RAR Anonymes :

Dragonichigo : Bon ça va si ça tient debout, je m'en sors pas trop mal. Pour le mercure, je réponds en fin de chapitre. Merci d'être toujours là.

Mimily : Oh ben merci. Oui j'ai pas mal d'imagination quand mon cerveau s'y met. Pour le mercure, je réponds en fin de chapitre. Quant à la marque de Draco, c'est l'occasion de la virer et qu'il ne finisse pas en procès pour soutient à Voldemort.


Un lègue si proche

Suite aux révélations fournies par Hermione, une discussion animée avait pris place dans la Salle sur Demande. Etrangement, beaucoup d'éléments prenaient sens au fur et à mesure des réflexions des uns et des autres. La chanson était le reliquat d'un souvenir ancien, lègue à un enfant dont la mère était morte trop tôt. La chaleur qui se répandait à chaque contact rappelait probablement celle d'une fusion incandescente qui avait provoqué l'accident. Quant à la marque, elle était différente, juste un tatouage et non une pierre, mais sa signification restait identique.

Harry et Draco fusionnaient lorsque le premier le demandait ou qu'il était en danger, car toute cette histoire prenait sens dans un temps de conflit où une magie ancienne et certainement endormie au fil des siècle s'était réveillée pour répondre à un besoin de sécurité.

Hermione émit l'hypothèse qu'à un moment ou un autre Harry et Draco aient eu un ancêtre commun. Et que cette infime part de génétique se soit réveillée avec eux.

La seule personne qui restait silencieuse était Ginny qui était perdue dans ses pensées. D'une oreille à moitié attentive, elle écoutait les dires des uns et des autres, mais son esprit restait loin d'eux. Il dérivait dans des souvenirs un peu flous qui pourtant l'interpellaient étrangement.

- Euh… Hermione ? finit-elle par l'interpeller.

La jeune fille se tourna vers elle en l'interrogeant du regard.

- C'est une topaze dorée qui était sous la peau de Rosalynda ?

- En effet. Elle essayait de faire fusionner l'essence de cette pierre avec l'or quand il y a eu l'accident et que Rosa reçut tout ça sur elle.

- Et elle l'a léguée à ses descendants ?

- Je ne sais pas si cela s'est fait, mais elle le voulait. Probablement le mari ou un des enfants de Rosa. Pourquoi ?

- Je crois… enfin il faudrait lui demander… mais qu'un ancien directeur de Poudlard, un Black, porte une baguette avec une pierre jaune.

- Mais oui, Phineas Black ! s'exclama Hermione qui regrettait de ne pas y avoir pensé elle-même. Il faudrait pouvoir lui parler. Malheureusement, ses portraits se trouvent dans le bureau de Dumbled… Snape et au Square Grimmaurd.

- Tu es sûr pour cette bague ? demanda Draco.

- Pas vraiment, mais je serais aussi très étonnée si j'avais totalement tord.

- Normalement Snape passera en fin de journée pour nous faire un bilan de la situation à l'extérieur, intervint Rémus. On lui demandera à ce moment là.

Tous acquiescèrent.

- Mais du coup si ce que l'autre folle a dit est vrai… est-ce qu'elle n'en sait pas plus ?

- Pour une fois que tu dis pas une connerie Ron, le taquina Harry.

Le rouquin grommela dans sa barbe, sous les rires des autres.

- Comment s'appelait cette personne ? questionna Rémus.

- Euh… Miranda je crois. Alberforth la connaît bien.

- J'essaierai d'aller lui parler alors.

Une nouvelle fois, cette idée fut acceptée. Il restait encore des zones d'ombre, mais ils venaient de faire un grand pas et cela avait pour effet de redonner du baume à chacun.

Et surtout… de l'espoir.

oOo

Cachés sous la cape d'invisibilité, Harry et Draco suivaient Severus en silence. Ils se dirigeaient vers le second étage, là où se trouvait le bureau du directeur de l'école. Leurs mains étaient liées l'une à l'autre avec une certaine appréhension et excitation. Ils ignoraient ce qu'ils allaient apprendre, mais ils s'en moquaient un peu. Car en cet instant, ils n'avaient jamais eu autant de connaissances sur leur magie. Alors peu importe ce que pourrait leur dire cet ancien directeur, cela n'enlèverait pas leur fébrilité actuelle.

Une fois le mot de passe prononcé, certains d'être seuls dans la pièce et après un chaste baiser, ils sortirent de sous la cape.

- Le portrait de Phineas Black se trouve ici, désigna Severus.

Harry s'avança le premier, déterminé. Dans l'encadrure dorée, un vieil homme avec des habits d'antan somnolait. Il se racla la gorge pour attirer son attention, mais le portrait ne bougea pas.

- Monsieur Black ! intervint Draco. Je suis Draco Malfoy, fils de Narcissa Black, nous aimerions vous parler si cela ne vous dérange pas.

Cette fois, la peinture bougea et l'homme se mit à les dévisager.

- Bonjour jeunes gens. Oh, Monsieur Potter, ravi de savoir que vous êtes toujours en vie.

- Euh, merci. Désolé de vous déranger, mais nous souhaitons vous poser quelques questions concernant vos ancêtres, si vous êtes d'accord.

- Pour vous Monsieur Potter, je suis tout disposé. Et vous êtes ? demanda Phineas en détaillant Draco.

- Draco Malfoy Monsieur. Ma mère est une Black, c'est votre arrière-arrière-petite-fille.

- Ravi de savoir que ma descendance prospère avec les mêmes valeurs qu'à mon époque.

Harry ne comprit pas le sens de cette phrase, mais pour Draco, si. Son ancêtre faisait référence à la pureté du sang.

- Que puis-je faire pour vous Messieurs ?

- Une amie m'a dit que vous avez une bague avec une pierre jaune, est-ce le cas ?

- Celle là ? proposa Phineas en ouvrant sa main droite, dévoilant alors le bijou.

- Oui ! Savez-vous quelle est la nature de la pierre dessus ?

- Vous savez ce n'est pas une bague qui a une grande valeur. Il me semble que la pierre est une topaze ou un beryl.

- Oui, une topaze, s'enthousiasma Harry. Comment l'avez-vous eu ?

Surpris de cet interrogatoire à propos d'une vielle bague sans valeur, l'ancien directeur mis quelques secondes avant de répondre.

- C'est mon père qui me l'a donnée. Elle est transmise de génération en génération depuis des siècles. Pourtant, comme je vous l'ai dit, elle n'a pas de valeur. Par contre je me souviens avoir senti de la magie en émaner à plusieurs reprises.

- C'est elle Draco, c'est elle !

- On en est pas sûr Harry.

Face à l'ardeur évidente du brun, Draco se montrait moins démonstratif. En effet, les informations recueillies allaient dans leur sens, mais cela pouvait également être dû au hasard.

- Pourquoi vous intéressez-vous à cette bague ?

- Euh… pour faire simple, on vient de découvrir que les Potter, les Malfoy et les Black ont un ancêtre commun et une…

- Pardon de vous couper jeune homme, mais toutes les anciennes familles de sorciers de sang-pur sont liées entre elles. Il y a aussi les Weasley, les Flint, les Londubat, les Beurk, les Gamp et j'en passe. Si vous vous renseignez un peu mieux sur vos origines vous le sauriez depuis votre enfance.

- Oui, vous avez raison Monsieur. Veuillez excuser Harry, il a été éduqué par des moldus et ne connaît pas encore tout ce qu'implique un nom aussi vieux que le sien, ou le votre. En réalité, nous aimerions savoir où se trouve cette bague à ce jour car nous pensons qu'elle pourrait nous aider dans la guerre contre Vous-Savez-Qui.

- Il est donc vrai qu'un autre Mangemort a changé de camp, constata Phineas. J'ai légué cette bague à mon fils aîné, Sirius. Ce qu'il en est aujourd'hui, je l'ignore. Traditionnellement, elle est remise à l'aîné mâle de la fratrie. A vous de retracer la généalogie depuis mon fils.

- Il faudrait retourner au Square Grimmaurd pour voir l'arbre généalogique, en conclu Draco. Malheureusement, je ne me souviens pas de tout.

- Merci pour votre aide Monsieur Black, termina Harry.

- Avec plaisir Monsieur Potter.

Puis Harry se tourna vers Draco avec un léger sourire sur ses lèvres. Ils venaient de faire un pas de plus.

Quelques minutes plus tard, de retour dans la Salle sur Demande, Harry suppliait Rémus de se rendre à la demeure des Black afin d'en apprendre plus sur cette bague.

- Il en est hors de question Harry ! C'est bien trop dangereux ! Tu as entendu Snape, Tu-Sais-Qui te cherche partout et veut que tu meures au plus vite. Il a hâte d'en terminer avec toi.

- Moi aussi ! se défendit le brun. Et justement si on sait qui a cette bague, avec un peu de chance on pourra la lui demander et va savoir ce qu'il va se passer. Peut-être que notre magie sera encore plus puissante.

- Sauf si tu te fais capturer et tuer entre temps.

- T'es chiant Rémus Tu ne te rends même pas compte qu'on est tous en train de devenir dingues à force de rester enfermé ici. Pourquoi Hermione va à la bibliothèque dès qu'elle peut ? Pourquoi on est sorti à la Tête de Sanglier pendant les vacances ? Et puis tu sais quoi, on a piqué la cape d'invisibilité plus d'une fois pour aller prendre l'air. On étouffe ici !

- Harry, je comprends que ce soit dur pour vous et en même temps… intervint Molly, tentant de calmer la colère du jeune homme.

- Je sais ! cria-t-il. Je sais tout ça. Avec cette putain de prophétie je suis la cible numéro une et tout le monde me recherche. Mais vous n'allez pas pouvoir me cacher ici indéfiniment. J'ai l'impression que peu importe ce qu'on fasse, on ne sera jamais prêt à affronter Vo… Vous-Savez-Qui. Et vous savez quoi ? Je le serai jamais !

N'en pouvant plus, sentant sa rage prête à exploser et ne voulant pas blesser d'avantage ses proches, Harry se dirigea vers le dortoir et claqua la porte sous le silence qui régnait dans la salle principale. Tous avaient été surpris de la réaction de Harry et du ton qu'il avait employé envers son ancien professeur de Défenses Contre les Forces du Mal. Mais il venait de dire tout haut ce que tous pensaient depuis des jours.

- Il a raison, lança Draco juste avant de le rejoindre.

Dans le dortoir, Draco découvrit Harry en train de taper dans les coussins du lit tout en râlant. Il resta quelques secondes à le regarder faire avant de s'avancer vers lui et de poser une main sur la sienne.

- Harry, l'appela-t-il d'une voix calme.

- Je les déteste ! cracha le brun tout en jetant un oreiller au travers de la pièce. J'en peux plus moi, j'en peux plus.

- Je sais Harry. Mais crier comme tu viens de le faire ne fera pas avancer les choses. Lupin était vraiment mal à l'aise quand tu es parti.

- Tant mieux !

- Allez, viens là, lui intima Draco alors qu'il s'asseyait sur le lit et le tirait contre lui.

Déséquilibré, Harry trébucha et tomba le nez sur le torse du blond, tandis que ses mains se rattrapaient comme elles le pouvaient. La position un peu étrange le fit rire, évacuant un trop plein d'émotions d'un seul coup. Puis il se redressa, se retrouvant alors assis à califourchon sur les genoux de Draco. Il avait son nez non loin du sien et ses mains posées sur ses épaules. Ils étaient si proches.

- Draco.

- Chut, lui siffla l'interpellé tout en glissant ses mains sous son pull. Tu vas encore dire une connerie.

- Mais… commença à répliquer Harry.

Sauf que sa bouche fut aussitôt envahie par une langue taquine qui mit fin à tout échange vocal. Alors Harry rendit les armes et se laissa emporter par le baiser de son compagnon. Rapidement, les habits volèrent autour d'eux et plusieurs sorts d'intimité furent posés par le blond.

Allongé sur le lit, la tête enfoncée dans les derniers survivants à la récente colère du brun, Draco ondulait sous les caresses de son tortionnaire. Ce dernier ne cessait d'effleurer et de griffer sa peau, sans jamais descendre en-dessous du nombril. La frustration montait par vagues, accompagnant son désir. Il avait envie de plus, tellement plus. Il voulait sentir Harry sur lui, en lui, autour de lui. Il imaginait ses ongles enfoncés dans la marque, ses pieds reposant sur ses épaules et son sexe s'enfonçant dans ses chairs pour le pilonner avec délice.

Cependant, Harry semblait avoir choisit un chemin plus long, ce qui mettait ses nerfs à rude épreuve.

- Harry, grogna-t-il.

- Quoi ?

- Tu… tu peux aller plus bas, tu sais.

Le brun releva la tête et plongea ses iris dans les siens. Ses joues étaient rouges et ses cheveux complètent ébouriffés, par sa faute d'ailleurs.

- Je… je sais pas encore… marmonna Harry tout en faisant des allées-et-venus entre leur entrejambe et son regard.

- Si tu ne veux pas, c'est pas grave, mais là…

Draco ne finit pas sa phrase, assouvissant brusquement son envie d'embrasser le brun avec fougue. Les hostilités relancées, il glissa une de ses mains dans le dos moite de son amant, jusqu'à ses fesses qu'il massa avant d'appuyer dessus. Le sexe de Harry rencontra d'un seul coup le sien et un feulement d'excitation emplit le dortoir. Surpris de ce brusque rapprochement, Harry se raccrocha comme il put et finit par poser sa main droite sur la hanche sous lui. Satisfait de ce contact qui était tout aussi jouissif qu'une main sur sa hampe, Draco imprima un mouvement de vas-et-vient avec son bassin, faisant ainsi se rencontrer leur virilité en érection.

Il se passa plusieurs minutes où le blond mena la danse, ne laissant aucune place à Harry. Il l'embrassait, se frottait contre lui et le caressait de partout.

Puis, d'un seul coup, Harry se redressa, ne gardant comme lien que sa main enfoncée dans ce bout de peau électrisant. Le brun regarda le corps alangui sous lui et sentit une vague de désir s'emparer de son être à cette vue. Draco était vraiment désirable en cet instant. Avec un peu d'hésitation et de maladresse, il caressa la joue du blond, puis glissa ses doigts le long de ses lèvres, s'attardant dessus. Aussitôt, ils furent happés par la bouche rouge qui se mit à les sucer et les lécher sans aucune retenue. Le regard gris fixait le sien, dévoilant une palette de sentiments qui émurent Harry.

Le reste s'enchaîna mécaniquement, comme il avait appris rapidement lors de ses moments intimes avec Draco. Ses doigts s'enfoncèrent dans l'intimité brûlante, jusqu'à ce que le corps devant lui ne soit plus que gémissements, puis il lança les sorts qu'il avait appris pour ce genre de circonstances et le pénétra lentement.

Les sensations étaient si intenses qu'il lui fallut plusieurs secondes avant de pouvoir bouger à l'intérieur du blond. Il craignait tellement de partir trop vite et que l'autre n'atteigne pas la jouissance à temps. La suite ne fut que gémissements et plaisir pour chacun des deux. Harry se perdaient dans la moiteur qui l'enserrait, ses doigts s'enfonçaient dans les draps et la peau marquée, ses muscles se tendaient régulièrement et il serrait les dents dans une faible maîtrise de soi. Quant à Draco, il sentait son propre plaisir, mais également celui de son compagnon, résonance à ses battements de cœur anarchiques. C'était presque comme s'il était les deux à la fois, comme s'il fusionnait avec Harry afin de ne faire plus qu'un. Ses yeux se révulsèrent lorsqu'il ressenti la jouissance de son partenaire et il éjacula en jets sur son ventre, complètement envahit par le plaisir qui faisait vibrer chacune de ses cellules.

Harry retomba sur lui, le souffle court et déposa plusieurs baisers dans son cou. Ses bras enserrèrent son corps tremblant quelque peu et il huma l'odeur qui était devenue une norme pour lui. Harry avait pris une place impressionnante en l'espace de quelques mois. Et il se demandait si toute cette histoire n'allait pas un peu trop vite pour lui.

oOo

Caché sous la cape d'invisibilité dans le salon d'Alberforth Dumbledore, en compagnie de Draco, Harry se remémorait les dernières informations qui avaient surgi d'un seul coup. Draco et lui avait probablement un ancêtre commun et un de ses membres, ou plutôt deux, avait subi le même sort qu'eux, en pire. Rosalynda était née d'une expérience accidentelle et avait initié cette magie si étrange et puissante. Elle avait même laissé sa pierre de topaze à ses descendants qui, au fil des années se l'étaient transmis de premier né à premier né. Après sa crise face à Rémus, Hermione avait proposé de demander à Kreattur s'il disposait de connaissances. Après tout, cela faisait si longtemps qu'il servait avec dévotion la famille Black. Et quand l'elfe de maison s'était mis à parler, ils avaient été de surprise en surprise. Car le premier fils de Phineas n'était autre que le grand-père paternel de Sirius, son défunt parrain. Et donc s'il suivait la logique, le dernier héritier du bijou n'était autre que Sirius. Kreattur avait avoué avoir déjà vu une bague avec une pierre jaune au doigt de l'époux de sa bien-aimée maîtresse. Mais il ne savait pas ce qu'elle était devenue lorsqu'il mourut en 1979. Car jamais il ne vit Sirius avec, même si ce dernier était le premier né.

Décidément, tout semblait lié depuis le début, bien avant sa naissance, bien avant qu'il ne devienne ce bébé au destin improbable et effrayant. Comme si une autre ligne de vie avait été décidée pour lui il y a longtemps. Car tout le ramenait à lui, à sa vie, à ses proches. Et maintenant qu'il attendait l'autorisation de transplaner au Square Grimmaurd, il se demandait ce qu'il allait bien pouvoir découvrir, voire trouver.

Rémus se tourna vers lui, le regard perdu dans le vide et chuchota :

- Arthur et les jumeaux doivent déjà avoir fait le tour et Nymphadora, si tout va bien, vient d'arriver. Il leur reste dix minutes pour envoyer le premier patronus.

Une main avec le pouce levé surgit du vide, puis le silence revint. Il ne pouvait qu'attendre.

Après une attente qui sembla interminable, une belette lumineuse apparut devant eux et lança ces quelques mots « Tonks a trouvé plusieurs pièges. La maison est vide. ». A cette nouvelles, une tête brune et une autre blonde sortirent de sous la cape.

- Ils savent qu'on était là-bas, déclara Draco.

- Probablement, mais ils ne sont pas restés. J'ai confiance en Nymphadora. C'est une auror de talent. Et retournez là-dessous, vous ne devez en sortir sous aucun prétexte tant qu'on est pas en sécurité !

Harry grogna alors que Draco les recouvrait. A nouveau, le silence emplit la pièce jusqu'à ce qu'un loup surgisse devant eux. C'était le patronus de Nymphadora qui disait « Vous pouvez venir ». Maintenant il restait dix minutes aux trois hommes pour sortir du bar et transplaner en toute sécurité. Même s'ils avaient choisi l'aurore pour se rendre à la demeure des Black, espérant qu'il y aurait le moins de Mangemorts possibles dehors, le risque restait toujours présent.

Le bar, vide, puait l'alcool et les relents de vomi et de crasse. Le gérant était affairé à nettoyer le comptoir quand le trio descendit. Ils échangèrent un rapide regard, puis Alberforth ouvrit la porte et regarda dehors. Dans le froid hivernal et le brouillard matinal, il ne distingua personne. Ce ne fut pas pour autant qu'il donna le feu vert aux autres, se méfiant des Mangemorts. Ce ne fut que quelques minutes après qu'il leur fit un signe et que Rémus accompagné de Harry et Draco sortit juste devant et transplana aussitôt, tout comme les deux plus jeunes qui se serraient la main.

Enfin arrivés au Square Grmmaurd, Rémus embrassa Nymphadora alors qu'Arthur serrait fortement Harry entre ses bras. Même Fred et Georges donnèrent une tape amicale dans le dos de Draco qui les fusilla du regard suite à ce contact bien trop familier et déplacé pour lui. Mais les deux rouquins n'y prêtèrent pas attention.

- Bon, maintenant qu'on est là, on fait quoi Harry ?

- Je pense que mon parrain a récupéré la bague de son père, même s'il a été renié et il l'a probablement cachée. Je ne sais pas où, mais cette maison est tout ce qu'il me reste de lui.

- Très bien, dans ce cas, fouillons cette bicoque ! s'exclama Fred en tirant son frère vers l'escalier. On prend la cuisine.

Harry étouffa un léger rire, heureux de retrouver la légèreté si spécifique aux jumeaux. Il n'y avait qu'eux pour laisser cette empreinte d'allégresse dans l'air.

- Je vais dans la chambre de Sirius, tu viens Draco ?

L'interpellé hocha de la tête et lui emboîta le pas. Chacun se mit à la tâche, ne ménageant aucun recoin.

Après des heures et des heures de recherches infructueuses, George se laissa tomber sur le canapé en poussant un soupir de lassitude.

- Je crois qu'il n'y a rien ici, déclara Nymphadora. On a retourné toute la maison, lancé plusieurs sorts et on a rien trouvé de ce qui pourrait ressembler de près ou de loin à cette fameuse bague.

Dépité, Harry se laissa choir dans un fauteuil et se prit la tête entre les mains. Il espérait tant la trouver ici. La lueur d'espoir qui était née entre ses entrailles ne brillait plus. En définitive, quoi qu'il fasse, il n'y avait jamais rien de concluant. Une main chaude et rassurante se posa sur son épaule et il leva le nez vers Draco qui esquissait un faible sourire contrit.

- Il faut qu'on rentre, annonça-t-il d'une voix calme.

- Peut-être qu'on a pas…

- Ça fait des heures Harry et on a rien trouvé.

- Mais peut-être que…

- Je sais que tu tiens à la retrouver, non seulement parce que ce serait une explication face à notre situation, mais aussi parce qu'elle appartenait à ton parrain.

Un peu surpris que Draco ait compris autant de choses, Harry se leva, jeta un dernier coup d'œil à la pièce, puis enlaça ses doigts aux siens.

- Ok, on rentre, marmonna-t-il.

Ils firent leurs adieux aux autres qui devaient retourner dans leurs cachettes respectives afin de préserver les membres de l'Ordre au mieux et il retournèrent à Poudlard en compagnie de Rémus.

Quand Harry poussa le tableau qui reliait la Tête du Sanglier à la Salle sur Demande, une forte agitation régnait. Neville parlait fort et semblait avoir un discours décousu. Seamus et Dean intervenaient régulièrement, rendant l'échange impossible à suivre. Et puis, surtout, que faisaient les trois Gryffondors ici alors qu'ils auraient dû être en cours ?

- Neville, il se passe quoi ? demanda Harry en se dirigeant vers le groupe.

- Ah Harry, te voilà ! C'est l'horreur. Elle va devenir folle et puis cette pauvre fille. Si tu avais vu…

Harry interrogea du regard les autres, ne comprenant rien à la situation.

- Les garçons sont arrivés en trombe i peine cinq minutes en criant. Dean saignait du nez et Neville clopinait.

- Mais il se passe quoi ? questionna Rémus.

- C'est la sœur Carrow, elle… elle… elle a corrigé une… une… Mais les autres… mais surtout…

- Respire Neville, intervint Ginny en posant une main dans le dos de son ami.

- Mc Go a pété un câble ! réussi-t-il à lâcher d'un seul coup.

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A suivre…

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Pampam Pampam ! Le retour des fins sadiques est enfin là. Ah ça m'avait manqué.

Et sinon vous en pensez quoi de ce chapitre ? Tout s'imbrique de plus en plus, vous suivez ?

Pour ceux qui me demandait comment on est passé de la topaze au mercure, c'est juste que le mercure se prêtait plus pour définir Harry et Draco. Ce n'est pas exactement la même magie, mais une réminiscence qui, il ne faut pas l'oublier, répond à une prophétie.

Prochain chapitre : Choisir un chemin (on se rapproche de plus en plus de la fin)