Bonjour, Bonsoir à tous !
Voici le 6ème Chapitre de "Son monde à lui" !
Dans ce chapitre, nous retrouvons les deux boubous pour la fin de leur week-end ensemble... Eh oui déjà ! Mais il peut se passer beaucoup de choses en un chapitre... Je vous laisse découvrir ;)
Merci à Shirayuki Yukine, Virtual Hug, Cookiiie, Remaining Angel, Takkaori, FlorKNBfics pour leurs reviews ! Merci également à tous ceux qui me soutiennent sur mes différents écrits par mail ou par MP !
Merci à tous ceux qui suivent l'histoire ou la mettent en favoris. Vous êtes de plus en plus nombreux, j'ai du mal à y croire, mais ça me fait extrêmement plaisir ! Donc MERCI !
Voilà ! Bonne lecture !
~ CHAPITRE 6 ~
Je cligne des yeux pour finir de me réveiller. Je suis complètement dans le coltard. J'ai encore oublié de fermer mon volet hier soir. Je passe ma main sur mes yeux pour essayer de chasser le brouillard dans lequel je suis. Je sens une chaleur à côté de moi... Attends ?
J'ouvre doucement les yeux et vois Ryouta au dessus de moi.
- Ryou ?!
- Bonjour !
Il est sur le ventre, retenu par ses coudes, et son visage est très près du mien. Me dites pas qu'il me regardait dormir ?! Je passe ma main sur mon visage, lasse. Vu son air complètement enjoué et réveillé, ça doit faire un moment qu'il m'observe. Ça m'étonne même qu'il ne m'ait pas réveillé avant.
- Dai-i-ki ?
- Hum ?
- Bonjour ! - me dit-il en faisant la moue.
J'enlève ma main de devant mes yeux et ouvre un oeil. Je le regarde quelques secondes un peu perdu avant qu'un sourire en coin se dessine sur mes lèvres.
- Bonjour Ryou...
Un grand sourire ébloui son visage. Putain, même le matin il est beau.
Mes pensées d'hier soir me reviennent en pleine face alors que je ne suis pas encore bien réveillé. Mes sentiments pour Ryou ? Je n'ai toujours pas trouvé de réponses... C'est trop flou pour que je comprenne vraiment ce que je ressens. C'est... inconnu pour moi. Inconnu et déstabilisant. Je sais juste que je me sens bien et que je l'apprécie beaucoup. Il a changé beaucoup de choses dans ma vie et rend mes journées un peu plus belles. Je n'ai pas envie que ça change. C'est tout ce que je sais pour le moment.
Ryouta commence à se lever et m'attend sur le bord du lit. On est obligé de bouger ?
Apparemment oui.
Il se lève et m'entraîne avec lui jusqu'à la cuisine, son sourire toujours sur les lèvres. Une fois dans la pièce, je m'installe à la table et attends. Ryou fait de même et me regarde. Je plisse les yeux et essaye de réfléchir... Ah ouais mais non. Maman ne va pas venir m'apporter mon petit dèj, c'est à moi de le faire. Et pour deux.
- Tu manges quoi le matin ?
Il se lève et commence à fouiller dans les placards. Il sort une boite de céréales du placard et un jus de fruit du frigo. Il va ensuite chercher deux bols et deux verres. Comment sa soeur peut-elle dire qu'il ne sait rien faire alors que je le vois en face de moi préparer la table pour le petit déjeuner comme n'importe qui (sauf moi) peut le faire ?
C'est une pensée qui me revient souvent. Sa soeur est tellement persuadée qu'il ne peut rien faire qu'elle lui fait tout. Mais il peut prendre sa douche tout seul, il a juste besoin d'aide pour ses cheveux. Il peut préparer une table, lire un livre, discuter, dire ce qu'il pense... Il peut même aller aux toilettes tout seul, je n'ai jamais eu besoin de l'accompagner pour lui essuyer le cul ! Donc non, je ne la comprendrais jamais.
Je prends ce qu'il a mis sur la table et nous verse du jus de fruits dans les verres tandis qu'il se verse des céréales dans son bol avant de me tendre la boîte.
Un silence apaisant s'installe entre nous, à peine dérangé par le bruit que l'on fait en mangeant. Je lui propose ensuite de se caler devant la télé pour que je puisse finir d'émerger. Ryouta est assis à côté de moi et sers un de mes bras contre lui, le mentons soutenu par ses genoux. Je ne sais même pas ce qui passe à la télé, mais Ryou à l'air très concentré dessus.
Je ferme les yeux, bercé par les pressions que Ryouta exerce sur mon bras, blottit contre lui. D'une main, il frôle mon visage avec ses doigts, en commençant par mon front. Il passe délicatement la pulpe de ses doigts sur mes yeux, mes pommettes, mes joues, pour finir sur ma bouche. Toujours embrumé, je ne me préoccupe pas trop de ce qu'il fait. Jusqu'à ce que je sente autre chose faire pression sur mes lèvres... Quoi ?!
J'ouvre précipitamment mes yeux pour tomber sur le visage de Ryouta, qui s'est déjà reculé. Les yeux grands ouverts et un air ébahi sur la tronche, je ne sais pas comment réagir.
- Ryouta qu'est-ce que tu viens de faire là ?- Dis-je d'un ton plus dur que je ne le voulais.
Il se recule encore plus de moi, relâche mon bras et s'éloigne à l'autre bout du canapé. Il sert les lèvres et ses yeux brillent de ...déception ? De tristesse ?
Je réfléchis à ce qu'il vient de se passer. Ryouta vient de ... m'embrasser. Une délicate pression sur mes lèvres, rien de violent ou de déplacé. Non, jute un touché aérien, doux, plaisant...
Ryouta sert très fort ses mains l'une contre l'autre, à faire blanchir ses jointures.
Il desserre d'un coup ses mains pour se frapper deux fois la tête et se met à pleurer.. Non, non ce n'est pas ce que je voulais !
- Stupide, Stupide, gogole... dit-il en se frappant de nouveau la tête.
Je me jette sur lui pour le faire arrêter sa punition envers lui-même. Je lui prends les mains et le serre fort contre moi.
- Chut... Chut... Calme toi Ryou... Je veux juste une explication... D'accord ? ... Calme toi...
Je prends un air doux pour lui parler. Je ne veux pas qu'il s'inquiète, qu'il se fasse du mal. Je ne comprends pas pourquoi il a fait ça. Mais c'est pas grave, rien n'est grave, il ne comprend peut-être pas l'importance de ce geste. Ou au contraire, il le comprend très bien... J'en sais rien...
Il se calme doucement dans mes bras. Je lui caresse doucement le dos pour lui faire cesser ses sanglots. J'attends qu'il se calme. Petit à petit, je sens ses épaules arrêter de tressauter et sa respiration reprendre un rythme normal...
- Ryouta... Pourquoi tu as fait ça ?
- Je voulais... Je voulais... Je...
- Du calme...
- J'ai dit … hier...
Il refait le même geste qu'hier soir. Il tape deux fois sur ma poitrine, deux fois sur la sienne...
- Tap tap, boum boum...
- Je ne comprends pas Ryouta, je ne sais pas ce que ça veut dire...
Il lève son visage vers moi et ses yeux s'humidifient encore une fois...
- Non, non Ryouta, ce n'est pas grave d'accord ? Je veux juste comprendre...
- Non ! Non ! Non !
Je ne réfléchis pas plus et lui rends son baiser. Je sais que je ne devrais pas faire ça, mais c'est la seule solution que je trouve pour qu'il se calme. S'il voit que je lui réponds, que je ne suis pas en colère, il ne fera pas de crise. Une fois séparés, il me fixe déconcerté...
- Dai-i-ki pas fâché ?
- Non, tu vois, je ne suis pas fâché. Explique moi. Est-ce que tu comprends ce que tu as fais ?
- Oui, un bisou.
- Oui, mais c'est un bisou que se font les amoureux.
- Hum !
- Donc pourquoi tu me le fais à moi Ryou ?
- Parce que...
- Tu l'as déjà fait à quelqu'un d'autre ?
- NON !
- Mais tu sais que je suis un garçon ?...
- ...Tu penses comme papa ?!
Hein? Non jamais de la vie !
Mais de quoi il parle exactement ? Je réfléchis mais je ne vois p… Je me coupe moi même dans mes pensées, comprenant enfin ce qui se passe.
Il ne veut pas d'amoureuse. Je me souviens d'une discussion qu'on a eu sur le terrain où il me disait qu'il ne voulait pas d'amoureuse. Germaine lui avait dit qu'il n'était pas normal et qu'il ne fallait pas dire pourquoi. D'un coup tout me parait logique. Il est attiré par les garçons.
- Ryouta, est-ce que tu aimes les garçons ?
- Hum...
- C'est ça que Nanami t'as dit de ne pas dire ?
- Hum !
- Pourquoi elle t'a dit ça ?!
- Parce que... Parce que papa dit que ce n'est pas normal ! Même pour un gogole.
Bordel de merde, on n'est vraiment pas aider. Mais vraiment pas.
Je le serre contre moi. Est-ce que c'est grave s'il est homo ? Non, enfin ça ne change rien pour moi. Ou au contraire ça change tout. Mais c'est comme sa maladie, il n'a pas choisi ça.
- Y a rien de mal à aimer les garçons Ryou. Enfin je ne crois pas. Moi ça ne me dérange pas d'accord ?
- Hum ! Mais... mais...
- Mais ?
- Dai-i-ki... si c'est pas mal... Je peux re-faire ?
Il veut m'embrasser... encore ? Il attend ma réponse. Ouais mais j'ai toujours pas compris moi ! Je veux dire, je m'en fiche qu'il soit handicapé, qu'il soit gay... il pourrait aimer les animaux que je m'en foutrais ! ... Ouais peut-être pas quand même.
Mais, même s'il a l'air de comprendre... Est-ce qu'il a vraiment conscience de ce que ça veut dire ? Je savais que j'aurais dû lire les articles qui parlaient de la sexualité... Je m'en souviens d'un qui disait qu'il ressentait les mêmes choses que nous... Donc il comprend vraiment ?
Et moi ? Je retourne aux questions que je me posais hier soir... Qu'est-ce que je ressens pour Ryouta ? Est-ce que je suis prêt à le laisser m'embrasser ? Est-ce que j'en ai envie ?
Vu mes réactions hier, au moment de la douche, je ne pense pas devoir beaucoup réfléchir pour cette dernière question... Dans quoi je m'embarque ? Je crois que je n'ai jamais autant douté de ma vie.
Je regarde Ryouta qui attend toujours ma réponse. Je fixe ses lèvres... et ouais. Ouais j'ai envie qu'il recommence.
- Ryouta ...
- Hum ?
- Est ce que tu m'aimes ?
- Hum ! Tap Tap ! Boum boum !
Il refait le même geste sur nos torses respectifs. Qu'est-ce que je fais ?...
- Ryouta ?
On se fixe. J'essaye de deviner les sentiments qui se dégage de mon blond. Je n'y vois que de la sincérité. Un bonheur comme il en a jamais connu j'imagine. Et un peu d'impatience. On veut tous les deux une réponse je pense...
- Refais...
Un sourire sublime son visage. Il approche son visage du mien, beaucoup plus timidement que précédemment. On ferme tous les deux les yeux et on se laisse emporter par le moment. Nos lèvres ne font que se poser l'une contre l'autre, encore une fois, comme pour tester le consentement de l'autre.
Comme pour découvrir vraiment la texture et la douceur de celles qu'on embrasse.
Nous finissons par nous séparer. Je me sens déjà en manque de ce contact. Je prends son visage dans mes deux mains et nos nez se frôlent. Lui, il serre mon tee-shirt dans sa main. Je n'hésite pas avant de réitérer le contact entre nous, en poussant le vice en bougeant mes lèvres contre les siennes, doucement, prudemment, pour ne pas l'effrayer. Il prend rapidement le rythme et copie mes mouvements. Tout me paraît comme une évidence maintenant. Je suis tombé amoureux de Ryouta et il y a de ça un moment déjà. Je m'en fous de ce que les autres voient ou pensent de lui. Moi je le vois comme il est réellement. Et si lui a besoin de moi, j'ai tout autant besoin de lui. Il me fait me sentir vivant et important.
C'est une évidence. Nos lèvres se séparent doucement. Je pose mon front contre le sien et reprends doucement ma respiration.
Ouais c'est une évidence. Pour lui. Pour moi. Pour nous deux.
J'ai fait le bon choix.
Après ça, nous sommes allés au terrain où nous avons passé l'après-midi. Pour le midi, nous sommes juste passés par une boulangerie pour s'acheter des sandwichs. Bah oui, je n'ai pas appris à faire à manger en une nuit !
J'ai trouvé que l'atmosphère était différente de toutes les autres fois. Nous étions... Plus détendus, plus en phase avec l'autre. C'était agréable, vraiment.
On est allé s'acheter des plats chez le traiteur avant de manger devant la télé, quand nous sommes rentrés.
Contrairement à hier, je n'ai pas paniqué au moment de la douche. Je suis resté avec lui tout le long, même si je n'étais pas avec lui dans la baignoire. Il n'a pas insisté et je n'ai pas essayé de réfléchir, j'ai tout simplement profiter du moment. J'ai l'impression que depuis ce matin, nous sommes beaucoup plus complices. Je n'ai pas envie que ce week-end se finisse...
En ce moment, nous sommes dans le lit de Ryouta, l'un en face de l'autre. Aucun de nous ne parle, je pense que nous n'avons pas envie de briser l'instant. Il n'y a pas besoin de paroles.
On se regarde, je lui caresse le visage et les bras, tandis que lui a posé sa main sur mon torse. Je passe ma main dans sa nuque pour nous rapprocher et pouvoir l'embrasser. ça ne me fait même pas bizarre de me dire que j'embrasse un mec. ça devrait, peut-être... Je m'en fous en fait.
Il rapproche son corps du mien et j'en profite pour vraiment le prendre dans mes bras. Il ne se brusque plus comme au début, j'ai le droit à ce privilège. Une fois nos lèvres séparées, je le serre contre moi et hume l'odeur qui se dégage de ses cheveux. Ryouta sent bon. Il sent un mélange entre le miel et les épices. C'est sucré et addictif.
- Dai-i-ki...
- Mmmh ?
- Tap tap, boum boum...
- ... Moi aussi Ryou... tap tap, boum boum...
J'ai pas l'air très assuré dans ce que je dis. Même moi je le ressens. Et pourtant, je le sens se blottir plus fort contre moi et m'embrasser le cou. Il pleure doucement contre moi, mais je me doute que ce n'est pas de tristesse. Il soupire... Pas de ces soupirs que je peux faire dès qu'on me force à m'entraîner... Non, c'est l'un de ces soupirs qui laisse échapper un trop plein d'émotions...
Il relève la tête vers moi et me donne un sourire comme je n'en ai jamais reçu, un sourire dont seul lui a le secret. Je sens mon coeur battre plus vite dans ma poitrine. Il passe sa main sur mon torse et bat la mesure de mon organe vital.
"Ryou, je suis pas prêt à te dire que je t'aime. Je suis pas prêt à prononcer ces mots. Je suis même pas sûr de ce que ça veut dire. Mais je le pense. Alors pour le moment, je préfère parler avec ton langage. Un langage que seul toi et moi pouvons comprendre.
Je n'ai jamais ressenti ça avant. Tu me fais ressentir des trucs incroyables, je pensais même pas pouvoir ressentir ça un jour. Ça faisait longtemps que je n'espérais plus. Tu es vraiment arrivé du jour au lendemain et tu as envoyé se faire foutre tous mes principes. Merci pour ça Ryou... merci...
Un jour je te le dirais. Là je ne peux pas, j'arriverai pas à te dire tout ce que j'ai à te dire.
Promis, un jour je te le dirais."
- Bonne nuit Dai-i-ki !
- Bonne nuit Ryou...
On s'embrasse une dernière fois avant de se laisser tomber dans les bras de Morphée, l'un serré contre l'autre.
Notre week-end ensemble est déjà terminé. On est dimanche, en fin d'après-midi et je viens de quitter la maison de Ryouta. Charles est arrivé et m'a clairement fait comprendre que je devais partir avant que Nanami ne rentre.
On a passé le reste du week-end à traîner dans la maison et à profiter de l'autre. La maison était calme et je crois, autant lui que moi, nous ne voulions pas que ça s'arrête.
On a rien fait de mal, je le jure ! Non, mais je veux pas que quelqu'un s'imagine qu'on a fait... des trucs. Enfin si, on a fait plein de trucs mais pas dans ce sens là. Merde. Bref, je me comprends.
J'ai récupéré mes affaires que j'avais étalé un peu partout. Ryouta a tenu à garder l'un de mes tee-shirts. Pourquoi pas. Au début, il l'avait planqué quelque part, mais je l'ai facilement retrouvé et Ryouta a paniqué. Il me l'a repris des mains et l'a serré contre lui. J'ai juste souri avant de lui dire qu'il pouvait le garder. En échange, il m'en a donné un à lui. Au début, je n'ai pas trop compris pourquoi il tenait à garder un vêtement sale, mais quand j'ai senti le tee-shirt, j'ai compris. Je vais pouvoir avoir un peu de Ryouta avec moi, même chez moi.
On a attendu que le majordome (je crois qu'il est majordome... ou peut-être pas, j'en sais rien... bref, Charles) ait le dos tourné pour se dire au revoir. Ryou m'a accompagné jusqu'à la porte, pendant que Charles était à la cuisine. C'était vraiment dur de le laisser, j'avais envie d'envoyer se faire foutre tout le monde, de m'installer dans le lit de Ryou et pas bouger de la soirée. Mais il a bien fallu que je parte. Alors on s'est embrassé, je l'ai serré fort contre moi et je lui ai dit que s'il se sentait seul, il pouvait m'appeler.
Il a fermé la porte derrière moi après un dernier signe de main.
Là, je suis sur le chemin pour rentrer chez moi. Contrairement à l'aller, je prends mon temps pour me souvenir de tout ce qui s'est passé ce week-end. C'est fou quand même, je suis parti de chez moi affolé et sans trop savoir à quoi je devais m'attendre. Je rentre chez moi avec un sourire béat aux lèvres et en couple. Moi ! Le grand Aomine Daiki ! En couple ! C'est un truc de dingue...
Je n'arrive pas à me retenir de sourire. Je me sens... bien. Ouais bien. J'ai envie de hurler, de courir de partager mon bonheur avec le monde entier... Mais je ne le fais pas, parce qu'en même temps, j'ai envie de garder ça pour moi. J'arrive pas y croire. Pour l'instant, je n'ai aucun recul sur la situation, donc je ne me pose aucune question. Et j'en profite, parce que je sens que ça ne va pas durer.
Je passe la porte de chez moi, toujours dans cet état de béatitude. J'enlève mes chaussures et vais pour me diriger vers ma chambre. En passant devant la cuisine, j'entends ma mère m'appeler...
Oups... maman.
Mon sourire s'efface directement.
Elle me fait signe de m'approcher et de m'installer en face d'elle. Je pose mes affaires et fais ce qu'elle me demande.
- Daiki, mon chéri ... Tu me dois quelques explications, non ?
- Hum...
Et merde...
