Gumi s'éclipsa le plus rapidement possible de la maison-bulle, sa hoodie sur la tête, dans la fraîcheur du début de journée. Elle ne savait plus ce qui s'était passé la veille au soir, ni comment elle était rentrée chez Miku (et s'était réveillée dans le lit de cette dernière le lendemain, aussi), mais une seule chose subsistait. La peur sourde qui vibrait au fond d'elle même - et qu'elle n'arrivait pas à chasser - lui rappelait à chaque instant la vérité qui l'avait frappé hier.
Miku Hatsune était la chef des Matryoshkas.
La verte se mit à courir sous la bruine légère qui commençait à tomber. Elle était contente de ne pas avoir une trop grosse gueule de bois, mais son esprit restait embrouillé. Elle avait envie de pleurer … Brusquement au milieu de la rue elle s'arrêta, et leva les yeux au ciel. La bruine … Elle tira la langue et attendit de cueillir des gouttes de pluie. Froides. Sans aucun goût. C'étaient de vraies gouttes de pluie. Gumi sourit enfin.
«Babylon pleure ? »
Le hurlement au loin revint. Un grondement sourd remplit les rues, accompagné d'un cri strident qui frit trembler les vitres des immeubles. Un grincement rauque, qui montait crescendo, de plus en plus fort, plus fort, plus fort … La secousse faucha net les jambes de Gumi qui s'aplatit au sol, les mains sur la tête. C'était différent d'un tremblement de terre, c'était bref, concis, et bien plus violent. Puis tout s'arrêta. Gumi se remit debout lentement. Quelques bâtiments étaient fissurés, certaines fenêtres avaient éclaté, mais rien de plus.
C'est ce qu'observerait n'importe qui.
Gumi fixa le bout de la rue. Elle n'était pas n'importe qui. Elle le voyait.
Babylon s'était un tout petit peu penchée.
⁂
Sur le terrain d'entraînement de baseball traînaient actuellement huit matryshkas, l'air grave, le dos voûté, des cernes sous les yeux. Lorsque Gumi passa le portillon du grillage qui entourait le terrain, tous se redressèrent, comme heureux de pouvoir enfin commencer l'entraînement et se changer les idées. La Panda Hero fut la personne la plus heureuse du monde de voir qu'Atchii n'était pas là. Run fut le premier à la héler :
« Hey, t'as vu ce tremblement !?
- Je l'ai surtout sentis, disons ... » Ils rirent, et Amatsuki frappa Run pour le taquiner. « J'ai eu de la chance, j'étais dehors à ce moment là …
- Y'en a qui ont été moins doués, marmonna Aki en frottant une marque encore un peu sanglante sur son front.
- C'était effrayant… » souffla Neko en regardant dans le vide.
Gumi secoua la tête et se posta au milieu d'eux. Aki lui lança un mince sourire. L'entraînement pouvait commencer.
⁂
Miku surfa longtemps sur internet, à faire ingurgiter à sa clé USB une énorme quantité de fichiers, avant de sortir de sa chambre. Il était largement 10 heures passées, le soleil se battait pour percer entre les nuages ; Miku se doutait très bien que son équipe d'élites était déjà en entraînement. Elle aurait voulu les rejoindre, mais sa fierté préférait qu'elle apprenne seule les bases du baseball. Elle descendit au rez-de-chaussée après avoir eu un éclair de lucidité, en se rappelant que Gumi avait laissé quelques livres dans sa bibliothèque. Sa clé USB à la main, elle commença à parcourir les reliures des couvertures du bout des doigts. Gumi avait mis ses livres tout en haut des étagères, dans un coin, comme si elle voulait que ses livres se fassent les plus discrets possibles. Miku rigola, ça lui ressemblait tellement. Sur la pointe des pieds, tandis qu'elle attrapait les volumes d'une main, elle calait les autres au creux de son bras. Mais dans un mauvais geste, sa clé tomba par terre. L'idole poussa un juron, alla poser les livres sur la table à côté, et retourna près de la bibliothèque en regardant par terre. Sa clé n'était nulle part, elle s'accroupit donc pour regarder en-dessous du meuble. Le petit pavé électronique la narguait de sa couleur métallique. Le bras de Miku était trop gros pour l'attraper dans le minuscule espace, et l'objet était tombé loin. Énervée, elle se releva, mit un coup de pied dans le meuble, et entreprit de le pousser. Un raclement inquiétant attira son attention, et elle décolla le meuble sur mur. Le bruit caractéristique du bois vernis tombant par terre, puis quelque chose glissa contre le mur avant de choir à l'horizontal, faisant claquer ses chaînes. Miku dévisagea longtemps la batte de baseball en fer et en bois, abîmée, peinte, pleine de clous et de chaînes, qui venait de tomber devant elle.
Et elle hurla.
⁂
Megumi releva la tête lorsqu'un courant électrique peu rassurant la parcourut. À côté d'elle les Remote Control se plièrent de rire.
« Ça c'est Atchii qui a libéré ses pouvoirs ! »
La verte déglutit en effleurant subtilement ses côtes. Atchii avait un pouvoir destructeur terriblement dangereux, et immense. Elle savait qu'elle n'avait goûté qu'à une infime partie de son pouvoir, alors elle ne pouvait imaginer de la voir à plein potentiel.
Aki lui tapota l'épaule, elle se retourna, et le vit avec une batte. Gumi eut un gros hochement de tête, l'air ravi. Elle rassembla tous les autres, qui courraient et s'amusaient à rattraper les balles.
« Okay, on va être plus précis maintenant, sans vraiment faire trop compliqué rajouta-t-elle pour elle-même, vous savez qu'il y a deux équipes, celle qui attaque : ceux qui frappent et qui courent, et celle qui défend : ceux qui attrapent la balle. Tout le monde passe pour taper la balle, vous allez donc devoir apprendre à vous servir d'une batte, favoriser le Home Run, et diminuer les chances de out ou de faute. Sinon, en défense, il y a une position propre à chacun. Selon si vous êtes rapides ou endurants. Rattraper la balle, on a vu. Pour le lanceur c'est une position qui ne change pas, ce sera donc Aki et moi. En bref … - elle fit apparaître une batte et elle la fit tourner entre ses doigts - On va vous apprendre à taper ! »
Les autres firent apparaître des battes à leur tour, un sourire sauvage sur les lèvres, totalement d'accord avec le programme à venir. Gumi abandonna la Panda Hero le temps de cet entraînement, pour pouvoir les considérer tous comme son « équipe ». Elle était fière d'eux ; ils avaient tous du potentiel. Aki était indéniablement douée au baseball. Run n'avait pas énormément de force, mais il était rapide. En défense il formait un duo parfait avec Ron, qui étai précise et franche, et qui profitait de sa petite tille. Amatsuki ne pouvait s'empêcher d'être stratège. Chigo, au contraire, tapait et fonçait sans trop réfléchir, mais il le faisait bien, et avec force. Neko était un peu paresseuse, mais efficace. Et les Remote Control s'éclataient comme des fous. Megumi avait beau leur dire qu'ils se débrouillaient bien, tout le monde savait qu'ils n'étaient largement pas au niveau ? Quand midi commençait à arriver, tout le monde s'amusa à empiler leurs battes en tipi, et ils finirent par s'asseoir autour.
« C'est dommage que les principes des Matryoshkas nous empêchent de tuer, lâcha d'un coup Rin.
- Pourquoi ? s'enquit Chigo en fronçant les sourcils.
- Au Tournoi - elle sourit férocement, mais ça ressem-blait plus à une grimace avec son visage bandé -, si on pouvait lui faire un sale coup …
- Non, il secoua la tête, nous ne sommes pas des lâches.
- De toute façon, compléta Amatsuki, c'est impossible de lui faire quoi que ce soit, elle est trop puissante et trop intelligente. Vous êtes les mieux placés pour le savoir, en combien de temps elle a déjoué votre pouvoir ? »
On vit les Remote Control se pincer les lèvres, peu entrains à se remémorer cet épisode désagréable de leur existence. Durant toute cette conversation, Gumi trouva le tas de battes extrêmement intéressants. Quand les sujets de conversation se tarirent, les matryoshkas commencèrent à partir. Seule Aki resta sur le terrain de baseball.
Il était douze heure dix-sept.
Miku avait perdu sa voix à hurler. Elle finit pas rester recroquevillée par terre, prise dans une crise de spasmes, incapable de bouger ou de penser …
Douze heure trente.
Gumi n'alla pas manger, elle ne pouvait rien avaler. Sur un toit, elle attendit en face du stade, en se disant qu'elle se changerait au dernier moment, quand Atchii Hastune quitterait la maison.
Douze heure et quart.
Natsume, elle, ne prit qu'un fruit sur la route (oui, non, elle le vola en traumatisant un marchand, certes), et campa au poste de police, en attendant l'heure, pour être là à la libération d'Hajime.
Treize heure passée.
Rin et Len allèrent retrouver leurs précepteurs, finirent de compléter leurs devoirs de personnes importantes de Babylon, avant de se mettre à table. Ils auraient voulu prendre leur temps, mais la pression tétanisait chacun de leurs muscles, et pressait chacun de leurs gestes.
Treize heure trente-sept.
Amanegawa, Soraru et Lon traînèrent longtemps en ville, sous forme de Matryoshka, pour chanter à tue-tête, embêter les commerçants, gueuler contre des Wonderlanders, faire voler les cannettes en faisant peur aux passants, boire un peu, fumer un peu, manger, et s'asseoir dans le rue comme des larves.
Treize heure quarante-huit.
Ichigo et Luka, eux, ne perdirent pas le temps qui leur restait. Il n'y avait plus qu'eux dans l'appartement, que eux à Babylon, que eux dans l'univers. Ils ne pensèrent même pas à manger ; de toute façon il était impensable pour l'un de lâcher l'autre. Dans une étreinte, Ichigo lança un coup d'œil vers l'heure, et s'éloigna de Luka. Celle-ci suivit son regard, et s'accrocha à lui, lui griffant le dos.
« Non …
- Je suis désolé, je te l'ai déjà dis, rien ne me fera changer d'avis.
- Hashiya, quelque chose d'horrible va se passer, la Panda Hero et les Matryo- »
Il lui vola un baiser pour la faire taire.
« Je n'ai pas peur. Ne t'inquiète pas. »
Avec réticence, elle le lâcha, laissant ses mains retomber le long de son corps. Il lui ébouriffa les cheveux pour la faire râler, et se leva.
Quatorze heures.
Le tournoi pouvait commencer.
⁂
Le bruit. Les cris.
Le grondement.
Bien sûr, le stade était bondé. Il était presque assez grand pour contenir toute la population de Babylon. Les autres suivraient sûrement l'événement à la télé, puisque c'était un jour férié. Il y a eut une brève parade, et les babyloniens ont applaudis, par automatisme. Maintenant, après la longue présentation des équipes, le mot du maire, et toutes ces conneries, la foule était hystérique. Ils hurlaient. Ils tapaient des mains. Ils faisaient crier leurs petites trompettes achetées pour l'occasion. Ils frappaient les gradins des pieds.
Les équipes étaient parquées comme dans une arène, au sous-sol, et elles entraient par un escalier. Gumi s'était assise au pied de ces escaliers, et écoutait la rumeur de la foule d'un air distrait. Elle venait de finir de parler à ses troupes, et elle était plutôt contente d'eux. Même s'ils n'allaient même pas jouer un match en entier. Ils étaient les premiers à passer.
De l'autre côté du stade, dans le sous-sol aussi, les matryoshkas attendaient aussi dans leur chambre noir que le verrou s'ouvre. Ils étaient au pied des escaliers, et regardaient le plafond d'un air paniqué, de peur qu'il ne s'effondre.
« Je n'ai pas eu de mal à nous faire passer en premiers, expliqua la Remote Control, ça a été plus difficile de nous retrouver contre les Wonderlanders, ils voulaient les changer de place. Mais voilà. Ce sera le seul match que nous jouerons. »
Ils se demandaient comment ils avaient pu autant attendre et appréhender ce jour, alors qu'au moment même où ils étaient dans les startings blocks, rien d'incroyable ne leur arrivait. Atchii arriva d'un couloir adjacent, l'air grave, suivie de Koge-chan. Cris de joie et effusion de câlins. Seul Len les observa de loin et lança à Atchii :
« Megumi est absente.
- Elle ne viendra pas. » lui répondit sèchement sa chef.
Ce qui calma tout le monde. Ron poussa un long gémissement plaintif. Personne ne posa de questions à leur chef, parce que son regard suffisait à les faire taire. Ils sentaient l'odeur de la trahison. Brièvement, ils décidèrent que Rin – qui avait ses deux yeux – remplacerait le déserteur. Un bruit sourd retentit, une alarme, et les portes en haut des escaliers s'ouvrirent. Décidés, les neufs membres de l'équipe grimpèrent les marches, vers les hurlements d'euphorie.
Les deux chefs se firent face, à une centaine de mètres de distances. Les spectateurs éructaient. L'équipe technique s'acharnait sur les micros, présentant à nouveau les deux équipes en détails. Pour Miku et Gumi, il n'existait maintenant plus qu'elles deux, se jaugeant, se haïssant. Méprisante, la Panda Hero exécuta une révérence devant sa rivale, qui craqua et hurla :
« TRAÎTRESSE. »
Mais qui finit noyé dans le bruit de la foule. Seuls les matryoshkas l'avaient entendu, et ils regardaient la Panda Hero avec des yeux ahuris. Des regards blessés. Gumi leur tourna le dos, ça lui importait peu de les avoir blessé. Elle s'avança jusqu'à l'arbitre, et ils discutèrent brièvement. Ce dernier fit des gestes à la régie, et maugréa quelque chose dans son talkie-walkie.
« Ah, oui, oui, bien sûr, se dépêcha de rajouter le commentateur, l'utilisation des … pouvoirs est interdis, évidemment. »
Rires. Atchii grimaça une nouvelle fois. La Panda Hero avait vraiment le sens de l'humour, aujourd'hui.
Le match commença lentement. Les Matryoshkas étaient à l'attaque, mais l'équipe était tellement déstabilisée de devoir taper dans les balles de la Panda Hero – Megumi – que la plupart d'entre eux faisaient des out, des fautes, ou ne l'envoyaient pas plus loin qu'au début du champ extérieur, ce qui leur laissait à peine le temps de courir jusqu'à la première base. Au final, la première demie-manche se termina avec une seule personne ayant compété le diamant des quatre bases. Les Wonderlanders riaient de bon cœur. Ils les massacrèrent pendant leur demie-manche, et remportèrent le premier round. Atchii était morte de rage. Le public commençait déjà à se lasser : les Matryoshkas étaient nuls. Rin n'arrêtait pas de cracher qu'il fallait mieux tordre le coup à l'autre baseballeuse, et s'enfuir aussitôt. Mais Ichigo la fusillait à chaque fois du regard. « À croire qu'il la défend. » sifflait-elle.
Le match reprit de l'adrénaline à la troisième manche, alors qu'ils arrivaient presque au moitié de la rencontre. Un certain temps était déjà passé, personne ne voulait regarder l'heure, ils étaient enfermés dans une ellipse temporelle, dans ce stade. Seule Gumi regardait frénétiquement le ciel. C'était son équipe qui était en défense. Elle était en position de lanceur. Prête à envoyer sa balle, dans un silence religieux, quelqu'un dans les gradins hurla. Suivis de beaucoup d'autres. La terre recommençait à trembler ! Paresseusement, la Panda Hero s'assit en tailleurs par terre.
« Ne vous inquiétez pas ! Mesdames et messieurs, ce n'est qu'une petite secousse, et le stade a été repensé pour y résister ! »
Effectivement, ce n'était qu'une petite secousse. Elle se termina rapidement, dans un grincement, et les spectateurs se calmèrent. Ils se concentrèrent à nouveau sur le lanceur, toujours assis à sa place. Gumi se releva lentement. Elle fit un geste aux arbitres, dans le genre « Attendez un instant. » et partit vers le centre du terrain. Son équipe la laissa passer, ne comprenant pas ce qu'il lui arrivait. Gumi leva à nouveau les bras au ciel, pour montrer qu'elle avait encore la balle de baseball dans la main, et pour leur faire comprendre qu'elle ne comptait pas utiliser ses pouvoirs. Elle sourit. Et elle posa la balle par terre, assez loin de ses pieds pour ne pas la toucher malencontreusement. Les spectateurs se redressèrent sur leur siège pour voir ce qu'il se passait. D'autres commençaient à devenir impatients, les Matryoshkas les premiers.
La balle glissa lentement. Comme si elle bougeait toute seule. Comme si elle était posée sur une assiette qu'on venait de pencher.
« BABYLONIENS ! »
Dans le silence général, la voix de Gumi retentissait fort comme un claquement de fouet.
« Vous voyez ça !? LA VILLE PENCHE ! Le gouvernement de Babylon ne vous dit rien, pour éviter la panique, pour garder ses moutons à la bergerie, mais Babylon n'est plus en si bon état qu'avant ! Sachez que notre chère ville ne tient pas en l'air grâce à un miracle, mais grâce à d'énormes piliers de métal, et de nombreux câbles ! » Les arbitres commencèrent à s'agiter, quelques policiers rentrèrent sur le terrain, dans le but d'arrêter la Panda Hero, mais elle les balaya et les assomma d'un geste. Même les Matryoshkas s'interposèrent, curieux d'entendre la suite. « Et ces tremblements, ces grincements que vous entendez depuis plusieurs jours, ce sont ces câbles qui lâchent, et les piliers qui plient ! Nous avons déjà descendus de plusieurs mètres, voilà pourquoi les pluies acides ont cessé ! BABYLON EST EN TRAIN DE S'EFFONDRER ! »
Cris. Panique. Regards apeurés.
« On m'a appelé la Panda Hero, mais je suis GUMI MEGPOÏD. Mon ancêtre était le concepteur de cette ville, avec quinze autres personnes. Il voulait créer une ville dans les airs et envoyer des scientifiques là-haut, pour évaluer si la structure tiendrait, et si la vie était possible ! Mais on lui a lâchement planté un couteau dans le dos, pour le réduire au silence sur l'éventualité de l'effondrement de la ville, et les quatorze autres ont mené le projet à terme, avec pour seul but de s'enfuir de la Terre ! MAIS LA VIE SUR TERRE EST POSSIBLE ! Elle continue, sans nous, depuis toutes ces années, elle ne s'est jamais éteinte, ou elle n'a jamais été en danger ! ON VOUS RACONTE DES MENSONGES ! Mes parents l'ont découvert, ils ont été tué ! »
Silence. Gumi respira un bon coup. Elle n'aimait vraiment pas balancer sa vie comme ça.
« BABYLONIENS, RÉVEILLEZ-VOUS ! EST-CE QUE VOUS PENSEZ VRAIMENT QU'ON POURRA VIVRE À JAMAIS DANS CETTE VILLE ? À MOISIR, S'ENTASSER, ET NE JAMAIS CONNAÎTRE LA VRAI VIE D'UN ÊTRE HUMAIN !? »
Hurlements. Non, ils n'étaient pas d'accord. Gumi leva la main haut dans le ciel, et sa batte de baseball apparut dans sa paume.
« ALORS JE VOUS LIBÈRE AUJOURD'HUI ! »
Levant ses bras comme si elle allait toucher les nuages, on vit des vagues d'énergie tourner autour d'elle, balayant la terre du stade par leur puissance. Gumi tremblait. Des larmes lui déchirèrent le visage. Elle grommela un « Je suis désolée ... ». Et frappa le sol de toute la puissance qu'elle avait emmagasiné.
Tout se brisa. Le dernier hurlement de douleur de la ville.
Et Babylon tomba.
