Vendredi 07 Février 1996 :

Avec Minerva et Filius, nous avons mené notre enquête et découvert que les jumeaux Weasleys vendent ce qu'ils appellent des « Boîtes à Flemme ». Il semblerait que ces boîtes contiennent des « Berlingot de Fièvre », des « Nougats Néansang », des « Pastilles de Gerbe » (les fameuses) et des « Petits-fours Tourndelœil » (qui font s'évanouir nos élèves et foutent le bordel dans nos cours). J'ai « « « accidentellement » » » laissé entendre à l'un des jumeaux (je n'ai absolument aucune idée duquel et honnêtement je m'en fiche) que l'efficacité des Pastilles de Gerbe pouvait être augmentée en utilisant du jus de Horglup. J'ai failli exploser de rire devant lui, parce que la tête qu'il a fait quand il a compris que 1) je suis au courant, 2) je ne le punis pas pour cela, et 3) je l'AIDE, était fantastique.

Mercredi 12 Février 1996 :

Je suis mourant. Enfin presque, j'ai choppé une sale grippe. Ça fait deux jours que je ne peux pas donner cours, j'ai des courbatures partout, aucun appétit, un mal de tête tenace, et Ombrage frappe à ma porte toutes les deux heures pour vérifier que je suis bien là et malade, et pas en train de faire je ne sais ce qu'elle imagine que je fais. Ce qui m'empêche de me reposer, et m'empêche par conséquent de guérir. Je pense qu'elle est définitivement conne. Poppy lui a répété je ne sais combien de fois qu'il faut que je me repose si je veux être remis sur pieds le plus rapidement possible, mais cette vieille grenouille rosâtre refuse d'écouter et continue de venir me déranger. La prochaine fois qu'elle vient, je lui tousse dessus.

Jeudi 13 Février 1996 :

Je ne me souviens pas de cette nuit. En vrai, je ne me souviens même pas d'avoir écrit ce que j'ai écrit hier. Toujours est-il que je me suis réveillée en plein milieu de l'après-midi à l'infirmerie, sans savoir quand ni comment je suis arrivé là. D'après Poppy, Ombrage m'aurait assommé après que je lui ai toussé dessus (comme quoi elle aurait pas dû venir me faire chier, cette vieille conne), et Minerva m'aurait amené à l'infirmerie suite à ça. Poppy m'a filé des médicaments contre la grippe et pour la bosse sur ma tête, et j'ai passé la journée à enfin VRAIMENT me reposer, sans quelqu'un qui vient m'emmerder toutes les 3 minutes.

Poppy m'a dit que j'ai halluciné à cause de la fièvre, et que je n'arrêtais pas de dire qu'il y avait des Mangemorts avec des masques d'Anonymous à la place de leurs masques normaux qui se baladaient dans l'infirmerie, et qu'ils m'engueulaient parce que je n'avais pas mis mon écharpe avant de sortir assister au dernier match de Quidditch, et que c'était pour ça que j'étais malade. Je ne sais pas trop ce que mon inconscient a tenté de me communiquer, parce que si ma vie d'espion m'a appris un truc, c'est que les Mangemorts sont tout sauf aux petits soins des gens qui sont malade; ils sont plus le type à balancer des Doloris à tout va qu'autre chose.

Fin bref, du coup Poppy veut que je me repose encore aujourd'hui et demain, et ensuite normalement je devrais aller mieux et lundi je pourrais reprendre les cours. D'un côté ça me fait grave chier parce que j'ai pas envie de redonner cours à tous ces idiots qui ne comprennent rien à la beauté des potions; de l'autre, j'en ai marre d'être malade, et je veux sortir de cette infirmerie le plus rapidement possible (j'ai été contraint d'entendre Longdubat et Lovegood poser des questions sur la contraception à Poppy et j'aimerais oublier cet épisode. Eux ils seront séparés à chaque cours par contre, j'ai pas envie qu'ils fassent des trucs crados sur les tables de ma salle de classe).

Samedi 14 Février 1996 (oui parce que JKR a eu un petit bug de timeline et pour cette année on est obligé d'oublier un jour de la semaine sinon ça ne concorde plus bref c'est pas bien grave mais précisons le) :

Saint-Valentin. Le vieux a autorisé une sortie à Pré-au-Lard aujourd'hui pour que les cornichons puissent batifoler à leur aise. Il a demandé aux Elfes de mettre des trucs « romantiques » partout dans le château pendant leur absence, pour que quand les débiles élèves reviennent, ils soient « agréablement surpris par l'attention touchante de moi-même à leur égard, et que les coeurs se rapprochent, d'ailleurs Minerva ce soir vous voudrez bien venir dans mes appartements, je dois vous entretenir de problèmes importants » (on dit merci Bubus et on tente d'oublier cette image mentale de lui et Minerva en train de faire des choses que la morale réprouve). Pour ce soir il a aussi prévu un « dîner romantique et rempli d'amour ». Je pense que je vais tenter de fuir totalement, et demander aux Elfes s'ils ne peuvent pas m'emmener un sandwich dans mes appartements pour que j'échappe à ce massacre.

Attention, je dis pas que je hais le concept d'amour ou de Saint-Valentin. Au contraire, soit disant que c'est une bonne chose pour les gens qui le vivent. Je hais juste ça quand Albus est impliqué. Il a un don particulier pour rendre tout ça vomitif à souhaits.

Le pire dans tout ça, c'est que nous sommes les témoins malheureux de la romance entre Rusard et Ombrage. Et ça aussi, c'est vomitif à souhaits. Brrr j'en ai des frissons. J'espère vraiment qu'on va éviter ce couple de l'enfer.

UPDATE : j'ai écrit les événements du début de cette journée vers 16h. Il est maintenant 22h30, je viens à peine de rentrer chez moi, j'ai pris trois douche à la Bétadine pour me désinfecter, et je veux mourir. Je m'explique.

Donc, une fois que les élèves sont rentrés, le dîner a été servi dans la Grande Salle, et je n'ai pas pu y échapper parce que Dumbledore m'a menacé de décès par Maléfice de Conjonctivite. J'y suis donc allé totalement contre mon gré, et là je me suis retrouvé dans une Grande Salle totalement ROSE, avec une Dolores Stupide Ombrage folle de joie qui sautillait partout en poussant des espèces de petits cris.

Elle a rarement autant ressemblé à une grenouille que là.

Donc on s'assied, Albus se lève pour faire un discours mièvre, et là ce grand fou déclare que puisque c'est la journée de l'amour il faut célébrer ça dignement, et donc un couple va ouvrir le bal (quel bal ? y a pas de bal de prévu Bubus, on va manger fissa et aller dormir). Et il fait signe à la Grande Inquisitrice Grenouillère de se lever. Et Rusard la rejoint et lui prend la main ? À ce stade là petit journal, Filius me regarde d'un air totalement désespéré, Pomona se saisit de son couteau pour tenter de s'éventrer et éviter le spectacle de Rusard et Ombrage qui dansent le tango argentin, et moi je pries très très fort pour que Tu-Sais-Qui m'appelle et me délivre de cette horreur. Même les Serpentards, qui ont pourtant des affinités avec Ombrage, semblent complètement dépassés par les événements, les jumeaux Weasley sont morts de rire, Miss Granger pleure, et Ginny Weasley se balance d'avant en arrière en marmonnant je ne sais quoi. Tout le monde est en détresse, sauf Albus qui applaudit en rythme avec la musique. Je veux mourir. Et ces deux horreurs dansantes auront réussi à me dégoûter de la musique de Carlos Gardel, c'est impardonnable.

Fort heureusement pour nous, une fois ce douloureux spectacle terminé, ils ne se sont pas embrassés. Merlin a entendu nos suppliques, et nous a épargné ça. Donc ils retournent s'asseoir, Hagrid range le cabas qui lui a servit de sac à vomi, et nous pouvons enfin commencer à manger. Le repas se passe bien, on mange des mets de qualité, bref on pourrait penser que le cauchemar est fini. TU PARLES. À la fin du repas, nous nous levons tous, et je me retrouve je ne sais trop comment pas loin d'Ombrage. Mon instinct de survie m'a soufflé de m'éloigner, mais je ne l'ai pas écouté. Mais quelle erreur. Albus a fait un mouvement de sa baguette, et « My Heart Will Go On » s'est lancée. Il est fort papi Mougeot, parce que « Titanic » ne sort que dans deux ans. Comme quoi la magie c'est vraiment incroyable.

Brrrref, donc cette chanson se lance, et là, on ne sait pas pourquoi, Ombrage pète littéralement un câble, pousse un cri suraigu et elle me SAUTE DANS LES BRAS ? Donc j'ai fait la seule chose logique à faire, je l'ai lâchée en hurlant de détresse. Rusard l'a rattrapée je ne sais comment, elle nous a sorti un « oh mon héros », et moi j'étais derrière, sous le choc, incapable de prononcer quoi que ce soit, pendant que Minerva tentait de me dire que c'était fini, que j'avais été très courageux, et que ça n'arriverait plus jamais, et que Poppy prenait mon pouls pour s'assurer que je n'étais pas mort sur le coup.

Après quelques minutes de stupeur totale je me suis repris, Minerva m'a accompagné à mes appartements après que j'ai convaincu Poppy que je n'avais pas besoin de calmants, et c'est là que je me suis retrouvé à prendre des douches de bétadine répétées pour tenter d'éliminer toute trace de ce contact physique. Je suis totalement traumatisé. Je vais prendre une fiole de Potion de Sommeil Sans Rêve et j'espère que demain je ne me souviendrai pas de cet événement.