Bonjour ! Je n'aime pas beaucoup ce chapitre, c'est celui que j'aime le moins dans tous mes chapitres ... Bonne chance pour la lecture alors ahaha !
Et de l'amour sur toi Tori, tu me surprendras toujours ... !
« ….
- Tu crois qu'elle est morte ?
- T'es con. »
La paire de jumeaux se rapprochèrent d'un pas vers la cage. La fille appuya son front contre les barreaux, laissant quelques cheveux de sa mèche sombre désorganisée passer à l'intérieur. Elle gonfla ses joues.
« HEY ! Ça va faire 8 jours cocotte, faudrait peut-être que t'émerges ... »
La forme tordue qui semblait émerger du sol gémit longuement. Elle s'extrayait du béton froid, titubant comme un zombie, fixant la Remote Control tel un démon.
« Huit … Jours … Déjà ?
- Tu préfères rater les cours, c'est ça ? » mais le ton sarcastique s'étrangla lorsque Gumi s'accrocha aux barreaux avec l'énergie du désespoir, l'obligeant à reculer.
La cellule, après tant de jours d'occupation, était dans un état pitoyable. D'ailleurs, elle tirait plus vers la cage d'animal que vers la cellule, avec son plafond de bois. La planche était griffée, fissurée, marquée de sang et de morceaux d'ongle. La furie avait réussis à tordre des barreaux. Le sol était couvert de sang, de mèches de cheveux, de vêtements précédemment déchirés. Gumi avait le visage mouillé, et couvert de croûtes. Un de ses yeux était enflé, et ses bras étaient une même cicatrice. La Remote Control se mordit la lèvre. Cette fille dépassait de loin les deux jours moyens de convalescence, seules trois personnes – dont elle et son frère – avaient souffert 10 longs jours. Ce qui l'effrayait le plus, était le fait qu'elle soit dans un état de telle démence qu'on ne pouvait pas la soigner. Même quand elle dormait, elle était comme un chien aux aguets.
« Luka … »
Rin écarquilla les yeux. Encore ?
« Elle va bien ? … »
La Remote Control claqua la langue, et se détourna, sans répondre. Son frère, pour une fois plus mature, répondit :
« Elle a repris les cours, tout le monde l'adore, tout va bien ….
- C'est bien … Alors … »
Elle se rétama d'une masse contre les barreaux, retournant dans les vapes de son esprit embrumé.
À cause de ses blessures encore douloureuses, Luka avait demandé qu'on lui évite des tâches pénibles, qui la faisaient souffrir. Les cicatrices sur ses tempes menaçaient de se rouvrir à tout moment, et son bras avait du mal à supporter les charges lourdes, son coude lâchait – trop – souvent …. Et surtout, ce qu'elle ne comprenait pas, c'était une douleur incessante aux genoux. Après un passage forcé à l'infirmerie, elle a été définitivement dispensée des taches ménagères et de sport. Bien sûr, il restait toujours des professeurs un peu butés, qui continuaient à lui donner des piles de livres à transporter d'une classe à l'autre. C'est ce qu'avait décidé le prof d'Arts plastiques, la trouvant beaucoup plus utile dans son cours que dans celui d'athlétisme dont elle faisait originellement partie.
Elle chancelait dans le couloirs où courraient bon nombres d'élèves vaquant d'une activité à l'autre en cette banale après-midi, louchant une nouvelle fois sur les trois livres de cours, les deux cahiers de dessin, en plus d'un sac plastique remplis de tubes de gouache, d'acrylique ou de peinture à l'huile, qu'elle tenait actuellement au bout des bras, collés contre son ventre. Un aller simple dans le genre ne la dérangeait pas plus, mais à ce moment elle entamait son quatrième. Jusqu'ici elle se débrouillait très bien, les autres étaient trop occupés pour penser à la faire tomber, ou à la bousculer.
Mais il suffisait qu'elle y pense pour qu'elle fasse une bourde. Luka s'empêtra les pieds et tomba. Maladroitement, cherchant à ne pas perdre totalement l'équilibre, elle tomba net sur les genoux, faisant tomber son chargement, et poussa un cri de douleur. Emportée par l'élan (involontaire), le haut de son corps partit en avant, et ce fut ses coudes qui la rattrapèrent. Elle avait fermé les yeux. Lorsqu'elle les rouvrit, elle était presque haletante. Elle se releva, et des bruits s'agitèrent. On riait d'elle. Tous la regardaient avec un sadisme évident, se délectant d'un air gourmand de sa chute et de son humiliation. Les ignorant, elle entreprit de remettre en pile les livres dont elle était chargée.
En poussant un soupir de désespoir, elle vit que le sac plastique était renversé sur le côté, et toutes le peintures en étaient sorties. Patiemment, elle commença à ramasser une par une la quelque centaine de tubes. Et puis une paire de mains se joignit à la sienne. En levant les yeux, elle vit Ichigo. Luka se figea.
« Qu'est-ce que tu …
- Encore le prof d'Arts-plastiques qui te cherche la misère ? »
Elle resta la bouche ouverte. Détourner ainsi la question voulait dire qu'il ne répondrait à rien. Ou du moins pas ici … À deux ils finirent rapidement de ramasser tout ce qu'elle avait fait tomber. Elle eut envie de pleurer de joie en le voyant fusiller du regard tous ceux qui osaient faire un commentaire. Elle se releva, il lui rendit le sac plastique, et repartit en silence, sans un regard. Luka le regarda s'éloigner, et souffla du bout des lèvres :
« Tu me pardonnes, hein ? … »
Dans un geste violent, Gumi essuya le filet de bave au coin de ses lèvres lorsqu'elle le remarqua. Devant elle, elle voyait l'éclat froid que lui renvoyaient les yeux de la Remote Control. D'une main un peu trop tremblante à son goût, elle saisit l'un des barreaux.
« Combien de temps … ?
- 15 jours. »
Elle déglutit, et la salive passant dans sa gorge sèche fit un bruit moribond. Elle avait soif. Elle avait faim. Sa vue était floue, tout tanguait autour d'elle. Une sensation du monde troublée … Elle s'assit lentement sur les genoux. Derrière la Remote Control, une silhouette dans l'encadrement de la porte contrastait dans l'obscurité presque totale de la pièce. Mais la longue chevelure dandinante la renseignait sur l'identité de la personne.
« Tu es notre plus longue convalescente depuis la création des Maryoshkas, railla la voix crissante d'Atchii, il était temps que tu t'pointes. »
Gumi aurait voulu lui faire un doigt. Histoire de lui montrer respectueusement sa façon de penser. Au lieu de quoi, lorsqu'elle desserra la mâchoire, elle se mit à claquer des dents.
Froid. Elle avait horriblement froid.
La porte de la cage s'ouvrit avec un grincement irritant, et elle reçu une couverture en pleine face.
« Couvre-toi ! On sors. »
« Oui, chef. » vomit-elle intérieurement. Ce qu'elle pouvait emmerder les donneurs d'ordres. En se levant elle fut horrifiée de voir l'état de son corps. Qu'elle tienne sur ses jambes était un miracle : c'était à pleurer. Les os ressortaient et se dessinaient sous la peau, comme s'il n'y avait plus un milligramme de graisse. Elle tituba. Mais personne ne vint la soutenir. Son cerveau fonctionnait à toute allure. Ils allaient l'amener au centre de la cour du QG pour tester se capacités psychiques, si capacités elle avait. La lumière du jours lui détruisit les yeux. Elle lâcha un râle de douleur en se pliant en deux. Sans se soucier de sa douleur, la Remote Control la chopa par le bras et la tira pour qu'elle avance. Elle trébucha et dévala les décombres qui montaient doucement en pente pour mener à cette salle exigus et noire où elle avait été enfermée. L'accès était dissimulé derrière deux énormes blocs de pierres plus grands que le plus grand habitant de Babylon (le professeur Shion, pour les détails …). Inquiète, la verte vit qu'elle s'était ouvert le genoux en tombant. Lorsqu'ils passèrent la minuscule ouverture entre les deux blocs, où Gumi s'écorcha méchamment le bras, ils arrivèrent devant la plaine désolée des bâtiments rasés. C'était une petite zone, peu appréciée car souvent squattée par des gens de la mairie qui veulent absolument reconstruire quelque chose, elle jouxtait de quelques mètres le territoire des Matryoshkas. C'est là-bas qu'ils se dirigèrent, slalomant entre les débris et les immeubles pour ne pas se faire remarquer. Après cette petite promenade – fort rafraîchissante ! - la nouvelle membre du gang se retrouva dans une clairière au milieu des HLM désaffectés. Comme à leur habitude, suivant les normes des habitants classiques, les membres présents étaient perchés aux fenêtres. Dans la cour étaient plantés des pieux de bois, des mannequins bourrés de mousse, de nombreux objets amenés par les matryoshkas eux-mêmes (des objets en verre, quelques petits meubles, et … un caleçon ?), sur un mur avait été attaché un énorme matelas utilisé pour l'escalade, et – attaché à un pieu – se trémoussait un petit lapin. Gumi déglutit en voyant le petit animal.
« Premier test, beugla le frère des Remote Control après qu'il se soit assuré que sa chère chef soit bien installée – à l'abri des regards de ses troupes –, test physique. »
Plantée au milieu de la cour, l'intéressée chancela. Elle devait frapper dans l'imposant matelas fixé au mur, ça coulait de source. Mais ils pensaient vraiment qu'elle serait capable de faire quoi que ce soit à ce pauvre matelas avec le peu de force qu'elle avait ? Même en exploitant les pouvoirs de la Panda Hero elle serait incapable de percer le tissu … Alors, avec toute la volonté du monde, elle se dirigea vers la zone test. Et y abattit son poing de toutes ses forces, à s'en faire reculer.
« Nul. » et sa sœur gribouilla quelque chose sur un morceau de papier.
Autour d'elle des rires germèrent. Où voulaient-ils en venir !?
« Éléments, enchaîna le garçon aux cheveux noirs de jais, essaie de faire apparaître du feu, de l'eau, de l'herbe, ou de déclencher du vent … »
Elle en resta pantelante. Ce test était d'une débilité suprême. La mine déconfite, elle dévisagea toutes les personnes en hauteur qui s'esclaffaient. Elle serra les dents, son genoux lui faisait de plus en plus mal. Froissée, fatiguée, elle tourna la tête vers le caleçon par terre, se concentrant autant qu'elle le pouvait. C'est pas comme si elle ne connaissait pas non plus la méthode, elle avait l'habitude de certains pouvoirs, mais pas après 15 jours de transe. Le sous-vêtement prit feu.
« Positif. Tu te sens capable de te cloner ? »
Elle secoua vivement la tête. Hors de question.
« Négatif. Invisibilité ? »
Sa réponse fut un nouveau non. Puisqu'elle avait le choix …
« Négatif. Lévitation ?
- Je ne me sens pas vraiment d'attaque, souffla-t-elle d'une petite voix raillée.
- Négatif. Prémonition ? »
Si. Ça, elle savait faire. Mais elle ne pouvait pas le prouver, en toute circonstance, et elle ne savait pas s'en servir. Hésitante, elle ferma les yeux, et hocha doucement la tête.
« Positif … »
Elle rouvrit soudainement les yeux. Elle le sentait. Elle sentait quelque chose. Quelque chose qui montait en elle aussi vite que se mit à descendre sa température. Apeurée, elle regarda ses mains devenir blanches, blanches, si blanches … Le sol changea de couleur, elle frémit et se sentit tomber. Mais elle n'exécuta qu'un pas en arrière. Tête levée, elle vit le ciel vibrer, et se changer doucement en orange. Les murs beiges devenaient bleus, le sol virait au vert, et toutes les personnes qui la fixaient pimpaient dans des couleurs insupportables. Elle entendit qu'on rigolait de plus belle. À nouveau elle considérait ses mains. Ses mains blafardes, qui s'étaient mises à grossir, légèrement, à retrouver toute la chair qu'elles avaient perdu pendant tous ces jours de privation. Sa blessure au genoux commença à se referma doucement, lui procurant de légers chatouillis, de même que sa peau esquintée au bras.
« … Télékinésie ? »
Gumi se retourna vers lui. Il la fixait avec insistance. Combien de fois l'a-t-elle fait répéter avant qu'elle ne l'entende ? Elle tendit le bras vers l'un des meubles situés à quelques mètres d'elle, et d'un geste vif, l'envoya valser contre le mur opposé. Le Remote Control en sursauta.
« Positif. Tu veux réessayer le clonage, l'invisibilité, ou la lévitation ? »
Nouveau secouement de tête.
« Téléportation ? »
Elle fit la moue. Ça, c'était une spécialité de la Panda Hero. Et elle devait bien se rendre à l'évidence qu'être Matryoshka et être Panda Hero était différent, surtout dans l'aspect des pouvoirs. La Panda Hero libérait des sortes de fluides violâtres lorsqu'elle se déplaçait par téléportation. Fouillant au fond de son esprit de matryoshka, elle fit une tentative. Nulle.
« Négatif. Télépathie ? »
Elle se tourna soudainement vers lui, et il sursauta. Beaucoup de personnes se prirent d'un fou-rire.
« Positif … On commence les tests psychique. »
Il désigna le tas d'objets divers. Impassible, elle fit éclater une théière perdue au milieu d'assiettes. Les rires se fanèrent. Le frère désigna cette fois le mannequin de bois. Elle le fit éclater aussi, faisant voler la mousse dans l'air lourd. À ce moment Atchii fit un geste, et la Remote Control s'avança de quelques pas :
« Ne te retiens pas ! Fait éclater tes émotions, libère tes capacités ! Amuse-toi ! »
S'amuser ? Elle ferma les yeux, et laissa libre court à la vague étrange qui se frétillait en elle, ouvrant les bras. La terre vibra légèrement, un courant violent tourna soudainement autour de Gumi, et projeta tous les objets autour d'elle contre les murs. Il y eut des cris des surprise. Puis elle ferma les poings, et on entendit les murs se fissurer avec un craquement sonore, froid, sec, et terrifiant. Lorsqu'elle rouvrit les yeux, elle entendit Atchii pouffer.
« Okay … »
Les deux frères et sœurs se concertèrent un instant, la feuille griffonnée sous les yeux. Puis la fille retourna dans son coin, et son frère toussota.
« Maintenant le test sur un être vivant … »
Gumi eut un haut-le-cœur. Un silence pesant régnait dans la cour. Tous étaient penchés à leur fenêtre, attentifs, attendant, pendus à ses actions. Elle regarda le lapin. Il était beige, avec le bout des oreilles et le ventre blanc. Ses yeux noirs étaient tant écarquillés de terreur qu'on voyait le blanc. Il n'arrêtait pas de renifler les alentours, et de se tortiller au bout de sa corde. Son pelage clair était parsemé de poussière, et il avait les oreilles tombantes. Gumi ne pouvait pas le quitter du regard. Qu'allait-il lui arriver, à ce petit ? On allait le garder, jusqu'au prochain test ? Ou on allait le relâcher dans la zone, à la merci des charognards humains, et des petits cons à la recherche d'un passe-temps. Résignée, elle ferma les yeux, et tourna la tête. Acthii éclata de rire, et la tête du lapin explosa.
Plusieurs heures plus tard, Miku rentra dans sa maison en forme de bulle, en poussant un looong soupir. Elle relâcha ses cheveux en queue de cheval, enleva sa veste verte délavée, ses baskets, et fonça à la salle de bain. Devant le miroir, elle grimaça. Être matryoshka lui donnait un aspect déglingué, sale, négligé. On traînait dans la poussière, on se prenait toutes les saletés du vent lorsqu'on se plantait en haut des immeubles, on déchirait ses vêtements … Pendant que l'eau du bain coulait, elle passa la main sur sa joue, étalant le sang encore chaud qu'elle avait reçu. Mais ça continuait à la faire sourire. Elle savourait le plaisir que ça sera que de voir Gumi dans ses troupes. Son gang. Elle sera sa protégée.
À elle et à elle seule …
Gumi resta tétanisée lorsqu'elle rentra dans sa classe. Tout le monde semblait l'adorer, tout le monde était venu lui dire bonjour … Cette soudaine augmentation de son taux de popularité lui resta en travers de la gorge toute la matinée. Jusqu'à ce qu'Ichigo lui en explique la raison : Matryoshka. Faire partie de ce gang, c'était avoir passé la sélection, et en plus avoir supporté l'étape de transition. Et ça, ça leur forçait le respect. Entre « jeunes », tout le monde savait qui était matryoshka, mais il était interdis d'en parler à cause des « vieux ». Gumi avait encore beaucoup à apprendre …
Une autre des marques de respect était – bien sûr – dû à sa remarquable performance pendant le « test ».
À chaque intercours elle restait collée à Miku, prise en sandwich entre des dizaines de personnes qu'elle ne voulait en rien connaître ou apprendre les noms. À midi elle se retrancha vers Ichigo qui traînait avec d'autres matryoshkas ; une fille aux cheveux blonds coupés courts qui la faisaient ressembler à un garçon, et un autre brun aux cheveux désorganisés et à l'étonnante voix de shôta. Ils étaient tout deux spécialisés dans le langage des animaux. Ne voulant faire aucune preuve de sociabilité elle ne retenu par leurs prénoms.
« Les matryoshkas sont une grande famille, expliqua Ichigo après avoir vérifié qu'ils étaient seuls, comme on est que quelques centaines tout le monde connaît tout le monde …
- Ça doit quand même être dur de connaître tous les noms … »
Les trois la dévisagèrent, avant de se mettre à rire. Gumi, un instant plus tard, finit par rejoindre le mouvement.
Le rire était contagieux …
⁂
C'est pendant le cours de langue qu'elle y repensa. Intégrer les Matryoshkas lui avait appris que le surnom d'Hashiya Ichigo était « Chigo ».
Et Rin l'avait appelé ainsi.
Il observait souvent Luka. Et Gumi le regardait souvent faire. D'après ce qu'elle lui avait raconté, il était, avec les deux Remote Control, l'un de ses bourreaux. Alors pourquoi la fixait-il avec des yeux à la limite de la tristesse, accompagnée d'une pointe de colère, et une pincée de … Désir ? Regrettait-il ce qu'il avait fait ? Et en regardant Luka, elle remarqua aussi que celle-ci cherchait continuellement le regard d'Ichigo.
Gumi devait avouer qu'elle n'y comprenait rien ….
Mais en observant son amie aux cheveux roses, elle vit qu'elle était toujours aussi seule. Et qu'elle était extrêmement détestée. Cette situation la révoltait.
Alors, un midi, elle faussa compagnie à sa troupe d'amis matryoshkas pour s'asseoir en face d'elle au snack. Aussitôt des murmures germèrent autour d'elle. Luka fut d'abord surprise, puis gênée …
« Pourquoi est-ce que-
- Je n'aime pas te voir seule.
- Mais et les autres ?
- Je les emmerde. »
Luka étouffa un rire, et le cœur du Gumi s'embauma de douceur. Elles mangèrent rapidement dans le silence, avant de sortir et de se mettre un peu à l'écart. Dans son dos la verte sentait le poids du regard accusateur que lui lançait Ichigo.
« Tu as rejoins les matry', finalement ?
- Ouaip. Ce sont de chouettes types, pour certains … Dommage.
- Ton absence, récemment, c'était ton étape de transition ?
- Tu as remarqué !?
_ - Quinze jours, c'est ça ?
- Mmh … On m'a dis que j'ai détruit le record. Et que je parlais de toi.
- De moi ?
- Je m'inquiétais. La Remote Control m'a dis que je demandais tous les jours des nouvelles de toi. »
Luka ne répondit rien, baissa la tête. Tout en marchant elle avait des gestes raides, elle boitillait. Gumi la fit s'asseoir.
« Excuse-moi, finit par lâcher la verte, c'était complément idiot …
- De qu-
- Attends ! Laisse-moi vider mon sac. Je n'aurais pas du te demander autant, seulement parce que j'étais la Panda Hero. Et je t'ai demandé de toute sacrifier. Ne pas se parler, rejoindre les matryoshkas, les trahir … Tu as perdu l'amitié d'Ichigo par ma faute.
- Non ! Sûrement pas ! Si je n'avais pas rejoins les Matryoshkas, je serais reste une fille banale et transparente pour lui … »
Gumi hocha la tête pensivement. Tout ce que pouvait dire Luka ne changerait en rien son sentiment de culpabilité. Elles marchèrent un moment ainsi, parlant de tout et de rien. Au moment de la sonnerie, la verte promit de passer plus de temps avec elle, et de ne plus jamais la laisser sur le côté. Et intérieurement, elle se promit de réconcilier Luka et Ichigo.
