitude tu finis au moins deux assiettes et tu as encore de la place pour le dessert. Tu manges plus que moi depuis quelques mois. Mais là…

- Non j'ai pas très faim.

- Je peux prendre ta part ?

- Oh, si tu veux, soupira le brun en poussant son assiette en direction de son ami qui se jeta dessus.

A ses côtés, Hermione le détailla. Elle sentait que ce comportement n'était pas normal et que cette subite perte d'appétit cachait quelque chose. Peut-être était-ce en rapport avec Draco ? Leur lien magique ou leur relation. Tranquillement, elle se pencha un peu plus en avant pour prendre un morceau de pain et en profita pour regarder le blond. Ce dernier mangeait paisiblement son repas et ne semblait pas inquiet. Ou alors c'était autre chose ?

- Je crois que je suis un peu malade, un rhume ou un truc du genre. Je suis fatigué. Je vais aller me coucher.

- Tu ne veux pas un morceau de tarte à la mélasse ? proposa Molly.

- Non, merci.

- Franchement, tu es tout pâle Harry. Je pense qu'une bonne nuit de sommeil te serait profitable, compléta Rémus.

- Ouais. Bonne nuit.

Et il quitta la table sous les regards quelque peu inquiets de ses proches. Seul Draco ne s'était pas retourné. Mais cela ne signifiait pas que l'état du brun n'occupait pas ses pensées.

Bien au contraire. Ce fut d'ailleurs pour cela qu'il ne prolongea pas son repas et qu'il ne lut que quelques pages de son livre avant d'aller se coucher.

Une fois en pyjama, il lança son habituel sort de silence sur le lit, puis ferma les rideaux et se glissa sous les couvertures. Allongé sur le dos, il attendit. Il savait pertinemment qu'Harry ne dormait pas et se demandait quand il allait enfin se décider à parler. Il ne comprenait pas pourquoi il restait aussi silencieux et prostré depuis des heures. Enfin… en y réfléchissant bien, il se doutait que leur ébat sexuel dans la douche n'y était pas pour rien. Mais c'était lui qui était venu, qui l'avait embrassé et qui l'avait touché.

- Tu comptes cracher le morceau ? demanda-t-il tout en croisant ses mains derrière sa tête.

Le silence fut sa seule réponse.

- Je sais que tu dors pas alors répond.

- Y a rien à dire, marmonna Harry, le visage enfouit dans son oreiller.

- C'est pas l'impression que tu donnes. Tu regrettes ?

Une fois de plus Harry resta muet. Draco soupira, las.

- T'es vraiment chiant quand tu t'y mets. T'es pire qu'une fille. Si tu as un truc à me reprocher, dis-le moi, on s'explique et après on en parle plus !

Harry bougea, mais ne dit rien. Il venait juste d'étirer ses jambes qui s'ankylosaient. Sauf que ce manque de réactivité commençait à énerver Draco. D'un mouvement rageur il se redressa, plaqua une main sur l'épaule du brun et le força à se tourner vers lui.

Aussitôt le regard vert de Harry croisa le sien et la colère mêlée à la tristesse qui s'y refléta lui donnèrent la nausée. Il le trouvait si pathétique en cet instant.

- Lâch… commença Harry, juste avant que les iris de Draco ne s'écarquillent, que son corps ne se tende et qu'un coup de genou vienne frapper ses côtes.

Sous le choc, sa voix mourut dans sa gorge et il poussa un feulement de douleur.

- Tu me donnes encore un ordre et je défonce ta belle gueule de balafré, le menaça Draco qui avait le souffle court.

En réalité, ne pas se laisser emporter par l'ordre et la magie qui commençait à s'infiltrer dans ses veines lui avait demandé beaucoup d'énergie. Mais il ne voulait pas, il ne voulait plus obéir aveuglément à qui que ce soit. C'était pourquoi il avait lutté et sa seule solution avait été d'y répondre par la violence, comme une vieille ritournelle enfantine, songe des années passées à se quereller.

- Tu ne le ferais pas, le toisa Harry qui était désormais plaqué sur le lit, Draco le surplombant totalement. Tu ne peux pas me désobéir.

- Je ne t'obéis pas !

- Tu veux tester ? Si je te demande de dégager d'ici, de me laisser tranquille et de m'oublier, je sais que tu le feras. Alors ?

- T'es vraiment qu'un connard !

- Et toi qu'une merde profiteuse !

- C'est plutôt de quoi dont tu parles là. Enfoiré !

Ce furent les mots de trop pour Harry. Comment pouvait-il penser une seule seconde qu'il profitait de le situation alors qu'il ne faisait que subir ? Son corps se mit à se débattre pour se retirer de cet étau étouffant et oppressant. Sauf que le corps au-dessus de lui ne se laissait pas faire. Draco l'écrasait de tout son poids et rejetait ses assauts sans soucis. Une main claqua l'air, un coude s'enfonça dans la cage thoracique, des doigts tirèrent sur tout ce qu'ils rencontraient, un genou frôla un entrejambe, un goût métallique s'écoula dans une bouche.

C'était une lutte qui sonnait comme un écho passé et euphorisant. Combien de fois s'étaient-ils battus durant leur scolarité ? Combien de fois avaient- ils fini à l'infirmerie pour se faire soigner ? Mais au moins tous ces contacts avaient le mérite d'être maîtrisés et connus. Ils savaient quoi faire, comment répondre et quelles en étaient les conséquences. En un sens, c'était rassurant.

Draco plaqua son bras droit sur la gorge d'Harry et arma son poing quand un frisson le paralysa d'un seul coup.

- Arrête ! venait d'ordonner Harry en le fusillant du regard.

Figé, Draco maudit son lien et pesta contre son incapacité à anticiper une action aussi bête et destructrice.

- Putain t'es un vrai salop Draco, reprit Harry en toussotant. Redresse-toi.

Encore plus énervé, le blond se releva. Assis sur le corps de son bourreau et de sa victime il cria :

- Arrête avec tes ordres ! Tu n'as pas le droit, tu le sais ! On avait convenu que tu ne ferais rien à mon insu.

Un début de fou-rire irrationnel résonna contre les rideaux et recouvrit presque la mélodie qui fluctuait dans leurs oreilles. Harry n'arrivait plus à se contrôler. Il trouvait Draco si désolant en cet instant. Il avait tout pouvoir sur lui, pouvait lui demander n'importe quoi et il le ferait. Il ne chercha même pas à comprendre comment il en était arrivé là, ni ce qui le poussait réellement à agir ainsi. Ce sentiment de maîtrise était si grisant.

- Et t'y as cru ? Sérieusement ? réussit-il à dire entre deux hoquets. Je me demande lequel de nous deux est le plus fourbe en définitive.

- La ferme ! aboya Draco, totalement effrayé par la folie qui semblait se dégager du brun.

- Désolé, mais tu pourras me demander tout ce que tu veux, le lien ne m'oblige en rien. C'est assez comique, tu ne trouves pas ?

- Potter.

Draco venait de siffler son nom entre ses lèvres, menace qui promettait milles souffrances.

- Hum ? Enfin, finit par soupirer Harry qui retrouvait légèrement ses esprits. Qu'est-ce que je vais faire de toi ?

Il passa une main dans ses cheveux qui étaient totalement en désordre.

- Tu vas me dire que je peux faire ce que je veux et je vais déguerpir de ce trou rempli de tordus au plus vite.

- Tu n'es pas crédible Draco. Non, vraiment, je ne te crois pas.

- Laisse-moi au moins changer de position.

- Nan.

- Pourquoi ?

- Elle ne te plaît pas ? Après tout ce que tu m'as fait… chuchota Harry en se mordillant la lèvre inférieure.

Draco secoua la tête, ne sachant plus comment se comporter avec le brun. Il avait beau lui parler, il ne l'écoutait pas. Fatigué de cette joute qui ne rimait plus à rien, il tourna la tête sur le côté et ferma les yeux. Peut-être qu'en feignant l'ignorance son tortionnaire allait se lasser et le relâcherait.

Plusieurs minutes passèrent. Aucun ne bougeait, l'un parce qu'il ne le pouvait pas et l'autre parce qu'il ne le voulait pas. Sauf qu'à force de rester immobile, les muscles de Draco commencèrent à crier leur inconfort. Le sang dans ses jambes pliées avait du mal à circuler et des fourmillements commençaient à naître dans ses orteils. Sauf qu'il ne voulait pas avouer cette faiblesse au brun qui avait fermé les yeux et semblait perdu dans ses pensées. Il n'allait pas non plus le supplier de relâcher son emprise sur lui. Un Malfoy ne supplie jamais. Sauf pour sa vie éventuellement. Un grognement s'échappa de ses lèvres, provoquant un léger froncement de sourcil sur le visage devant lui.

- Tu m'en veux, chuchota Harry.

- A ton avis !?

- Mais c'est ta faute, poursuivit-il sur le même ton.

Cette fois la stupeur s'étala sur le visage de Draco. Il fixait Harry, les yeux grands ouverts, la bouche close et de travers.

- Pardon ? Ma faute ? Et puis quoi encore ?

- Tu m'as appelé.

Draco se pencha de quelques centimètres car il avait mal entendu le souffle qui était sorti d'entre les lèvres qu'il crut voir trembler pendant une seconde.

- Hein ?

- Tu m'as appelé, répéta Harry tout en tournant la tête sur le côté car il sentait le souffle chaud du blond venir le griffer.

- Mais je t'ai jamais appelé ! s'énerva Draco qui ne comprenait absolument pas où il voulait en venir.

Face à lui, Harry se pinçait les lèvres et triturait le bas de son t-shirt entre ses doigts. d'une voix légèrement chevrotante, il reprit :

- Quand on est rentré de notre escapade, je suis allé rendre la cape d'invisibilité aux filles, tout se passait bien. Et puis je me suis dit qu'une bonne douche serait pas de refus. Alors je suis allé dans la salle de bain. Tu étais déjà en train de prendre la tienne. J'ai enlevé mes habits dans la partie commune, puis j'ai regardé mon reflet et c'est là… que tu m'as appelé.

Draco laissa son corps retomber et ses mains atterrirent de chaque côté des cheveux noirs étalés sur la matelas. Il ne pouvait toujours pas quitter sa position, mais il avait quand même une certaine liberté de mouvement. Sa bouche se retrouva à quelques centimètres d'une des oreilles du brun.

- Je sais que tu as des tendances à être con, alors je vais te le répéter. Je. Ne. T'ai. Pas. Appelé. C'est clair ?

Harry frissonna, puis rouvrit ses yeux et se décida à faire face à Draco. Mais à peine eu-t-il le temps de frôler son nez du sien que le blond se redressa, mettant de la distance entre eux. Le regard gris qui ne le lâchait pas était rempli de colère et d'amertume. Il savait très bien que la situation ne jouait pas en sa faveur. Mais il était trop tard pour revenir en arrière.

- Je sais, avoua-t-il.

Aussitôt ses iris glissèrent le long du torse qui se tenait droit devant lui, jusqu'à s'arrêter sur son aine gauche. La seconde suivante il s'était redressé sur ses avant-bras et commençait à tirer sur les habits pour dévoiler sa marque. Sauf que le propriétaire de l'épiderme ne l'entendait pas de cette manière et se mit à repousser ses assauts.

- Putain, t'es chiant, grogna Harry.

- Ne me touche pas ! On a pas fini notre discussion !

- Laisse-toi faire bordel.

Aussitôt les mains de Draco retombèrent mollement le long de son corps.

- T'es qu'une sale ordure Potter !

La seconde suivante, alors qu'un doigt retraçait chaque détail du tatouage sur sa peau, Draco ferma les yeux et oublia presque la raison de son animosité. La caresse était si douce et apaisante. La chaleur qui se diffusa dans son organisme lui procura une sensation de bien-être voluptueux duquel il ne voudrait jamais partir. Ses muscles se détendirent et son souffle devint calme.

C'est elle qui m'a appelé, chuchota Harry.

Draco papillonna des yeux, les mots qui venaient de se glisser contre ses tympans prenant difficilement sens.

- Elle ? finit-il par demander après plusieurs secondes de réflexions, sa voix suivant le même ton que le brun.

C'était un peu comme si cette vérité était effrayante et que la dire à haute-voix pouvait être source de destruction. Ils parlaient régulièrement du lien, des changements qu'il avait emmené, mais rarement de ce dessin, de sa possible signification et de ses effets. Sauf que ce soir, le sujet venait d'être lancé et même si ça n'avait été qu'un murmure, il avait l'effet d'une bombe.

Draco inspira longuement pour calmer le tumulte dans son esprit. Puis il posa délicatement sa main sur celle qui ne bougeait plus sur son ventre.

- Tu veux dire que c'est elle qui…

- Oui. Je ne sais pas comment, ni pourquoi, mais je sais que c'est elle. Elle voulait que je vienne.

Les neurones dans le cerveau du blond se mirent à communiquer entre eux, partageant une foule d'informations, à la recherche d'une explication logique et rationnelle. Jusqu'à ce qu'une idée germe, petit lueur étrange et déroutante.

- Harry, il faudrait que tu retires ta main.

- Non.

- Harry, vraiment. Je dois tester un truc.

- C'est plus Potter ?

- Si tu ne retires pas ta main ça risque de l'être.

Harry soupira, serra les dents et souleva ses doigts à contre-cœur. Immédiatement, la chanson se mit à râler. Enfin pas très longtemps car cette fois c'était Draco qui posait son index sur l'encre, plus précisément sur la tête d'un des serpents. Il resta sur ce dernier et accentua sa caresse. Toute son attention était concentrée sur le corps sous lui, observant le moindre changement d'expression. Et puis, d'un seul coup, les pupilles vertes se dilatèrent et il vit l'air entre ses lèvres entrer et sortir avec plus de force.

- C'est ça, lui dit Harry, la voix un peu rauque.

Satisfait de sa découverte et fier de la vivacité de son esprit, il retira sa main, juste avant de se rendre compte qu'un courant d'air faisait frémir sa colonne vertébrale.

- Il m'arrive parfois de retracer la marque, souvent quand je suis sous la douche. Mais jamais sans insister, sans m'y attarder. Mais tu vois, lui, indiqua-t-il de son ongle, je crois que c'est toi. Enfin le serpent qui te représente. Tout à l'heure j'ai pas fait attention, mais je n'arrêtais pas de passer dessus.

- Et c'était ça l'appel que j'ai senti, comprit d'un seul coup Harry.

- Quand tu veux t'es pas trop stupide.

Harry ne releva pas la pique, préférant se concentrer sur cette découverte. Il souleva une nouvelle fois le pyjama et effleura le serpent en question.

- Je pense que ça ne fonctionne que si c'est moi, compléta Draco, voyant bien qu'il ne se passait rien de plus que d'ordinaire.

- Ok. Mais pourquoi j'ai eu envie de… t'embrasser ?

- J'étais juste en train de repenser à notre baiser dehors.

- Oh.

A ce souvenir, les joues du brun se tintèrent légèrement de rouge. C'était vrai qu'il avait été très possessif dans l'inexpérience de ses dix-sept ans.

Harry colla sa paume sur l'aine chaude, incapable de s'éloigner de cette félicité qui embrasait ses sens. Puis il se mordit les lèvres et reprit :

- C'est la dernière fois. Embrasse-moi.

Draco fondit sur ses lèvres, ne pouvant résister à l'ordre donné. Il se jura de lui faire payer ces affronts sur sa personne, mais cette dernière injonction avait le mérite d'atténuer sa colère à son égard. Il lécha les lèvres entrouvertes et enfouit sa langue afin d'approfondir cet échange qui le faisait frémir. Ses mains glissèrent sur le torse et partirent à la recherche d'un contact plus charnel. Ses doigts se faufilèrent sous le t-shirt et ses ongles griffèrent la peau offerte. Rapidement, des gémissements emplirent l'espace du lit et il se félicita d'avoir pensé au sortilège de silence. La seule ombre au tableau était qu'il ne pouvait toujours pas bouger ses jambes et son bassin.

Entre deux baisers, il réussit à faire comprendre à Harry sa gêne et ce dernier le libéra de son emprise. Bien décidé à se venger, Draco emprisonna les mains du brun de chaque côté de son visage et l'écrasa de tout son poids, alignant son corps avec le sien, un genou entre ses jambes. Il envahit sa bouche et ne lui laissa aucun répit. A une vitesse fulgurante, il sentit une bosse dure contre son ventre et il sourit de satisfaction. Son bassin se mit à onduler, exerçant une agréable pression contre leur sexe. Après tout, son désir aussi avait besoin d'être soulagé. Surtout que les ongles qui se plantaient dans son aine avaient le don de l'exciter encore plus.

En quelques minutes, Harry éjacula dans son pantalon tout en poussant un râle qui le fit palpiter, le poussant un peu plus haut dans son plaisir, sans pour autant qu'il atteigne l'extase. Mais cela était voulu car il avait tout fait pour stimuler l'érection du brun et non la sienne, même si le désir restait présent.

Enchanté de sa petite victoire sur le corps d'Harry, Draco se recula et s'allongea à ses côtés. Les battements de cœur du brun étaient encore désordonnés et se mêlaient aux siens qui ne savaient plus si la jouissance avait réellement eu lieu. Seul son sexe tendu à l'extrême entre ses jambes prouvait qu'elle n'était pas la sienne.

Harry souffla, tentant de reprendre une respiration normale. Il se tourna vers son amant et posa une main sur son torse. Le tambourinement qui se répercuta contre sa paume le fit sourire. Fatigué, il laissa son bras choir et sa main dériva plus bas, non loin de leur marque. c'est alors qu'il sentit la hampe dure, chaude et humide à travers le bas de pyjama et réalisa qu'il était le seul à avoir atteint l'orgasme.

Gêné d'avoir été égoïste, il se demanda quoi faire. Il avait envie que Draco prenne aussi du plaisir, mais il n'avait jamais touché cette partie de son anatomie. Par chance, les hormones de sa propre jouissance courraient encore dans ses veines, créant une brume qui le poussa à chevaucher le corps du blond et à frotter son bassin, plus particulièrement ses fesses contre le sexe non soulagé.

Les positions étaient inversées et la lueur de défit qui traversa les iris orages devant lui, l'euphorisa. Ses mains soulevèrent le t-shirt sans préavis, jusqu'aux épaules qui le bloquèrent le temps d'un regard, le temps que Draco lève les bras et la tête pour se retrouver torse-nu. Mu par une nouvelle force, Harry se plaqua contre lui, sa main droite sur son aine, à sa place et ses lèvres contre les siennes. Mais il ne resta pas longtemps sur ces dernières, sa bouche glissant le long de sa mâchoire.

Il déposa quelques rapides baisers et poursuivit son chemin jusqu'à l'oreille où il mordit le lobe avec pour réponse un feulement et un mouvement de bassin. Il dévia vers la carotide qui pulsait et commença à l'aspirer entre ses lèvres. Une marque en plus, il n'était plus à ça prêt.

- Harry, râla tout de même le blond en passant une main sur sa tête pour le forcer à stopper son geste.

Comprenant qu'il ne devait pas abuser, il continua à descendre, s'attarda quelques secondes sur le téton devant lui, ce disant que celui d'une femme ou d'un homme, c'était presque pareil. Puis il embrassa, lécha et mordilla la peau devant lui, se dirigeant toujours plus bas sans réellement savoir ce qu'il faisait. Jusqu'où pouvait-il aller ?

Lorsque son nez se retrouva à quelques centimètres de la bosse, il sut qu'il ne pouvait pas faire plus avec sa langue. Faire une fellation, non merci. Ou en tout cas, pas maintenant. Mais il pouvait quand même toucher. Après tout, il connaissait le corps des hommes, en étant un et il savait ce qu'était un sexe en érection et comment le toucher pour que ce soit agréable.

Un peu fébrile, il posa sa main gauche dessus et commença à frotter sa paume. En réponse, Draco se cambra et gémit. Tout en continuant ses caresses, il souleva son autre main et se mit à redessiner le tatouage du bout des doigts. Ce fut alors qu'une idée germa dans sa tête et il osa.

Sa langue remplaça ses doigts sur ce morceau de peau lisse et il se mit à l'aspirer. Dans son autre main, le sexe de Draco devint encore plus dur et un grognement résonna contre ses oreilles.

Heureux de ses actions, il se mit à mordre, lécher et sucer les traces noires dessinées sur la peau blanche. Il sentait que cet attouchement était tout aussi érotique que celui un peu plus bas. Son propre corps réagissait aussi, lui envoyant régulièrement des décharges électriques dans son bas-ventre, à son plus grand plaisir. Il n'avait jamais pensé à embrasser sa marque, mais il ne regrettait pas cette audace.

Surtout que peu de temps après il sentit une moiteur désagréable venir se coller à ses doigts et il comprit que Draco venait d'éjaculer. Une dernière caresse sur le sexe tressautant, un dernier coup de langue sur la peau humide et il se redressa pour venir poser ses lèvres sur celles de son amant. Sous lui, ce dernier était tout mou et répondit à peine au baiser.

- Par Salazard, réussit-il à prononcer entre deux respirations erratiques. On est quitte pour prendre une douche.

- Je crois bien que oui. Mais…

- Oui, pas ensemble.

Harry laissa échapper un petit rire.

- Sinon, reprit Draco avec un peu plus de sérieux. Pourquoi tu faisais la tête ce soir ?

Cette question eut l'effet d'une douche froide sur Harry qui pourtant était toujours dans son lit. Il s'écarta du blond, comme brûler et lui tourna le dos.

- Tu vas pas recommencer ? C'est quoi le problème ? C'est parce qu'on est deux mecs ? Ça va trop vite ? Enfin vu ce que tu viens de me faire alors que je n'avais rien demandé et que j'étais même prêt à aller utiliser ma main…

Il s'assit à son tour tout en grimaçant en sentant le liquide couler entre ses jambes.

- Je… tenta Harry, voulant vraiment lui répondre, mais ne trouvant pas les mots à son ressenti.

- Tu ?

- Tu crois que c'est le lien ? Qui nous pousse à…

Etonné, Draco haussa les sourcils, puis vint s'asseoir à côté du brun qui avait la tête baissée et fixait ses mains entortillées.

- Non. Tu me plais. Pourquoi ? Toi oui ?

- Non ! répondit vivement Harry tout en se tournant vers lui.

- Alors quoi ?

- Tu sais que j'ai jamais rien fait. C'est la première fois que je vais aussi loin avec quelqu'un.

- Si je te plais et que tu me plais, c'est normal.

- Je sais.

- Je te l'ai déjà dit Harry. Il n'y a aucun mal à prendre un peu de bon temps tous les deux, même en ces temps de guerre. Au contraire même.

- Prendre du bon temps, répéta le brun tout en marmonnant, le regard à nouveau perdu dans la contemplation de ses mains.

- Oui. Se faire plaisir.

- Se faire plaisir.

- Tu comptes répéter tout ce que je dis ? s'agaça Draco.

- Désolé.

Harry ravala la boule de salive qui s'était formée à son insu dans sa gorge et se força à sourire.

- M'écoute pas, je suis fatigué.

- Bien. Allez, on file se laver et ensuite on va dormir, répliqua Draco tout en se levant et en tendant une main en direction du brun. Tu pourras même t'endormir sur moi si tu veux.

A cette proposition le brun leva la tête et écarquilla les yeux qui se mirent à briller de joie.

- Juste parce que tu me fais vraiment pitié ce soir. Je te rappelle que je ne suis pas ton oreiller.

Harry acquiesça tout en se saisissant des doigts devant lui. Est-ce que son état morose de ce soir était vraiment justifié ? Le doute s'insinuait dans ses pores et perturbait ses pensées et ses battements de cœur. Comment serait demain avec Draco ?

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A suivre…

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Alors déjà merci merci merci à tous ceux qui m'ont laissé des reviews. Ça m'a beaucoup touchée mais surtout donné l'envie d'écrire car ça fait un bon moment que je n'avance plus dans cette histoire, bloquée au début du combat final.

Alors bon, je ne sais toujours pas comment va se passer le combat, mais j'ai eu envie d'écrire l'après grâce à toutes ces reviews.

Alors n'hésitez pas à me donner votre avis car c'est mon moteur pour écrire.

Je vous rappelle aussi que j'ai une page facebook qui vous permettra de connaître me avancées sur mes autres projets.

w w w . fa ce book . c o m

/Sinien.M /

(les 2 lignes en une et sans espace, FF refuse les liens et je dois les déstructurer pour qu'ils soient visibles)

Et sinon, comment avez-vous trouvé ce chapitre et les réactions de Draco et de Harry ? Le petit citron vous a ravi ? Il est bien placé ? Que pensez-vous des émotions de chacun, de ce qu'ils ressentent et disent ensuite ?

Prochain chapitre : La réalité des limites