Hey ! Bonjour, Bonsoir à tous !

Voici le chapitre 17 de "Son monde à lui" !

Je tiens tout d'abord à m'excuser pour la parution de plus en plus tardive de mes chapitres.
Mes publications sont passées d'hebdomadaires (ça remonte à loin ça non ?) à mensuelles, et je me choque moi-même. Je vais essayer de faire mieux, de publier plus souvent, premièrement pour moi, parce que ça me fait du bien d'écrire et que malheureusement, je laisse un peu ça de côté pour des choses et d'autres, et deuxièmement parce que vous êtes toujours présents, vous êtes nombreux à me laisser des reviews qui font chaud à mon petit coeur et pour ça, j'ai envie de vous remercier en vous livrant la suite plus vite.

Merci à Kero Kuro, miss Neko Tenshi, Haru-carnage, RemainingAngel, Bastou, super mocchi, Nao0mi, Oohfemmeluxieuse, Alsco-chan et Harii is moody pour vos reviews !
Merci à ceux qui mettent en favoris et/ou suivent cette fiction !
Et merci à ma bêta pour le travail qu'elle fait et le temps qu'elle m'accorde !

WARNING/!\ : Rating M. Il y a un lemon sauvage qui s'est glissé dans ce chapitre. Vous êtes prévenus !

INFO DU JOUR : Je ne sais pas si vous avez déjà entendu parler du plan autisme 2013-2017 ? En résumé, nous sommes aujourd'hui, et depuis Mai 2013, dans la troisième partie de ce projet créer par le ministère en charge des personnes handicapées. Celui-ci vise à prendre en charge, informer, offrir un diagnostique plus accessible, soutenir, faire des recherches... Bref, beaucoup de choses qui aident l'entourage et les personnes autistes à avoir une vie plus simple.
Si je vous parle de ça aujourd'hui, c'est tout simplement parce que... On avance ! Il y a de ça encore quelques années, ce projet n'était pas connu du grand public, et n'avançait pas très vite. Cependant, ça a évolué très rapidement. Des affiches ont été faites, on voit des écoles spécialisées ouvrir leurs portes, on a plus facilement accès aux bilans, aux discours, aux formations, aux aides financières... Et ça me fait plaisir. C'est peut-être bête, le chemin est encore long, mais les choses évoluent, et pour le moment, de façons très positives ! Donc, si jamais certains sont intéressés par ce projet, ne serait-ce que pour lire le dossier qui explique ce qu'est l'autisme, comment on vit avec... N'hésitez pas à me contacter par MP où dans une review pour que je vous passe le lien. C'est un dossier qui est très simple, assez complet et très compréhensible (il n'y pas de termes médicaux où spécifiques balancer sans explications). Bref, c'était l'info du jour !

C'était une longue intro. J'arrête de vous embêter ! Bonne lecture !


REPONSE GUEST :

Bastou : Merci pour ton soutien ! Je suis contente de voir que tu es toujours présent ! Tant mieux que tu apprécies Nanami, ça me fait plaisir ^^
Je me suis rapidement rendue compte qu'il y avait un gros manque d'informations sur beaucoup de sujets. Les médecins eux même ne sont pas forcément toujours assez informé, pour dire ! Malheureusement, la différence fait peur, et c'est vrai pour tout, pas seulement pour le handicap. De rien, je suis contente de savoir que ces exemples vous ont fait réfléchir !


~ CHAPITRE 17 ~


Je rattrape la passe de Ryouta et marque un dunk sans avoir à réfléchir à mes gestes. Mon action mérite les applaudissements de mon copain apparemment, toujours aussi enthousiaste à l'idée de jouer avec moi.

On est là depuis un moment déjà et je vois le temps qui se dégrade au fil des minutes. On profite tant qu'on peut, mais je sens qu'on va se prendre la pluie sur la tronche.

Il s'approche de moi et vient m'embrasser, comme pour me féliciter. Je ne tarde pas à faire se rencontrer nos langues pour un baiser plus langoureux que prévu. Je vous avais dit que ça allait devenir ma nouvelle lubie…

Vous vous souvenez quand ma mère m'a dit d'utiliser le temps où j'allais pas en cours à bon escient ? C'est ce que je fais actuellement. J'ai décidé de me faire un week-end prolongé en séchant les cours en ce vendredi foireux. Je le sentais pas. Puis je ne loupe rien d'important. Enfin, ça n'a pas l'air d'être l'avis de Satsu qui me bombarde d'appel depuis ce matin, mais bon, elle devrait se dire que si je ne réponds pas, c'est que je suis vivant. Ouais, je sais d'habitude, c'est l'inverse, mais j'aime bien faire différemment des autres !

On se sépare à bout de souffle, et je lui embrasse le front, pour clôturer ce petit moment de tendresse. Il se défait de mon étreinte et part chercher le ballon qui a roulé plus loin. Il se baisse pour le ramasser et mes yeux se perdent dans la contemplation de sa chute de ne sais pas pourquoi, mais depuis que je l'ai vu, j'ai envie de lui. Je ne contrôle pas, c'est comme ça. Mais je me retiens. J'en viens à prier qu'il pleuve pour qu'on puisse aller s'abriter chez moi, et que ma mère ne soit pas là. Ouais, je prépare des plans et alors ?

Et j'ai l'impression que ma prière est exaucée quand je sens quelques gouttes nous tomber dessus quelques minutes plus tard, avant qu'un déluge ne se manifeste et nous trempe de la tête au pied. Un énorme sourire se dessine sur mes lèvres, et pour les personnes qui ne lisent pas dans mes pensées, je dois sûrement ressembler à un détraqué.

On prend les affaires qui étaient posées négligemment sur le banc habituel et on se met à courir comme les deux imbéciles que nous sommes à travers les rues de la capitale. Ouais, vous voyez les films à l'eau de rose dégueulasses où les personnages principaux cours dans les rues, sous une pluie diluvienne, en s'embrassant et en riant comme des attardés en manque ? Bah, on fait la même. En mieux. Parce que nous, on est mieux que tous ces guignoles !

Ce qui fait qu'on arrive trempé et mort de rire chez moi. On passe la porte et nos fringues font de grosses flaques dans l'entrée. Je regarde autour de moi et je ne vois aucune affaire appartenant à ma mère.

Je crois que les dieux sont avec moi…

Je regarde Ryouta, toujours en train de rire, qui tient en même temps son tee-shirt trempé du bout des doigts. Son rire cesse quand son regard croise le mien.

Je tends la main pour la déposer sur sa hanche et le ramener contre moi. Je l'embrasse chastement pour qu'il ne prenne pas peur. Je ne sais pas comment il va réagir en comprenant mes intentions.

Je ne perds pas de temps avant de lui demander de lever les bras et de lui enlever son haut. Je le rapproche encore plus de moi, pour lui donner de ma chaleur malgré mes vêtements détrempés. Je lui caresse doucement le dos en lui embrassant la nuque, comme si je pouvais lui faire passer le message avec mes gestes. Ce qui, au final, a l'air de fonctionner.

- Dai-i-ki veut du sexe ?

Qu'est-ce-que je disais ?

- Je ne serais pas contre, en effet...

- C'est pour ça, t'es bizarre !

- Hein ?!

Je me décalle un peu de lui pour pouvoir le regarder dans les yeux et l'interroge sur sa dernière réplique.

- Dai-i-ki n'arrête pas de regarder mes fesses !

Grillé !

- C'est un signe ! Un signe parce que Dai-i-ki veut du sexe.

- Hum... Désolé...

Pourquoi je m'excuse en fait ?

- Pas grave ! Moi aussi je regarde les fesses de Dai-i-ki des fois ! Mais que des fois !- Me dit-il avec un air innocent, sur le ton de la confidence.

Ah d'accord... Bon, bah si c'est comme ça...

- Donc, c'est ok ?

- Ok quoi ? - Me demande-t-il en frottant son nez contre le mien.

- Pour... le sexe, comme tu dis...

- Hum, hum !

Il se colle de nouveau contre moi et soulève mon tee-shirt pour me faire comprendre de l'enlever aussi. Ce que je m'empresse de faire, j'avoue.

Je pose mes mains sur ses hanches et ma bouche retourne jouer avec la sienne...

Nos affaires volent une à une dans l'entrée de chez moi et je me dis que si ma mère rentre maintenant, elle va faire une attaque... On est tous les deux en boxer sur le pallier à s'embrasser à en perdre haleine et en se tripotant. Rien qui ne puisse cacher nos envies respectives.

C'est d'ailleurs Ryou qui me rappelle à l'ordre à propos de ça...

- Dai-i-ki …

Je le regarde pour savoir ce qu'il veut me demander et lui laisse la parole en arrêtant mes gestes.

- Le sexe, on peut faire l'après - mi-di ?

Euuuuh… Oui ? J'ai un peu de mal à compren…
Ah oui, non, d'accord. La routine, tout ça, tout ça…

- Oui, Ryou. ça va peut-être un peu te perturber ce que je vais dire, mais… Y a pas un moment précis de la journée pour le sexe. C'est… quand tu as envie. Et il n'y a pas d'endroit spécial non plus, ça peut être n'importe où ! … Tant qu'on est seul. Tu comprends ?...
- ...

Vu les yeux qu'il me fait, je dirais…

- Tu comprends pas, hein ?

Il hoche négativement la tête, assez précipitamment. Je souris et lui caresse le visage pour essayer de calmer mes ardeurs.

- En gros… Y a pas un moment exprès pour faire l'amour… Enfin, pour le sexe. C'est, une pulsion, je dirais. ça peut être à n'importe quelle heure de la journée, matin, midi, soir… C'est quand on en a envie, tous les deux. Puis pour l'endroit, c'est pas forcément dans la chambre… ça peut être dans un lit, dans la douche, sur le canapé… Partout. Tant que c'est un endroit confortable. Tu comprends ?

Il semble réfléchir à ce que je viens de lui dire. Ses sourcils sont froncés dû à sa concentration. Puis son visage se détend et un grand sourire ébloui son visage, comme s'il avait eu une illumination.

- J'aime bien "Faire l'amour". C'est joli !

Oubliez l'illumination…

- … Dis moi que ce n'est pas tout ce que tu as retenu…

- Non ! Si on a envie, on fait l'amour avec le sexe quand on … Quand on a envie. Et partout. C'est confortable la douche Dai-i-ki ? Je pense pas moi… C'est froid la douche et l'eau, faut faire attention.

- … Euh… Je sais pas pour la douche… J'ai jamais essayé… Et je ne suis pas sûr que tu ais vraiment compris Ryou…

- Siiiiii ! J'ai compris ! C'est quand Dai-i-ki et moi on est tous les deux et on veut… on veut…

- Faire l'amour ?...

- Oui ! Et bah, on fait.

- Ouais… Mais quand on est vraiment que tous les deux. Et que… Voilà.

- Et que c'est con-for-table.

- Voilà…

Et bah… J'espère juste qu'il a vraiment compris. Non, parce que s'il a envie qu'on s'envoit en l'air en plein milieu de la rue et qu'il me touche la queue, ça ne vas pas le faire !

- Dai-i-ki ! J'ai envie mainte-nant et dans le lit ! - Me dit-il avec un grand sourire.

- … Ok !

Je suis pas un obsédé, mais j'ai mes limites ! Je retourne à ma première occupation, qui était de l'embrasser en caressant tout ce qui me passe sous les mains.

Il me tape plusieurs fois l'épaule et me montre du doigt le couloir où se trouve ma chambre. Je suis le chemin du regard avant de fixer mon amant. Les lèvres rougies par nos baisers, le regard presque voilé, les joues teintées... Je vais le bouffer.

- C'est là-bas le lit !

Je laisse nos affaires en plan et le soulève dans mes bras pour aller plus vite à destination. Il rigole en serrant ses membres autour de moi, et ce geste fait que nos sexes se frottent l'un à l'autre. Autant dire que ça me fait encore accélérer le pas...

Je claque la porte violemment de mon pied et me jette sur le lit, Ryouta encore dans mes bras. Mes lèvres retournent occuper les siennes, pendant que mes mains s'amusent à retracer tous les contours de son corps. Pour l'instant il ne dit rien et se laisse emporter par ma fougue.

- Dai-i-ki...

- Hum...

- Dai-i-ki... C'est moi dessus ! T'as dit ça...

Je me braque un peu tandis que je relève la tête pour fixer le mur, pour me concentrer sur autre chose que lui. Mmh, Mmh, ça, c'était pas dans mon plan de base. ça, c'est le constat. Maintenant, il faut trouver la solution.

Réfléchissons. Premièrement, est-ce qu'on va aller jusqu'au bout aujourd'hui ? … Mmmmmh... Non. Je ne pense pas. Tout simplement parce que vu dans l'état dans lequel je suis, je vais être nerveux et impatient, sauf que je ne veux pas lui faire mal. Et vu dans l'optique dans laquelle il est, c'est moi qui vais morfler. Ce qui, je le rappelle, n'est pas dans mon plan. Donc...

Deuxièmement... Est-ce qu'on va essayer un nouveau truc quand même ? Genre... euh... Réfléchis plus vite que ça Daiki, parce que ni Ryou ni mini-Daiki n'ont vraiment la patience pour attendre des heures, là...

Je le fixe de nouveau pour essayer de trouver une réponse rapidement. C'est pas l'tout, mais il essaye de me foutre des coups de hanches pour me retourner et ce n'est PAS DANS LE PLAN !

Mes yeux se posent sur sa bouche et... oh putain. Des images se forment dans ma tête et comment dire... C'est tentant.

Mais est-ce que moi je suis prêt à sucer une bite ? Je suis pas sûr de prendre mon pied à faire ça... Mais en même temps, si je le fais pas, il ne comprendra pas... Allez du nerf ! Vous allez pas passer votre vie à faire de la branlette !

- Dai-i-ki…?

… On va essayer ça.

- Ryou... ça te dit d'essayer quelque chose de nouveau ?

- Quoi ?

- … C'est... Je vais te montrer d'accord ? Faut que t'ais confiance en moi...

- Toujours confiance en Dai-i-ki... - Me dit-il en passant ses mains autours de mon cou, l'air complètement détendu.

Je souris en posant mon front contre le sien. Il essaye une nouvelle fois d'échanger les rôles, mais je me retiens avec mes avants bras.

- Ryou... Pour te montrer la nouvelle chose, il faut que je sois au-dessus, tu comprends ? Après... Après, si tu aimes bien , on échange... D'accord ?

Quoi ? Comment ça j'essaye de le manipuler ? Tsss... Vous pouvez pas comprendre, ok ?

Il me fixe et j'ai l'impression qu'il essaye de voir si je suis sincère. Promis, c'est pas un plan foireux...

- ...D'accord... Attention !

- Oui, oui, Ryouta, t'inquiètes pas...

Je retourne l'embrasser avant de descendre un peu plus bas et de grignoter toutes les parcelles de peau qui passent sous mes lèvres. J'arrive rapidement à la limite de son boxer et je commence à stresser. Je déglutis et je commence à me demander si c'est vraiment une bonne idée.

Allez, stop. On arrête de penser et on fonce ! Voilà ! Comme un basket ! Je suis Aomine Daiki ou pas ?!

Je commence à me débarrasser de son dernier rempart et ne réfléchis pas plus en l'entendant souffler de plaisir.

- Dai-i-ki … ?

Quand faut y aller... Je penche ma tête vers l'avant et pose une main près de sa virilité pour me donner un appui. L'autre se pose à la base. J'ai l'impression de préparer une opération commando.

Je passe ma langue sur mes lèvres avant d'embrasser son gland. Pour l'instant ce qui est le plus gênant je pense, c'est que Ryouta me regarde faire. C'estassez déstabilisant. Mais en vue de ma verge qui pulse, encore emprisonnée dans mon boxer, je dirais que c'est également un peu excitant. Un peu, juste un peu, hein !

Je passe ma langue de la base jusqu'au sommet, à plusieurs reprises, suivant une veine que je sens vibrer contre ma langue.

Ryouta se cambre à chaque mouvement que j'exerce sur lui et ça, c'est carrément grisant. Il gémit, ferme les yeux, puis les ouvre, bouge les hanches pour plus de contact. Ses doigts s'accrochent aux draps, alors que je n'ai même pas encore vraiment commencé.

J'entends un bruit venant de dehors, mais je ne m'en occupe pas plus que ça. Sûrement un chat qui s'est pris une poubelle ! Je préfère écouter Ryouta lancer une litanie de mot plus excitant les uns que les autres, répéter sans cesse mon prénom. Il se tord, des larmes se forment aux coins de ses yeux et je me décide d'arrêter de le torturer. Mes lèvres entourent son gland et jusque là... ça va. Je penche la tête un peu plus pour essayer de le prendre au maximum dans ma bouche. A chaque millimètre qui disparaît se concrétise par le souffle de mon amant qui s'accélère, jusqu'à laisser entendre des gémissements indécents.

Ok, je retire. ça va pas. ça va pas, parce que je prends clairement mon pied à sucer mon mec. Ma queue sursaute, comme pour confirmer ma pensée... Oh et puis, merde, hein... Personne viendra me dire ce que je dois aimer ou non !

Je commence un mouvement de va et vient de mes lèvres. J'essaye de m'appliquer, je suis pas un expert en fellation, faut pas déconner, mais j'essaye de faire ça bien. Et vu comment Ryouta exprime son plaisir, je ne dois pas trop mal me démerder !

Sauf que... sauf que je ne m'attendais pas à ça. Je crois que je m'attendais à tout sauf à ça !

J'entends Ryouta gémir plus fortement, je le vois se cambrer et rejeter la tête en arrière et... Bah voilà quoi. Ce qui devait arriver, arriva. Un peu tôt, vu que je ne m'y attendais pas !

Ouais, ouais, t'as compris mon gars. Il a fini. Dans ma bouche. Sans me prévenir.
La bouche pleine, je me relève rapidement, sans vraiment savoir quoi faire ! Autant je commençais à apprécier à lui donner du plaisir, autant là...
Bon, aller. J'ai pas trop confiance, mais … je tente. Je déglutis pour voir.

Pas bonne idée. Très mauvaise idée.
A savoir, le sperme, c'est dégueulasse ! Pour ceux qui avaient encore un doute...

Je rejette mon envie subite de vomir et me penche au dessus du lit pour cracher ce qui reste du liquide dans ma bouche. Désolé moquette... Vraiment, je voulais pas, mais là...

J'imagine même pas la tête que je dois faire. Mon visage crispé de dégoût, la paume de ma main essuie mes lèvres et j'essaye de faire partir le goût de sperme que j'ai dans la bouche. Sans vraiment y parvenir.

Je me tourne vers Ryouta qui n'a pas bougé depuis qu'il a joui. Les deux yeux grands ouverts et bordés de larmes, les bras en étoile, le souffle court et un sourire béat sur la gueule, il a juste l'air d'un gamin totalement candide qui vient de découvrir le meilleur truc du monde.

Bah, voyons le bon côté des choses... Mon mec a pris son pied. Et cette fois, ce ne sont pas les draps que je vais devoir changer...

Je souris bizarrement à cette pensée, puis secoue la tête pour chasser mes idées débiles. Je me replace sur Ryouta, qui se décide à arrêter de fixer le plafond.

- C'était bien... - me souffle-t-il.

Je pose ma tête dans son cou et l'embrasse, pour lui laisser le temps de redescendre sur terre. Je veux pas le presser, et s'il me dit qu'il ne veut pas me faire pareil, je ne lui en voudrais pas... Je serais sûrement un peu frustré mais, voilà quoi...

Je l'enlace et le serre contre moi, pour un moment câlin. On se caresse, on se papouille et je le laisse reprendre ses esprits. Ce qui arrive sans vraiment que je m'y attende !

- Veux faire pareil à Dai-i-ki ! Je veux montrer ! C'est trop bien !

Et bah fais toi plaise mon amour ! … Ouais, je ne vais peut-être pas lui dire comme ça. Je crois même que je vais rien dire. Non, je le laisse tout simplement faire lorsqu'il décide d'inverser nos positions.

Il m'embrasse doucement et entreprend de faire le même chemin que j'ai fait sur lui. Arrivé devant mon bas ventre, je l'aide à enlever mon boxer et je le jette à l'autre bout de la pièce, assez pressé de savoir ce que ça fait de sentir la bouche de mon amant sur mon sexe.

Et ce que j'aime particulièrement chez lui, c'est qu'il ne s'encombre pas de futilités. Il pose une main sur la base de mon sexe, comme j'ai pu le faire avec lui, et l'autre sur mon ventre. Sa langue passe sur l'intégralité de ma virilité et je me dis que si je meurs demain, je mourrais en homme heureux. Je ne sais pas si je suis né sous une bonne étoile ou autre, mais là, c'est bon, je crois qu'elle s'est souvenue que j'existais !

Il ne perd pas de temps avant de prendre tout ce qu'il peut en bouche et je me crispe de plaisir. Je ferme les yeux à m'en faire mal et me tends pour ne pas venir tout de suite. Ok, je comprends mieux le pourquoi du comment. Pourquoi Ryou est venu si vite. Ouais, je comprends tout à fait. C'est chaud, humide et... Bordel, j'ai juste envie de me laisser aller.

- Bouge, Ryouta, s'il te plait...

Il commence un geste de va et vient, genre un ou deux, avant de me relâcher et me demander si c'est ça que je veux. Je respire profondément pour ne pas laisser mes pulsions agir à ma place. Il n'y aurait que moi, je prendrais sa tête pour la remettre là où elle était sans même lui répondre. Mais de un, je suis pas un aussi gros connard, de deux, je risque de lui faire peur. Pas mon but, et pas dans mon intérêt. Je hoche la tête pour répondre à sa question et il me sourit avant de se remettre à la tâche. Il fait ça tellement minutieusement, presque comme s'il avait peur de me faire mal et chaque mouvement qu'il fait m'envoie des doses de plaisirs que j'ai du mal à contrôler. Et bordel... la vision... la vision qu'il m'offre me ferait presque venir.

Je rejette la tête en arrière et me détends au maximum pour profiter du traitement qu'il me donne. Je ne sais vraiment pas comment il fait, j'ai l'impression qu'il change la cadence, la pression de ses lèvres, à chaque mouvement qu'il exerce sur ma verge. Puis, à certains moments, il se retire pour me caresser de ses mains, avant de passer sa langue et de recommencer avec sa bouche. Il va me rendre dingue, putain... Bon, ok, y a des moments, je grimace un peu en sentant ses dents frôler ma peau sensible. Mais je vais pas me plaindre non plus du traitement qu'il m'offre ! Au contraire, je laisse mes soupirs se faire entendre depuis le début pour lui montrer mon plaisir, et j'ai l'impression que ça l'encourage à continuer.

La jouissance m'est venu aussi soudainement qu'à lui en fait. Je ne me savais pas précoce, et j'avoue que ça n'aurait pas été Ryouta en face de moi, je m'en serais senti gêné.

Au moment où je sens que je viens, je fais en sorte que Ryouta s'éloigne et je prends mon sexe en main pour finir de me faire jouir. Je ne pense pas que c'est un réflexe qu'il aurait eu et ça aurait été con de finir à moitié frustré !

Les yeux fermés depuis l'extase, je les ouvre pour regarder Ryouta, agenouillé entre mes jambes, qui me regarde lui aussi. Je tends un bras pour le tirer vers moi et l'allonge à mes côtés. Je me tourne pour lui faire face et le serrer dans une étreinte.

Je reprends doucement mes esprits tandis qu'il trace des dessins imaginaires sur mon torse. Mon menton repose sur le haut de son crâne et j'en profite pour humer son odeur et lui embrasser le haut de sa tête.

- Je t'aime Ryou...

J'ouvre les yeux, surpris de ma propre phrase. C'est une évidence, je le sais depuis longtemps. Mais je me rends compte à quel point ça fait longtemps que je ne lui ai pas dit. ça à l'air de le surprendre aussi, puisqu'il relève ses yeux humides vers moi et passe ses bras autour de mon cou pour nous coller un peu plus.

- Moi aussi, je t'ai-me Dai-i-ki!

Il frotte son nez à ma clavicule. Je crois que ça m'avait manqué de lui dire, mais surtout de l'entendre.

Au bout d'un moment, qui me paraît trop court, je regarde sur mon portable l'heure qu'il peut être. Et je me rends compte qu'il va falloir qu'on se bouge un peu pour qu'il rentre chez lui à une heure correcte. Je lui fais part de ma pensée, et ça n'a pas l'air de l'enchanter non plus. Mais bon, tous les bons moments ont une fin...

Je me lève du lit et vais vers mon armoire pour me trouver des fringues. Je vois Ryou qui se décide à sortir des draps pour aller vers la porte.

- Tu vas où Ryouta ? T'es à poil !

- Les vêtements sont là bas...

Oh... ouais... Mais non, je le laisse pas sortir de la chambre comme ça. En plus ses fringues doivent encore être trempés !

Je m'approche de lui et le tire vers moi.

- Je vais te prêter des vêtements Ryou, ok ? Tu ne vas pas pouvoir remettre les tiens pour l'instant.

- Hum... d'accord … Sont mouillés ?

- Ouais, sûrement. - Dis-je en haussant les épaules.

J'essaye de trouver des vêtements qui ne seront pas trop grands pour lui. Après quelques recherches, je trouve un jean et un pull qui doivent être à sa taille. Chaussettes, calbut, tout y passe pour qu'il soit habillé correctement.

Tiens, ça me rappelle un truc... Il ne m'a jamais rendu la fringue que je lui avais passé la première fois qu'il est venu à la maison ! Bof, tant pis, à vrai dire, je ne sais même plus ce que c'était...

On s'habille tranquillement, et on prend notre temps pour ranger un peu avant de sortir de la chambre. Je prends un sac pour y mettre les vêtements sales de Ryou et qu'on puisse les ramener chez lui. Je prends sa main pour qu'il me suive vers la sortie, mais quelque chose attire mon regard. Où plutôt quelqu'un. Depuis quand elle est là ?!

- Bonjour. - Nous dit-elle, un sourire crispé sur les lèvres.

- Bonjour ! - Répond mon amant, avec sa politesse habituelle.

- Salut 'man.

Je vois par la fenêtre que le temps s'est calmé, et l'excuse est toute trouvée pour éloigner Ryouta de ma mère. On ne perd pas de temps avant d'embarquer tout ce qu'il faut et partir. Je ne lâche pas sa main une seule fois sur le chemin de sa maison.


Je passe la porte de chez moi, un sourire toujours collé au lèvre. A ce moment là, je ne savais pas qu'il n'allait pas rester encore très longtemps.

Ma mère est dans le salon, les bras et jambes croisés, assise dans le canapé. Elle a sûrement dû passer une sale journée vu la tête qu'elle tire.

La télé éteinte, aucune musique, rien. Elle est juste là à attendre. A m'attendre. Tous ces détails auraient dû me mettre la puce à l'oreille, mais je pense que je suis encore un peu trop naïf pour comprendre que ça va mal se finir.

- 'Man, ça v…

- J'ai tout entendu.

En fait non, je retire tout ce que j'ai pu dire. Je crois que les dieux me haïssent. Mon sourire se fane directement.

- Comment ça ?

- Ce que vous faisiez, dans ta chambre. J'ai tout entendu.

- … Désolé, c'est gênant, mais… - Dis-je en me frottant l'arrière du crâne.

- Désolé ? Tu es désolé ? Pourquoi tu n'étais pas à l'école ?

- Mais… C'est toi qui m'a dit que quand je voulais sécher, je devais en profiter pour...

-…Pour t'envoyer en l'air comme un animal ? Non,Daiki, non, je n'ai jamais dit ça !

- Bah…

Si, elle me l'a dit. Je m'en souviens très bien. Je me souviens même qu'on a rit ensemble de cette proposition…

- Pourquoi tu t'énerves comme ça ?

- Non, ici, c'est moi qui pose les questions. C'est moi qui ai le droit d'être en colère et très mécontente. Quand est-ce que cette mascarade va se terminer Daiki ?

- Cette quoi ?

- Ça là ! Votre relation ! Quand est-ce que tu vas ouvrir les yeux ?!

- Hein ? Mais quoi ?

Ma mère ne se calme pas, je crois même que son état empire au silence pesant qui se fait. Elle se lève et se pose devant moi pour vraiment me faire face.

- Qu'est-ce que tu es en train de faire de ta vie, Daiki ?...

Et là, c'est le déclic. Des phrases me reviennent en tête par fragment.

Satsu qui me dit de faire attention au propos de ma mère. Ryouta qui s'est toujours méfié d'elle. Le docteur Miano qui voulait parler de ma situation.

Ma mère. Ma mère qui ne s'est jamais gênée pour me lancer des petites piques. Qui voulait faire des choses contre mon gré. Ma mère, qui parlait de Ryouta comme s'il n'était pas là. Le temps. Le temps que j'ai bien voulu lui donner mais qui n'a servi strictement à rien. Les doutes, la prévention des autres, tout ça. Je devenais pas parano, j'avais des raisons de me méfier.

- T'as jamais voulu accepter. T'as jamais cherché à comprendre et à tolérer ma relation avec Ryouta. Tu faisais même tout pour que je m'éloigne de lui. -Dis-je comme une évidence. Mais c'est ça. L'évidence me frappe de plein fouet et je prends réellement conscience de ce qu'elle a fait à chaque mot que je prononce.

- Tu perds complètement la raison Daiki ! Je faisais ça pour toi ! Je pensais au début que tu allais prendre conscience, que tu allais te lasser, que ça allait te passer. Mais non. C'est même de pire en pire !

- Mais bordel, c'est toi qui m'a parlé d'intimité, de prendre conscience de ce qu'impliquerait notre relation ! C'est ce que j'ai fait ! Et aujourd'hui, tu viens me dire ça ?!

- Je pensais que le sexe allait te rebuter et que tu allais te rendre compte de ta connerie ! Que tu allais te détourner de cet intérêt idiot pour un handicapé qui aura besoin d'aide toute sa vie !

Alors… Alors tout son délire sur le fait de me parler de sexe, de m'emmener à la pharmacie "pour mon bien"... C'était juste pour m'humilier ? Y avait pas de gestes bien pensants, c'était juste pour se foutre de ma gueule et pour arriver à son but ?

C'est une chose. J'encaisse. Mais il y a bien une chose qui ne passera pas. Il est hors de question que je la laisse insulter Ryouta.

- Parle pas comme ça de Ryouta ! C'est pas juste un putain d'handicapé !

- Oh arrête ! Tu vas pas me dire que tu te complais vraiment dans cette relation ?! Que tu peux faire vraiment tout ce que tu veux !

- JE COMPRENDS RIEN, MERDE ! Un coup tu as l'air prévenante, et l'autre coup tu m'en envoie plein la gueule ! C'est quoi ton but au juste ?!

- QUE TU LE LAISSES TOMBER ! Que tu le quittes et que tu te rendes compte que tu vas bousiller ta vie si tu restes avec lui !

- Mais je me plais avec lui, je suis heureux merde ! Tu peux comprendre ça ?!

- Tu ne peux pas être heureux avec lui ! Tu vas finir seul quand il en aura assez de toi et qu'il trouvera quelqu'un d'autre ! Tu finiras seul et malheureux !

Dis pas ça, merde… Je flippe déjà assez de savoir qu'un jour, il peut n'en avoir plus rien à foutre de moi. C'est ça le jeu ce soir ? Celui qui touchera le plus de points sensibles chez l'autre ?

- T'as jamais vu à quel point j'étais mal avant de le rencontrer ! Tu faisais semblant que tout allait bien ! Tu t'es déjà rendu compte à quel point j'étais devenu un connard avant d'être avec lui ?! Nooon, bien sûr que non ! Tu t'es jamais réellement inquiétée pour moi ! Fais pas semblant maintenant ! Là, c'est toi qui ruine mon bonheur et qui me met dans des états lamentables ! PAS LUI !

- Tu fonces droit dans le mur ! Tu ne peux pas t'épanouir avec ça !

Dites moi que j'ai mal entendu. Elle a dit "avec ça" ?! Attends, attends, attends… Elle ne considère même pas mon mec comme une personne. C'est une chose pour elle, c'est ça ?!

- PARLE PAS DE RYOUTA COMME CA !

- ET TOI PARLE MOI SUR UN AUTRE TON ! Je n'aime pas du tout la façon dont tu me parles.

Çà, c'est la meilleure…

- Ah ! Parce que moi, je suis censé baisser la tête et la fermer ? J'en ai marre de la fermer, tu comprends ?! Ma propre mère décide de me tourner le dos ? Ok ! Très bien ! Une personne de plus ou de moins, ça change quoi ?! Tu crois franchement que tu peux te permettre de juger mes choix ?! J'ai 16 ans, je fais ce que je veux de ma vie sentimentale !

- Si tu es né, c'est grâce à moi ! Tu me dois le respect et tu dois m'écouter !

- Oh, parce que maintenant, tu vas me dire que j'étais pas désiré ?!

- Je n'ai jamais dit ça ! Ne t'amuse pas à déformer ce que j'ai dit !

- ALORS QUOI ? On va s'amuser à causer à un mur et se boucher les oreilles pendant des années ?! Tu veux rien entendre, rien apprendre, rien connaître, tu penses pas à moi, tu penses à toi. A ce que peuvent penser les autres, à ce que tu veux toi. Ce que TU veux que JE fasse pour que tu ais une petite vie tranquille... TU PENSES QU'A TA GUEULE !

La gifle, je l'ai senti passer.

- Parle moi autrement. Tu me déçois Daiki. Je pensais que tu allais comprendre que je fais ça pour ton bien. Tu n'es pas encore assez mature pour envisager les choses sérieusement.

- Je sais sûrement mieux que toi ce qui est bien pour moi.

- Je t'interdis de le revoir Daiki.

Je ris jaune à cet ordre.

- Ce n'est sûrement pas toi qui va décider de ça.

- Je t'ai toujours laissé faire tout ce que tu voulais ! Que ce soit faire mumuse avec ta balle, voir tes copains… Et c'est comme ça que tu me remercies ? En ignorant totalement mon avis ?!

- T'essayes de me convaincre de quoi là ? Parce que tu m'as laissé faire ma vie, maintenant, tu as un droit de véto sur mes choix ? ça fonctionne pas comme ça maman…

Faire mumuse avec ma balle, hein ? ça c'est une mère qui s'intéresse aux centres d'intérêts de son fils ! Et après elle essaye de me convaincre qu'elle sait mieux que moi ce dont j'ai besoin ? Laisse moi rire…

Ma mère se passe une main sur le visage et un air fatigué y prend place. La discussion t'épuise maman ?! Grand bien t'en fasse. Moi, tu n'imagines même pas à quelle point elle me détruit.

- Tu ressembles tellement à ton père…

Putain, mais c'est quoi ce changement de sujet à deux balles ?! Elle va me reprocher les fautes de mon père maintenant ?! C'est ça, je lui ressemble tellement qu'elle n'arrive plus à nous différencier ?! J'étais gamin bordel, je ne sais même pas ce qu'il s'est passé entre eux ! Mais finalement, si "je lui ressemble tellement", je ne suis pas sûr que ce soit vraiment lui le connard dans l'histoire. Tout ce que je comprends vraiment, c'est que de la part de ma mère, je dois le prendre comme une insulte.

- Parle pas de lui comme ça, laisse le là où il est. Je suis ton fils, ne me reproche pas ce que je n'ai pas fait. Là c'est entre toi et moi qu'il est le problème.

- Non ! Le problème il vient de toi. Juste de toi ! Tu verras le jour où tu ouvriras les yeux et que tu comprendras que j'avais raison. Ce jour là, tu ne viendras pas pleurer !

Ma mère soupire et approche sa main de ma joue, et mon mouvement de recul à l'air de la surprendre.

- Où est passé mon petit garçon ?...

Cette phrase veut tout dire pour finaliser cette discussion. On ne se comprend plus. Elle ne me voit pas comme l'homme que je deviens, seulement comme le gamin que j'ai été. Si le problème venait du fait qu'elle a peur de me voir grandir, elle aurait dû me le dire autrement. A la place, elle a choisi de me balancer des atrocités à la gueule. Ce qui me montre que le problème est bien plus profond que ça.

- Il a grandi.

- C'est pas comme ça que je l'ai éduqué…

Et elle continue de parler de moi à la troisième personne. Elle ferme les yeux, espérant que tout change ? Désolé, maman, la magie, ça n'existe pas. Le petit garçon est parti, va falloir l'accepter. Ce gamin, il est tombé amoureux d'un autre garçon, qui a un handicap.
Si tu préfères ne pas voir la vérité en face… Garde les yeux fermés. Mais il y a bien une chose que ni toi, ni moi ne pouvons nier...

- … Pour ça, il aurait fallu que tu m'éduques tout court.

… C'est qu'aujourd'hui, on joue la balle de match pour savoir ce qu'il va advenir de notre famille.

Mais je ne m'attendais pas à une réaction aussi violente.

Le revers, il était gratuit.

La balle est au centre, mais je la lui laisse. Je veux bien croire que la première claque, je l'ai méritée. Mais la deuxième était de trop. Et vu la douleur qui me lance, elle s'est fait plaisir.

Je regarde une dernière fois ma mère avant de me détourner et de quitter le salon en me passant la main sur la joue. Ma mère ne réplique pas. Je vais dans ma chambre pour prendre des affaires et les mets dans un sac. Le stric minimum, rien de plus. Ouais, t'as bien compris, je fais mon sac. Je ne veux pas rester dans une maison où je suis considéré comme une nuisance.

Le sac prêt, je sors de ma chambre en laissant tout le reste en plan.

Ma mère en me voyant se relève.

- Daiki.

Je continue mon chemin sans lui adresser un regard.

- Daiki ! Reviens tout de suite !

Je vais pas attendre qu'elle me jette dehors ou de plier sous les remarques et les insultes.

- Considère que je ne reviendrais pas avant que t'ai ouvert les yeux et que t'ais arrêté de me prendre pour un con. Je ne plierai pas. C'est toi qui es en tort.

Je claque la porte d'entrée et me retrouve seul dans la rue, avec la voix de ma mère qui me demande de revenir. Rien qui me montre qu'elle ne veut pas que je parte parce qu'elle regrette. C'est juste un ordre.

J'avance sans m'arrêter. Je ne sais pas encore où je vais, mais je vais trouver.

Je vais pas attendre qu'elle me jette dehors. J'ai fait le choix de prendre la porte, tout seul et de me démerder pour un temps.

Mais ouais… Les dieux me haïssent et ma bonne étoile peut bien aller se faire foutre.