RAR Anonymes :
Mimily : j'avoue, je ne savais pas trop comment écrire ce chapitre, je n'avais pas d'idée précise et pleins de scénarios en même temps. Mais je ne voulais pas non plus que les personnages repartent en arrière. Et donc c'est ce qui est finalement sorti. Allez, pour la fin sadique, tu as enfin la suite.
Dragonichigo : Ron restera Ron, même si je l'ai fait plus sympa que dans pas mal de fics je pense. Pour Draco, le fait qu'il tremble suite à la déclaration de Harry, c'est un peu de tout qui se mêle : satisfaction, soulagement, angoisse, peur etc. Après la déclaration intime n'est pas forcément sentimentale…
Marque de l'espoir
Harry était complètement mouillé et ses habits étaient collés contre sa peau. Mais il ne s'en souciait guère, bien trop occupé à embrasser Draco, à caresser ses cheveux ou sa nuque et à s'accrocher à sa hanche gauche. Même avec toute la volonté du monde il était incapable de retirer sa main de cette partie de son corps. Ce bout de peau diaphane marquée de noir était devenu son point d'ancrage auquel il ne cessait de s'agripper.
Les sensations que lui procurait ce contact étaient si intenses, presque comme une drogue. Il y avait toujours ce feu dans ses entrailles, dans son sang, comme de la lave liquide et en fusion qui courrait dans ses veines, ravageant son épiderme sensible. Puis la chanson, litanie presque inaudible d'ordinaire, qui prenait de l'ampleur, s'intensifiait, comme mû par sa propre volonté, guidée par le venin brûlant, résonnant contre ses tympans avec une douceur écrasante et dont les notes étaient toutes aussi belles. Et maintenant il y avait cette envie d'accentuer le contact, de se perdre dans cette folie de mercure et de fusionner avec le liquide de métal.
Son corps se plaqua contre celui de Draco qui ondulait doucement et répondait à ses assauts. Il ne pouvait y avoir méprise quand à leurs activités et à la suite de celles-ci. Surtout quand Draco commença à glisser ses mains sous le t-shirt trempé et tira dessus.
- Putain, j'y arrive pas, grogna-t-il entre deux baisers.
Harry se recula et tira à son tour sur le vêtement qui épousait parfaitement son torse. Après plusieurs tentatives, le morceau de tissu échoua dans un coin de la douche et Draco posa ses mains sur les fesses encore emprisonnées, le tout dans un mouvement qui retourna la situation.
Cette fois ce fut Harry qui se retrouva contre le carrelage et frissonna à son contact. Juste une seconde. Puis le brasier reprit de plus belle car Draco venait de poser ses lèvres contre sa carotide et la mordait tendrement, envoyant des décharges électriques dans son corps. Un gémissement glissa le long de son torse nu, entoura le sexe du blond qui était déjà en érection et se perdit derrière un genou tremblant.
Il ne savait pas s'il allait pouvoir tenir debout longtemps face aux assauts de son compagnon. Draco ne laissait aucun répit à ses sens, le caressant, le griffant, le mordant, le léchant, l'embrassant de partout. Ses doigts cherchaient une accroche, un bout de chair qui lui servirait de bouée, mais le corps devant lui ne cessait de se dérober et de glisser le long de son ventre.
Draco enfouit sa langue dans le nombril et lécha les quelques gouttes d'eau qui se reposaient en son sein, puis continua sa descente vers l'objet de sa convoitise. Depuis qu'il était sorti de son duel contre Neville, il n'avait qu'une envie : retrouver Harry dans l'intimité de leur relation nouvelle. Il avait hésité quelques secondes, puis s'était mis à effleurer le serpent le représentant, lançant alors cet appel qu'il savait impossible à nier pour Harry. Et maintenant, il n'avait plus qu'un seul désir, redécouvrir ce corps qui lui plaisait un peu plus chaque jour et l'emmener à la jouissance.
À genoux devant lui, il sentit une main s'ancrer dans son épaule et une autre venir caresser ses cheveux. Satisfait de son effet, il commença à défaire la ceinture qui retenait le pantalon, un des derniers remparts à ses projets. Au-dessus de lui, il entendit un sifflement et ne put s'empêcher de sourire face à l'empressement évident du brun. Il aurait pu le faire languir un peu plus, le pousser encore dans la frustration et l'attente d'une étreinte plus intime. Mais le feu qui ravageait son esprit et son corps annihilaient toute pensée cohérente. Ou alors c'était parce que son cœur s'emballait bien trop vite pour si peu et que la patience s'était noyée dans l'eau de la douche.
- Draco, marmonna Harry en enfonçant ses ongles dans son épaule.
L'interpellé tira sur la boucle de métal, puis ouvrit le pantalon et d'un coup sec, le descendit un peu avec le boxer. En voyant la hampe qui se dressait devant lui sans aucune pudeur, il se mordit les lèvres. Il leva les yeux et admira la vision qui se peignait face à lui. Harry était recouvert d'eau qui ruisselait le long de sa peau, de ses muscles et de chacune de ses courbures. La tête rejetée en arrière, les yeux clos, les dents qui malmenaient ses lèvres étaient le signe d'un plaisir à peine étouffé. Un grognement le rappela à l'ordre et il reporta toute son attention sur le sexe au gland turgescent. Sa langue lécha ce dernier, juste au niveau du frein et il esquissa un sourire en voyant le membre s'animer tout seul face à cette caresse. Puis il l'empoigna d'une main et se mit à le malmener d'une délicieuse façon. Rapidement, il le sentit grossir entre ses lèvres et comprit qu'en continuant ainsi, Harry allait finir par jouir. Alors il retira sa bouche, ne voulant pas recevoir le sperme dedans et continua simplement avec sa langue et ses doigts.
Sur son épaule et dans ses cheveux, il sentait les doigts du brun se crisper dans une certaine retenue, comme s'il ne voulait pas lui faire mal et, bien malgré lui, cette attention le toucha. Tout comme lorsqu'il tenta de le prévenir entre deux souffles qu'il arrivait au point de rupture.
Draco se redressa et immédiatement la main droite de Harry se posa sur sa hanche, comme attirée par un aimant, un automatisme qui les ravissait tous les deux. Ses lèvres rencontrèrent les siennes et un baiser chargé de tensions débuta. Quelques secondes après, un liquide chaud glissa le long de ses doigts encore sur la verge et il sentit son cœur s'emballer. Il avait joui, il l'avait fait jouir. Enfin… il ne savait plus trop tôt.
- Désolé, souffla Harry. Je...Tu n'as pas…
- Pas grave.
Sauf que Harry ne l'entendait pas de cette façon. Il était peut-être inexpérimenté, mais hors de question qu'il soit le seul à profiter. Un peu hésitant, il descendit sa main libre le long du torse de Draco, appréciant les courbes sous ses doigts, puis se saisit du sexe dur et chaud qui palpitait. Il était différent du sien, mais pas totalement non plus. Doucement, il se mit à bouger ses doigts, imprimant un mouvement de va-et-vient, comme il le faisait lors de ses moments de plaisir solitaires. Il était tellement concentré sur sa tâche qu'il en oublia presque tout le reste. Ce ne fut que lorsque Draco glissa une main sur sa nuque et plaqua ses lèvres sur les siennes qu'il se rappela qu'il pouvait faire autre chose. Rapidement, son esprit parti dans les méandres du plaisir et il arrêta de réfléchir, profitant juste de ce moment. Tant et si bien que son propre sexe se réveilla à nouveau et finit par rencontrer son homologue. Ce frôlement intime lui rappela un souvenir dans cette même douche. Pouvait-il faire comme Draco ?
- A… arrête, marmonna Draco qui avait son front posé sur une de ses épaules.
- Je… je fais mal ? se mit-il à paniquer, ses muscles s'immobilisant d'un seul coup.
Draco releva la tête et ancra ses iris dilatés dans ceux remplis de doutes.
- Non… mais… j'ai envie de plus, avoua-t-il tout en se mordant la lèvre inférieure.
Une vague de soulagement aussitôt remplacée par une autre de panique, puis de fébrilité traversa son corps. Il ne savait pas quoi faire ou quoi dire. Tout était contradiction dans son esprit. Il faisait bien, il n'était pas trop empoté, mais Draco voulait plus et lui n'avait jamais passé ce cap. Allait-il être dessus ou dessous ? Et puis comment devait-on faire ?
- T'es chiant, grogna Draco en s'éloignant de quelques centimètres, provoquant encore plus d'incompréhension chez le brun.
Sauf qu'une main impérieuse se saisit de la sienne et le tira hors de la douche. Docile il se laissa guider jusqu'à ce que Draco le pousse sur leur lit et le chevauche.
- Un signe d'approbation serait bienvenu. Tu as le droit de dire non aussi.
Harry hocha de la tête, perdu entre ses hormones qui lui hurlaient de se jeter à l'eau, sa raison qui tentait de se frayer un chemin jusqu'à son lobe frontal et la chanson qui vibrait de contentement.
- Oui pour quoi ? demanda Draco qui commençait à perdre patience face à l'absence de réactivité de son partenaire.
- Je… je n'ai jamais. Je sais pas… comment, balbutia Harry.
- Je sais. Et donc ?
- Et si quelqu'un rentrait ?
- Vu ce qu'ils savent à notre sujet, je doute fort qu'ils osent venir ici pour l'instant. Donc ?
Draco était d'un seul coup si prévenant, que Harry sentit son cœur rater un battement et il sut à ce moment là qu'il était définitivement perdu. Draco allait être le premier, comme ça avait été le cas pour pleins d'autres choses. Dans sa haine, dans son mépris, dans sa rivalité et dans son obsession. Dans son lit, dans ses caresses, dans ses baisers et dans son cœur.
- Ok, chuchota-t-il juste avant d'entourer son cou de ses bras et de le forcer à l'embrasser.
Aussitôt les assauts reprirent pour leur plus grand plaisir à tous les deux. En quelques minutes, il n'y avait plus d'habits entre eux et leur désir était parfaitement visible. Draco chevauchait toujours Harry, menant la danse, ayant bien compris qu'il allait devoir agir.
Son corps s'allongea sur le sien et leurs virilités se frôlèrent dans un gémissement qui emplit le dortoir. Ses mains effleurèrent ses côtes et le corps sous le sien se cambra alors que ses ongles se plantaient dans son aine, ce qui eut pour effet d'accroître son plaisir. Puis il continua sa descente jusqu'à arriver aux fesses qu'il empoigna.
Immédiatement, comme si le corps de Harry savait comment réagir, ses jambes remontèrent et s'écartèrent encore plus. Une langue taquine vint lécher l'intérieur de cette cuisse offerte, évitant soigneusement le point plus sensible qui ne demandait qu'une chose : être à nouveau comblé de caresses.
Sauf que Draco avait envie que cette première fois entre eux ne soit pas que du sexe. Alors il faisait tout pour attiser le feu dans les entrailles de son amant et qu'il se perde dans des sensations encore inconnues. Après plusieurs minutes d'un traitement qui fit haleter, gémir et marmonner Harry, Draco se redressa, saisit sa baguette et lança plusieurs sorts dont un de protection contre les maladies. Du lubrifiant se déversa dans sa main et à cette vision, le souffle de Harry s'accéléra. Dans sa propre cage thoracique, Draco ressentit la crainte qui venait de naître de la part du brun et le gratifia alors d'un sourire, tandis que ses doigts entourèrent sa virilité et étalèrent la substance visqueuse. Surpris, Harry écarquilla les yeux. Puis une bouche souffla près de son oreille et dit :
- J'aime les deux et comme tu n'as jamais rien fait, ça ne me dérange pas.
Une fois de plus, cette prévention à son égard le chamboula et il le remercia en silence. Car déjà Draco s'empalait sur lui et les sensations alors nouvelles le dévastèrent. Il avait envie de se laisser porter par le flot et de lâcher prise sur le monde. Mais la moue de crispation que tentait de contrôler le blond ne passa pas inaperçu. Alors Harry empoigna la hampe devant lui et se mit à la masser doucement, alors que son autre main ne cessait de retracer la marque de Mercure. Une minute plus tard, Draco remontait déjà et entamait des mouvements de va-et-vient, ne ressentant plus aucune gêne. Il se doutait que l'effet du Mercure agissait comme un antalgique, voire peut-être un aphrodisiaque et il se dit que pour une fois, il lui était bien utile.
Une chaleur encore plus cuisante courrait dans ses veines et son corps était moite de sueur. Quant à la chanson, elle suivait le rythme de ses mouvements et des râles de plaisir qui s'échappaient des lèvres de Harry, nouvelle mélodie qui la rendait encore plus magnifique à ses oreilles.
Néanmoins, ses jambes se mirent rapidement à souffrir de l'effort à fournir et il se laissa retomber contre le torse du brun, le souffle court. Mais ce n'était pas assez. Harry laissa ses lèvres danser contre les siennes, nouveau ballet en réponse à toutes ces sensations qui irritaient presque leurs sens. Il avait encore envie de lui, d'être en lui et sur lui, de sentir son corps se mouvoir et se perdre dans le sien, de sentir son souffle et ses regards emplis de désirs et d'une étincelles inconnue.
Sans un mot, juste avec un léger mouvement de tête ils se comprirent et Draco changea de position pour se retrouver à quatre pattes sur le lit. Le nez enfouit dans l'oreiller qui servait à Harry, il huma son odeur alors que le brun prenait place dans son dos.
La pénétration fut lente et le frustra. Il aspirait à plus. Avec folie et perdition. Son bassin se mit à bouger tout seul, imprimant de suite le rythme à suivre, dictant à Harry les coups de reins à donner. Sauf qu'il avait beau aller au plus profond de son être et frapper cet endroit qui d'ordinaire le faisait crier, il ne se sentait pas comblé, ni satisfait. Et comme si Harry avait entendu son manque, ce dernier glissa son bras droit sur son ventre et sa main se logea sur leur lien, tout en le tirant vers lui pour que son dos se plaque contre son ventre. La tête rejetée en arrière, reposant contre l'épaule de son amant, Draco poussa un long gémissement. Ses jambes tremblaient et la prise sur son buste était forte et possessive. Son plaisir montait par vagues qui déferlaient les unes après les autre, sans aucun répit. Il ne manquait plus que sa bouche contre la sienne et une fois de plus, son souhait fut exaucé, comme si Harry connaissait le moindre de ses désirs. Ce n'était pas la position la plus confortable, mais en cet seconde elle lui convenait parfaitement.
Parce qu'il était contre lui.
Parce qu'il sentait ses battements de cœur.
Parce qu'il se perdait dans son corps.
Parce qu'il respirait son odeur.
Parce qu'il s'agrippait à lui et au métal en fusion.
Parce qu'il le sentait partout, dessus, dessous, dedans et hors de lui.
Parce qu'il lui suffisait d'un mouvement de bassin en plus et la jouissance serait maîtresse dans chacune de ses cellules.
Il sentit une chaleur se répandre en lui et des ongles se planter avec force dans sa hanche. Il était en train de jouir. Pourtant son sexe pulsait toujours et la tension dans ses muscles n'était pas repue. Puis il y eut un frôlement aérien, une légère brise autour de lui et il frissonna de plaisir. La seconde suivante, il éjaculait devant lui, sur les draps et son corps en entier retombait lourdement.
Dans sa nuque il sentait la respiration erratique qui le griffait et il sourit. Sa main droite glissa le long de cette peau humide, là où se perdait quelques mèches de cheveux un peu trop longues et il pressa dessus tout en tournant son visage vers celui de Harry. Le baiser qui suivit fut tendre, lent et régulièrement entrecoupé pour leur laisser le temps de retrouver une respiration normale.
- Waouh siffla Harry tout en reculant, sentant son sexe glisser de l'intimité de Draco.
Son corps tomba en arrière et il manqua de peu de se cogner la tête contre le montant du lit.
- C'était…
- Très bien, compléta Draco qui s'assit à ses côtés.
Harry attrapa son bras et le tira vivement contre lui, le faisant s'allonger d'une manière peu gracieuse et pas très confortable. Puis il ravit ses lèvres en un petit rire et claqua doucement ses fesses, le tout sous un regard acier qui était à la fois amusé et outré. Le sien dériva le long de la peau blanche, non loin de ses doigts et il la caressa.
- Tu as vu, chuchota-t-il.
Ne comprenant pas ce que voulait dire Harry, Draco dévia son regard vers son bras gauche et comprit alors.
- On ne voit presque plus rien, poursuivit Harry.
- Je sais. Le matin au réveil on la voit encore moins.
- Ça te gêne ?
- Qu'elle disparaisse ? Non. Je n'ai jamais adhéré à sa vision du monde sorcier.
Draco s'installa un peu plus confortablement contre le corps du brun et déposa un chaste baiser sur ses lèvres.
- Et celle là ? demanda Harry en frôlant son aine.
Après une grande inspiration pour ne pas se laisser emporter par les souvenirs de ses effets quelques minutes plus tôt, Draco répondit :
- Elle est moins pire que celle du Seigneur des Ténèbres, mais… ça reste une marque, signe que ma magie est liée à la tienne et que…
- Tu dois me coltiner, finit le brun.
Un silence un peu pesant s'installa entre les deux jeunes hommes. Draco quittait un maître pour un autre en définitive. Même s'il ne considérait pas Harry de cette façon, le fond restait le même. Il était enchaîné à un autre et son avenir restait flou. Il espérait juste qu'une fois cette guerre finie, une fois la prophétie concernant Harry passée, il pourrait commencer une nouvelle vie tranquille et paisible. Enfin… si son ancien maître périssait définitivement.
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A suivre…
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Eh, vous avez vu, un chapitre avec un gros lemon et une fin qui n'est pas sadique ! Merci qui ?
Sinon passons aux choses plus sérieuses… alors cette première fois ? Je veux toutes vos impressions.
Prochain chapitre : Un semblant de déjà vu (on va attaquer l'épisode où tout se dévoile)
