RAR Anonymes :

Dragonichigo : Bon si tu arrives à tout comprendre, c'est le plus important. Et tu vas voir qu'en effet, Draco a un sacré pouvoir pour calmer Harry… Quant au corsé, tu vas te rendre compte que l'on grmpe d'un cran aussi.

Mimily : Ah mais c'est vrai tu as raison pour la similitude avec la recherche des horcruxes. Je ne m'en étais même pas rendue compte. Concernant Mc Go, je te laisse découvrir dans ce chapitre.


Choisir un chemin

Harry observait son ami avec effroi. Quelques heures d'absence et voilà qu'une bombe était sur le point d'exploser en plein cœur du château. Ses pensées se dispersaient à ses pieds et ne cessaient de trébucher en tentant de s'échapper. En revenant du Square Grimmaurd il n'avait déjà pas l'esprit clair, mais là, il atteignait le summum de l'incompréhension. Sa respiration se faisait difficile, sa vision trouble et ses oreilles bourdonnaient. Une faible douleur naquit au niveau de sa tempe droite, glissa vers l'arrière de son crâne et se lova dans sa nuque qui se crispa sous les étincelles de douleur. Il grimaça et se mordit les lèvres pour ne pas laisser sortir la plainte qui griffait sa gorge.

Une main chaude et apaisante se glissa dans la sienne et par réflexe, il se tourna vers l'auteur de ce contact. Draco lui souriait doucement et le fixait avec une intensité qui le bouleversa.

- Calme-toi.

Ce ne fut qu'un murmure, inaudible dans le brouhaha qui régnait autour de lui, mais qui le ramena d'un seul coup à la réalité.

La seconde suivante il serrait les doigts contre les siens avec force et tendit tous ses muscles. Toute son attention se tourna vers le groupe qui parlait et bougeait avec véhémence. Il ne comprenait rien de ce qu'il se disait.

- OH ! cria-t-il d'un seul coup.

Tout le monde se figea et se tut en même temps, surpris par l'intonation qui venait de résonner contre les murs de la Salle sur Demande.

- Neville, explique-moi.

Le jeune homme qui se tenait contre Dean, un pied en l'air avait le visage rouge et les cheveux en bataille.

- Une Serdaigle de troisième année a fait tomber des livres de son sac, ce qui a ralenti les élèves dans les couloirs. La sœur Carrow est arrivée comme une folle en hurlant contre elle. Elle a fait voler ses livres à travers le couloir et a commencé à lui jeter des sortilèges pour la punir de son incapacité. Un de ses camarades s'est interposé, mais il a volé lui aussi.

- Quelle horreur, marmonna Ginny.

- Enfin entre les cris et le raffut, tout le monde a commencé à sortir des salles de classe. Même les professeurs. D'autres surveillants sont arrivés pour remettre de l'ordre et…

- Et c'est là que ça a dégénéré, compléta Dean. Quand on a vu ça, on est vite venu ici pour vous en informer. Depuis que vous êtes arrivés, c'était à peu près tranquille. Mais là, ça pue la révolution.

- Et McGonagall ?

- Elle s'est interposée entre la sœur Carrow et un élève qui subissait un Doloris. C'est la dernière chose qu'on ait vu avant d'arriver ici.

Cette fois, tout était bien plus clair. Harry pinça ses lèvres et prit une grande inspiration. Cela faisait trois mois qu'il se cachait de Voldemort, soit au Square Grimmaurd, soit à Poudlard. Il avait bien conscience de cette nécessité pour pouvoir se préparer à la bataille, surtout depuis l'arrivée de Draco. Mais aujourd'hui… ?

Il se tourna vers Draco et l'interrogea du regard. Ce dernier haussa des épaules et leva un sourcil.

- Parce que j'ai le droit de refuser ? demanda-t-il comprenant où voulait en venir Harry.

- Oui. Même si je préfère que tu viennes.

- Je le confirme, t'es vraiment tordu.

- Merci, lui souffla Harry tout en déposant un rapide baiser sur ses lèvres, juste avant de le tirer vers la porte principale.

- Harry !? l'interpella Rémus qui craignait d'avoir lui aussi compris.

- Je ne vais pas rester enfermé ici jusqu'à ce que tout le monde meurt ou finisse sous le joug de Vous-Savez-Qui. Je pense qu'il est temps de lui montrer qu'on est là et qu'on ne le craint pas. Se terrer dans la Salle sur Demande ne nous sert plus à rien.

Il y eu un silence, puis Neville s'avança vers lui en clopinant, un immense sourire sur ses lèvres, aussitôt suivi par les autres. Seuls les adultes restaient en retrait, pesant encore le pour et le contre de se lancer dans la bataille maintenant. Faire machine arrière serait impossible et est-ce que se dévoiler maintenant était stratégique ? Ils ne le sauraient jamais, mais si Harry se sentait prêt à affronter Voldemort, rien ne pourrait l'en empêcher.

Ce fut donc une troupe toute nouvelle qui descendit jusqu'au niveau de l'attroupement. Sur leur passage, les tableaux encore habités s'exclamaient et s'entassaient dans les toiles de leurs voisins pour suivre leur avancé. Ils n'étaient pas très discrets et rapidement l'information comme quoi Harry Potter était en vie et à Poudlard se répandit comme une traînée de poudre.

Quand Harry arriva enfin sur les lieux, il fut surpris de voir une foule d'élèves entassée dans un coin et Severus qui se tenait entre McGonagall et une autre femme inconnue, probablement cette sœur Carrow. Il avait du mal à comprendre ce qu'il se disait entre les pleurs des plus jeunes, les sortilèges qui fusaient, les cris des autres et les remontrances de Severus.

D'ailleurs ce dernier venait de lever la tête et il découvrit pour la première fois le visage de surprise que pouvait avoir son ancien professeur. Le regard du Directeur de l'école le fustigea, puis dériva vers Draco et il eut un léger mouvement de tête. Aussitôt, Harry comprit ce qu'il pensait et demanda à Draco de se transformer en baguette.

- Eh ! Mais ça va pas ? le réprimanda le blond. Je peux savoir ce que tu fais ? T'aurais pu prévenir au moins !

- Désolé, mais il y a pleins de Mangemorts et aucun ne sait que tu es avec moi désormais. Je n'ai pas envie que Tu-Sais-Qui l'apprenne maintenant.

- T'es au courant qu'en te dévoilant ainsi, on va se retrouver en guerre en moins de temps qu'il n'en faut pour dire Quidditch et que je vais aussi devoir me battre et te protéger.

- Oui. Mais je n'ai pas envie que tes parents soient torturés, voire tués. Plus tard il saura que tu es avec moi, mieux se sera.

- Ok, soupira Draco.

Entre temps, leur arrivée avait attiré l'attention de plusieurs élèves qui s'étaient empressés de répandre la nouvelle. Les cris s'étaient tus et les pleurs étouffés alors que les deux femmes continuaient à se lancer des sortilèges. Severus tentait toujours de les calmer, en vain. La professeur de Métamorphose était remontée comme un coucou suisse et hurlait sa rage et sa frustration accumulées depuis des mois.

- Bombarda, lança-t-elle, juste avant qu'une explosion ne retentisse à côté de la Mangemort qui avait fait un bond sur le côté et se paraît déjà à riposter.

Sauf qu'un éclair rouge traversa la pièce et une baguette vola. Cette interruption inattendue fit tourner tous les visages en direction de la personne qui venait de désarmer la Mangemort. Pendant deux secondes, on entendit simplement les respirations de chacun avant qu'un nouveau brouhaha ne reprenne, dont on pouvait discerner quelques brides.

- Harry Potter.

- C'est Potter.

- C'est l'Ordre du Phénix.

- Il est là.

- Potter ! cria Severus.

La sœur Carrow se glissa aux côtés de ce dernier et lui chuchota :

- Vite Severus, fais le prisonnier. Le Maître le cherche depuis des mois et voilà qu'il apparaît devant nous. On pourrait même croire qu'il se livre.

- Tais-toi, cingla Severus.

L'homme fixa intensément son ancien élève avec une pointe d'agacement non feinte. Il n'avait pas prévu que ce dernier sorte et se dévoile maintenant en compagnie de l'ensemble de l'Ordre. Mais la détermination qui le défiait lui rappela celle de Lily et il sut que cette fois, la partie avait belle et bien commencé. La seule question qui subsidiait était : dans quel camp allait-il rester ?

Les professeurs qui jusqu'à présent étaient restés en retrait rejoignirent McGonagall et pointèrent leur baguette en direction du groupe de Mangemort.

- Tu es prêt ? demanda Harry à Draco.

- Absolument pas.

- C'est parfait.

Harry s'avança vers ses anciens professeurs et se posta à côté de celle qui avait déclenché tout ce mouvement de ralliement.

- Monsieur Potter, le salua-t-elle.

- Professeur. J'ai cru comprendre que vous rencontriez quelques soucis avec les nouveaux surveillants de l'école.

- Il est vrai que nous n'avons pas la même vision éducative.

- Je pense qu'il est temps de les chasser d'ici.

- Avec joie.

Baguette en avant, tous ceux qui étaient prêts à se rebeller firent un pas en avant. Face à cette nouvelle vague d'espoir, plusieurs élèves gonflèrent les rangs déjà formés par Harry, l'Ordre du Phénix et les professeurs. En face d'eux les quelques Mangemorts qui ne cachaient plus leur vraie nature ne faisaient pas le poids.

- Severus, interpella le frère Carrow en tirant sa sœur vers l'arrière, pour l'éloigner.

Mais l'homme ne bougea pas. Petit à petit le groupe de Harry s'avança et le regagna, alors que celui des Mangemorts se retrouvait acculé contre un mur. Comprenant alors que le bras droit de son Maître était un traître, le frère Carrow transplana, accompagné par les autres. Des cris de joie éclatèrent et une foule de sourires entoura les nouveaux arrivants.

- Harry ? Tu as l'air pensif.

- Je dois les avertir que tu es là et avec nous.

- Je comprends.

Les effusions des retrouvailles passées, tout le monde se réunit dans la Grande Salle qui arborait un ciel clair et clément. Rémus accompagné de McGonagall se posta en haut de l'estrade et demanda le silence et l'attention de chacun.

- Je suis ravi de voir que tout le monde se porte au mieux à Poudlard, commença Rémus, mais le bonheur qui emplit cette salle n'est que passager. La guerre est dehors et sera bientôt aux portes du château. Maintenant que Vous-Savez-Qui est au courant de notre existence à Pourdlard, il va venir pour le tuer.

L'allégresse se fit brusquement écraser par la panique et la peur qui revenaient en force.

- Ceux qui souhaitent rentrer chez eux pourront emprunter le réseau de cheminettes dès maintenant. Ceux qui souhaitent rester combattre à nos côtés sont les bienvenus.

- Sinon, comme vous avez pu le remarquer, le Directeur Snape est toujours parmi nous, poursuivit McGonagall. Je comprends que pour beaucoup d'entre vous sa présence vous rend nerveux, mais en réalité depuis des années il agit dans l'ombre pour l'Ordre du Phénix.

Il y eut des marmonnements, des regards mitigés et parfois de haine, mais personne n'osa contredire les paroles de McGonagall.

Sentant que c'était son moment, Harry monta à son tour sur l'estrade, focalisant l'attention de tout le monde sur lui et non plus sur Severus. Il se racla la gorge et serra sa baguette dans sa main alors que l'autre venait effleurer la pierre de mercure qui tournoyait doucement.

- Tu es prêt ?

- Toujours pas.

- Je suis là. Reviens.

Alors que Draco se matérialisait devant l'assemblée sous des exclamations, Harry reprit d'une voix forte et qui se voulait assurée.

- Une autre personne a rejoint l'Ordre il y a maintenant trois mois et elle a mon entière confiance. Je ne vous demande pas de l'accepter, mais si j'entends le moindre doute ou la moindre tentative d'attaque à son encontre, je peux vous assurer que vous aurez directement affaire à moi !

- Je sais me défendre, marmonna Draco, blessé dans son estime et en même temps heureux de voir qu'il comptait pour Harry.

- Je sais. Allez, viens.

Sans plus de cérémonie, Harry attrapa la main de Draco et le tira en direction des portes de la Grande Salle. Il n'avait pas envie de rester ici, entouré de tous ces regards, de tous ces murmures. Après toutes ces émotions, il aspirait juste à une bonne douche en présence de son amant.

Arrivé dans la Salle sur Demande, il se laissa choir dans le canapé. Une chape de plomb vint s'écraser sur ses épaules et il soupira. Les rouages du dernier combat venaient de se lancer dans un bruit éreintant et assourdissant. Il ferma les yeux et passa une main dans ses cheveux.

Un raclement de gorge le rappela à l'ordre. Devant lui, Draco se tenait debout et l'interrogeait du regard. Sans un mot, il tendit une main en sa direction et dès que les doigts pâles se posèrent contre les siens, il les enserra et tira leur propriétaire pour une étreinte forcée.

Draco râla face à cette descente un peu trop brusque et à l'atterrissage pas très agréable. Sauf que Harry fit fis des protestations et inspira longuement l'odeur du blond tout en enfouissant sa main libre dans ses cheveux.

- On est foutu, marmonna-t-il.

Contre lui, Draco resta coi quelques secondes avant d'éclater de rire et de frotter son nez contre celui de Harry.

- J'ai l'impression que tu as plus peur des gamins qui se trouvent en bas que de Tu-Sais-Qui.

- Tu sais comment peuvent être les enfants. Au moins avec face de serpent je sais à quoi m'en tenir. Mais eux…

Il frissonna d'effroi en repensant aux regards qu'il avait reçu quelques minutes plus tôt.

- Donc le grand, le magnifique, le puissant Sauveur, Survivant a peur des enfants ? se moqua Draco.

Pour toute réponse il reçut une tape derrière la tête, ce qui ne fit qu'accroître son fou rire. Vexé, Harry enroula ses jambes autour de son bassin pour le bloquer, puis s'appliqua à chatouiller chaque zone sensible du blond qui se mit aussitôt à se tortiller sur lui. Draco était chatouilleux et depuis qu'il le savait, Harry ne se gênait pas de s'amuser de ça.

- Ah non, mais t'es fourbe en plus ! Arrête ça Harry.

- Fallait pas te moquer de moi.

- Maiiiiiis !

Pris dans leur jeu, les deux jeunes hommes glissèrent du canapé et se retrouvèrent allongé sur le tapis, non loin du feu qui crépitait toujours. Petit à petit, Draco réussit à reprendre le dessus et put riposter face aux assauts. Sauf que lui était d'une humeur bien plus coquine et lorsque ses doigts se baladèrent sur le corps du brun, ce ne fut pas pour le chatouiller, mais pour le caresser et surtout le faire gémir. Rapidement, ses attouchements portèrent leurs fruits et Harry se retrouva alangui sous lui entre ses cuisses, les yeux mi-clos, le souffle court et quelques mèches de cheveux collés à son front. Ses joues rougirent doucement et son corps se mit à se mouvoir pour avoir plus de contacts.

- Tu ne crains pas… que les autres… arrivent et… nous voient ? haleta-t-il alors que son t-shirt passait par-dessus sa tête.

- J'ai d'autres préoccupations que les autres.

- Oui, mais. Et si quelqu'un vi…

Sauf qu'il n'eut pas le temps de terminer sa phrase car une main venait de se poser sur son entrejambe en feu qui était déjà en érection. Seul un feulement de désir persista dans l'air, tandis que ses muscles s'arquaient sous la caresse plus qu'agréable.

- Je te trouve très distrait pour ce que j'ai prévu de te faire. Tu penses un peu trop aux autres et pas assez à moi. Alors si tu ne veux pas que je poursuive ce que…

- Si ! gémit Harry qui, cette fois, n'avait plus que Draco, ses mains et sa bouche en tête. Ne t'arrête pas.

- J'en avais pas l'intention, lui susurra son amant tout en mordillant le lobe de son oreille.

C'était une simple attention, un contact minime et pourtant un courant électrique parcourut tout le corps de Harry qui crispa ses orteils dans ses chaussures. Ne voulant pas être en reste, il commença à défaire les boutons de la chemise qui l'empêchait d'avoir accès à la peau tant convoitée et surtout au morceau tatoué de sa marque.

Tout en s'acharnant sur les petits ronds de plastique, il pesta :

- Tu peux m'expliquer pourquoi tu mets toujours des chemises qui sont super chiantes à défaire ?

- Parce que j'aime être bien habillé.

Harry tira sur le morceau de tissu avec force et grogna.

- Et te voir t'acharner dessus est aussi très plaisant, ricana Draco.

- C'est déloyal, marmonna Harry alors que le dernier bouton cédait enfin et que les muscles du torse pâle se dévoilaient enfin à lui.

Aussitôt, ses doigts griffèrent la peau et sa main droite dériva vers sa marque, s'enfonçant dedans pour son plus grand plaisir. Comme à chaque fois, la chanson vibra intensément et un nouveau feu courut dans ses veines, se répandant dans une folle course qui lui faisait perdre la tête.

Au-dessus de lui, Draco rejeta la tête en arrière et planta ses ongles dans ses épaules, comme pour se raccrocher à quelque chose, comme pour ne pas trop s'égarer dans les sensations qui l'envahissaient. Il sentait le brasier lécher son épiderme en sueur, la voix gémir contre ses tympans et le désir qui l'enserrait dans une étreinte doucereuse. C'était lui et Harry en même temps. C'était sa folie qui déteignait sur lui.

Les habits s'éparpillèrent sur le tapis et le canapé dans une danse qui leur appartenait, dans une mélodie qu'eux seuls connaissaient. Il n'y avait plus que le corps de l'autre qui avait de l'importance. Et le reste n'existait plus et Voldemort et sa guerre étaient oubliés.

Draco enfouit son visage dans les coussins, s'y accrochant comme le ferait un naufragé avec sa bouée. Ses genoux enfoncés dans les poils soyeux du tapis tremblaient par moments alors qu'une bouche avide découvrait sa nuque et son dos et qu'un doigt venait masser son entrée palpitante.

- Harry, gémit-il en poussant son bassin en arrière, à la recherche de plus de…

De chaleur.

De plaisir.

De désir.

De griffures.

De caresses.

De lui…

C'était simple et en même temps une chose inavouable. Il ne pouvait pas lui dire tout ce qu'il ressentait en cette seconde de perdition ultime. Les mots pour décrire ce qui déferlait en lui n'existaient pas et, de toute façon, il n'avait pas assez de courage pour oser les dévoiler. Alors il laissait juste parler son corps et ses cordes vocales qui s'exprimaient par des sons gutturaux.

Un second doigt le pénétra et il se cambra. Cette fois, Harry le plaqua contre son torse et vint enserrer sa taille pour finir par s'accrocher à sa hanche. Il savait que c'était déraisonnable et que cette attraction pour ces quelques centimètres de peau était malsaine. Mais malgré ça, il ne pouvait s'y soustraire et chérissait chaque seconde que lui accordait Harry.

Contre ses fesses il sentit la hampe dure et brûlante qui se frottait sans pudeur.

- Vas-y.

La seconde suivante un vide froid et presque angoissant fit trembler ses jambes qui peinaient à le maintenir. Un manque vint tordre ses entrailles et il refoula les quelques larmes qui cherchaient à s'échapper de ses cils. Puis tout l'incendie revint labourer ses chairs avec encore plus de pression. Il n'avait jamais fait attention à quel point l'étau dans lequel l'emprisonnait Harry pouvait être étouffant et jouissif. Alors que le sexe de son amant l'emplissait lentement, il sentit une étreinte qui effleurait l'ensemble de son corps. C'était comme si Harry se trouvait partout. Sur lui, en lui, il était lui.

Et quand le sexe qui s'enfonçait en lui buta contre le point de plaisir ultime, il comprit. Perdu dans les limbes des sensations qui le dévastaient, il sut. A nouveau, cette découverte était simple et effrayante à accepter. Ce n'était pas simplement son corps, son sexe ou sa langue qui s'immisçaient en lui. C'était aussi sa magie. Il n'était qu'une poupée de chiffon entre les bras et la volonté de Harry. Ce dernier pouvait tout lui demander, tout lui ordonner, il accepterait sans jamais s'opposer.

Harry qui avait de plus en plus de mal à se retenir se recula, s'attirant un grognement et un gémissement de frustration qui le fit sourire. L'abandon dont faisait preuve Draco en cet instant lui fit rater un battement de cœur et une vague d'émotions tempétueuses le gifla. Devant lui, Draco se laissa glisser au sol et s'allongea sur le dos, les mains tendues vers lui dans une supplique muette.

Immédiatement, il se faufila entre les cuisses outrageusement écartées et ravit les lèvres rouges et humides. Deux jambes s'enroulèrent autour de sa taille, l'attirant encore plus à se fondre dans le corps sous lui. A nouveau à sa place, Harry reprit ses mouvements de bassin, cherchant à chaque fois à taper contre ce petit bout de glande qui envoyait des étincelles dans chaque fibre de son amant.

Comblé par toutes ces attentions, Draco s'arqua un peu plus et commença à imposer un rythme plus rapide. Il avait besoin de se libérer et en même temps il se refusait à quitter cet état de plénitude qui le cajolait avec passion, douceur et violence.

Une de ses mains chercha un point d'ancrage à la réalité et ce fut le pied de la table basse qui se proposa à lui. Il n'était pas d'une grande aide, mais il s'en contenta, enfonça ses ongles dans le bois et tira sur le meuble en espérant que ce dernier ne lui tombe pas sur la tête.

Sauf qu'au même instant, Harry cessa de bouger et ancra ses pupilles dilatées dans les siennes. Une claque vint le fouetter sans que personne ne remue.

- Lâche ça, grogna Harry.

Obéissant, ne relevant même pas l'ordre, il s'exécuta. Ses bras restèrent levés au-dessus de sa tête, mais dans une pause de pure indécence et de débauche évidente. En même temps, Harry saisit une de ses cuisses et força la jambe en question à se décrocher de lui. Draco le regarda faire, hypnotisé par les gestes lents et surtout le regard de braise qui le consumait un peu plus. Sa cheville gauche se retrouva sur l'épaule en miroir. Il était offert, ouvert pour lui.

Tendu sur le fil de la jouissance, en équilibre au-dessus d'un précipice dont il espérait ne jamais quitter, son corps se plia sous la volonté de Harry qui se pencha vers lui et embrassa furtivement ses lèvres avant de lécher sa joue, sa mâchoire, son cou. Des dents se mêlèrent à la tendre caresse, tandis que le sexe entre ses fesses reprenaient un rythme lent et profond.

Instinctivement, ses bras s'enroulèrent autour du cou à portée d'étreinte et tout reprit à une vitesse fulgurante. La danse sur le filin du plaisir devint plus folle, plus dangereuse, plus sensuelle. A plusieurs reprises il glissa, mais Harry le rattrapa à chaque fois, sans jamais interrompre sa propre chorégraphie.

Jusqu'à ce pas un peu tremblant, cette vision trouble et cette chute qui l'emporta. Il cria, ravagé par cette attraction magique et au-dessus de lui, Harry plongea à sa suite avec un sourire rassurant. Ses doigts s'emmêlèrent aux siens, écrasant sa main sur le sol contre lequel il venait d'atterrir et pendant quelques secondes il ne ressentit que la pression presque suffocante de Harry. Et même si c'était douloureux, il sut qu'à présent il ferait tout pour retrouver cet étau, qu'il serait prêt à tout.

Harry caressa une dernière fois le tatouage de mercure recouvert de sueur, puis relâcha sa prise sur le corps de Draco, le laissant retrouver une position plus confortable, sans pour autant se retirer de sa moiteur accueillante. Appuyé sur ses mains, les bras tendus, il retrouvait difficilement un souffle normal.

Sous lui, Draco avait les yeux clos, les lèvres entrouvertes, les cheveux en bataille et les joues rouges. Sa cage thoracique se soulevait à une vitesse impressionnante, mais cette vision le fit se gonfler d'estime. Il était l'origine de cette perdition et il en était fier.

Puis, comme si le corps qu'il venait de maltraiter était devenu aussi fragile que de la porcelaine, il se retira délicatement, provoquant un dernier gémissement qui aurait pu embraser ses sens s'il n'était pas épuisé. Son dos rencontra la fraîcheur du tapis et il frissonna. Allongé aux côtés de Draco, sa main chercha la sienne dans la douceur des poils et se posa mollement dessus.

Il se passa plusieurs minutes de silence où chacun se perdit dans ses pensées. Jusqu'à ce qu'une voix grave ne résonne dans la Salle sur Demande, alors qu'il n'y avait personne d'autre. Harry se redressa en un bond et ses doigts se crispèrent contre ceux de Draco.

- Je vous laisse une nuit pour faire vos adieux et me rejoindre. Vous pouvez encore me livrer Harry Potter et j'épargnerai alors vos vies. Ou vous mourrez.

C'était Voldemort.

.

A suivre…

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Et une autre fin sadique… Et c'est pas finit, je vous préviens. Bon du coup ça bouge sérieusement du côté de la guerre. Alors avant qu'on en arrive aux moments sombres, j'ai mis un petit lemon qui me plaît beaucoup. Et à vous ?

Et on se booste pour les reviews car y a du relâchement.

Prochain chapitre : La complexité d'un battement de cœur