Bonjour, Bonsoir à tous !
Me revoici pour le chapitre 15 de "Son monde à lui" !
Et oui, je crois que la reprise a été dure pour tout le monde... Je m'excuse pour mon absence, j'ai eu pas mal de petits problèmes qui ont fait que j'ai pris énormément de retard sur cette fiction. Je commence à retrouver un rythme, mais c'est pas encore ça, donc je m'excuse également pour les futurs attentes.
Merci à Shirayuki Yukine, Archess84, Nezumibook, Oohfemmeluxieuse, Cookiiie, Haru-carnage, Litchi Ichigo et super mocchi pour vos reviews ! Ca me fait toujours plaisir de lire vos avis !
Merci à ceux qui follow et/ou mettent en favoris cette fiction !
J'aime bien laissé la surprise d'habitude mais... \!/ Warning lime en fin de chapitre \!/
J'avoue que je suis assez stressée de poster ce nouveau chapitre... Comme ça fait un moment que je n'ai pas posté, j'ai un peu peur de décevoir et que le chapitre ne soit pas à la hauteur de l'attente... Je verrais bien !
Merci pour vos avis et pour votre soutien !
Bonne Lecture !
~ CHAPITRE 15 ~
On est samedi. Jour du match. Satsu a bien préparé son coup quand même…
Dimanche dernier, quand nous sommes tous rentrés chez nous, Ryouta est venu dormir à la maison, comme c'était prévu.
Le soir, il ne s'est pas passé grand chose. D'ordre sexuel je veux dire. D'abord, parce que ma mère était à côté, mais aussi parce que la journée nous a épuisé. Il faut le dire, on s'est endormi comme des merdes. ça n'empêche pas qu'on en a pas profité pour avoir un moment d'intimité tous les deux, sans que personne ne vienne nous faire chier. Après une journée comme celle-là, avec la Génération des Miracles, nous en avions bien besoin.
Je repense à Satsu qui n'a pas arrêté de m'emmerder pour que je colle Ryou ! Limite collée à nous avec son téléphone pour prendre des photos ! Non mais oh… Je me suis retenu toute la journée pour échapper aux "c'est troooop mignon" de mon amie hystérique. En vain. Bref, tout ça pour dire qu'on s'est bien rattrapé le soir-même.
Je me pose beaucoup de questions concernant ma mère. Ouais, je sais, je devrais arrêter de réfléchir, mais tout me semble illogique. Ses mots et ses gestes ne concordent pas. J'ai vu la différence avec quelqu'un qui accepte totalement ma relation, comme Satsu, et… Je vois que c'est complètement différent de ma mère. Je dois lui laisser du temps, je le sais. Mais là, ça fait un moment quand même. Puis, je trouve les réactions de Ryouta assez étrange vis-à-vis de ma génitrice. Enfin, étrange, c'est vite dit. Pour faire clair, il ne veut pas la voir. Il fait des efforts, mais, quand elle est là, il n'est pas à l'aise. Puis avec les mots du docteur Miano, je me questionne encore plus ! Je sais que ma mère reste encore à convaincre. Je pense qu'aujourd'hui, c'est l'une des personnes qui a encore le plus de mal avec notre relation.
On ne compte pas Kagami, c'est un enfoiré. D'ailleurs, je me demande comment ça va se passer par la suite avec ce crétin… Rien que pour Tetsu, la situation ne doit pas être facile !
Sinon, lundi matin, je l'ai raccompagné chez lui avant d'aller en cours. Enfin, je l'ai raccompagné en plein milieu de la matinée.
...Bah oui ! J'étais en retard, donc quitte à être à la bourre, autant l'être vraiment !
Je dis ça, mais je voulais surtout m'assurer que Sumi n'était plus là. Quand on est arrivé chez lui, il n'y avait que Charles, qui m'a expliqué que Sumi était partie pour le moment et que Nanami n'était pas rentrée. Mais, il va vraiment falloir que je fasse attention à la situation. Sumi a apparemment fini son contrat pour une petite série télé dont je n'ai jamais entendu parlé, alors, elle risque de traîner pas mal dans le coin pendant un temps… Deux Germaines à gérer pour le prix d'une, ne suis-je pas chanceux ? J'ai encore les paroles de Ryouta et du Docteur Miano qui tourne en boucle dans ma tête sur ce qui concerne sa sœur. Ça me reste en travers de la gorge… J'espère que Ryouta ne la croise pas souvent, vraiment. Ça doit être horrible pour lui.
En arrivant au lycée, Satsu ne m'a pas lâcher… Je ne sais pas pourquoi, elle me regarde tout le temps avec un regard émerveillé maintenant. Elle s'attend à ce que je lui raconte quoi au juste ? Toute la semaine, elle a été comme ça ! Elle m'a demandé comment s'est passé la fin du week-end, comment Ryouta a vécu la situation au terrain, qu'est-ce qu'il pensait de la Génération des Miracles… Et la réponse est simple. Il les aime bien. Il a beaucoup apprécié la journée, il les a trouvé gentils pour la plupart, et il est partant pour le voir de nouveaux. Ce qui est en soi, une énorme avancée. Il se sociabilise, et ça ne peut être que bon pour lui !
Aussi, toute la semaine, Satsu a voulu me parler d'un truc un peu plus privé dont elle aurait discuté avec Ryou… Mais on a jamais trouvé vraiment un moment pour en discuter, donc je ne sais toujours pas de quoi il s'agit.
Bref, là je suis sur le chemin pour aller chercher Ryou pour qu'on aille ensemble au match. Et je suis à l'heure ! Ouais… Satsu a tenu à ce que je vienne dès le début du match…
J'ai expliqué toute la situation à Ryouta, comment ça va se passer et les règles de bonne conduite. Dans le genre, même s'il a envie de jouer, il ne peut pas venir sur le terrain ! C'est important de préciser quand même… J'ai fait en sorte qu'il ne soit pas tout seul dans les gradins. Il sera avec Satsu sur le banc, déjà pour mieux voir le match (-ou ma magnifique personne en pleine action-) et pour qu'il soit avec quelqu'un qu'il connait, et pas envahi par la foule.
Je me repasse en boucle le programme de la journée : D'abord, aller chercher Ryouta. Ensuite, participer au match pour impressionner Ryouta. Enfin, le reste de la journée chez moi. Ouais, ma mère n'est pas là du week-end, je profite… Ça risque d'être une bonne journée !
- Donc, tu restes là avec Satsu, d'accord ?
- Hum ! Compris ! Je bouge pas !
- Bien !
Je me lève pour me diriger vers les vestiaires avant le début du match. On est arrivé pile à l'heure, le reste de l'équipe doit être en train de se changer. Les gradins n'étaient pas encore remplis, les spectateurs s'installaient, ce qui fait que j'ai pu conduire Ryouta près de Satsu en toute discrétion. Personne ne faisait attention à nous.
Je regarde l'équipe en face qui se prépare. Pas d'adversaires à mon niveau. Donc techniquement, les autres n'ont même pas besoin de moi pour les battre. Mais bon, maintenant que je suis là… Et je veux montrer à Ryouta ce que je suis capable de faire ! Qui sait, s'il me voit jouer, il voudra peut-être devenir plus fort, s'entraîner toujours plus et apprendre de nouvelles choses. Et peut-être qu'un jour, il deviendra un excellent adversaire… Qui sait ?
Je rentre sur le terrain avec mon équipe, après quelques explications du coach. Je regarde vers le banc pour vérifier que tout va bien du côté de Ryou. Il me fait un léger signe de main, auquel je lui réponds en souriant, discrètement.
On se met en place pour commencer le match. Je n'ai pas peur du résultat final, on joue contre une petite équipe d'une autre école. Aucun de mes anciens coéquipiers en vue, je suis sûr que je ne vais même pas pouvoir m'amuser un peu. Donc, je vais juste passer mon temps à montrer à Ryouta ce que je sais faire. Quoi ? Je sais qu'il va prendre soin de moi toute la soirée si je lui montre des trucs qui peuvent l'impressionner ! Je vais pas me gêner…
Durant le premier quart-temps, je ne fais rien d'extraordinaire, je laisse mon équipe jouer. C'est pendant le deuxième quart-temps que je commence à dévoiler mon côté animal. Au début, je voulais le faire à la toute fin, mais Ryouta va se fatiguer, autant que je commence maintenant pour lui en mettre plein les yeux !
Je crois que l'équipe à remarquer mon comportement étrange… Je ne sais pas comment le dire, mais ils me regardent suspicieusement. Surtout Imayoshi. Argh, je ne veux pas qu'Imayoshi me regarde, il est super flippant ce gars ! Je suis sûr qu'il peut abîmer mon sublime corps rien qu'avec son regard !
Après un énième panier de ma part, ceux de mon équipe commence à vraiment se poser des questions et n'hésite pas à m'interpeller.
- Hey ! Aomine ! Il y a quelqu'un que tu veux impressionner dans les gradins ou quoi ?
- Je suis sûr, c'est sa nana ! Ah ! Chanceux va !
Je ne réponds rien, et continue mon chemin en regardant devant moi. Ouais j'ai quelqu'un à impressionner. Nan, ce n'est pas ma nana. C'est mon mec, là, sur le banc. J'aimerais leur répondre ça, pour les faire taire, mais ce n'est pas le moment. Je pense même que ça ne sera jamais le moment avec "mon" équipe.
Il n'y a vraiment pas grand chose à dire sur le match. Les joueurs ont un jeu banal, il n'y en a pas un seul qui sort du lot. Ils ne sont même pas au niveau de Ryouta sérieux ! Alors je fais mumuse. J'exerce ma danse avec le ballon orange sur le terrain, je ne leur donne même pas l'opportunité de penser qu'ils peuvent remonter dans le jeu.
Le buzzer annonce la fin du match. Ouais, déjà. Moi non plus, je n'ai pas vu le temps passer, perdu dans mes pensées. Sérieusement, à part montrer à Ryouta ce que je sais faire (et encore, là je n'ai pas pu montrer la moitié de mes capacités), je suis venu pour rien. Un peu mécontent de ce constat, je me tourne vers les personnes qui se trouvent sur le banc et mon regard accroche tout de suite celui de Ryouta. ça me calme. Je n'ai plus envie d'engueuler ma meilleure amie pour ce qu'elle m'a fait subir aujourd'hui. Plus tard, quand il n'y aura pas de témoins. Les salutations finals on lieu et je me sens enfin libéré de mes fonctions.
Je me dirige vers le banc pour saluer mon petit public et j'ai à peine le temps de passer la ligne du terrain que Ryouta me saute dessus. Il libère un flot de parole incroyable en très peu de temps, ce qui fait que je ne capte pas tout ce qu'il me dit.
- C'était trop bien Dai-i-ki ! Je veux faire ça aussi ! Apprend moi ! Et même que tu as fais ça, et c'était trop bien ! T'es trop fort ! Dai-i-ki, écoute !
- J'écoute, j'écoute Ryouta. Merci.
- Un jour, je serais aussi fort que Dai-i-ki ! Et je battrai Dai-i-ki !
- Ahah ! On verra ça, mon cher, en attendant entraîne toi ! - Lui dis-je en frottant sa tête de ma paume.
- Dai-chan…
Je me tourne vers Satsuki, qui vient de m'appeler en chuchotant. J'essaye de comprendre ce qu'elle me dit, et en regardant derrière moi, je vois toute l'équipe me regarder étrangement. Merde. Je n'avais pas pensé à ce truc là. En emmenant Ryouta ici, c'est comme si je le présentais à l'équipe. Et aux supporters de Too. Satsu n'a pas pensé à ça non plus.
Je vois mon capitaine sortir du terrain avec un sourire mesquin. Tss, changera jamais celui-là de toute façon. Aller, vas-y, sort la, ta remarque acerbe.
- Et bien, et bien, Aomine. Tu fais du bénévolat maintenant ?
- J'ai une gueule à faire du bénévolat ?
- Bien sûr que non… Donc, dans ce cas, qui est-ce ? J'ai cru entendre parler de lui, au détour d'un couloir. Mais peut-être que je me trompe.
Un bruit de couloir ? Me dites pas que ça a fait le tour de Too ? Putain les rumeurs je vous jure…
- Quand on demande le nom de quelqu'un, il faut d'abord se prés-en-ter.
Je tourne la tête vers Ryouta, impressionner par sa répartie. Ah, oui, j'oubliais. La politesse. Ryouta est très à cheval là-dessus.
- Autant pour moi, dans ce cas, je suis Imayoshi, le capitaine de l'équipe de basket de Too. Et tu es ?
- …
Ryouta me regarde, comme pour me demander l'autorisation de lui répondre, que je lui accorde.
- Ryouta. Je m'appelle Ryouta. Je.. Je suis...Mmh…
- C'est mon mec.
… Quoi ? Comment ça c'est violent ?! M'en fous, j'en ai marre de tourner autour du pot. Je veux me casser d'ici.
- Oh… Voilà qui est intéressant.
- Nan, attend, il y a quelqu'un qui veut bien de toi ? - Me lance Wakamatsu.
- Apparemment plus que toi.
- Du calme les garçons ! On vient de gagner un match, c'est bien non ? - Essaye de placer Satsu pour détendre l'atmosphère.
Mais ça ne fonctionnera pas. Elle ne pourra rien faire. Ryouta s'accroche à mon bras, tandis que mon regard fusille celui de mon capitaine, qui garde son sourire en coin, prêt à dire le moindre truc qui me fera partir au quart de tour.
- Tu as l'air d'être un garçon bien courageux pour supporter Aomine, Ryouta. Puis-je te demander ton secret ? A moins que ce soit ta particularité qui fait que tu ne vois pas le réel Aomine ?
- Qu'est-ce que tu veux dire par là, bordel ?!
- Rien, rien du tout Aomine. Sauf que, je ne change pas d'avis sur le fait que c'est une forme de bénévolat que tu fais.
Je vais lui casser la gueule. Je vais lui faire bouffer ses lunettes. J'ai pas assez à gérer pour qu'en plus, il y'en ait d'autres qui s'en mêlent ? Je vois Ryouta qui fronce les sourcils, pas très content de ce qu'il entend.
- Viens Ryou, laisse…
- Tu dis que des bétises. Dai-i-ki ne fait pas du bé-né-vo-lat.
Mon amoureux se rebelle ou bien ?!... Ou bien, il comprend que c'est méchant, mais ne sait pas comment réagir ? Il faut que je calme le jeu avant que Ryouta ne se sente vraiment blesser des paroles d'Imayoshi et réagisse brusquement.
Mais je n'ai même pas le temps de prendre la parole que "mon" capitaine répond.
- Oh, si tu le dis, je te crois.
- Dai-i-ki est bien ! Il est gentil !
- La blague… - Reprend Wakamatsu.
- Non !
Je me pose devant Ryouta pour couper le contact visuel entre lui et les autres. ça me fait vraiment plaisir qu'il veuille prendre ma défense mais… Je suis fatigué de tout ça, et je ne veux pas qu'il s'épuise à son tour. Parler, s'expliquer… Avec ou sans ça, on s'en prend plein la gueule. Économisons le temps, passons de bons moments tous les deux et puis basta. Le reste on s'en fout. Je pose ma main sur sa nuque pour qu'il me regarde dans les yeux.
- Laisse tomber Ryouta, laisse les parler. On s'en fout, ok ?
- D'accord, d'accord…
Je me tourne pour voir les gens qui m'entourent. Putain qu'est-ce que j'ai envie de rentrer chez moi quand je vois leurs gueules. Franchement, je veux m'enterrer chez moi et plus bouger. J'ai un surplus, j'en peux plus. J'ai vraiment besoin de ma soirée avec Ryouta, juste lui et moi, comme avant tout ça. Avant que tout le monde se mêle de mes affaires.
Je regarde Satsu qui me lance un regard rempli de fierté en réponse à mon regard blasé. Je ne comprends pas pourquoi, mais son soutien sans faille me fait du bien.
- Vous êtes toujours là ?! Je vous attends aux vestiaires ! On ne vas pas rester là toute la soirée, on a tous autre chose à faire !
Je regarde le coach qui nous envoie tous aux vestiaires pour le compte-rendu de fin de match. Il arrive quand il faut celui là.
- Ryouta, reste avec Satsu. Je vais juste chercher mes affaires, je reviens tout de suite.
- D'accord, d'accord ! Après on part ?
- Ouais…
Je lui embrasse le front avant de suivre le reste de l'équipe, qui ne m'a pas attendu pour partir. Tant mieux.
Je rentre dans les vestiaires sans écouter le discours du coach. J'ai déjà loupé le début, je peux louper le reste. Je prends mes affaires sans hésitation puis repars dans l'autre sens. La douche attendra.
J'entends mon coach m'appeler pour me faire rester, mais c'est peine perdue. Je veux quitter le gymnase avant que l'équipe sorte. Je ne veux plus que Ryouta ait à subir des remarques, et si je peux les éviter aussi, ça serait bien.
Je rejoins Ryou et Satsu, qui n'ont pas bougé. Au son de mes pas, Ryouta relève la tête et se dirige vers moi, sans rien dire à Satsu, qui ne m'a pas vu et qui tente de le retenir.
Je lui prends la main et je me dirige directement vers la sortie, en faisant un signe de main à Satsu. Je veux me barrer. Loin. Vous vous souvenez de l'île déserte ? Aujourd'hui, je ne sais pas si c'est pour moi ou pour lui que j'y pense.
Le chemin entre mon lycée et chez moi ne m'a jamais paru aussi long. Ryouta a dû comprendre que je n'étais pas en forme, puisqu'il ne dit rien. Il caresse ma main de son pouce pour essayer de me détendre, ce qui m'arrache un sourire.
La porte de ma maison se referme sur nous, tandis que j'enlace fortement Ryouta, qui pousse un petit cri de surprise. Il se détend et passe ses bras autour de ma nuque et me caresse la racine des cheveux. Je pose ma tête sur son épaule et j'inspire à fond son odeur. Je deviens peut-être gnian-gnian ou je ne sais pas quoi, mais, ça m'avait manqué. Vraiment. J'en avais besoin là…
- Dai-i-ki ?
- Hum ?
- Tu pues.
… Putain, je l'aime. Je me relève et relève un bras pour sentir mon dessous de bras… Et effectivement, je pue. Je rigole en affirmant sa réplique et me décide à aller prendre une douche. Je nous dirige vers ma chambre pour prendre des affaires et lui dire qu'il peut m'attendre là.
- Je me dépêche.
- Hum…
Je ne referme pas la porte de ma chambre, ça ne sert à rien, nous sommes seuls. Puis, à part s'il se décide à se foutre à poil pour m'attendre dans le lit, je ne vois pas ce qu'il pourrait faire d'étrange. Quoi que, l'idée me plairait bien… Mais il ne faut pas trop rêver !
Je me déshabille avant de rentrer dans la douche. L'eau coule sur ma peau, mais contrairement à l'idée que je me faisais, ça ne fait pas partir mes idées maussades dans le syphon de la douche. J'espérais vraiment. Je ne veux pas que mes idées gâchent notre soirée. C'est tellement rare que je veux vraiment en profiter ! Là, maintenant, j'ai besoin de lui. J'ai besoin qu'il me regarde, avec ce regard qui me donne l'impression d'être la personne la plus incroyable du monde. J'ai besoin de son sourire. J'ai besoin d'avoir son corps contre le mien. J'ai besoin d'oublier les événements de ces dernières semaines. Je veux oublier les regards, les mots, qui effacent parfois le visage de Ryouta dans mon esprit.
Un bruit me sort de mes pensées. Je tourne mon regard vers la porte de la douche, en essuyant l'eau qui me coule dans les yeux. Buh…
- Ryouta, qu'est-ce que tu fais ?
- J'arrive !
Ah… Euh… d'accord… Je le vois retirer un à un ses vêtements, et je profite de ce strip tease improvisé. Il rentre ensuite dans la douche, sans que je ne fasse un seul geste, trop éberlué pour comprendre ce qu'il se passe.
- Pourquoi tu m'as pas attendu Ryou ?
- Je m'ennuie ! -Me dit-il, dans une sorte de plainte.
- ...Ah, d'accord.
Il referme la porte derrière lui et se colle directement à moi, pour un câlin made in Ryouta. On reste quelques minutes comme ça, à profiter l'un de l'autre, sans faire le moindre geste. Je sens sa respiration dans mon cou qui me berce, et à quelque chose près, je pourrais m'endormir comme ça…
Il m'embrasse doucement dans le cou, ce qui me fait soupirer. ça me détend… Je mets un temps à me reconnecter à la réalité, à me rappeler où je suis et ce que je suis censé faire.
On finit tout de même par la prendre, cette douche, tout en continuant de prendre notre temps, en prenant soin de l'autre. On se chamaille, on se balance de l'eau dessus, on se serre l'un contre l'autre, on s'embrasse… On a jamais pris le temps de faire ça avant. C'est ce qui me prouve que plus ça va, plus on se fait confiance, on est prêt à donner à l'autre… On se rapproche, on se complète… Aujourd'hui, je n'ai aucun regret quant à ma rencontre avec Ryou. Je l'aime de plus en plus. Ça aurait de quoi me faire peur, mais même pas.
On finit notre douche et je sors pour nous prendre des serviettes. Je mets la mienne sur mes hanches, avant de me diriger vers Ryouta pour le sécher. Je sais qu'il sait le faire tout seul, mais j'ai envie de prendre soin de lui. Je n'ai jamais pris le temps de réellement découvrir le corps de Ryouta en fait. La première fois qu'on a pris une douche, j'étais quand même assez mal à l'aise. Et j'ai passé plus de temps à reluquer son cul qu'autre chose. Pareil, quand nous avons eu notre premier rapport intime… Je me concentrais plus sur ses réactions que sur son corps… Faut que je remédie à ça ! Je pose mes mains sur les joues de Ryouta et me rapproche doucement de lui. Ça n'a pas l'air de le déranger, vu qu'il ne bouge pas d'un pouce et vu le sourire qu'il m'offre. Ma main droite descend vers sa nuque dans une douce caresse pour rapprocher encore plus nos lèvres.
Sauf qu'un bruit sonore me fait arrêter mon mouvement. Ma tentative de séduction se fait littéralement éclater la gueule par mon estomac qui me rappelle à l'ordre. On ne bouge pas, on entend que l'autre fasse un geste devant cette interruption totalement imprévue.
Ryou me tape gentiment le ventre du doigt avant de relever les yeux vers moi.
- Dai-i-ki a faim !
Je souris devant sa réplique. Je l'embrasse doucement avant que l'on se sépare pour mettre chacun nos vêtements. Tant pis, on verra à un autre moment pour les retrouvailles de nos corps…
On part vers la cuisine, où je montre mes fabuleux talents culinaires à Ryouta. Vu la façon dont il se marre, ça doit le faire triper de me voir galérer comme ça. Je crois même qu'il a un peu pitié de moi parce qu'il vient m'aider. Ouais, ouais, mon copain vient m'aider pour réchauffer un plat. Rigolez pas, mon micro-onde vient des enfers, c'est pas possible, il fait jamais ce que je veux !
Bref, après ça, on va s'installer dans le canapé pour manger devant la télé, puis se papouiller, jusqu'à ce que Ryouta papillonne un peu des yeux, à cause de la fatigue..Je dois quand même lui expliquer qu'on n'a pas à reprendre une douche, vu qu'on en a prise une en rentrant. Il a l'air de comprendre assez facilement. Finalement, malgré tout ce qu'on peut dire, Ryouta s'adapte rapidement à un environnement, à des changements. Je veux dire, pour être entré chez lui et dans le bureau du docteur Miano, rien n'est similaire, les objets ne sont pas les mêmes, les pièces ne sont pas aux mêmes-endroits, les règles ne sont pas forcément les mêmes… Mais il arrive quand même à s'habituer, sans crise, sans être angoissé… Peut-être parce que je suis là et vu qu'il a confiance en moi, il me laisse gérer les choses. Ou alors, c'est parce qu'on fait de son handicap une montagne et qu'on amplifie tout, alors qu'il peut très bien se débrouiller. Il met plus de temps à s'habituer et à s'adapter, mais il y arrive. Sûrement un peu des deux, je pense.
Une fois dans ma chambre, on ne perd pas de temps pour aller se faire des câlins sous la couette. En toute innocence, bien sûr !
Enfin… Jusqu'à ce que je sente quelque chose de dur contre ma cuisse. Je frotte délicatement mon genoux contre son membre, encore dans son pantalon. Il se sert plus fort contre moi en cachant son visage dans mon cou. Je le sens plus que je ne l'entends soupirer contre ma peau.
L'idée de faire un peu plus connaissance de son corps me revient et me ferait presque rougir de plaisir. Je me sens un peu l'âme d'un Christophe Colomb ce soir ! … Hehe… Ok, je me tais.
- Dai-i-ki…
Ouais je me tais. Mais pas parce que je suis con, juste la surprise qui me pétrifie. Ryouta est en train de mouvoir ses hanches contre ma jambe, et comment dire ?... ça me chauffe grave, putain !
- J'ai envie…
Faut pas me le dire deux fois ! Je commence le mouvement pour le retourner contre le matelas, mais m'arrête en plein élan. C'est pas le moment de lui faire peur !
Bon, là, on est dans une position légèrement bizarre. Il est sur le dos, et je me retiens de mes deux bras pour pas l'écraser, en étant de travers. Je fais de la gym. Normal.
Je crois que j'ai les nerfs qui lâchent. Je suis juste tellement content d'être seul avec Ryouta. Je suis tellement fatigué de tout, de tout le monde que je sais pas… Ce soir, j'ai un pète au bulbe. Et je crois que si ça continue, Ryouta va augmenter le pète en me frappant parce que je fais que de la merde.
Mes yeux accrochent ceux de Ryouta et j'y lis de l'incompréhension.
- Dai-i-ki veut pas ?...
De la déception aussi, vu le ton de sa voix. Mais, pourquoi je ne voudrais pas ?!
- Si, pourquoi ?
- Tu m'as poussé…
Ah. Non, c'était pas le but. Loin de là !
Je lui souris doucement et l'embrasse délicatement. On laisse le pête au bulbe de côté pour le moment et on se concentre sur la situation. J'aurais tout le temps de raconter des conneries plus tard.
Il commence à me pousser pour que je me positionne sur le dos, mais j'essaye de l'en empêcher. Instant explication en approche. Je quitte ses lèvres pour pouvoir parler un peu avec lui. Si je veux pouvoir faire ce que je veux ce soir, il va falloir passer par de la parlotte !
- Ryou… ça te fait peur quand je suis sur toi ? - Dis-je en lui caressant les cheveux.
- Mh ! Mais je comprends pas. Le docteur Miano, ce matin… On est samedi alors j'ai vu le docteur Miano !
- Oui, je sais…
- Elle a dit qu'il fallait qu'on parle. Parce que je suis un garçon et Dai-i-ki aussi c'est un garçon !
Oui, jusque là, je le suis…
- Donc, Dai-i-ki, il veut pas être sous moi, parce que c'est un garçon.
- Mh,Mh…
- Mais, je suis un garçon aussi ! Donc, je sais pas quoi faire…
Et bah on est pas dans le caca ! On peut pas être tous les deux au-dessus. ça, c'est évident.
- C'est… Compliqué. Disons que, quand on est deux garçons, y a forcément un des deux qui est au-dessus. Tu comprends? La dernière fois, c'était toi. Maintenant… on peut échanger, tu vois ?
- Mais ça fait peur. Et je veux pas être dessous.
- Pourquoi ?
- Dai-i-ki va m'écraser !
- Mais non Ryou… Je ne veux pas te faire de mal, crois moi. Je sais que la dernière fois, je t'ai fait peur, mais je ne voulais pas je te le jure…
Je pose mon front contre le sien et l'embrasse. Je ne sais vraiment pas comment lui expliquer…
- … Je peux te montrer Ryouta ?
- Quoi ?
- Que tu n'as pas à avoir peur de moi…
Il semble réfléchir en se triturant les doigts. Il tapote sur mon torse, prêt de mon cœur quelques secondes et il acquiesce. Ok, donc maintenant, c'est à moi de jouer. J'éloigne ses mains de moi, j'en serre une et embrasse sa paume pour le rassurer.
Mon corps se pose délicatement au dessus du sien. Je ne fais que le frôler et pose mes bras de chaque côté de sa tête. Il se crispe un peu en tenant mon tee-shirt dans ses mains. Je rapproche mon visage du sien et commence par lui embrasser le front. Puis la tempe, la joue… et tout ce qui passe sous mes lèvres. Il rigole et je le sens se détendre contre moi. Je me tiens sur un bras pour que l'une des mes mains puisse le caresser. Mes lèvres suivent le chemin de ma main et je commence à remonter son tee shirt pour pouvoir lui enlever.
- Tu acceptes de me laisser faire Ryouta ?
Il me regarde et passe ses mains autour de ma nuque. Il m'embrasse du bout des lèvres et accepte ma demande.
Je suis juste trop heureux et je pense qu'il le comprend, vu mon sourire béa.
Je lui enlève son tee-shirt et recommence mes baisers dans son cou. Je colle mes hanches aux siennes et je sens que notre petite discussion n'a rien gâché à son excitation.
Des petits soupirs sortent de sa bouche, tandis que je continue mes caresses et mes baisers sur sa peau. Des frissons naissent sur les parties du corps que je câline. Mais les frissons n'ont pas l'air de le déranger comme j'aurais pu le penser. Sinon, il m'en collerait une de toute façon. Je fais attention à ne rien oublier, je prends soin de chaque carré de peau que je trouve, sans oublier que c'est Ryouta que j'ai sous moi et que je ne peux pas faire n'importe quoi. Ses gestes me rappellent que c'est bien lui avec moi, je ne peux pas me tromper. Les pressions qu'il fait sur moi me montrent qu'il est quand même stressé et j'essaye de le détendre du mieux que je peux.
J'enlève un à un ses vêtements et je le sens commencer à bouger ses hanches pour plus de contact. Mes fringues tombent chacune leur tour également.
Entièrement nu, j'en profite pour observer Ryouta. Il veut plus, mais j'ai envie de faire durer le moment… Ses joues rougies, son corps offert… Je suis à bout moi aussi, mais j'ai envie de profiter entièrement de lui.
Je passe mes mains sur ses jambes, qu'il écarte de lui même… Merde, je me sens durcir encore plus, rien qu'à cette action…
- Attention…
- Je fais toujours attention à toi Ryou… Toujours…
Son comportement change radicalement par rapport à la dernière fois. Je pense qu'il a dû énormément parler de sexe avec le docteur Miano. Et vu qu'elle m'a précisé qu'elle expliquait TOUT… Ils ont dû effectivement parler de tout. Mais j'en parlerai avec lui plus tard. Là, je n'ai pas forcément envie de penser au docteur. Elle veut déjà assez s'immiscer dans ce qu'il se passe entre nos cuisses, je ne vais pas en plus lui donner le plaisir de penser à elle pendant ces moments là !
Je le sens un peu tendu et gêné de cette position. Je me décide à bouger pour le détendre et lui faire oublier ça et pour faire en sorte qu'il ne pense qu'au plaisir que je veux lui donner.
Mes mains caressent ses flancs et remontent vers sa tête. Je me réinstalle sur lui et il pousse un soupire. Ses mains à lui passent dans mon dos et frôlent ma peau de haut en bas. Ses caresses sont presque aériennes et marquent un gros contraste avec mes propres gestes. Ses jambes remontent vers mes hanches ce qui augmentent le contact entre nos virilités. Nous soupirons tous les deux tandis que je continue mon exploration de son corps avec mes lèvres.
- J'aime bien ça… comme ça. J'ai pas peur !
Je relève la tête vers lui, surpris par sa remarque.
- "Comme ça" comment Ryou ?
- Avec toi ! J'aime bien, j'ai pas peur. - Dit-il en me serrant contre lui.
… J'aurais réussi à le mettre en confiance ? A lui faire aimer que je sois au-dessus ? A lui faire comprendre que c'est agréable ?
- Tu parles du fait que je sois au-dessus ? Tu aimes quand je suis sur toi ?
- Hum ! C'est tout chaud et Dai-i-ki m'écrase pas, il protège !
Je souris à sa phrase… J'aime l'image que je le protège… C'est ce que j'ai toujours voulu faire.
Je l'embrasse doucement et une idée me vient. Je passe ma langue sur ses lèvres pour pouvoir se faire rencontrer nos langues. C'est quelque chose qui ne m'était jamais venu à l'esprit de faire avec lui avant. Mais là, je ne sais pas pourquoi j'ai envie. En vu de son froncement de sourcil, je dirais qu'il est assez surpris. Mais il me laisse faire et entrouvre un peu plus la bouche pour laisser ma langue passer. Je caresse sa langue de la mienne et joue un peu avant de le sentir essayer de reproduire mes gestes. Sa respiration s'accélère et Ryou laisse passer quelques légers gémissements. Bordel, à chaque mouvement, je sens des frissons dans mes reins ! Je crois que ça va devenir une nouvelle lubie de mettre ma langue dans sa bouche… Puis, il n'a pas l'air de détester...
Ses mains sont dans ma nuque et caressent la naissance de mes cheveux dans un geste répétitif. On se sépare par manque de souffle et je pose mes lèvres sous son oreille et dessine une ligne imaginaire jusqu'à son lobe, que je prends entre mes lèvres. Il se cambre un peu et gémis, nos corps bougeant l'un contre l'autre. Réaction en chaine...
- Dai-i-ki ?
- Mh ? - Dis-je en descendant mes baisers vers son torse.
- La.. La.. Prochaine fois… C'est moi dessus ?
Euh… Je bug. Je me relève pour remonter vers ses yeux et le regarde éberlué.
- C'est toi tu as dis… On est des garçons, alors faut changer.
Il recommence à tapoter sur mes omoplates pour garder le fil de la discussion. Ce sont des petites choses qu'on ne lui enlèvera pas je pense et qui au final, font son charme… Mais pour retourner à la conversation...Alors… J'imaginais pas ça comme ça. Vu que mon érection devient douloureuse à force de faire durer le moment, je ne suis pas sûr d'être au top pour pouvoir diverger pendant 10 minutes.
- D'accord… Si tu veux…
- Hum !
Il me sert encore une fois contre lui. Pourquoi je sens que je vais regretter ma réponse la prochaine fois ? Bof, on verra ça ! Déjà, profiter de maintenant, ça sera pas mal !
- Dai-i-ki ?
Il compte m'appeler toutes les deux secondes ?
- Oui ?
- Plus… - Me dit-il avec une expression douloureuse sur le visage et en bougeant ses hanches.
… Bon, si c'est pour me dire des trucs comme ça, il peut m'appeler toute la nuit !
Et la suite… Non. Je ne dirais rien. J'ai envie de garder ça pour nous. Je n'ai pas privilégié le plaisir mais la découverte, et je suis content d'avoir repéré ce qu'il aimait le plus et le moins. Je suis satisfait de savoir comment je peux lui donner du plaisir. On est pas allé plus loin que la dernière fois, question pratique, donc je vous laisse imaginer ce qu'il s'est passé, si ça vous fait plaisir. Bande de pervers.
La seule chose que je peux vous dire… C'est que je suis bon pour changer les draps.
