PARTIE II : Teme, je t'aime !
Chapitre 8 : S'il y a une chose qui m'est essentielle, c'est bien mes ramens... et toi.
Mufufufufu, le chapitre 8, je l'adore *u*
J'ai hâte que vous me donniez votre avis !
En plus, c'est déjà la deuxième partie, j'ai l'impression que tout ça s'est passé si vite ! (Et j'ai aussi l'impression de parler comme une vieille en disant ça ! XD)
Allez, je vous attends à la fin pour "un peu" de blabla ! Et oui, encore et toujours du blabla ! Ce n'est pas parce que c'est la Partie II que je vais changer mes vieilles habitudes ! Surtout que cette fois, je n'ai pas lésiné sur la quantité ! ;)
[Sasuke]
Je m'élançai vers un énième regard apeuré qui cherchait désespérément une échappatoire autour de lui, lançant dans toutes les directions ses yeux affolés. Des serpents jaillirent de chaque côté de moi tandis que je brandissais mon katana en activant le mangekyō sharingan. Après avoir lancé Amaterasu, j'immobilisai mon adversaire de mes serpents, et lui tranchai la tête d'un coup de sabre.
Et un de moins. Je ne les comptais plus. Je les tuais à tour de bras depuis ce matin. Comme tous les jours, en fait. Cela faisait maintenant un an que j'avais rejoint Orochimaru. Désormais, je voyais clairement mon objectif. De plus en plus clairement. Grâce à mes nouvelles pupilles. À Itachi. À cette nouvelle lumière qu'il me faisait voir. Je devais venger ma famille. Et je le ferai sans un regard en arrière, sans un sentiment d'attachement, sans un seul regret, et sans pitié.
Je lançai mes serpents derrière moi sans même me retourner, et étouffai un autre malchanceux. En face de moi, les lèvres d'Orochimaru s'étiraient en un faux sourire avide de pouvoir. Et toujours cette insouciance dans le regard, cette pleine confiance qui m'assurait qu'au final, c'était bien moi qui menais la danse. Parfait.
Un inconscient se jeta sur moi, mais il finit transpercé par un chidori bien placé.
- On arrête là pour aujourd'hui, Sasuke. Va donc te reposer.
Depuis quand me demandait-il de me reposer ? Ça cachait quelque chose… Je m'engouffrai dans un des nombreux couloirs sombres, froids et humides qui circulaient à l'intérieur de la montagne, et m'immobilisai à un tournant en tendant l'oreille. J'étais sûr que le serpent allait comploter quelque chose avec Kabuto.
- Je suis sûr qu'il va nous filer entre les pattes. Je n'ai jamais eu confiance en lui. chuchota Kabuto.
- Cesse donc d'être aussi méfiant ! L'envie d'en découdre avec les assassins de son frère se lit dans ses yeux, il ne pourra pas nous trahir.
- Et quand comptez-vous passer à l'acte ?
- Après l'attaque de Konoha. S'il ne meurt pas, ce sera une preuve de ses qualités, et j'aurai donc la confirmation qu'il ferait un parfait réceptacle. siffla Orochimaru.
Un réceptacle ? Avais-je bien entendu ? Il voulait encore transférer son âme dans un autre corps ? Qui cela pouvait-il bien être ? Sans savoir pourquoi, j'avais la fâcheuse impression qu'il s'agissait de moi. Après tout, il avait voulu me cacher cette conversation…
- Allons donc dresser la liste des combattants qui nous accompagnerons. Et demande à Kimimaro de tenir Jūgo au courant.
- Bien, maître.
Je m'éclipsai rapidement pour éviter de croiser le serpent qui venait par ici, et m'enfermai dans ma chambre. Il fallait que je réfléchisse à une bonne stratégie, et je ne pourrai le faire qu'au calme, et à tête reposée.
[Kakashi]
Je gravis doucement les escaliers avant de frapper sans conviction à la porte du bureau de la Hokage. L'un de ses oiseaux m'avaient réveillé ce matin en plein rêve avec pour ordre d'aller la voir immédiatement. Bien entendu, cet ordre ne m'avait pas enchanté, je n'avais aucune envie de quitter ma chambre, et encore moins mon lit, où sommeillait tranquillement un brun encore fatigué de la nuit que nous avions passé.
- Entrez !
J'obtempérai, et découvris une Tsunade agitée, et visiblement préoccupée.
- Ah, Kakashi ! La situation est urgente, et grave. Les documents trouvés chez Orochimaru ont été déchiffrés. Il veut attaquer Suna.
- Pardon ?! Mais pour quelle raison ?
- Apparemment, ce serait juste un caprice de mégalomane dangereux.
Décidément, il n'avait pas arrangé sa folie, celui-là… !
- Il faut prévenir Suna, d'après ce qu'on a pu comprendre, c'est pour bientôt. Et il faut leur proposer notre aide. Je vais immédiatement dépêcher un message au Kazekage ; va me chercher Naruto, il faut que je lui parle. Et viens avec lui. s'affola Tsunade.
- J'y vais.
Et comme il était à peu près midi, je savais où commencer à chercher Naruto : chez Ichiraku. En effet, arrivé devant le comptoir estampillé « Ramens Ichiraku », je reconnus la tenue ultra-colorée de notre fan inconditionné de nouilles, qui en commandait justement un bol. Je m'avançai, annulai sa commande, et, avant qu'il n'ait le temps de protester, lui exposai la raison de ma venue :
- Tsunade veut te voir, c'est très urgent Naruto.
- À propos de quoi ?
- Elle te le dira elle-même.
Il avait dû déceler mon inquiétude, car il prit un air sérieux et partit en direction du bureau de la Hokage en lâchant d'un ton décidé :
- Allons-y. Vous êtes convoqués aussi, sensei ?
- Oui.
[Naruto]
Je poussai la porte sans douceur - et sans frapper - et pénétrai dans le bureau en lançant un puissant :
- Alors ! Qu'est-ce qu'il y a ?
Mamie Tsunade ne parut pas se réjouir de cette entrée, mais là n'était pas la question, de toute façon.
- Décidément, je ne m'y habituerai jamais. Tu ne te calmeras pas, alors ? Enfin... Naruto, je vais t'exposer la situation. Seulement, ne m'interromps pas, et ne conteste pas mes ordres, c'est compris ?
- Oui, mamie Tsunade. répondis-je, à peine convaincu.
- Parfait. Alors, tout d'abord, sache qu'Orochimaru a prévu d'attaquer Suna.
Quoi ?! Alors Gaara allait encore tout prendre à ma place ? Non, ça ne se passera pas comme ça ! Et quelle raison avait prétexté le serpent pour lancer une attaque sur le village du sable ?
- Naruto, je veux que tu m'écoutes attentivement, c'est très important. Suna va sans aucun doute réclamer notre aide. Et les pertes à prévoir sont conséquentes, il aurait levé une armée entière. Je devrai sûrement moi aussi me déplacer en tant que médic-nin. Mais je ne peux laisser le village sans aucune surveillance. Naruto, tu dirigeras Konoha en mon absence, avec l'aide de Kakashi.
Pardon ? J'avais bien entendu ? Moi, au poste de Hokage ?! Je jubilais ! Même si la situation n'était que temporaire, c'était déjà une avance de plus, un entraînement, pour succéder à mamie Tsunade. Elle laissait la place aux jeunes, parfait !
- Ne t'excite pas trop, c'est beaucoup plus dur que cela en a l'air. Kakashi s'occupera de la paperasse, et de tout l'administratif. Tu pourras observer pour te rendre compte. Quant à toi, tu seras plus actif, tu défendras le village en cas d'attaque, tu prendras les décisions s'y rapportant,… Je pars dans une semaine. Ta seule mission d'ici là sera de me suivre, d'observer dans les moindres détails ce que je peux faire en tant que chef du village. Et tu as intérêt à être attentif !
- Oui, mamie Tsunade !
Enfin ! Enfin, j'allais accéder au poste que je convoitais depuis mes sept ans, pour quelques temps. Combien de temps, en fait ? Je lui fis part de mes inquiétudes, et elle me répondit qu'elle serait absente une semaine au moins. Peut-être plus, au cas où certains patients nécessiteraient plus de temps, et plus de soins.
- Kakashi, tu n'as pas besoin d'explications supplémentaires, je pense que tu comprends la situation, et que tu sais de quoi il en retourne.
- Oui…
҉
Les yeux plongés dans la nuit sombre, et le nez au vent, je soupirai d'aise assis sur le rebord du toit de ma maison - tout ce qu'il y a de plus commun, non ? Tsunade me faisait confiance, et cela me faisait tellement plaisir ! Après toutes ces années d'une enfance solitaire, j'étais enfin reconnu, et de quelle façon ! Seule une personne qui n'a eu pour seul compagnon de jeu qu'une balançoire pendant plusieurs années, et pour seul environnement que les regards lourds et accusateurs de tous, peut comprendre l'état un peu euphorique dans lequel je me retrouvais.
J'humai l'air du soir. Il était frais et pur. Vivifiant. Et je me sentais bien. Il ne me manquait plus qu'un bol de ramens ! Mais ça, ça pouvait s'arranger. Je descendis donc à la cuisine, et remontai quelques minutes après avec un bol de nouilles brûlantes dans mes mains.
Le regard absorbé par le contenu de mon bol, je regardais les ramens tournoyer autour d'un naruto, quand mon attention fut attirée par un souvenir que j'aurais préféré voir enfoui à jamais.
- Naruto, tu n'as toujours pas renouvelé ton garde-manger… ? souffla Sasuke d'un air désespéré.
- Non. S'il y a une chose qui m'est essentielle, c'est bien mes ramens… et toi. rajoutai-je à voix basse. Mais apparemment, il avait quand même entendu…
- Hm, vraiment ? Intéressant…
Il attrapa alors une paire de baguettes et s'approcha de moi dans une démarche féline. Alors que je rougissais de plus en plus, il s'empara d'un naruto, et l'approcha de mes lèvres. Mais alors que j'entrouvrais la bouche, il avala la rondelle.
- Mais… !
Un sourire espiègle sur le visage, il approcha de nouveau ses baguettes. Non, cette fois, il ne m'aurait pas ! Je ramenai vivement le bol derrière moi, mais il réussit à saisir quelques précieuses nouilles. Non ! Il n'oserait pas ! Il me les présenta alors. Oh, non, il ne gagnerait pas cette fois. Je tournai vivement la tête pour éviter son regard, mais il cala son corps contre le mien en m'embrassant le cou, et en le mordillant sensuellement. Ce qui eut pour effet de me faire pousser un soupir de bien-être. Et bien sûr, comme j'avais la bouche ouverte, il en profita pour glisser les nouilles dedans, puis se redressa face à moi, l'air fier. Ah, le traître !
- C'est de la tricherie… !
- Je sais. répondit-il, apparemment satisfait de ce qu'il venait de faire.
Puis il s'approcha de moi une nouvelle fois, en posant ses mains sur mes hanches, et posa ses lèvres sur les miennes. J'allais approfondir le baiser, quand il se décala, et partit vers l'escalier en lâchant innocemment :
- Je vais me laver, comme ça tu pourras finir ton bol de ramens tranquille !
- Yah, connard !
« C'était la veille de ton départ. Où es-tu maintenant, Sasuke ? »
[Sasuke]
- Les temps sont mûrs… Mettons-nous en route pour Konoha.
Cette phrase résonnait dans ma tête tandis qu'un de mes chidori transperçait la poitrine d'un imbécile qui avait osé se mettre entre moi et ma victime. Froidement, je lâchai le cadavre du regard pour me tourner vers un corps qui tremblait de peur, acculé dans un coin de la cour. À quoi bon ? De toute façon, il allait mourir. Comme tous les habitants de Konoha qui avaient osé souhaiter la mort de ma famille.
Adieu ! Et mon katana pénétra sa gorge avant d'aller se ficher dans le mur juste derrière. La tête mortifiée de peur se courba, faisant bouger le corps une dernière fois.
Je n'avais pas arrêté de m'entraîner depuis ce matin. Savoir que j'allais enfin pouvoir venger mon frère me mettait en un état d'hystérie que je n'avais encore jamais vécu. Mes mains en tremblaient d'excitation. Comme tout mon corps.
Et il me suffisait d'imaginer Homura et Koharu apeurés, ou rendant leur dernière convulsion à mon regard avide, pour ressentir une joie extrême.
- Sasuke, j'ai une idée pour demain.
Pourquoi ce vieux serpent venait-il encore me déranger ? Je me stoppai dans mon élan, et fixai Orochimaru d'un regard inquisiteur. Son air suspect ne me disait rien qui vaille…
- Tu ne seras pas au premier rang de l'attaque. Il faudrait garder la surprise pour qu'ils dépensent toutes leurs forces dans les premiers temps. Et tu pourras te déchaîner contre les trois vieux à ton aise…
Habitué à ce que je ne réponde pas, il se retourna et s'éloigna. Mais son sourire figé n'avait fait que trahir une machination évidente. Et il m'avait laissé seul avec mes doutes et mes pulsions meurtrières. Tant mieux pour lui, il n'aurait peut-être pas survécu dans le cas contraire…
Il se souciait trop de moi en ce moment. Il cachait quelque chose, je le savais ; mais quoi ? Depuis quelques jours que j'essayais de le découvrir, toutes mes tentatives avaient échoué. Et cette histoire de réceptacle n'en finissait pas de tourner dans ma tête, encore et toujours, comme un avertissement, comme si une partie de moi était convaincue que j'étais visé.
[Iruka]
Au village, l'agitation régnait. L'annonce du départ de Tsunade, et celle de l'attaque imminente de Suna ; ces récents événements avaient contribué à rendre le climat pesant, et stressant. La moitié des shinobi s'étaient préparés à partir pour Suna dès que la nouvelle était parvenue à leurs oreilles. Et la Hokage en avait enrôlé d'autres encore. Les prévisions n'étaient pas joyeuses : une rumeur circulait selon laquelle il aurait levé une armée entière.
J'avais été chargé de la protection des enfants, qui étaient restés au village pour la plupart. Après tout, on n'est jamais trop prudent. Mais je ne m'inquiétais pas trop. Qui viendrait attaquer notre village ? Et pourquoi ? Non, décidément, nous n'avions rien à craindre.
Quoique… Réflexion faite, il y avait une décision que Tsunade avait prise, et qui m'inquiétait. Le fait de laisser Naruto à son poste pendant son absence. Je n'osais même pas imaginer les bêtises qu'il allait pouvoir faire… Fermer l'académie des ninjas pour des vacances inattendues, ou peut-être instaurer les ramens comme plat obligatoire au moins une fois par jour, ou même organiser une expédition magistrale avec tous les ninjas qu'il restait au village pour aller récupérer Sasuke, qui sait… ! Après tout, ce n'était pas pour rien qu'il était considéré comme l'énergumène le plus imprévisible de Konoha !
- Maître ! Maître !
- Hm ? Qu'est-ce qu'il y a, Naruto ?
- Tsunade s'en va, venez !
- J'arrive.
Je suivis mon protégé à travers les rues de Konoha tandis qu'il me parlait avec animation de son enthousiasme à l'idée d'être suppléant de la Hokage. Oui, décidément, je me demandais vraiment comment le village résisterait à une bombe telle que Naruto…
[Naruto]
Cela faisait deux jours que mamie Tsunade était partie pour Suna. Deux jours que j'occupais la place de Hokage suppléant. Deux jours que rien n'avait vraiment changé. Debout sur le toit du bâtiment principal de Konoha, je contemplais les visages des Hokage en m'attardant souvent sur celui de mon père. J'aurais aimé qu'il soit là pour me soutenir, ou me féliciter. Mais le destin en avait décidé autrement. Comme s'il avait exploré mon âme pour trouver ce qu'il pourrait bien me faire de cruel afin de me dégoûter de la vie.
Une vague de solitude m'assaillit soudain. Comme une révélation. Il suffisait d'explorer mon passé pour comprendre ce qui n'allait pas. J'avais retrouvé le sourire avec mon intégration à l'équipe sept, avec Kakashi, Sakura et Sai. Et puis Sasuke était arrivé bouleverser ma vie tranquille de shinobi. Et depuis qu'il était parti, j'avais tenté de l'oublier, de me faire une raison en tentant de me convaincre qu'il ne reviendrait pas. J'avais d'abord cru que toutes ces idées l'avaient définitivement chassé de mon cœur. Mais ce soir, il était revenu, plus présent que jamais, hanter mes souvenirs. Je maudis mon cœur d'être aussi faible. Mais c'était comme si je ne pouvais pas lutter. Et cette impression était si persistante qu'elle en devenait frustrante. Insupportable.
Je secouai la tête pour en chasser ces sentiments désagréables. Il fallait que je pense à autre chose. À demain. À quoi bon remplir ma tête d'espérances vaines ? Cela ne le ferait pas revenir. Comme rien du tout, en fait. Même tout l'amour que je pourrais lui apporter. Rien ne lui ferait changer ses idées noires. Alors il fallait que je pense à mon avenir. À l'avenir de ce village que j'allais peut-être diriger un jour.
Que pourrais-je donc faire pour que Konoha soit encore plus resplendissante qu'au temps de Minato ? Comment élever mon village pour que ses habitants puissent y vivre en toute sérénité ? Voilà ce à quoi je devais apporter toute mon énergie désormais. Pas à me lamenter sur une ombre disparue, ni à chercher un souffle de vent sombre à l'odeur ensorcelante.
[Sasuke]
Et l'armée se mit en route. Importante, puissante, effrayante. Les cris rauques de certains, et les rires sadiques d'autres, traduisaient l'envie d'en découdre qui emprisonnait leurs esprits. Leurs visages hideux ne voyaient que le but ultime qui se cachait derrière ces centaines de regards plus inexpressifs les uns que les autres : la mort d'un maximum de personnes. Plus qu'Orochimaru, c'était la soif de sang et de massacre qui les commandait, et les aveuglait.
Cela faisait trois jours que nous étions partis et l'impatience commençait à se faire ressentir dans les rangs. Mais les nouvelles étaient plutôt bonnes, nous approchions du village des feuilles. Et nous y serions même peut-être dans la soirée.
[Naruto]
- …lerte ! Alerte ! Naruto !
Hein ? Que se passait-il ? Je m'habillai en vitesse, et sortit en claquant la porte. Dehors, l'agitation régnait. Kakashi se tenait devant moi, apparemment affolé.
- Naruto ! Orochimaru attaque Konoha ! Suna était une feinte !
Pardon ?! Le temps de réaliser la gravité de la situation, Kakashi m'avait déjà tiré jusqu'à un endroit sombre que je ne reconnaissais pas.
- Où on est ?
- Dans un bâtiment de la racine.
- Hein ? Pourquoi ?
- Parce que je ne veux pas qu'il t'arrive quelque chose. Ta mort serait un drame pour beaucoup de monde.
- Mais je suis Hokage suppléant ! Je dois combattre !
- Non. Naruto, promets-moi que ne tenteras pas de sortir.
Je mordis ma lèvre, et promis, non sans penser exactement le contraire. Je ne pouvais pas rester les bras croisés à attendre que mon village soit entièrement décimé. Et si Kakashi pensait que j'allais obtempérer sans rien dire, me laisser faire comme un gentil pantin et me cacher ainsi que le ferait un gosse, il se fourrait le doigt dans l'œil.
Dès que je fus sûr qu'il était loin, et que personne ne traînait autour de moi pour alerter tout le monde de ma fuite, je tentai de m'échapper. Mais Kakashi avait tout prévu. Il m'avait enfermé dans une salle qui empêchait de malaxer le chakra. Et dehors, j'entendais la bataille qui faisait rage. Mon sang bouillonnait. Il fallait que je sorte, coûte que coûte. Je n'avais pas le droit de rester ici.
Mais coup après coup, malgré toute la force dont j'essayais d'armer mes bras, la porte ne faisait que trembler. Elle n'avait subi aucun dommage. Je tentai donc de faire appel au mode sennin, et y parvins, non sans mal. Et ce que je ressentis me souleva le cœur. Des âmes. Des âmes qui s'échappaient de leurs corps. Par centaine, elles abandonnaient leurs hôtes et s'envolaient. Et moi, j'étais enfermé ici, à rien faire.
Kyūbi, viens m'aider. Tu es ma seule chance, je t'en prie, aide-moi ! Prête-moi ta force !
- Tu penses enfin à moi, gamin ? Je commençais à croire que tu m'avais définitivement oublié !
- Je suis désolé Kurama, mais je vais avoir besoin de toi. Il faut que je sorte de cet endroit, il faut que j'aide le village.
- Encore ? Tu es vraiment attaché à Konoha, dis !
- Plus encore que tu ne le crois. Aide-moi, s'il-te-plaît.
- Mouais, après tout, pourquoi pas …
Et une force extraordinaire m'envahit. Je la reconnaissais, elle m'apaisait. Elle prenait possession de mon être, et me procurait en même temps une force extraordinaire.
- Merci Kurama, je te revaudrai ça.
- Dépêche-toi au lieu de parler !
Sous l'impulsion du démon qui ne faisait qu'un avec moi, je poussai un hurlement de tous les diables, et la porte vola en éclat d'une pichenette. Oui, forcément, le changement est un peu brutal…
[Sasuke]
Mon sabre criait famine. Il avait si soif. Soif de sang. Et moi, je frémissais d'excitation. Mes tremblements se communiquaient à mon katana, qui semblait ainsi s'impatienter à ôter des vies. Alors pourquoi le contrarier ? Allons-y, il y a trop longtemps que j'attends ce moment, trop longtemps que je me cache derrière ces arbres en attendant mon tour, trop longtemps que je rêve à ce qui va suivre, trop longtemps que je me rends dingue à souhaiter cet instant délicieux !
Et je saute dans la mêlée. Je fais virevolter ma lame dans tous les sens, en oublie le monde autour de moi, fais tomber les têtes, sans aucune distinction de camp. Je veux juste voir le sang couler. Je veux juste reprendre le pouvoir que j'ai caché tout ce temps pour échapper à la vigilance du serpent. Amaterasu lancé un peu partout ; katana qui passe n'importe où je le souhaite, pénétrant même les armures les plus résistantes ; regard rougeoyant ; sang bouillonnant ; soif de mort. La recette parfaite du massacre.
[Naruto]
Le soleil se couchait tout juste sur la plaine où s'était déroulée la bataille. Les combattants avaient réussi à dévier les assaillants du village, évitant des dégâts. Mais beaucoup étaient tombés au combat. Il ne restait qu'un adversaire. Dans l'ombre de la lumière descendante, seuls ses yeux perçaient l'obscurité. D'un rouge sang, ils semblaient pouvoir tout deviner et paralyser quiconque les soutiendrait. Je reconnaissais ces yeux… C'étaient ceux de… non !… si, impossible de se tromper. Sasuke.
J'eus l'impression que mon cœur se transperçait à la vue de son regard si terrifiant, si insensible, posé sur moi. À moins que… peut-être était-ce un vrai katana qui venait de sceller mon destin ? Mais ça ne me gênait pas. Tant que c'était de la main de Sasuke. Je fis donc un sourire à mon brun, un dernier, comme pour le pardonner, et tentai de le prendre dans mes bras. Je voulais nous unir une dernière fois. Même si c'était une union dans le sang.
Adieu mon amour…
ㅋㅋㅋㅋ x) Je sais, je suis très sadique, mais c'est dans ma nature, j'y peux rien ! ^^' Rassurez-vous, ce n'est pas la fin de cette fic, loin de là ! Mais seul Kami-sama sait ce qu'il va se passer dans la suite… et moi ! ;)
Quand Orochimaru dit à Sasuke « Les temps sont mûrs… Mettons-nous en route pour Konoha. », j'ai fait exprès, pour ceux qui l'auront remarqué, de faire une référence au manga, quand Orochimaru dit « Les temps sont mûrs… Mettez-vous en route pour Konoha. » au quartet d'Oto pour aller chercher Sasuke. Ce n'est pas du plagiat, ni un copier-coller, c'est juste une référence, un clin d'œil à ce grand auteur qu'est Masashi Kishimoto, pour rester quelque peu fidèle à l'histoire.
Le passage où Naruto ressent de la mélancolie sur le toit du bâtiment des Hokage, je l'ai écrit avec mes trippes, avec 2PM dans les oreilles (A.D.T.O.Y, Game Over, 영화처럼, 이 노래를 듣고 돌아와). Ils m'aident beaucoup à écrire, je les adore vraiment !
Quand on lit le dernier POV Sasuke, on voit qu'il a encore évolué. Au début, il se demandait comment se venger sans toucher les autres villageois, après il était aveuglé par la vengeance, et enfin, maintenant, il ne pense plus qu'à tuer. Je trouvais que cette évolution était intéressante pour montrer qu'il a l'impression de garder le contrôle et de faire ce qu'il veut, alors qu'il ne dirige plus rien, qu'il suit juste ses instincts.
Voili voilou, je crois que j'ai fait le tour, merci d'avoir lu ce chapitre, n'hésitez pas à me dire ce que vous en avez pensé !
