Chapitre 13 : Je ne t'aurais pas cru capable de ça, sombre crétin !


Et nous voilà déjà au dernier chapitre ! Elle n'était pas très longue comme fic, mais bon, c'était ma première, donc… Je prévois un épilogue, et après, TGSH se finit vraiment !

En attendant la fin, voici un chapitre… que vous n'avez qu'à lire pour savoir comment il est ㅋㅋㅋㅋㅋ Je suis méchante, je sais, c'est comme ça on ne me changera pas !

Enfin ! Vous connaissez le rituel : lisez, et parlez ! Ou plutôt, écrivez dans votre cas… S'il vous plaît ! Bonne lecture mes ananas !


[Naruto]

Quand enfin – juste après que j'aie identifié le Monsieur-je-sais-tout de la salle – il leva le regard de toute la paperasse qui m'avait tenue lieu de seule compagnie durant ces derniers jours et toussota légèrement pour attirer l'attention de tous, je me redressai sur mon séant, ne voulant pas perdre une miette de ce qu'il allait dire.

- J'ai arrêté mon jugement à propos de ce dossier.

Pour ma part, c'était mon cœur qui allait s'arrêter s'il ne donnait pas rapidement son accord ! Il fallait qu'il l'accepte !

- Je voudrais juste poser une question avant de me prononcer définitivement. Naruto Uzumaki, vous connaissez l'accusé Sasuke Uchiwa pour avoir été dans la même équipe, et vous étiez même bons amis, me semble-t-il. Comment pouvons-nous dans ce cas être assurés de votre objectivité ? Il est fort plausible que vous ayez imaginé un stratagème afin de libérer votre ami… Un stratagème qui ressemblerait à s'y méprendre à une preuve…

« Calme-toi, Naruto, calme-toi. » Le ''boudiné'' commençait sérieusement à me peser. Non seulement, il mettait une heure à lire les documents, il me faisait bouillir, mais en plus il mettait ma parole en doute ! Je me rappelai pourtant très clairement avoir juré de dire la vérité dans cette foutue salle où Sasuke déprimait tout seul ! Oui, tout seul. Ses groupies étaient toutes trop tristes pour venir… !

Alors que j'allais protester énergiquement, Mamie Tsunade me coupa la parole.

- Je me porte garante de ce garçon. déclara-t-elle.

Certaines personnes parurent surprises, et une femme – d'après sa tête il s'agissait de la « blasée-de-l'extrême – sursauta même sur sa chaise et, c'était la première expression que je lui voyais, parut surprise. Cacherait-elle quelque chose ? Si j'en croyais son air gêné, oui. Il ne fallait plus que je la lâche du regard, quelque chose me disait qu'elle m'apporterait les réponses que je cherchais si obstinément.


[Sasuke]

Allongé sur une planche recouverte à la va-vite d'un grossier morceau de tissu qui faisait office de lit, je me repassais les instants que je venais de vivre dans ma pauvre tête prête à éclater. Le fait qu'ils ne m'aient pas laissé parler passait encore – de toute façon, je n'avais rien à leur dire sur cette innocence qu'ils ne m'accordaient pas. À quoi bon, de toute manière ? À leurs yeux, j'étais et resterai celui qui avait massacré de sang froid de trop nombreuses personnes. Et pour ne rien arranger de ma situation, déblatérer de fausses excuses m'horripilait.

Alors je restais à contempler le plafond et à sentir bondir mon cœur sous les coups de flash-backs enchaînés*. Tous les mêmes. Naruto. Lui et ses yeux océans qui avaient cherché à accrocher mon regard, en vain. Lui et son sourire angélique qui m'avait paru si traître, si tant était que je pusse moi-même utiliser ce mot. Oui, je les avais trahis. Oui, ils méritaient leur vengeance. Parce que oui, je n'avais été qu'un connard fini. Mais venir se pavaner avec des preuves, c'était au-delà de tout ce que j'avais pu imaginer ! Si me faire payer était ce qu'il souhaitait, il pouvait se rassurer, c'était réussi ; même plus que réussi ! Il ne m'avait pas fait payer, il m'avait assassiné. Assassiné avec toutes ses mimiques, ses regards gentillets qui me mentaient royalement en me faisant revivre des moments délicieux mais que je savais désormais enfouis à jamais dans la terre de l'oubli.

Si seulement il avait fait comme tous les autres ! Si seulement il n'était pas venu du tout !

Si quelqu'un existait vraiment là-haut, était-ce trop lui demander que de m'accorder l'invisibilité ? Pour que je finisse oublié de tous, et de tout. Même la solitude m'apparaissait douce à côté de l'ignorance et du sentiment de trahison dont mon cœur s'étreignait douloureusement rien qu'en repensant à cette scène d'il y a quelques instants à peine.

Je compris alors ce qu'avait dû ressentir Naruto à mon départ. Et la culpabilité m'assaillit violemment. J'aurais voulu remonter le temps. Remonter le temps pour ne pas commettre toutes ces erreurs dont je payais maintenant le prix fort. Remonter le temps… pour une fois, j'aurais aimé croire aux contes…

- Je ne suis qu'un imbécile qui n'a même pas le droit de vous demander pardon, ni aux uns ni aux autres.

- Détrompe-toi.

Eh bien, ça ne devait vraiment pas tourner rond dans ma tête ! Voilà que j'entendais maintenant la vois de mon imbécile préf… de Naruto. Si cela continuait, j'allais finir par voir des illusions, et pourquoi pas des revenants ! En tout cas, je m'inventais des voix plutôt réelles ! Et je pouvais même m'imaginer son chakra, là, tout près. Qui avait l'air très réel aussi ! Alors que j'allais me traiter intérieurement de fou névrotique, j'eus tout de même la présence d'esprit de me tourner vers la grille derrière laquelle je m'imaginais un blond au sourire de dix kilomètres venu me rassurer. D'ailleurs, il était bien là.

Pardon ?!

- C'est bien ce que je craignais, j'ai des hallucinations, maintenant ! m'exclamai-je pour moi-même.

Et pourtant… Cette ''hallucination'' avait l'air très réelle… En était-ce d'ailleurs vraiment une ?

- Est-ce que j'ai l'air d'une illusion, ducon ?

Merde. Malheureusement pour moi, il était bien vrai, en chair et en os, et il me parlait. Mais qu'est-ce qu'il venait donc faire là ?

- Va-t'en.

- Bah pourquoi ? J'ai pas envie !

Et maintenant, il cachait son jeu sous un caprice ? Je rêvais ! Il fallait que je rêve !

Au moins, si ce n'était pas un rêve, c'était bien Naruto que j'avais en face de moi. Exactement comme quand j'avais dû le porter sur mon dos dans la forêt**, il me faisait bouillir jusqu'au bout sous des airs innocents.

- Au final, t'as pas changé, Naruto. lâchai-je sur un ton plus élevé et agressif que je ne l'aurais souhaité.

- Bah non, pourquoi j'aurais changé ?

- Hm.

Sur un ton hésitant, il me demanda si je n'étais pas content de le voir ; ce qui me fit ricaner ironiquement. Comment pourrais-je me réjouir que celui que j'aimais malgré moi toujours vienne pavaner sa liberté devant moi !?

- Je viens avec la preuve de ton innocence et ça ne te plaît pas ? s'emporta-t-il soudainement. Je fais tout mon possible pour te sortir de cette merde dans laquelle tu t'es fourré tout seul, et tu me rejettes ?! T'aurais peut-être préféré que je te laisse te démerder tout seul sans autres preuves que tes souvenirs… ?!

Pendant un instant, je fus incapable de penser quoi que ce soit correctement. Il… voulait m'aider ? S'il était venu, c'était vraiment pour me sauver, et pas pour m'enfoncer encore plus ? Mais pourquoi ? Pourquoi avait-il encore envie de me venir en aide après tout ce que je lui avais fait subir ? Comment était-ce possible qu'il ait encore ne serait-ce qu'une once de sympathie à mon égard ?

- Eh bien, tu montres tes émotions, maintenant ? On dirait un poisson rouge !

- Naruto, tu… pourquoi ? Non ! Je ne veux pas savoir ! Laisse-moi !

J'espérais qu'en le rejetant, il allait se rendre compte que je ne méritais pas son aide, même si au fond de moi, je la désirais. Seulement, c'était sans compter sur l'obstination apparente du blond qui faisait la moue en face de moi.

- Non.


[Naruto]

S'il croyait que j'allais donner un quelconque crédit à de pareilles paroles ! Ça se voyait à cinq-cents mètres dans le noir qu'il ne pensait pas un traître mot de ce qu'il venait de déblatérer ! Je n'avais aucune envie non plus qu'il me surprotège comme un gamin. Alors peu importe ce qu'il pouvait bien me dire, j'irais jusqu'au bout de mes pensées. Le voir prostré au fond de sa cellule à s'attrister, cloîtré derrière des barreaux déprimants, m'avait non seulement fait mal, mais avait fait remonter définitivement à la surface de ma mémoire certains sentiments. Des sentiments qui s'étaient déjà réveillés si facilement, rien qu'en le sachant innocent. Moi qui avais mis tellement de temps à les enterrer !

- J'ai mis trois jours à tout traduire. Trois jours pendant lesquels je suis resté chez moi, sans sortir, sans voir personne. J'ai pris sur moi pour pas tout foutre en l'air parce que c'était compliqué et long. J'ai risqué beaucoup en parlant très sèchement au Conseil, même si je pensais tout ce que j'ai dit. Et je ne me suis pas dégonflé parce j'avais devant moi les dirigeants du village.

Il leva le regard vers moi, un regard perdu et hésitant. Mais le connaissant, je savais pertinemment qu'il ne desserrerait pas les lèvres. Alors je poursuivis :

- Il y a peut-être des gens qui ont perdu la vie sous ton sabre. Mais je suis sûr que tu le sais toi-même : c'était Orochimaru qui te contrôlait. Tu n'as tué personne, Sasuke.

Ses yeux ! Dans ses yeux, je revoyais enfin la lueur qu'il avait avant de… partir. Mon cœur se serra tandis que j'enchaînai comme un automate, sans vraiment contrôler mes paroles :

- Je ne l'ai pas fait uniquement pour plus de Justice, tu sais. Je… c'était avant tout… pour toi.

- Imbécile ! Pourquoi tu fais tout ça pour moi ? J'en vaux pas la peine !

- Arrête de te dénigrer ! Tu crois que je me serais énervé tout seul sur des centaines de feuilles pour le premier venu ? T'es pire que borné, bordel !

Était-il si bouché qu'il ne comprenait pas que je l'aimais ?! Ça me paraissait pourtant assez clair ! Ou alors, Orochimaru l'avait complètement détraqué ! J'allais l'envoyer encore un peu plus sur les roses pour le faire réagir une bonne fois pour toutes, mais il lâcha soudain :

- Je ne t'aurais pas cru capable de ça, sombre crétin ! avec un semblant d'ombre de léger sourire – ce qui était déjà beaucoup pour un glaçon comme lui !

Prenant mon courage à deux mains, je lui demandai de se rapprocher. Quand il fut assez près, je passai furtivement ma main entre ces barreaux qui me faisaient si mal rien qu'à les regarder, et accrochai celle de Sasuke dans la mienne. Il frissonna au contact puis, passé un moment d'hésitation, raffermit sa prise autour de mes doigts. Dans ses yeux, une lueur de regret brillait.

Mais mon petit moment de plaisir fut vite écourté. J'y avais souvent pensé, mais ne voulais pas me l'avouer. Pourtant, Sasuke avait bien relevé le problème…

- Est-ce que tu réalises que… que c'est peut-être la dernière fois qu'on se parle ?

Mon cœur sembla s'arrêter un court instant avant de repartir violemment. Bien sûr que j'y avais pensé ! Mais je n'avais jamais formulé cette hypothèse terrifiante à haute voix. Rassemblant toute ma volonté, j'étirai mes lèvres en mon plus beau sourire – du moins, c'est ce que j'essayais de faire – et tentai de rasséréner Sasuke.

- Qu'est-ce que tu racontes ? Je les ai tellement soûlés qu'ils vont être obligés d'accepter le journal de ce serpent de malheur, et la manipulation leur crèvera les yeux ! Et puis, j'ai le soutien de la Hokage !

Pendant que je récapitulais les points positifs, j'essayais de me convaincre moi-même. Pourvu que tout se passe bien ! Pourvu que cette femme aux cheveux rouges que j'avais décidé de surveiller étroitement ne continue pas de souffler des messages censés être discrets dans l'oreille de ce garçon aux dents aiguisées ! Pourvu que Tsunade réagissent face à ces deux personnes qui donnaient vraiment l'impression de manigancer quelque chose de bizarre ! Pourvu qu'ils se rendent compte de leur fourvoiement et qu'ils me rendent Sasuke ! Euh… enfin qu'ils le libèrent, quoi.

Soudain, des pas résonnèrent dans le couloir. Je me retournai et vis apparaître deux ANBUs qui se dirigeaient vers nous à pas de loup. Ils nous annoncèrent la fin des délibérations, et l'ordre qu'ils avaient reçu d'amener Sasuke dans la Salle du Conseil. Il acquiesça et se laissa emmener docilement. Et le voir ainsi renforça ma volonté : il fallait que je le sorte de là !

J'arrivai à sa suite dans la Salle du Conseil, mais Tsunade me coupa la route en m'expliquant qu'elle voulait parler à Sasuke seule à seul. Résigné, je sortis donc devant le bâtiment pour prendre un peu l'air.

- Naruto-kun !

- Sakura ? Tu arrives un peu tard…

- Naruto, tu sais très bien que j'ai voulu venir. Seulement quand je suis arrivée dans cette salle, ça a été plus fort que moi, je n'ai pas pu rester. se justifia-t-elle. Au fait, je voulais te demander, comment ça s'est passé ?

- Mamie Tsunade est en train de lui parler. C'est tout ce que je sais.

Elle acquiesça silencieusement, puis me proposa de m'asseoir en attendant une quelconque réponse, puis engagea directement la conversation sur Sasuke, ses qualités, son physique extraordinaire, les projets insensés qu'elle avait imaginé réaliser avec lui, et tout ce que peut raconter une fille amoureuse d'ennuyant. Si seulement elle savait la vérité ! Je me demandais quelle réaction elle aurait quand elle apprendrait que « son chéri » était amoureux d'un garçon, et qui plus est son meilleur ami !

D'ailleurs, comment lui dire ? D'accord, elle était pesante à tourner autour de mon brun et à s'imaginer que tout était encore possible pour elle. Mais elle était quand même ma meilleure amie ! J'essayais de m'imaginer diverses manières de lui annoncer notre relation – parce que j'étais désormais sûr qu'il sortirait – mais il ne me semble pas avoir pensé à la façon dont elle l'a vraiment su… Je ne m'y attendais réellement pas du tout…

- Naru, tu n'as pas desserré les dents depuis tout à l'heure ! Ça ne te fait pas plaisir que Sasuke revienne ?

- Bien sûr que si ! C'est juste que rien n'est encore sûr… dis-je en pensant intérieurement le contraire, mais surtout pour trouver une excuse valable à mon silence.

- Ce que tu peux être aveugle, Naru ! Moi, je suis sûre qu'il va sortir !

- C'est toi qui est aveugle…

Merde ! J'avais pensé tout haut ! Râh, moi et mon impulsivité ! Une excuse, il me fallait une excuse !

- Pourquoi ?! demanda-t-elle, surprise de mon semblant de réponse.

- Eh bien… Tu n'as même pas remarqué que Sai s'était rapproché de toi !

Une lueur d'étonnement passa dans son regard, puis elle détourna vivement son visage qui avait soudain pris des couleurs. Serait-ce qu'elle n'était pas si indifférente que cela aux charmes du brun ? Ça m'arrangeait grandement !

- Tu dis n'importe quoi… hasarda-t-elle.

- Non, je t'assure. Fais plus attention la prochaine fois que tu es avec lui, et tu pourras le voir toi-même.

Si je pouvais la convaincre de sortir avec lui, au moins, nous serions tranquilles. Mais alors que je réfléchissais à comment la pousser un peu avec notre ami, je sentis deux mains glisser le long de mon torse, et des bras m'enserrer doucement. Le cœur battant à cent à l'heure, je me retournai vivement pour me retrouver face à deux orbes sombres qui me fixaient intensément.

- Sasuke !

Sans me préoccuper de Sakura qui gobait les mouches à côté de moi, j'attrapai le col du brun, et, le tirant vers moi, pris possession de ses lèvres en les dévorant sans merci. Elles me faisaient l'effet puissant d'un remède à la solitude que j'avais tenté d'oublier pendant un an. Maintenant que mon cœur éclatait en mille morceaux, j'en prenais conscience.

Passant ma langue sur ses lèvres pour les franchir, je remarquai tout de même rapidement qu'il n'avait eu aucune réaction. Ouvrant les yeux, je l'interrogeai silencieusement. Du regard, il me signala en se raclant la gorge la jeune fille qui était à côté de nous. Oups ! Ma joie soudaine avait éclipsé la rose de mes pensées ! Par contre, elle, rien ne lui avait échappé. Ses yeux ronds, sa bouche ouverte et ses bras ballants prouvaient bien son état second.

Posant une main sur son bras, je l'interpellai en la secouant doucement. Ses yeux, en papillonnant, firent tomber quelques larmes brillantes. Elle les essuya d'un revers de bras nerveux, et lâcha un petit rire qui n'avait rien de naturel. Mal à l'aise, je laissai tomber un timide « désolé ».

- Vous auriez pu m'en parler… dit-elle, le regard perdu le long de la ligne de l'horizon.

Alors que j'allais lui avouer avoir cherché une solution pour lui dire bientôt que Sasuke et moi étions ensemble, celui-ci déclara soudain :

- Pour que tu pètes un câble ? Tu as changé apparemment, Sakura. Mais, il y a un an, tu te serais énervée. Et puis après mon départ… Il hésita, puis reprit : pourquoi Naruto aurait parlé de quelque chose en rapport avec quelqu'un en qui il ne pouvait plus croire… ?

Mon cœur se serrait dans ma poitrine tandis que Sasuke énonçait ces mots si douloureux en resserrant imperceptiblement ses bras autour de moi. Quant à Sakura, elle baissa la tête en réaction à ce que lui avais dit Sasuke, puis s'en alla d'un pas mécanique, hasardeux. J'allais la rattraper pour expliquer avec plus de détails – et de diplomatie – le pourquoi du comment, mais le brun me retint.

- On pourra s'expliquer plus en détails après… Pour le moment, j'ai très envie de rattraper le temps perdu.

Je me retournai vers lui en arborant mon sourire le plus irrésistible.

- C'est vrai que c'est tentant… !

Un petit baiser, et nous partîmes nous promener en discutant de tout et de rien. Je voulais tout savoir : ce qu'il avait fait chez Orochimaru, s'il savait comment le serpent s'y était pris pour le manipuler, ce que Tsunade venait de lui dire, s'il y avait des clauses spéciales à sa libération,… Tout ! Son absence prolongée avait fait naître en moi une certaine peur du secret. J'en appris beaucoup ce jour-là.

- Naruto, il y a un endroit où j'aimerais retourner. Tu veux bien m'y accompagner ?

J'acquiesçai joyeusement, rassuré d'avoir retrouvé mon Sasuke. S'il me montrait un endroit privilégié pour lui, cela voulait bien dire qu'il avait confiance en moi, non ?


[Sasuke]

Ce grand arbre… Ce grand arbre en haut de la colline où j'allais souvent avant. On pouvait apercevoir de la cime du vieux chêne ce qu'il restait du village du feu où j'avais passé mon enfance. Où j'avais vu ma famille assassinée, où j'avais vu mon frère m'avouer son geste horrifiant. Où j'avais passé tant d'années, et si seul, à m'entraîner sans relâche jusqu'à l'épuisement, jusqu'à ce que je m'effondre face contre terre sans pouvoir bouger. Où je m'étais construit mon masque de glace et ma volonté de fer. Que Naruto avait réussi à faire basculer si facilement…

Regarder de loin ce lieu débordant de souvenirs me permettait de me vider l'esprit. Je ne l'avais jamais montré à personne, je ne voulais pas partager un endroit où je pouvais trouver le calme. Mais maintenant que j'avais retrouvé mon imbécile blond préféré, maintenant qu'il m'avait sauvé, qu'il m'avait pardonné toutes les erreurs que j'avais pu faire, je pouvais bien partager mon secret avec lui.

Arrivés en haut du grand chêne qui surplombait le village des feuilles, Naruto s'émerveilla adorablement devant la vue sur Konoha. Il s'extasia devant les visages des Hokage que l'on voyait encore mieux, devant l'Académie, les terrains d'entraînement au loin, et même son petit appartement que l'on distinguait noyé entre les bâtiments du village.

- J'avais encore jamais vu Konoha comme ça ! C'est dément ! C'est ça que tu voulais me montrer, Sasu ? C'est génial !

- Hm, pas exactement. Ce que je voulais te montrer, c'est plutôt de l'autre côté…

Il tourna un regard interrogateur vers les montagnes battues par les vents où étaient nichées quelques habitations qui tenaient encore à peine debout.

- C'est quoi ? demanda-t-il en plissant les yeux pour tenter de mieux voir.

Il fallait que je lui dise. C'était maintenant ou jamais. Si je voulais un jour lui raconter comment ma vie avait changé en une nuit, il fallait que je le fasse sur-le-champ. Parce que je ne retrouverai peut-être plus jamais le courage de parler de cela.

- Naru…


[Kakashi]

- Kashi-chan ?

Pour la forme, je lâchai un grognement. Si ce n'était pas Iruka qui m'avait appelé comme ça, la personne en question aurait sûrement fini dans la tombe avant d'avoir le temps de faire ses prières. Seulement, il s'agissait bien d'Iruka Umino. Qui perdait tout le sérieux que ses élèves voulaient bien lui attribuer quand il faisait autre chose que ses cours. Exemple flagrant : la position de grenouille qu'il avait adopté, monté sur un escabeau.

Monsieur taillait la plante grimpante qui s'enroulait le long de sa gouttière. Manquant de pouffer de rire, je lui demandai ce qui n'allait pas.

- Tout va bien, pourquoi ? Je voulais juste te demander de préparer le repas de ce soir, puisque je suis occupé.

- Hm, laisse-moi réfléchir… non.

- Hein ? Bah, pourquoi ? Je suis pas sûr de te suivre.

Alors là, je n'en pouvais plus ! Son attitude de grenouille et ses yeux ronds, c'en était trop pour moi : j'éclatai de rire – peut-être un peu fort d'ailleurs… Mais Iruka, lui, ne faisait que me regarder fixement. Il ne comprenait pas. Ce n'est que quand je lui expliquai que je préférais aller au restaurant qu'il lâcha un « Ah, d'accord ! ». Mais sa surprise le fit vaciller et tanguer du haut de son échelle.

Mon cœur accéléra. Il n'avait pas malaxé de chakra depuis longtemps, il ne pourrait jamais s'accrocher au mur ! Courant de droite à gauche, je tentais de deviner où il allait tomber. Et peu après, je le recevais dans les bras comme on porte un bébé.

- Alors Iruka-chan, tu as voulu savoir si tu pouvais voler ? Je suis désolé que tu aies été déçu ! lâchai-je sur un ton railleur.

Le rouge aux joues, l'oiseau se redressa en détournant le regard, et changea rapidement le thème de la conversation.

- Et si on demandait à Naruto de venir ? Un silence lui répondit, puis il se corrigea : Ah mais non, c'est vrai !

- Eh oui ! Il a mieux à faire, mon amour !


[Naruto]

Un contact frais sur ma jambe me réveilla. Qu'avais-je donc oublié dans mon lit ? Même si retomber dans le sommeil me tentait beaucoup, je décidai tout de même de me réveiller. Mes yeux papillonnèrent sous la lumière aveuglante du Soleil. Tournant la tête vers la fenêtre pour profiter de la chaleur qui coulait à flot sur mon visage, je me rendis compte que je n'étais pas seul. Une vague de souvenirs déferla soudain dans ma tête. Bien sûr ! Comment avais-je pu oublier ce qui s'était passé hier soir ?!

Alors que nous nous dirigions vers chez Ichiraku, Sasuke s'était soudain arrêté au milieu du chemin, et avait blêmi dangereusement. La peur m'avait gagné en un clin d'œil. Que lui arrivait-il ? J'avais beau lui demander ce qu'il se passait, l'appeler de toutes mes forces, aucun son ne sortait d'entre ses lèvres tremblotantes. Paniqué à l'idée qu'il ne soit victime d'une séquelle de son dernier combat, je l'avais retenu dans mes bras juste avant qu'il ne perde connaissance.

Je l'avais ensuite amené à l'hôpital, où Ino lui avait fait subir quelques examens avant de déclarer qu'il avait seulement manqué de nourriture, et qu'il lui suffirait d'une transfusion pour aller mieux. Et en effet, après que Tsunade se fut occupée de lui, elle me dit que je pouvais le ramener chez moi – ou plutôt à nouveau chez nous –, rester à l'hôpital ne lui servirait à rien.

J'avais donc ramené mon brun à la maison, et je m'étais rendu compte de son poids plume. Effectivement, il n'avait pas dû être bien nourri ces derniers jours ! Si je ne m'étais pas retenu, je leur aurai bien passé un nouveau savon.

Après l'avoir installé dans mon lit, je m'étais couché à ses côtés, mon visage tout près du sien, son léger sourire illuminé par un rayon de lune.

Cela m'avait rappelé les quelques soirs où j'avais eu l'heureuse occasion de m'endormir avec lui avant qu'il ne parte chez Orochimaru. Un regret m'étreignit le cœur avant que je ne le chasse en me ressaisissant. Il était revenu, il était bien à mes côtés, alors je n'avais pas lieu de me plaindre ! Non. C'était plutôt à lui de se plaindre. Et pourtant, il ne le faisait pas. Il ne se plaignait pas d'avoir vu périr sa famille et tous ceux avec qui il avait vécu depuis toujours, juste devant ses yeux encore innocents. Il ne se plaignait pas d'avoir dû vivre seul, d'avoir dû s'entraîner seul, jusqu'à l'épuisement, tous les jours, et pendant toutes ces années. Il ne se plaignait pas d'avoir vu resurgir son lourd passé alors qu'il était enfin heureux. Il ne se plaignait d'avoir dû tuer son frère qui avait longtemps représenté beaucoup pour lui. Son cher frère qui s'était rendu coupable pour lui, mais qui, au fond, était si douloureusement innocent. Il ne se plaignait pas des épreuves qu'il avait sans doute subi chez Orochimaru. Il ne se plaignait pas, et restait stoïque devant son vécu.

Sans l'oublier, il en avait fait sa force. Une vie dont les sombres recoins, si nombreux, le faisaient avancer avec toujours plus de volonté. En quelque sorte, nous nous ressemblions pour cela.

Après avoir déposé un léger baiser sur sa joue, je me levai avec la ferme intention de manger les ramens que je n'avais pas pu avoir hier soir. Mais Kami-sama avait dû décider de m'en faire voir de toutes les couleurs aujourd'hui, car à peine ma main était-elle posée sur la poignée de porte de la cuisine que quelqu'un toquait à l'entrée.

Soupirant à l'idée que l'idée que mon plat préféré n'allait encore pas se retrouver dans mon estomac, j'ouvris mollement la porte pour me retrouver face à Kakashi-sensei.


[Sasuke]

- Nous avons un problème.

Et voilà. À peine une erreur était-elle réparée que tout repartait mal. À croire que le mauvais sort – même si je n'y croyais pas vraiment – avait décidé de s'acharner sur nous. Rien que pour nous insinuer que nous n'étions pas faits l'un pour l'autre. Naruto était sûrement aussi remonté que moi, car tout d'un coup, il éclata d'une voix qu'il essayait de teinter d'optimisme malgré l'angoisse qui en ressortait par bribes :

- Un problème ? Quel problème ? Pourquoi est-ce qu'il y aurait un problème ? Tout va bien !

Tsunade prit alors son air blasé comme à chaque fois que Naruto sortait une énormité ou une parole navrante.

- Naruto, je t'en prie, ressaisis-toi. Ce n'est pas gravissime, c'est juste un petit ennui que je veux régler au plus vite.

- Vous m'avez fait appeler, maître Hokage ?

C'était Sai qui venait d'entrer dans le bureau. La Hokage lui confirma la convocation tandis que, doucement, tous les éléments du puzzle se mettaient en place dans ma tête.

Bien sûr ! À l'origine, j'avais été intégré à l'équipe n°7 en tant que remplaçant de Sai ! Alors maintenant qu'il était de nouveau sorti de la Racine, comment allions-nous nous organiser ?! Tant que nous n'avions formé qu'une équipe de quatre, tout allait pour le mieux, mais une de cinq personnes serait peut-être difficile à mettre en place…

Tsunade confirma rapidement mes suppositions en annonçant comme prévu le but de cette convocation : comment réorganiser l'équipe n°7. C'est donc sans surprise aucune que les débats compliqués et ennuyeux commencèrent.


[Naruto]

Heureusement que Mamie Tsunade nous appréciait particulièrement ! Heureusement qu'elle avait compris que l'équipe 7 était ce qu'elle était, et qu'il serait difficile de nous séparer. Quand elle avait lâché – au bout de longues minutes de débat – qu'elle allait s'organiser pour autoriser une équipe de cinq au lieu de quatre, j'avais failli lui sauter au cou, tout reconnaissant que j'étais ! Mais je m'étais vite ressaisi, et n'avais fait que la remercier avant d'arborer un grand sourire. Kakashi, Sai et Sakura avait eu aussi l'air satisfaits de cette nouvelle. Quant à Sasuke, il n'avait bien sûr montré aucune émotion. En parfait glaçon, il n'avait répondu que par bribes aux quelques questions de Tsunade, et s'était tu le reste du temps. Mais après tout, ce n'était pas étonnant de sa part, et puis je commençais à m'habituer.

Et puisque désormais tout allait bien, je comptais écarter tous les problèmes pour un bon bout de temps !

- Cependant…

- Ah, non !

- Pardon ?!

- Euh… désolé Baa-chan.

Merde, mes sentiments avaient parlé les premiers. Cette manie de crier avant d'avoir mal finirait par me coûter cher si je n'y prenais garde… La preuve : avant d'enchaîner sur ce qu'elle avait commencé à dire, elle m'avait lancé un regard noir digne d'un Uchiwa.

- Bien. Naruto, justement, c'est à toi que je voulais m'adresser. Tu m'avais parlé de deux personnes étranges pendant le procès.

Ah ! Enfin, elle abordait le sujet ! J'allais commencer à croire qu'elle avait complètement oublié ces deux énergumènes ! Pourvu qu'elle m'annonce une bonne nouvelle de plus ! Même si j'en avais déjà reçu, pourquoi ne pas espérer un peu davantage ? Cette fille aux cheveux rouges et ce mec à dents de scie ne m'avaient inspiré aucune confiance quand je les avais vus se papoter dans l'oreille d'un air énigmatique. J'acquiesçai donc, pressé d'entendre la suite.

- Ils ont été identifiés, et arrêtés. Ils étaient espions au service d'Orochimaru, et après sa mort agissaient pour leur propre intérêt.


[Sasuke]

Avançant tranquillement dans les rues désertes de Konoha, je ne lâchais pas la main de Naruto. Je ne savais pas encore comment réagiraient les autres habitants du village, mais pour le moment, je ne m'en souciais pas plus que du sens du vent. Il était tard, nous ne risquions donc pas de croiser quelqu'un, et mon blond préféré marchait à mes côtés en me racontant avec animation ce qu'il s'était déroulé à Konoha depuis déjà plus d'un an.

Mais même si je tentais de faire attention à ce qu'il disait, je n'y parvenais qu'à moitié. J'étais beaucoup trop occupé à savourer chaque nouvel instant. Et je ne répondais que vaguement à ses questions, non par manque d'intérêt, mais bien parce que les mots s'étouffaient dans ma gorge serrée de joie. Après tout ce qui nous avait séparés, nous avions tout de même droit à une nouvelle chance. Je ne comptais pas la gâcher : la vie m'avait appris que les ''nouvelles chances'' étaient aussi souvent les ''dernières chances''.

Mais le destin a de l'humour – parfois très noir – et il me semble qu'on ne peut l'éviter. Il nous met à l'épreuve pour voir combien de temps on tiendra. Comment en serait-il autrement alors qu'il fit surgir plus loin devant nous au coin d'un tournant, l'équipe de Kiba, Hinata et Shino ?

À leurs vues, mes pensées s'affolèrent. Il ne fallait pas qu'ils sachent notre secret ! Mais je ne voulais pas non plus lâcher la main de Naruto. Si je ne la lâchais pas, nous serions découverts sur-le-champ, et n'aurions plus aucune chance de nous cacher. Si je la lâchais, il allait peut-être mal réagir !

Sans m'en rendre compte, je m'arrêtai au milieu de la rue, et laissai avancer celui qui, devant moi, marchait d'un pas décidé vers son « meilleur ami ». Immanquablement, ma main finit par glisser de la sienne. D'un mouvement rapide, mais qui parut si lent à mon esprit. Je retins mon souffle en attendant la suite des événements tandis qu'un bruit sourd scandait rapidement à mes oreilles le temps qui s'écoulait : mon cœur, sans préavis, était parti à battre la chamade, et mes côtes semblaient avoir du mal à le contenir. Cette sensation étrange, j'avais du mal à avouer la ressentir. Parce que je me rendais compte que pour la première fois depuis longtemps, moi, Sasuke Uchiwa, le glaçon par excellence, l'insensible professionnel, j'avais peur.


[Naruto]

Presque imperceptiblement, sa main glissait de la mienne… Sa main glissait de la mienne ?! Je me retournai tout d'un coup, le jaugeant du regard en oubliant presque Kiba qui venait vers moi. Il était encore loin, j'avais le temps. Je m'approchai donc de Sasuke avec des yeux interrogateurs.

- Qu'est-ce qu'il t'arrive ? lui demandai-je avec la désagréable impression d'avoir déjà vécu cette scène.

Si ma mémoire ne me jouait pas de tours, c'était quand j'étais allé le voir à l'hôpital après son combat contre Orochimaru et Kabuto. Quand je lui avais demandé pourquoi il était parti, et qu'il avait compris que je connaissais l'histoire de Danzō, Homura et Koharu, que je voulais donc une autre réponse que « Pour laver l'honneur de mon frère. », il avait laissé tomber sa main qui tenait auparavant la mienne sur le matelas. Et même en étant en colère, cela m'avait blessé. J'avais peut-être fait une montagne de ce geste anodin, et après tout il avait été surpris, mais je n'avais pu m'empêcher d'être déçu.

- Je ne veux pas que les autres te jugent mal à cause de moi. dit-il pour se justifier, les yeux fixés sur le sol poussiéreux.

Je mis un moment avant de comprendre ce qu'il voulait dire réellement. Et quand je me rendis compte de ce qu'il venait de sortir comme excuse, je faillis éclater d'un rire nerveux. Était-il sincère ? ou bien était-ce uniquement une mauvaise blague ? Devais-je rire ? ou m'énerver ? ou encore prendre cela au sérieux stoïquement ? Au lieu de tout cela, je restais planté devant lui, et j'avais sans aucun doute, comme d'habitude, une tête ahurie. Il fallait que je me ressaisisse ! Au diable les principes, laisse parler ton impulsivité, Naruto Uzumaki !

- Écoute-moi bien, Sasu ! Je n'ai aucune honte à tirer du fait de sortir avec toi, primo. Deuxio, si quelqu'un a quelque chose à dire, qu'il le dise, qu'on en finisse ! De toute façon, je m'en ficherai comme de l'an quarante.

Sur ces mots, voyant que Sasuke ne bougerait pas de ses positions même en ayant été surpris par ce que je venais de dire, je m'emparai de sa main, ignorant ses mouvements pour tenter vainement de se dégager, et continuai d'avancer vers mes amis. Derrière moi, j'entendais mon brun qui essayait de me persuader avec des excuses vaseuses. Il espérait peut-être me faire changer d'avis… Trêve de plaisanterie, il rêvait complètement ! Une dernière fois, je fis volte-face et lui déclarai en le fixant dans les yeux d'un air faussement blessé :

- Si tu continues, je vais finir par prendre au sérieux tout ce que tu peux me dire… ! Tu tiens donc si peu à moi ?

Bingo ! L'imperturbable Uchiwa me regardait avec des yeux plus ronds que des naruto, et bégayait en cherchant ses mots. Satisfait de mon effet, je l'entraînai à ma suite.

Kiba fut le premier à se rendre compte qu'il y avait quelque chose d'inhabituel entre nous. Quand il vit nos mains l'une dans l'autre, il esquissa un sourire. Shino eut l'air vraiment surpris – pour une fois qu'on pouvait lui voir une quelconque expression derrière son haut col et ses lunettes noires. Hinata fut la dernière à le remarquer. Quant à elle, elle baissa les yeux en rougissant. Après nous avoir salués, elle prétexta quelque chose d'urgent à faire, et s'enfuit en courant dans le noir de la ruelle.

Je me retins de la poursuivre. Cela ne lui apporterait rien, ni à moi non plus. De toute manière, je n'aurais pas su quoi lui dire. Que pourrais-je bien inventer quand elle venait d'avoir la vérité pure et simple sous ses yeux ? J'aurais au moins voulu m'excuser de lui avoir fait mal. Mais ce n'était pas le moment. Il valait mieux attendre encore un peu.

« Hinata, je te jure que je suis désolé. Ne m'en veux pas, s'il-te-plaît, ce n'est pas ma faute. Ce n'est de la faute de personne, d'ailleurs. Cet homme est juste devenu si important à mes yeux. Je ne m'en suis même pas rendu compte. Comment aller contre l'amour ? C'est impossible, j'en ai fait l'expérience. Et de toute façon, je ne veux plus luter. Je ne peux plus reculer. Il me tient, et je ne veux pas le lâcher non plus. Je l'aime. »


* Oui, c'est une référence à Serge Gainsbourg. J'adore cette phrase !

** Cf: chapitre 3.


Et voilà~ ! Dernier chapitre achevé ! *Oh, ça fait tout drôle !* Je n'ai pas pu m'empêcher de sourire à la dernière phrase. C'est vraiment ''tout-guimauve-tout-mignon'', ça ! Moi qui n'aime pas cela d'habitude, je suis bien obligée d'avouer que cette ''fin'' l'est carrément ! Bon, j'espère qu'elle vous plaira malgré tout ! Mais ne me quittez pas comme ça, il reste encore l'épilogue. (Avec un beau lemon en perspective !) Mais puisque fanfiction n'accepte plus cela, je me demandais si je pouvais tout de même le publier ? Vous croyez que ça passera ? Donnez-moi votre avis s'il vous plaît !

Bon, lâchez vos impressions sans soucis, comme d'habitude ! ^^

J'espère vous voir nombreux pour l'épilogue !