Bonjour, Bonsoir à tous !
Voici le Chapitre 4 de "Son monde à lui" !
Merci à Virtual Hug, Archess84, Miyuzuki, Un raton-laveur lunatique, Sei4, Remaining Angel,Shirayuki Yukine, Nezumibook et Natsuya pour leur review !
Merci à ceux qui mettent en favoris ou follow l'histoire ! C'est un plaisir pour moi de voir qu'il y a de plus en plus de monde !
J'aimerai parlé de plusieurs petits points ici !
1- Concernant les fautes dans mes chapitres, j'en suis sincèrement désolée ! Ma béta fait de son mieux, je la remercie déjà de corriger au maximum mes erreurs ! Même après relecture, je ne vois pas les fautes toute seule. Oui, je suis vraiment une quiche. J'ai pas d'excuses, je suis juste nulle :D
Donc, si quelqu'un veut relire encore derrière moi, ça sera avec plaisir, on ne sera pas assez de trois :')
2- Pour ce qui est des mots manquants... je ne sais pas si je suis vraiment aveugle ou si j'ai tellement l'habitude de relire mes chapitres pour modifier des trucs que je ne vois même plus qu'il manque des mots... Mais n'hésitez pas à me le signaler en review ! Si c'est dans les paroles de Ryouta, sachez que c'est normal ! Si c'est autre part... Bah j'aimerais dire que c'est volontaire, mais ça serait un mensonge...
3- Vous êtes plusieurs également à me demander des infos sur l'autisme de Ryouta. Je ne répondrais pas à certaines questions volontairement, car tout sera expliquer dans un futur chapitre ! Mais n'hésitez par à me faire des propositions concernant les caractéristiques, l'autonomie et le type d'autisme dont il est atteint ! C'est toujours intéressant de voir ce que vous avez compris.
4- Ryouta à parfois l'air d'un enfant. Rappelez-vous que ce sont les pensées d'Aomine la plupart du temps. Ayez conscience également que beaucoup de personnes atteintes d'une maladie mentale "profitent" de leur état pour avoir de l'attention et qu'on s'occupe d'eux. Mais ça, Aomine ne le sait pas encore. Je dis ça, car ça va être un élément important pour les prochains chapitres et que je ne veux pas que mes lecteurs fassent un amalgame. Ryouta n'est pas un enfant. Vous allez avoir un aperçu dans ce chapitre de ce que je veux dire... J'espère au passage, ne pas vous avoir donné trop d'indices pour la suite ^^'
Je m'excuse pour ce pavé !
Bonne lecture !
Réponses aux Guests :
Miyuzuki : Déjà merci beaucoup pour ta review ! Je suis contente que l'histoire te plaise ! Merci beaucoup pour tes compliments et j'espère que la suite te plaira toujours ! Bonne lecture !
Guest : Merci pour ta review ! Je crois que tu as eu un problème, puisqu'elle n'est pas terminée, mais ce n'est pas grave ^^ Je suis contente que tu te sois intéressée à l'histoire malgré ton scepticisme au début ! Les personnages n'ont pas fini d'évoluer ! Merci de lire et merci pour tes compliments ! Bonne lecture !
Natsuya : Merci pour ta review et pour tous ces compliments ! Des commentaires comme les tiens me donne envie de continuer d'écrire sur ce type de sujet ! Je peux comprendre, moi aussi j'ai du mal parfois avec les OCC, mais là, je ne pouvais pas faire autrement ! Je suis contente que Kise te plaise, ça me fait vraiment plaisir que tu me dises que je gère bien son handicap ! Et je m'excuse pour les fautes... vraiment. Je m'améliore avec le temps (et encore heureux) mais ce n'est pas encore ça ! Promis, je vais essayer de faire plus d'efforts et donner moins de boulot à ma béta ^^ Dans tous les cas, merci de suivre l'histoire ! Bonne lecture !
~ CHAPITRE 4 ~
Ça fait un moment que je n'ai pas vu Ryouta. Depuis le wee-k end dernier en fait. On est vendredi et même si je l'ai eu presque tous les soirs au téléphone, ça me fait bizarre de ne pas l'avoir vu depuis presque une semaine. Il a fait moche tous les jours, donc je n'ai pas pu échapper à Satsu et au club. J'avais envoyé un message à Ryou pour lui expliquer la situation et il l'a acceptée, même s'il m'a fait comprendre tous les soirs que ça l'emmerdait grave. Bon, lui ne me l'a pas dit comme ça, mais ça revient au même !
En ce moment, je suis sur le chemin pour rentrer chez moi. L'entraînement a été comme d'habitude : Wakamatsu m'a engueulé, Sakurai s'est excusé, Satsu me courait après... Ouais un entraînement banal.
J'ai de la chance, il s'est arrêté de pleuvoir. Mais je sens que les réjouissances ne vont pas durer longtemps. J'espère juste que ça sera différent demain, sinon je ne pourrais pas voir Ryou sur le terrain. Rien que de me dire que je risque de ne pas le voir du week- end, à cause du temps de merde, ça me déprime.
On a rarement quitté cet endroit tous les deux. Les seules fois où on l'a fait, c'était pour se balader dans le parc d'à côté pour faire une pause pipi. Y'a mieux, mais y a des choses qui n'attendent pas ! Tout ça pour dire que je ne vois pas d'autres options que le terrain pour voir Ryou et que s'il pleut demain, ça sera foireux.
Je passe la porte de chez moi avec ces pensées. Je me déchausse et ma mère m'accueille comme d'habitude, en m'embrassant la joue. La conversation s'installe doucement alors que nous sommes tous les deux attablés dans la cuisine. Une discussion banale sur la journée de l'autre, mais qui me fait décompresser. Des fois, je me dis que je ne serais rien sans ma mère, et je m'en veux de lui cacher pour Ryouta. Techniquement, je n'ai rien à cacher puisque je ne fais rien de mal. Mais quelque chose me dit que ça ne lui plaira pas. Elle est très compréhensive et ouverte d'esprit, ce n'est pas ça le problème. Le problème, c'est que c'est moi.
Je regarde l'heure, me lève de ma chaise et la préviens que je vais poser mes affaires dans ma chambre. Le lit est fait, ma chambre est rangée et aérée... Merci maman !
Je sens mon portable vibrer dans ma poche. Ça doit sûrement être Ryou...
...Bingo. Toujours ponctuel.
– Allo, Ryouta ?
– Dai-i-ki ! Tu as dis 18h30, il est 18h30 !
Je ris à ce qu'il m'énonce. Tous les soirs, je lui dis mes horaires pour qu'il sache à partir de quelle heure il peut m'appeler le lendemain. Il n'a jamais manqué un appel. Toujours à l'horaire que je lui ai donné.
– J'ai vu Ryouta.
– Tu étais au bas-ket ?
– Oui.
– C'était bien ?
– Comme d'habitude Ryouta...
– Hum !
On continue de parler, de tout et de rien, je lui raconte plus amplement ma journée et il me pose des questions. C'est toujours comme ça avec lui. Par contre, il y a un truc qui me paraît bizarre. Je n'entends aucun bruit derrière lui. D'habitude, il y a toujours Germaine qui n'est pas loin, ou Charles, ou je ne sais qui, qui parle, qui fait le ménage, qui range ou qui fait je ne sais pas quoi… Bref du bruit. Mais là, il n'y a rien, le néant. Je me décide rapidement à lui poser la question, plus inquiet que je ne laisse paraître.
– Ryouta ?
– Hum ?
– Il y a quelqu'un avec toi ? Chez toi ?
– Non. Tout seul. J'ai appelé Dai-i- ki.
– Tu es en train de me dire que t'es tout seul chez toi ?
– Oui...
– Quelqu'un va venir ?
– Nani est partie avec... avec... Nani est partie. Nani a dit à Charles qu'il pouvait partir !
– Ryouta, est- ce que quelqu'un va venir ?
– Je sais pas...
Putain. Me dites pas que l'autre Germaine est partie pour la soirée et à laisser Ryouta tout seul.
Pitié dites moi que c'est une blague...
– Ryouta, tu vas rester tout seul toute la soirée ?-dis-je en haussant un peu le ton.
– Je sais pas. Faut pas crier Dai-i-ki !... Nani est partie et j'ai dit que j'étais pas un gogole.
– Et qu'est- ce qui s'est passé ?
– Nani est partie.- me dit-il comme un évidence.
– Oui ça, d'accord, mais est- ce qu'elle t'a dit quelque chose avant de partir ? - Je lui demande, en le pressant un peu.
– Oui ! Que si je suis pas gogole, je peux être tout seul.
Je vais la tuer. Vraiment, je vais pas me gêner. Faut que je trouve une solution, je peux pas laisser Ryouta tout seul, chez lui, pendant je ne sais combien de temps. Il va avoir peur, il ne va pas savoir quoi faire s'il n'y a personne. Je sais bien que j'ai dit qu'un jour, il pourra être autonome. Mais pas maintenant ! Il y a trop de choses qu'il ne sait pas faire ! Cerveau ?! Help ?!
– Ryouta, est-ce que tu veux que je vienne ?
– Tu peux ?
Je sais pas si je peux ! Je sais même pas où il habite ! Être avec lui un après -midi sur le terrain, d'accord. Mais je ne sais déjà pas m'occuper de moi, comment je pourrais m'occuper de lui en plus ?
– Bien sûr, si tu veux que je vienne, je viendrais.
"Mais quel coooooon !"
Maintenant que c'est dit, je peux plus faire machine arrière et je connais déjà sa réponse. Il ne dira jamais non pour passer du temps avec moi. Mais comment je vais faire pour trouver où il habite ?
Qu'est ce que je vais dire à ma mère ?
Je vois mon ordinateur dans un coin de ma chambre. Y a plus qu'à prier pour trouver son adresse sur internet...
– Hum ! Oui !
Tiens, qu'est- ce que je disais. Je rentre son nom dans l'annuaire et espère qu'il n'y a pas 10 millions de Kise à Tokyo...
Trouvé. Je note son adresse sur un papier, regarde rapidement où ça se trouve... C'est derrière notre terrain. Ça explique pas mal de choses...
– Ryou, je vais venir, d'accord ? Tu m'attends ?
– D'accord, Dai -i- ki.
– Je prépare mes affaires et j'arrive. Je reste au téléphone avec toi !
– D'accord, d'accord !
Je mets quelques affaires dans un sac, je vois à peine ce que je prends. Je m'en fiche d'oublier un truc, je ne vois que le fait que Ryouta est tout seul chez lui. C'est pas un empoté, je sais qu'il ne lui arrivera rien, mais je ne veux pas qu'il ait de mauvaises idées avant que j'arrive, comme allumer le gaz ou se noyer. Ouais je raconte n'importe quoi parce que je m'inquiète, on ne peut pas me le reprocher.
Je prends mon sac, téléphone à l'oreille et fonce vers l'entrée. Je mets mes chaussures à la va- vite et commence à ouvrir la porte...
– Daiki chéri, qu'est -ce que tu fais ?
Oups... J'avais oublié ce détail...L'étape maman à convaincre. Ouais parce que me voir filer un sac sur l'épaule, pressé, inquiet et en train de parler au téléphone avec quelqu'un, c'est pas vraiment mon genre, normalement...
– Je dois y aller maman, j'ai un ami qui a besoin de moi.
Je sens qu'elle doute un peu. Pourtant c'est la stricte vérité.
– D'accord, tu ne manges pas là alors, j'imagine ?...
– Je ne pense pas, je t'appelle pour te dire quand je rentre, pour l'instant j'en ai pas la moindre idée.
– Dai-i-ki ?
– Oui, je parle à ma maman, attends deux secondes d'accord ?
Ma mère me regarde très très bizarrement. Je vais pas pouvoir échapper aux questions en rentrant, ça, c'est sûr.
– Vas y. Donne moi de tes nouvelles. Il faudra qu'on parle quand tu rentreras...
– Je m'en doute. A plus 'Man, promis je t'appelle.
Je referme la porte derrière moi et fonce chez Ryouta.
– Je suis dehors. Je suis là dans moins de 10 minutes. Tu m'attends toujours d'accord ?
– D'accord, d'accord !
Je me mets à courir sans vraiment m'en rendre compte.
Je n'ai que deux pensées qui tournent en boucle dans ma tête. Premièrement, je vais tuer Germaine. Deuxièmement, j'espère que Ryouta va bien. J'ai pas à m'en faire autant, mais je n'arrive pas à faire autrement. Pour l'instant je sais qu'il tient le coup, mais est-ce que ce sera toujours le cas quand j'arriverai ?
En plus il commence à pleuvoir... Génial, je gagne le gros lot ce soir.
– J'arrive près du terrain Ryouta. Je suis pas loin de chez toi c'est ça ?
– Oui ! C'est la grande maison !
La grande maison, derrière le terrain. Ça me fait au moins deux infos. J'espère que je ne vais pas devoir regarder toutes les étiquettes des boites aux lettres pour trouver la maison de Ryouta...
Je vois le panneau de sa rue... Ça va c'était pas trop compliqué. Maintenant le numéro… Ouais je sais que j'ai le papier dans ma poche, mais ça ne fera que perdre du temps d'essayer de le retrouver dans ce bordel.
– Ryouta, tu peux ouvrir la porte de chez toi et rester à l'entrée pour que je puisse trouver ta maison plus facilement ?
– D'accord ! Fais attention, il pleut dehors !
J'ai vu, merci.
Je m'arrête soudainement devant une maison. Ryouta est dans l'encadrement de la porte. Trouvé.
Je raccroche le téléphone et passe le portail de chez lui. Effectivement, c'est la grande maison. Chez moi à côté c'est un cabanon… Bref, on s'en fiche, pour l'instant c'est pas le plus important. Je me dirige vers la porte et entre au chaud. Je me déchausse et pose mes affaires. J'ai à peine le temps de faire un pas de plus que je sens Ryouta se réfugier dans mes bras, en sanglotant. Je m'en doutais, il a eu peur... Sa sœur est une inconsciente.
Je le laisse se calmer doucement... On parlera après.
Ryouta s'est calmé. Nous sommes actuellement posés sur son canapé, lui toujours contre moi. Il m'a clairement fait comprendre qu'il ne voulait pas que je parte. Enfin, même si je voulais bouger, là je ne pourrais pas, vu comment il est affalé sur moi. Je l'entends renifler et décide de prendre un mouchoir pour le lui tendre. Il me fixe, une lueur d'incompréhension au fond des yeux... il ne sait pas faire ? Ou il veut pas le faire ? Je me souviens vaguement ce que faisait ma mère quand j'étais gamin et essaye la même technique. Je lui mets le mouchoir sur le nez et patiente...
– Souffle Ryouta.
– Pfou.
– Non pas avec la bouche ! Avec le nez !
Je rigole doucement. Je faisais exactement la même chose étant gamin ! Je le regarde plisser les yeux, se concentrer et faire la moue. Il a la tête du mec qui arrive pas à faire caca... Mais au moins il a réussi. Je retire le mouchoir de son nez, l'essuie et jette le mouchoir dans la poubelle un peu plus loin. Il est émerveillé. Tu pensais que je savais faire ça qu'avec un ballon hein ?... Un sourire suffisant apparaît au coin de mes lèvres tandis qu'il m'applaudit, avec un grand sourire. Il se recouche contre moi et on reste comme ça un moment, lui se reposant contre moi et moi lui caressant la tête. Il a les cheveux super doux...
Je pense au fait qu'il faut que je trouve quoi faire. On va pas rester tous les deux à mourir de faim sur le canapé jusqu'à ce que quelqu'un arrive. Je vais pas non plus appeler ma mère ou retourner chez moi avec Ryou... Mais ma priorité, c'est de savoir dans quoi je me suis embarqué et Ryouta n'a pas l'air de savoir m'expliquer la situation. Il est tout aussi perdu que moi. Tiens ça me fait penser que je dois tuer Germaine...
– Ryouta, je peux avoir ton téléphone s'il te plaît ? Il faut que j'appelle ta sœur...
– Pourquoi ?
– Pour savoir quand elle va rentrer... Et pour lui dire ce que je pense.
– Ce que... tu penses ?
– C'est très mal ce qu'elle a fait, elle ne devait pas te laisser tout seul...Ça arrive souvent ?
– Non, des fois, mais y a quelqu'un...
– D'accord. Donc je peux avoir ton téléphone ?
– Hum!
Il prend son portable sur la table basse et me le tend. Je cherche dans son répertoire le numéro de sa sœur et lance l'appel. Je commence à me lever, Ryouta me retient, mais je le rassure que je reste dans la pièce.
Le téléphone sonne... une fois... deux fois... trois fo...
– Allo Ryouta ? Quelque chose ne va pas ? Tu vas t'excuser ou p...
Sa voix m'insupporte. Elle prend un ton doucereux,mais rien de sympathique ne se fait ressentir. Je l'imagine d'ici avoir un regard fière d'elle et un sourire victorieux.
– Oï Germaine, c'est Aomine.
Rien que d'avoir entendu sa voix ça m'a gonflé. Elle est sans gène...
– Hello super héro, tu es venu t'occuper de bébé Ryou ?
– T'es où bordel ?! T'as vraiment aucun scrupule à laisser ton petit frère dans la merde ?!
Je regarde Ryouta... il a pas l'air rassuré du ton que je prends. Il sert ses deux mains l'une contre l'autre jusqu'à faire blanchir sa peau et garde ses deux lèvres closes. Je m'approche de lui doucement et lui passe la main dans les cheveux... Je veux lui faire comprendre que je ne suis pas en colère contre lui et qu'il n'a rien fait de mal.
– Hey ! Je te permets pas ! Où je suis ne te regarde pas !
– Tu comptes rentrer quand au juste ?
– T'es pas mon père à ce que je sache !
Je vais la défoncer...
– Mais tu vois, je suis partie pour tout le week end. C'est bête hein?! Tu vas faire quoi maintenant ?!
– Premièrement te défoncer, deuxièmement rester avec Ryou.
– Pardon ?! Ah j'aimerais bien voir ça tiens, tu vas voir, tu vas adorer t'occuper d'un gogole ! On va voir si tu me feras autant la morale après t'être occupé de lui touuuut un week- end !
– Je vais te...
– Bonne chance Dai ! Et merci pour ton investissement !
– Oï !
Trop tard, elle a raccroché... Je suis vraiment dans la merde. Je suis énervé, mais il faut que je me calme. Je ne veux pas effrayer Ryouta. Je me retourne vers lui et repose le téléphone à sa place. Je m'agenouille en face de Ryou et on démarre une conversation silencieuse entre nous.
Je réfléchis à cent à l'heure... Qu'est -ce que je vais faire ? J'ai dit à Germaine que j'allais rester tout le week end... Mais est- ce que je peux vraiment faire ça ?
– Ryouta ?
– Hum ?
– Ta sœur ne va pas rentrer du week-end...
Réfléchis bordel ! Est ce que je me sens capable de faire ça ?
– Et personne ne va venir pour être avec toi ...
Qu'est ce que je fais ? C'est hyper dangereux, je ne sais pas quoi faire, je suis en panique là !
– Mais...
Mais j'entends une petite voix me dire que c'est Ryouta. Je ne pourrais jamais rien faire contre lui, tout se passera bien. Je peux le faire... Faut que je prenne une décision..
– Je vais rester avec toi.
C'est le mieux que je puisse faire...
– Je m'occuperai de toi du mieux que je peux. Je ne peux pas te promettre que ça sera parfait mais je ferai de mon mieux.
Je risque de faire d'énormes conneries... Je sais pas quoi, mais je sais que je suis capable du pire parfois. Mais Ryouta m'aidera ! Je sais que je peux compter sur lui. On fera à son rythme, à notre rythme. Comme on l'a toujours fait...
– Tu es d'accord ?
Je vois ses yeux s'embuer et il me tire vers lui, sur le canapé, pour se caler dans mes bras.
– Hum ! Da-i-ki, avec moi !
C'est la meilleure chose que je pouvais faire. On va s'en sortir tous les deux. On va réussir à éviter les catastrophes... J'ai pris la bonne décision. Je prouverai à Germaine qu'elle a tord depuis le début...
