Hey ! Bonjour, Bonsoir à tous !
Me revoici pour le chapitre 24 de "Son monde à lui" !
Merci à Futae, Oohfemmeluxieuse, Aokaga168, PerigrinTouque, Miss Neko Tenshi, satokooo, Alsco-chan, arthygold, Archess84 et Hellyndra pour vos reviews ! C'est toujours un plaisir d'avoir vos avis ! Merci pour vos reviews qui me font me mettre PLS face à autant de gentillesse et de compliments...
Merci à PandaUnicorn69 pour son MP ! Tu sais déjà à quel point ton message m'a fait plaisir, mais je tiens encore une fois à te remercier !
Merci encore une fois à toi, Alsco-chan, pour me corriger et me donner ton avis !
Bon, comme certains l'ont deviné... \!/ WARNING \!/ pour ce chapitre !
Héhé... If you know what i mean...
Sur ce, je vous souhaite des Joyeuses Fêtes de fin d'année !
Et bonne lecture !
~ CHAPITRE 24 ~
Je me réveille doucement, avec l'impression de ne pas avoir aussi bien dormi depuis au moins une décennie. Je me frotte les yeux en me tournant sur le ventre, tout en approchant inconsciemment mes jambes de la source chaude près de moi. J'ouvre un oeil, curieux de voir d'où me vient cette sensation, et souris en voyant Ryouta. Le jour se lève, et quelques rayons de soleil se perdent pour éclairer doucement la chambre.
C'est la première fois que je me réveille avant lui, je crois. Je l'observe, sans trop m'approcher de son corps, pour ne pas le sortir de son sommeil. Il est sur le côté, face à moi et ses mains se perdent près de sa tête et de ses lèvres.
Je le vois frissonner et rapprocher ses bras de lui, pour tenter de garder de sa chaleur. Je ne réfléchis même pas à ce que je fais, quand je soulève la couette pour nous recouvrir jusqu'aux épaules. J'en profite pour me rapprocher de lui et tendre ma main vers son visage. Son petit soupire de contentement m'arrache un sourire et je ne peux m'empêcher de lui embrasser le front. J'oublie rapidement qu'à l'origine, je ne voulais pas le réveiller.
Après quelques minutes à caresser sa joue, il papillonne des yeux avant de me fixer, les yeux dans les vagues.
Il lâche un autre soupire en se frottant les paupières de ses poings. Il se colle ensuite un peu plus à moi, et je me tourne vers lui, sur le flanc, pour pouvoir l'accueillir contre mon torse.
- Bonjour… - Me dit-il d'une voix enrouée.
- Boujour Ryou…
Je lui caresse les cheveux d'une main, lui laissant le temps qu'il lui faut pour se réveiller complètement.
- Dai-i-ki a envie...A envie de sexe ?
Gné ? Je le vois refermer les yeux et frotter son visage contre mon épaule pour chasser les dernières traces de sommeil qui persistent. Il a juste l'air complètement amorphe et je met au défi quiconque de dire que ce n'est pas la chose la plus mignonne qu'il n'ait jamais vu dans sa vie. Enfin, juste la vision, parce que ses mots ne peuvent pas être considérés comme "adorables".
D'où il me sort ça dès le matin ?
- Pourquoi tu dis ça Ryou ?
- Tout duuuuuur…
Il pose sa main sur mon sexe, sans autre forme de politesse. C'est seulement à ce contact que je me rends compte, qu'effectivement… Mini-Daiki cherche à communiquer. Je me rappelle doucement de mes rêves de cette nuit, par bribes, et sans trop de doutes, je me dis qu'ils sont sûrement la cause de mon état actuel.
J'entoure Ryouta de mes bras, en enlevant sa main d'où elle est au préambule. Qui est pour un petit cours d'anatomie dès le matin ?
- Non, pas spécialement. Tu sais, c'est normal des fois de… Enfin, cette réaction, le matin.
- Je sais… Je suis un garç-on aussi…
Un flash de Ryouta qui se réveille avec la gaule me vient en tête, avec en prime, l'image de mon amant gémissant en train de régler le problème… Tout seul… Dans son lit…
Je bugue un peu avant de secouer franchement la tête pour dégager ce genre de pensées de mon esprit perverti. Bon, peut-être que là, maintenant, j'ai un peu envie. En règle générale, j'ai tout le temps envie, en fait.
Mais c'est le matin... On pue de la gueule. On pue tout court d'ailleurs, et ce n'est pas l'odeur de chacale dans la chambre qui me dira le contraire. Je sais bien qu'on dit que l'amour n'a pas d'odeur, mais faut pas déconner non plus. Rajoute à ça que j'ai l'estomac qui crie famine et je suis clairement trop bien positionné pour vouloir bouger ne serait-ce qu'un doigt de pied. Dilemme.
C'est Ryouta qui m'apporte la réponse en somnolant dans mes bras. Je le sens passer une main sous mon tee-shirt, comme au ralentit, en même temps que sa respiration se fait plus douce et plus basse.
Je vais le laisser dormir…
Rapidement, mes pensées dérivent là où je ne voulais pas forcément m'aventurer.
J'ai juste l'impression qu'il s'est passé des années entre le moment où je suis parti de chez moi, et maintenant. J'ai l'impression que j'ai changé, d'avoir vécu à mille à l'heure, et d'être devenu dépendant de Ryouta, plus que je ne l'étais déjà.
J'essaye de ne pas me faire submerger par mes sentiments pour mon homme, sur tout ce qui fait que je le trouve mignon, adorable au possible et tellement sexy, à quel point je tiens à lui et au combien je ne veux pas qu'il me laisse.
Non, je veux me concentrer sur un sujet que j'ai refoulé pour je ne sais quelles raisons, mais qui me revient en pleine face.
Est-ce que j'ai envie de sexe ? C'est un peu une question de merde, vu que je passe 70% de mes journées à visualiser des trucs pas catholiques dans ma tête. Et quand je dis 70%, je suis gentil. La vraie question, c'est de savoir si j'ai envie de plus avec Ryouta.
Non, parce que j'ai l'impression qu'à chaque fois qu'on se laisse aller à quelque chose de nouveau, il se passe une merde.
Oui, parce que j'ai envie de lui. Parce que je le désire.
Oui, parce que de toute façon, ce serait mentir que de dire qu'on n'a rien fait les derniers week-end où on était ensemble.
Oui, parce que j'ai envie de faire avancer cette partie de notre relation.
Oui, parce que je ne dois pas laisser les autres me dicter ce que je dois faire avec mon mec et que je ne dois pas leur donner de l'importance. Je ne veux pas que les autres s'immiscent dans mes choix et gâchent notre relation, parce que j'aurais peur des "on dit".
Non, parce que Satsu et Tetsu vont me faire chier.
Oui, parce que j'ai toujours été raisonnable. Ça fait un moment qu'on se connaît , plusieurs mois qu'on est ensemble, et je ne crois pas qu'il y a une timeline pour savoir si on peut ou non franchir le pas.
Oui, parce que j'ai besoin de lui tout entier. De son soutien, de sa chaleur et de sa présence.
Oui, parce que j'ai envie d'oublier, de m'oublier, dans un moment qui n'appartient qu'à nous.
Oui… Parce que oui.
Je crois que les réponses positives l'emportent haut la main, non ?
Je profite de la léthargie de mon amant pour vraiment me questionner sur moi-même et sur ce que je veux. C'est vrai que je n'ai jamais vraiment pris le temps d'y penser. Les seuls moments où le sujet a été abordé, c'était avec le Docteur Miano, et depuis, je n'ai pas eu le temps d'y repenser. Dans le sens où je n'ai pas eu le temps d'analyser tout ce qu'il se passait dans ma tête. Faire la différence entre fantasme et réalité.
Et là, vu qu'une journée au lit, avec un Ryouta nu à mes côtés me semble être une bonne perspective d'avenir, je préfère savoir ce que je veux pour nous deux. J'essaye de ne pas penser au fait qu'il pourrait totalement refuser d'aller plus loin, ou de déroger à ses habitudes et ne pas accepter de rester au lit avec moi. On dégage les pensées parasites !
Alors… Par où commencer ?
Est-ce que j'ai envie de lui ? … Question de merde, bien sûr que j'ai envie de lui !
A quel point ? Apparement, au point de l'imaginer se masturber à cause d'une érection matinale et d'en avoir une réaction physique.
Pourquoi ?
...
Si on ne me force pas la main, je ne suis pas capable de m'interroger vraiment sur le vif du sujet ? C'est ça ? Pourquoi je m'emmerde avec des questions dont j'ai déjà la réponse ? Pour me rassurer certainement, mais si je ne suis pas capable d'aller à l'essentiel et de parler de cul avec moi-même… Je ne vois pas comment je pourrais faire avancer les choses ! Allez, du nerf mon vieux, au pire tu en rougis, mais tout le monde s'en fout !
Donc… Est-ce que je me satisfais de ce qu'on fait ?
… Oui. Pour l'instant, oui. On prend notre pied, ça je ne peux pas le nier.
Est-ce que j'ai envie de plus ? Dans le sens, est-ce que je nous vois aller plus loin pour le moment ?
Je ferme les yeux deux secondes et mon imagination n'a pas beaucoup de mal à faire son travail. Je nous imagine sans mal dans un lit, tout aussi nu l'un que l'autre, avec un Ryouta se cambrant sous mes coups de reins.
Je réouvre direct les yeux, voulant chasser ces images de ma tête, bien trop plaisantes pour ma santé mentale. Je regarde mon amant endormi à mes côtés, m'excusant silencieusement des images qui se dessinent dans mon esprit, le mettant dans des situations compromettantes.
Donc… Dans ce sens, ma tête et mon corps ont l'air de se mettre d'accord pour dire que oui, j'ai envie.
Maintenant… La question qui fâche. Il ne faut pas que je perde de vue que tout fonctionne en doublon avec Ryouta. Ce que je fais, il a envie de le faire. Sachant que c'est un sujet qui me perturbe, je préfère y aller par étape.
Je ne vois aucun problème à laisser mon corps au bon soin de Ryouta. Jusque là, ça ne m'a jamais posé de soucis.
Donc… Là, c'est le moment où je dois fermer les yeux et penser sincèrement à la suite ?
L'idée même d'imaginer ou d'essayer d'imaginer ne me dérange pas, c'est pas ça qui me gêne. Le problème, c'est l'image que les gens ont d'un dominé dans un couple gay. L'image à laquelle je me suis longtemps référencée. Je ne devrais pas penser à ça, je veux dire, c'est un peu me faire du mal pour rien. Quand j'imagine Ryouta en dessous, je ne le vois pas comme un soumis. C'est juste… Ryouta. Je connais son point de vue sur le sujet, lui, il cherche le partage, le plaisir, sans se prendre la tête. Mais il ne veut pas être considéré comme le seul à faire "la tâche ingrate", ce que je comprends…
J'ai toujours fait en sorte de garder une image forte et virile de moi, et j'ai cette sensation que ça ne sera plus la même chose, si je passe à la casserole. Je ne me verais plus de la même façon…
Je pense que ça serait bien que j'en discute avec Ryouta. Pas pour avoir des réponses, mais pour qu'il me traite d'idiot et chasse tous ces préjugés qui ne veulent pas me lâcher. C'est vrai quoi… Échanger les rôles ne fait pas de moi une nana, je devrais pas me sentir émasculer à l'idée même de me la prendre dans le cul ! Je ne vais pas me réveiller avec un vagin et une paire de seins !
Je soupire, las. Je tourne vraiment en rond, là...
Au fond… Je crois que je n'ai jamais eu de mal à imaginer ça dans ce sens, parce que je n'y ai tout simplement jamais réfléchis. Au début de notre relation, c'était clairement un non. Mais il s'est passé pas mal de choses depuis, et je me rends compte que j'ai changé, comme me l'a signalé pas mal de monde. J'ai appris à être plus ouvert et plus à l'écoute des autres… Enfin, surtout pour Ryouta. J'ai toujours fait en fonction de lui, ou du moins, j'ai toujours fait de mon mieux. Ça serait bien que pour une fois, je sois à l'écoute de moi-même, de mon corps et de mes envies, sans a prioris et sans me juger. Comme je le fais pour mon amant.
Surtout que si j'étais vraiment honnête avec moi-même… Non, je suis pas prêt à être honnête. Je préfère refouler ce sentiment qui tapisse au fond de moi. Je ne pense pas être prêt à l'assumer entièrement.
Faut que j'arrête de réfléchir aux "on dit". C'est pas ce que j'ai déjà dit tout à l'heure ? Pour pouvoir avancer dans mes questionnements, il faut que je réfléchisse comme Ryou. Il faut que je laisse mes instincts et mes ressentis parler pour moi. J'aimerai bien parler de mes émotions et de mes sentiments, mais ça reste un concept confus pour lui, donc… Bref.
Je ferme les yeux et me mets en conditions pour me concentrer sur mon ressenti. Ça ne me coûte absolument rien d'envisager et d'y réfléchir. Avoir une réaction ou non m'importe peu sur le moment, c'est juste qu'au moins, je serais fixé. Alors, je fais le vide, je ne pense plus à rien, je me laisse bercer et je me concentre. Comme au basket, comme pour entrer dans la zone...
J'échange nos places mentalement, et imagine Ryouta sur moi. Ryouta entre mes jambes en train de s'occuper de moi. Mon amant qui me rassure comme il peut.
Ryou qui me pénètre d'un doigt. Un frisson me parcourt, sans que je n'arrive vraiment à lui donner une signification. Jusque là… Ça va. J'essaye d'imaginer la sensation, mais sans succès. Donc… Est-ce qu'on peut dire que je peux envisager de tester ça avec lui ?
Je mentirai si je disais que ça ne me fait pas bizarre. J'ai vaguement l'impression que ce n'est pas ma place, tout en étant me disant que c'est exactement là où je dois être...
J'essaye de me concentrer pour visualiser quelque chose… D'un autre acabit. Ryouta sur moi en train de me…
WOAW !
OK !
NON !
TU TE CALMES !
J'ai un sursaut impulsif et je me tourne les yeux vers mon blond pour voir si je ne l'ai pas réveillé… Non, c'est bon…
Ok, donc... C'était quoi ça ?
Je me passe la main sur le visage pour me calmer. Donc… Si je devais résumer… Ma tête me dit de prendre mes responsabilités, mon instinct s'en contre fou, mon côté grosse feignasse se manifeste pour dire que c'est la meilleure idée que je n'ai jamais eu, et mon corps à l'air de visiblement beaucoup apprécier l'idée… Mini-Daiki, t'es vraiment un sale traître !
J'essaie de souffler et de reprendre mes esprits. Je crois que j'ai assez réfléchi pour le reste de la journée ! Je reste quand même sceptique, c'est pas parce que mon corps réagit qu'il faut que je prenne tout ça à la légère.
De toute façon, il vaut mieux que je parle de tout ça avec Ryouta. J'ai besoin de savoir ce qu'il en pense et si lui, a envie d'aller plus loin. Et vraiment envie, pas qu'il me dise oui, juste pour me faire plaisir. Et surtout, qu'il ait conscience de tout ça…
- Da-i-ki ?...
Ryouta se frotte le visage contre moi tout en s'étirant. Sa cuisse frôle mon sexe, et je crois que mon état ne lui a pas échappé, vu son regard…
Pitié, qu'il ne me dise pas encore que je suis tout…
- T'es encore tout dur Dai-i-ki ?
Dur… Bon, tant pis.
- C'est rien Ryou…
- Je peux aider Dai-i-ki !
Et il me dit ça en passant sa main sous mon tee shirt, comme pour me convaincre d'accepter. Je suis à deux doigts de me frapper le front de ma main. Non mais… C'est gentil, mais non !
- Nan Ryou, laisse… Tu ne veux pas plutôt qu'on aille manger ? J'ai faim…
- Hum, on peut, on peut faire ça !
Il se lève sans un mot de plus et m'invite à le suivre.
Je vous vois venir… Non, je ne fuis pas ! Je n'essaye pas d'oublier non plus toutes mes pensées depuis mon réveil… C'est juste que je veux d'abord en discuter avec lui, et je ne sais pas pourquoi, mais je sens que si Ryouta me tripote, je vais très vite perdre le fil de ma réflexion ! Vaut mieux garder les idées saines et claires !
On descend les escaliers et une fois à la cuisine, je vois un mot de Nanami sur la table.
Absente pour la journée, comme elle nous l'a dit hier. Pour nous laisser de l'intimité, pour ne citer que ses mots.
C'est le destin qui a voulu que j'ai cette discussion avec Ryouta aujourd'hui… Je le sens !
Bref, on se prépare le petit déj' et on s'installe. Ryouta est vraiment du matin, il vient à peine de se réveiller que déjà, il a l'air d'une pile électrique ! Contrairement à moi, qui ai besoin d'un temps pour émerger.
Pendant un blanc, où on profite tranquillement du moment, je décide de lancer la conversation que je voulais aborder.
- Ryouta… Est-ce qu'on pourra discuter tous les deux ?
- De quoi ? - Dit-il en reprenant une bouchée de ses céréales.
- J'aimerai que...Enfin… Qu'on parle de sexe.
- Pourquoi ? Un problème ?
Un problème entre nous ? Non.
Un problème avec moi-même ? Oui ! Et un gros.
- Non, non, y'a aucun problème, ne t'inquiètes pas Ryou ! On pourra en parler tout à l'heure si tu veux…
- On peut parler maint-e-nant. Nani est pas là !
Très bon argument… Bon, je me lance.
- En fait… Je me posais des questions ce matin. Et je voudrais que tu sois franc avec moi, que tu ne dises pas oui pour me faire plaisir. Ok ?
- Ok !
- Est-ce que tu as… Envie de moi ? Envie de faire l'amour avec moi ?
Je commence par soft, juste pour m'assurer de ce fait. Ça peut paraître anodin, mais c'est important pour moi de commencer par là.
- Oui ! J'ai envie de faire l'am-our avec Dai-i-ki ! Tu doutes ?
- Nan, je voulais juste m'assurer de ça…
- Hum… D'accord, d'accord...
- En fait, la question que je me pose, c'est… Est-ce que tu as envie de plus avec moi ? D'aller plus loin ?
Je le vois froncer les sourcils, et je comprends directement qu'il n'a pas compris de quoi je parlais.
- J'ai pas compris…
- Tu sais que faire l'amour… Ça ne se résume pas à se toucher là ? -Dis-je en pointant mon bas-ventre - Je veux dire, le sexe...Il y a autre chose après…
- Ah oui, les fesses !
J'avais oublié que le tact, c'était pas son truc. Ce n'est pas censé être le miens non plus, mais bon… Je relève les yeux vers lui, le voyant continuer de manger sans pression, comme si on parlait de la pluie et du beau temps.
- … Ouais voilà… Et donc, je voulais savoir si tu avais envie que je te touche à cet endroit ?...
- Oui !
- … Oui ?
- Hum ! J'avais dis à Dai-i-ki que le sexe, c'était tout ça -Me dit-il en montrant l'avant et l'arrière de son anatomie- Et je croyais que … Je croyais que Dai-i-ki avait ou-blié !
Attends, attends, attends… Est-ce qu'il est en train de me dire que… Qu'il attendait que ça ?!
- Ryou… Je… J'ai jamais touché personne à cet endroit, et j'avoue que je ne sais pas trop comment faire…
- Moi je sais !
- Pardon ? -Dis-je, assez surpris- Tu… as déjà touché quelqu'un ici ?!
- Oui !
Alors… Je ne sais pas pourquoi je me sens hyper jaloux… Et trahi.
C'est con, hein, mais il m'avait partout dit qu'il n'avait jamais embrassé personne… Donc qu'il ait touché quelqu'un intimement, ça me rend presque malade. Je ne devrais pas avoir cette réaction…
- Qui ?
- Bah moi !
Bah… Moi ? Attends… Oh.
Oh putain !
- Tu veux dire que tu… Tu t'es déjà mis des doigts...Là ?
- Oui ! Je peux montrer à Dai-i-ki ! Je peux app-rendre !
Mon mec est plus calé que moi sur le sujet. Rajoute à ça la vision que j'ai de Ryouta en train de se tripoter, je suis à deux doigts de rougir comme un puceau.
Ah… J'oubliais… Je suis puceau. Enfin, techniquement.
Le pire, c'est qu'il a un air tellement candide sur la gueule, alors qu'on est en train de parler d'un sujet super intime… Il a l'air tellement content de pouvoir m'apprendre un truc… Si seulement c'était autre chose que "Je vais t'apprendre à mettre des doigts dans un cul !"...
- M'apprendre, c'est à dire ? - Je lui demande, un peu méfiant.
- Je peux faire à Dai-i-ki !
- Sur… moi ?
- Hum !
Ah. Le sujet qui fâche est de retour… Je n'ai pas d'autre choix que de lui parler des mes doutes à ce propos.
- Bah… Justement, je voulais qu'on parle de ça aussi. Je voulais savoir jusqu'où tu avais envie d'aller… ?
- Pas compris…
Je souffle un bon coup pour me donner du courage… Je vais en avoir besoin je crois.
- Est-ce que le Docteur Miano t'a parlé du fait de se sentir prêt à faire l'amour, ou pas du tout ?
- Ah… si ! Oui, elle a dit ! Pour-quoi ?
- Je voulais savoir jusqu'où, toi, tu es prêt à aller ? Je veux dire, est-ce que tu veux… Que les doigts ou…
Je m'arrête de parler en passant une main sur ma bouche…Je me sens hyper gêné, c'est horrible… Je devrais pas avoir du mal à le dire, bordel ! Y a un million de façon de le dire, pourquoi je n'arrive pas à trouver une manière simple mais pas trash d'aborder le sujet ?
- Ou le bâ-ton dans le petit trou ?
Hein ? Le bâton dans… Oh… Ouais, c'est joliment dit, c'est pas mal !
- Tu comprends ce que ça veut dire ?
- Oui ! Le docteur Mi-an-o dit que c'est une façon migno-nne de dire le sexe dans le … - Je lui met la main sur la bouche pour l'empêcher de continuer…
- D'accord, j'ai compris… Le dis pas…
- Faut pas être gêné Dai-i-ki !- Dit-il en enlevant ma main et en me la serrant dans la sienne.
Ouais, bah parle pour toi ! Il est tellement décomplexé, c'est juste incroyable ! Moi qui pensais le mettre mal à l'aise et devoir tout lui expliquer, c'est carrément l'inverse !
- Bref… Donc… Tu peux répondre à ma question ?
- Question ?
- Jusqu'où tu voudrais aller ?
- Moi, je veux tout faire avec Dai-i-ki !
- Jusqu'au bout ?
- Hum !
- Vraiment, vraiment ?
- Vrai-ment !
Je ne sais pas pourquoi, mais je ressens une immense joie d'entendre ça !
- Pourquoi ? Dai-i-ki veut pas ? Tu sais, c'est pas… C'est pas sale !
- Non, c'est pas ça, je sais tout ça, mon ange… J'en ai même très envie. Mais si tu veux… Je suis prêt pour le faire sur toi… Mais je ne sais pas si je suis prêt à recevoir la même chose… Tu comprends ?
Ryouta prend quelques secondes pour réfléchir à ma phrase. Va falloir que je laisse rapidement de côté ma fierté pour parler à coeur ouvert avec Ryou, de tout ce qui concerne mes doutes…
- Da-i-ki veut bien faire avec moi… Mais je peux pas faire avec Dai-i-ki ? Tu veux toucher à mes fesses, mais je peux pas toucher les fesses de Dai-i-ki ?
- C'est un peu ça…
- Pourquoi ? C'est pas très, très juste !
- Je sais… C'est pas que je ne suis pas prêt… En vrai, ça me fait peur…
- Peur ?
- Ouais… Je sais pas ce que ça fait moi, et … Ouais, j'ai peur que les autres se moquent de moi.
- Pourquoi ? Sont pas là ! Y a que moi ! Et moi je vais pas moquer !
- Je sais… Mais les gens ont tendances à s'occuper de ce qui les regardent pas. Et… Tu sais que j'ai entendu beaucoup de choses méchantes depuis un moment à propos de toi et moi, et j'ai peur que ça continue...
- C'est id-i-ot !
Je souris… Je l'avais dit qu'il me le dirait. Mais il n'a pas tort…
- Je sais que ça peut paraître idiot Ryou… Mais je flippe. Vraiment. Puis, comme je te disais, je sais pas ce que ça fait, et, ça se trouve, je vais avoir mal et...Tu vois, j'ai un peu l'impression que c'est pas ma place au lit… - Dis-je, en me frottant la nuque, dans un geste gêné.
- Place ?
- Ouais… Tu sais, cette histoire de dominant et dominé, de en dessous ou dessus, comme toi, tu le dis...
- Parce que t'es un garç-on ?
- Ouais…
- Moi aussi je suis un garç-on !
- Je sais… Mais c'est confus dans ma tête...
- … C'est parce que moi, je suis handi-capé ? -Me demande-t-il après un léger silence.
Hein ? Non, non, je ne veux surtout pas qu'il pense ça !
Mais il soulève un bon point … Est-ce que parce qu'il est autiste, je le considère plus enclin à être en dessous ? Plus faible que moi ? Est-ce qu'inconsciemment, je ne me suis pas mis en tête qu'il devait être en dessous, parce je me prends pour un mâle dominant avec toutes mes capacités ? Moi homme, lui petite chose fragile ?
Putain… Si c'est ça qui me bloque, je suis vraiment le pire des trou du cul...
Surtout que, merde, Ryouta est tout sauf une petite chose fragile ! Il me tient tête, il me rassure, il ne se laisse pas faire… Il me fait juste confiance et il m'aime, rien qui fait de lui une personne faible…
Ça aussi, il faut que je me le mette en tête… Ryouta est un homme. Autant que moi. C'est mon homme.
- Nan, Ryou, ça n'a rien à voir… Tu sais bien que j't'aime et que je m'en fous que tu sois autiste. Peut-être qu'inconsciemment, j'ai imaginé des choses, je ne vais pas te mentir, mais mes doutes n'ont rien à voir avec toi et tes capacités. Ok ?
- Hum… Donc Dai-i-ki pas prêt. Faut pas presser…
- Merci Ryou…
Je penche la tête pour pouvoir l'embrasser, et nous reprenons notre petit dej, sans un mot de plus. J'en profite pour me détendre et pour calmer les battements saccadés de mon coeur…
Une fois fini, on se lève pour pouvoir débarrasser, mais Ryouta reprend la parole, me bloquant dans mes gestes.
- Si Dai-i-ki pas prêt, d'accord… Mais Dai-i-ki a envie de sexe ?
- Ouais mais…
- J'ai com-pris ! Viens !
- Hein ?!
Ryouta me tend les deux mains pour que je le suive, sans que je ne comprenne rien à ce qu'il se passe. Ça fait bien 5 minutes que la conversation est finie, me dites pas qu'il a prit ce temps pour réfléchir et pour faire des conclusions ? Ça serait bien son genre, il est tellement imprévisible parfois...
- Réfléchis trop ! Je vais montrer à Dai-i-ki !
- Mais Ryou…
- J'ai envie, Dai-i-ki a envie ! Pas problèmes ! - Me dit-il, presque en chuchotant.
Je prends ses paumes dans les miennes, acceptant cette main tendue, et il m'entraîne hors de la cuisine, sans vraiment prendre le temps de débarrasser ou de parloter.
- Ryou… Quand tu dis que tu veux me montrer, ça veut dire quoi ?
Il souffle et s'arrête pour se tourner vers moi. Il met ses doigts sur mes joues pour que j'accroche son regard, mais fini par détourner les yeux
- Je veux montrer à Dai-i-ki, faut pas avoir peur. J'ai compris, t'es pas… Dai-i-ki n'est pas prêt. Moi, oui ! Alors je vais app-rendre à Dai-i-ki a plus avoir peur !
- Sur toi ?
- Oui ! Juste… Promis, plus tard… Un jour… Tu dis oui ?
- Un jour, oui, on échangera, promis.
- D'accord, d'accord !
Il approche un peu son visage vers moi, attendant un geste de ma part, et je comble la distance pour pouvoir embrasser ses lèvres.
Il m'emmène doucement en direction de sa chambre en me jetant des petits coup d'oeil.
Là, on vient complètement d'échanger les rôles. Peut-être que c'est lui qui sera en dessous, mais c'est clairement lui qui va diriger…
Je sais pas du tout comment ça va se passer… D'habitude, je laisse les choses se faire naturellement, même si j'ai toujours une pointe de stresse, je me laisse aller pour que tout ce passe bien et pour en profiter au maximum. Mais là, je suis juste stressé à mort.
Je disais ce matin que je pouvais sans hésiter laisser mon corps au soin de Ryouta… Bah, là, c'est complètement ça.
Une fois dans la chambre, Ryouta enlève son tee-shirt en se tournant vers moi.
Il pose ses mains sur le bas de mon tee shirt pour le relever.
- Pas penser… profiter !
- … Je sais…
- Faut faire comme d'ha-bitu-de !
Je cligne des yeux plusieurs fois pour me focaliser sur lui. C'est vrai, ça je connais et je n'ai pas à me pourrir l'esprit.
Alors, oui, on fait comme d'habitude… On prend le temps de se déshabiller, de redécouvrir le corps de l'autre, de s'embrasser jusqu'à en devenir accros… Ça, ouais, je sais faire. Et je sais que ça me met en confiance pour la suite. C'est moi qui voulait aller plus loin, j'en ai envie, je ne veux pas gâcher ce moment.
Je nous dirige lentement vers le lit, à l'aveugle, sans le lâcher et nous tombons dessus par hasard, lui sur moi. Nos désirs éveillés se frôlent et j'ai envie de plus. J'ai envie qu'il me montre ce qu'il sait, qu'il me donne des indications. Je ne suis pas en reste niveau caresses, mais après… Je ne sais pas jusqu'où je peux expérimenter, sans lui donner la sensation d'aller trop vite. Mais il est hors de question que je le laisse tout faire ! Je refuse de faire ma prude !
Je nous fais rouler pour pouvoir presser mon corps sur le sien, et continue mes attentions sur sa peau, voulant faire valoir mes envies.
Une brusque pensée me percute, venant un peu refroidir mes ardeurs. On a rien pour … ça.
- Ryou… Je viens d'y penser, mais… On a pas ce qu'il faut pour aller plus loin …
- Quoi ? - Souffle-t-il, en bougeant ses hanches contre les miennes.
- Tu sais, des préservatifs... Et... Du lubrifiant…
- Oh…
Il se tourne et tend le bras vers sa table de nuit, sans être gêné par mes mains sur lui. Il sort ce dont je viens de parler du tiroire, avec un immense sourire. Franchement, il manque plus que le "Tada!" pour faire passer ça pour un tour de magie…
Je reste un peu con quand même… Je veux dire… C'est pas lui qui a acheté ça ?
- Où tu as eu ça, Ryou ?
- C'est Nani, elle a ache-té !
- Ah…
On va faire comme si on n'avait rien entendu… Et je ne vais pas non plus aller remercier Nanami pour ça… Ça serait un moment très gênant !
Ryouta pose ses affaires à côté de nous et nous reprenons là où on en était… Il fini par nous faire rouler pour passer au dessus. Il s'installe à califourchon sur mon bassin, pour pouvoir faire des mouvements de vas-et-viens sur moi, pendant que je passe mes mains partout sur sa peau découverte.
- Dai-i-ki veut que je montre ?...
- Que si tu le veux…
Il me sourit puis m'embrasse, comprenant par ce geste qu'il a plus qu'envie de me faire découvrir ça. Il prend le lubrifiant et s'allonge à mes côtés. Comme il me disait, il va me montrer sur lui.
Attends... Il va me montrer sur lui ?
Alors, moi je ne fais rien ? J'attends ?
Donc, là, c'est l'épisode où je reste spectateur, c'est ça ?
Je ne me fais pas prier et observe ses mouvements, avec beaucoup de curiosité.
Il ouvre le tube pour se mettre une couche du liquide sur les doigts. Je m'installe entre ses jambes écartées, sans faire un geste de plus, juste pour voir ce qu'il fait exactement. Ce n'est pas déplacé, ni malsain, c'est juste que… Je veux voir. Il me regarde faire et continue son activité, pas gêné le moins du monde de ma présence.
Ryou passe ses doigts sous sa jambe, pour pouvoir atteindre son entrée, et se caresse un peu pour étaler le gel sur son intimité. Il ne perd pas beaucoup de temps et n'hésite pas en y enfonçant un doigt.
Je l'entends soupirer, alors que ma respiration se bloque. Je remonte les yeux vers son visage, pour le voir détendu, les joues rouges, les paupières closes.
Je lance les paris, combien de temps je vais pouvoir tenir sans bouger ?
Il fait un mouvement avec son doigt qui me laisse coi. Je le regarde faire, fixement, sans pouvoir détacher mon regard. Il laisse un deuxième doigt rejoindre le premier, et son visage se crispe un peu. Il n'arrête pas pour autant, et je ne sais même pas ce qui me prend quand je décide de glisser ma main sur son sexe pour le caresser. Je ne veux pas qu'il arrête et j'ai envie de l'aider à se sentir bien… Puis il faut dire que j'ai les hormones qui commencent à sérieusement danser la samba pour me montrer qu'elles sont bien présentes.
Un gémissement de bien être passe la barrière de ses lèvres quand j'entame mes mouvements au même rythme que les siens.
Je sers la base de mon membre qui commence à être douloureux, à la limite du supportable. Les gémissements de mon amant me montent clairement à la tête...Je n'ai pas envie de rester en arrière, j'ai envie de prendre les devants…
Je m'approche de Ryouta, le surplombant sans y mettre mon poids, et je sens sa main libre se poser dans le bas de mon dos, laissant ses doigts traîner sur ma peau.
- Ryou… Je peux essayer ? Je peux faire ?
- Dai-i-ki veut… mettre les doigts ?
- Ouais…
Ouais, j'ai envie de mettre la main à la pâte, comme on dit. Je crois que j'ai compris le principe, et si jamais je me sens paumé, Ryouta sera là pour m'indiquer quoi faire.
Je l'embrasse à pleine bouche, récoltant un petit cri surpris de sa part, mais il ne me repousse pas. Je sens qu'il retire ses doigts pour poser sa main sur ma hanche et reprendre un mouvement de balancier contre mon aine. Même si l'attention est plus qu'agréable, je me détache de lui pour pouvoir faire ce dont j'ai le plus envie.
Je me redresse à genoux entre ses jambes, et profite de ma position pour étaler du lubrifiant sur mes phalanges… C'est la première fois que j'en touche et j'avoue que la texture est bizarre… Et c'est froid !
Je sens mon amant un peu pressé, donc je ne perd pas plus de temps à noter mes impressions sur le gel. Je place un doigt devant ses fesses et pousse légèrement, pour le voir disparaître petit à petit.
La sensation est...Grisante. J'écarquille les yeux face à ce constat. C'est chaud, c'est doux, et putain, ça me donne envie de me perdre dans son corps… Je bouge lentement pour m'habituer à la sensation, et je sens la respiration de Ryouta s'accélérer. Bon, pour l'instant, je n'ai pas l'air de m'en sortir trop mal…
Voyant qu'il ne souffre pas, je rajoute rapidement un autre doigt à la partie. J'entends Ryouta soupirer, mais rien qui ne me montre que ce que je fais est douloureux…
Je continue mes gestes, essayant d'aller un peu plus loin à chaque fois, et accélérant légèrement le rythme de mes poussées. Je tente des trucs avec mes doigts, des gestes presque instinctifs, qui ont l'air de lui faire du bien.
Au bout d'un moment, je sens que je touche quelque chose du bout des doigts, et je vois Ryouta se tendre et laisser passer un long gémissement. Je tente de reproduire le même mouvement, peu sûr de moi et de ce que je suis en train de faire. Je me décide à y aller plus franchement, et au bout de quelques accoups, Ryouta rejette la tête en arrière, laissant encore une fois sa voix se faire entendre.
Ok, je crois que je touche un bon truc… Je continue sur ma lancée, hypnotisé par les réactions de Ryouta…
Je ne vais pas tenir. J'ai envie de plus. De le faire mien. Je sens mon sexe durcir de plus en plus, ce qui en devient vraiment inconfortable, si ça ne l'était pas déjà avant. Je me penche sur Ryouta et ralentis le rythme, en posant ma main libre sur sa joue pour croiser son regard perdu.
- Ryou… Tu es vraiment prêt à aller plus loin ?
- Arrête pas Dai-i-ki…
- Mon ange, j'ai besoin de savoir si tu as envie qu'on fasse plus que les doigts…
- Oui… Oui… Arrête pas…- Soupire-t-il, perdu entre les mots et les gémissements.
Là, c'est bon, je ne réponds plus de rien. J'enlève mes doigts d'où ils sont, le laissant récupérer pendant que j'attrape un préservatif.
Je le vois soupirer et passer une main dans ses cheveux, totalement alangui dans les draps. Mon dieu, si j'avais su que ce week-end se terminerait comme ça...
Je prend un sachet brillant dans la boite et… Putain, comment ça se met ce truc ? Pourquoi j'ai jamais écouté les cours d'éducation sexuelle ?
Je tente un truc en la déballant devant moi, peut-être que je comprendrais mieux… Y a pas d'explications aussi sur cette boite de merde !
Je sens Ryouta se poser à côté de moi et me regarder bizarrement…
- Pas comme ça…
- Tu sais, toi ?
- Hum ! Jette !
Je fais ce qu'il me dit et jette la capote inutilisable dans un coin de la chambre. Il rigole et me traite d'idiot. Bah quoi ? Il m'a dit de jeter, je jette ! JE SUIS FRUSTRÉ OK ?!
Il prend un autre emballage et sort le préservatif pour ensuite me pousser sur le dos. Il se place en face de moi et tient la protection pour la dérouler tranquillement sur mon sexe durcit. Un râle involontaire m'échappe lors de cette caresse, mais ce n'est clairement pas assez pour calmer ma frustration. Il prend ensuite le lubrifiant pour en étaler sur le préservatif, ce qui me fait siffler. Il s'étale ensuite à côté de moi , et je sais que là, c'est à moi de jouer.
Je me pose délicatement au dessus de lui, en essayant de ne pas être trop brusque, même si l'envie me fait complètement perdre les pédales. J'ai toujours nos premiers ébats en tête, et je ne veux pas refaire les mêmes erreurs. Surtout pas maintenant. Mon corps épouse parfaitement les courbes du sien, me laissant un sentiment de satisfaction. Je l'embrasse avant toute chose, autant pour me rassurer que pour le rassurer.
- Ryou… Où t'as appris à mettre un préservatif ?
- J'ai fait... sur des ban-anes ! - Me dit-il haletant.
Je me fige quelques secondes, avant d'exploser de rire… Non, mais sérieux, des bananes ? Elle a pas d'autres idées le docteur Miano !
Il me suit dans mon rire, frottant son visage contre le mien. C'est quelque chose que j'aime chez Ryouta… Il me fait totalement tourner la tête, mais il sait calmer mes ardeurs et me rassurer… Sûrement involontairement, mais bon.
Je crois que j'avais besoin de ça pour faire redescendre la pression… Maintenant, on peut y aller sans se brusquer.
Putain, on va faire l'amour… Je me sens trembler d'anticipation, sans pouvoir rien y faire… Je n'arrive plus à réfléchir, à me demander si c'est le bon moment ou pas, j'essaye juste de profiter au maximum, pour pouvoir m'en souvenir le plus longtemps possible...
Je l'embrasse délicatement, après m'être calmé.
- Prêt ?
- Hum !
- Sûr ?
- Arrête parler ! - Dit-il en me donnant un coup de talon sur le cul.
Je vais me faire engueuler bientôt ! Bon, on va y aller…
Je relève un peu ses jambes et dirige mon sexe vers son entrée, sans me poser plus de questions. Ça va bien se passer Daiki ! Tant que tu ne te pètes pas le frein en voulant faire le bonhomme, tout ira bien !
Je sens la chaleur de Ryouta contre moi et je ne peux pas m'empêcher de parsemer son cou de baisers, autant pour le détendre, que pour pouvoir prendre mon temps. Je pousse légèrement, laissant le temps à mon amant de s'habituer à ma présence, qu'il puisse enlever cette expression d'inconfort de son visage.
Je laisse mon sexe glisser jusqu'à arriver au bout, dans plusieurs mouvements de reins, et… PUTAIN !
C'est… C'est...Oh putain. Je pourrais jouir, là, maintenant, tout de suite, tellement c'est indescriptible.
Je sens Ryouta s'accrocher à mon dos, et l'entends pousser une plainte, ce qui a vite fait de me faire descendre de mon nuage… Je lui caresse les joues, comprenant que lui, il n'est pas bien du tout.
- Mal…
- Désolé Ryou… Je suis allé trop vite…
Je reste immobile pour lui laisser le temps de s'habituer, en espérant ne pas avoir tout gâché. J'ai un peu peur de me recevoir un coup dans la tronche, en vérité.
- Tu veux qu'on arrête Ryou ? Tu veux que je me retire ?
Je me sens vraiment mal de me sentir aussi bien en lui, quand je le vois souffrir comme ça. Des larmes se forment au bord de ses yeux, que j'essaye d'effacer de mes lèvres. Ryouta est une personne entière, quand il est heureux, il le montre à qui veut le voir et quand ça ne va pas, il ne me cache rien de sa souffrance… Là, je le sens crispé contre moi, ses ongles me lacèrent le dos et je ne peux qu'imaginer la souffrance qu'il ressent, à travers ses réactions et ses plaintes douloureuses.
Il me donne un coup de pied dans la cuisse, et son mouvement nous fait tous les deux pousser un gémissement de douleur. Ok, peut-être que je le mérite. Je me sens un peu con de ne pas savoir quoi faire là…
Il secoue la tête violemment, suffoque un peu, avant de bloquer sa respiration. Il reprend son souffle, et je ne sais pas quoi faire d'autre que lui caresser la nuque pour tenter de le détendre. Il ferme les yeux, murmure quelques mots pour lui même, répétant toujours la même chose.
- Normal, c'est normal… Pas bouger…
- Je bouge pas Ryou…
Je ne sais même pas comment je fais pour lui parler aussi calmement, alors que je suis au bord de la panique. On va juste l'écouter, hein...
Je l'embrasse partout où je peux pour essayer de le détendre, pour enlever cette expression sur ses traits d'habitude si détendus...
Un vieux réflexe me fait passer la main entre nous pour cajoler son sexe qui a perdu de sa vigueur à cause de la pénétration . J'effectue de longs gestes de vas et viens et mes attentions ont l'air de fonctionner, puisque je le sens se détendre autour de moi et que ses ongles se font moins persistants dans mon dos.
C'est vraiment chaud en lui… Chaud et serré. Je crois que je pourrais rester comme ça toute ma vie… Ouais, non, la pression est trop forte, y a bien un moment où j'aurais besoin de bouger !
Je continue d'attendre, le laissant profiter de mes caresses, en espérant qu'il me fera un signes quand il se sentira prêt à continuer.
Au bout de quelque temps, je le sens lancer son bassin vers moi, se déhancher un peu pour tester les sensations, me faisant serrer les dents. Jusqu'à ce qu'il soit plus insistant.
- Peux bouger, je crois...
Je tente un aller-retour en lui, pour voir sa réaction, tout en continuant de le satisfaire. Seul un soupire me répond, que je prends comme une autorisation. J'effectue des mouvements lents, un peu gauches en vérité, pour nous habituer tous les deux, et pour ne pas perdre les pédales !
On se laisse porter par nos mouvements, me permettant d'aller plus loin en lui, de découvrir les lieux et de m'en imprégner.
C'est juste… Dément. Je ne sais pas comment il voit l'acte, mais moi je me sens incroyablement bien…
Après un moment à s'habituer aux sensations, j'accélère un peu, en me sur-levant pour avoir plus de possibilités de mouvements. Entendre Ryouta geindre de plaisir à mon oreille me rend fou de lui, ses expressions sont tellement excitantes pour moi… Son corps qui bouge contre le mien, la sueur qui commence à se former sur sa peau… Sa façon de me retenir à l'intérieur de lui… Et son odeur, lui tout entier… Je ne peux pas m'empecher de laisser passer un gémissement pour évacuer tout le plaisir que je ressens. Je sais que le plaisir monte doucement en lui aussi, mais trop doucement à mon goût. Je veux lui en donner plus, mais je ne veux pas lui faire mal, je ne veux pas y aller trop fort.
Pendant les prélis, j'ai senti que j'avais touché quelque chose en lui, qui lui donnait beaucoup de plaisir… Faut que je le retrouve. J'essaye de me souvenir des gestes que je faisais avec mes doigts pour les reproduire pour trouver cet endroit en lui…. J'écoute les soupirs, les gémissements, je prends en compte ses mouvements, sa façon d'essayer de se placer, de se cambrer, de bouger pour être dans la bonne position. Mes mouvements se font lents et profonds. Après quelques temps, je sens enfin que je bute contre quelque chose en Ryouta qui lui fait pousser un hoquet autant de surprise que de plaisir.
Il se cambre tout en se contractant autour de moi, et je sers les dents pour ne pas déjà venir.
Il bouge frénétiquement le bassin pour plus de contact, mais je préfère le calmer en maintenant ses hanches, pour qu'il arrête de s'empaler littéralement sur moi. J'essaye de me concentrer pour atteindre une nouvelle fois ce petit quelque chose qui a l'air de le rendre fou à son tour, sans lâcher des yeux l'endroit qui nous lie. Au bout de quelques coups, j'arrive à le retrouver et maintiens mes aller/venus pour toucher ce point sensible le plus de fois possible.
Et je crois que c'est là que ça part complètement en vrille. Je laisse mes bas instincts parler pour moi, qui ont certainement été appelés à l'attente des gémissements totalement indécents de mon amant. Tout en gardant une certaine mesure, mes coups de reins se font plus profonds, plus rapides, plus désordonnés… Nos gémissements et nos souffles erratiques se répercutent dans la chambre et sont bien partis pour me rendre complètement dingue. Mon nom prononcé comme une plainte par mon amant est sans conteste le truc le plus excitant que je n'ai jamais entendu.
J'ai chaud, trop chaud, j'ai les reins en feu, chaque vas-et-viens me donnent envie de jouir et je serre les dents tellement fort que j'arrive à m'en faire mal. J'ai juste envie que ce moment dur encore un peu plus longtemps… Ryouta n'est pas dans un meilleur état que moi, complètement abandonné entre mes bras.
Je ne tiens plus. J'attrape le sexe de Ryouta pour le masturber de façon imprécise et désordonnée, mais je n'arriverai pas à faire mieux pour l'instant. Il se cambre, se déhanche, sa tête enfoncée dans l'oreiller.
Je siffle de désir en le sentant se resserrer sur moi et il ne me faut pas plus pour me laisser aller, dans un long râle que je n'ai pas pu retenir, vite suivi par Ryouta, dont sa jouissance prolonge la mienne. Un spasme traverse mon corps, me donnant une sensation de froid sur ma peau brûlante.
Je laisse mes hanches danser encore quelques instants en lui, avant de me laisser tomber sur lui, vaguement retenu par mes avants bras aussi amorphes que le reste. Ses mains tremblent légèrement sur ma peau et je sourie à l'idée que c'est dû au plaisir qu'il a pris.
On ne dit rien, on se laisse bercer par la respiration de l'autre, encore pantois de ce qui vient de se passer.
Je n'ai même pas encore conscience, j'ai l'impression que ce n'est pas moi qui l'ai vécu.
Ryouta me ramène vite à la réalité en me poussant l'épaule dans une plainte…
- Louuuuuuuuuuurd…
Je me laisse tomber sur le côté, en me retirant de lui, laissant mon bras autour de son ventre. J'ai l'impression d'avoir froid à la bite, maintenant...
On prend le temps de reprendre notre respiration, sans bouger. Je ne peux même pas exprimer ce que j'ai vraiment ressenti, ma tête est complètement vide et mes muscles ne répondent plus.
Une chose est sûre, c'était pas parfait. Il a eu mal, on n'a pas tenu très longtemps, et clairement, si je montrais mes prouesses à un acteur porno, il se foutrait de ma gueule. Mais je m'en fous. Oh, si tu savais comme je m'en fous… Au moins c'était bon pour nous deux au final, enfin j'espère, et c'était...Naturel ?
Je sens Ryouta bouger pour se caler contre moi, sa tête près de ma clavicule. Je passe mes bras autour de lui, voulant le garder contre moi comm ça pour toujours. Je suis heureux. Je sais pas pourquoi, mais si j'avais la force, j'irai courir à poil dans la rue et rigolant comme un demeuré. J'ai littéralement pris mon pied et j'espère que c'est la même chose pour lui...
Ryouta souffle un coup, et me regarde, en rougissant légèrement. Ses doigts tapotent doucement mon torse, puis il cache sa tête dans mon cou, frottant son nez contre ma peau. Ses lèvres se posent sur ma clavicule, et le contact me fait frissonner. Je le sens prêt à me dire quelque chose, mais il prend son temps, comme pour trouver les mots justes à dire après un moment comme celui qu'on vient de vivre.
- C'est bien-tôt l'heure de manger, Dai-i-ki…
- Huh ?
Oh non, mais il est pas possible !
J'explose de rire, je ne peux rien faire d'autre. On vient de faire l'amour, moi je m'attendais à le voir me faire une déclaration, mais non. Il me parle de bouffe !
Je lui embrasse le front avant de le serrer fort contre moi. Ce mec, c'est le mien, et je l'échangerai contre rien au monde. Ni lui, ni ses phrases sorties à la volée, comme si de rien n'était !
- Dai-i-ki… Faut enlever !
Ah merde, la capote ! Je regarde rapidement s'il y a pas un problème, mais non c'est bon, tout est resté en place. Je la retire en faisant gaffe de pas en foutre partout, sous les yeux de Ryouta. J'essaye de faire un noeud, mais au bout de plusieurs essais, ça me gonfle, alors je la jette comme ça. Et s'il y a du sperme dans la poubelle, bah je m'en fous ! Voilà ! Va pas me faire chier longtemps…
Je me réinstalle contre lui, n'arrivant pas vraiment à me décoller de son corps. Il ne dit rien et se contente de profiter de mon étreinte et de notre état post-coïtale.
J'ai bien compris que c'était bientôt l'heure de manger et que Ryouta va vouloir rapidement se lever pour respecter ses horaires.
- Hey Ryou… C'était bien ?
- Hum… J'avais mal au dé-but, mais après c'était bon !
Je lui caresse les cheveux, un peu humides de sueur, et lui embrasse le front.
- Pour moi aussi c'était bon…
- Alors, on refera ?
- J'y compte bien !
Ça c'est sûr qu'on refera !
- Je t'aime Ryou…
- Moi aussi, Dai-i-ki…
Je l'embrasse doucement, comme pour clôturer ce moment d'intimité. Je sais déjà que quand je lâcherai ses lèvres, il me dira qu'il faut qu'on sorte de ce lit.
- On va prendre une douche avant de préparer le repas, Ryou ?
- Hum ! Oui, mieux…
On se lève, encore un peu tremblant et flagellant, et je le suis jusqu'à la salle de bain, en restant dans ma totale nudité.
On prend une douche calme, se reposant un peu sur l'autre, gardant un petit moment complice avant de retourner à la réalité. Ah, et ne me demandez pas comment j'ai fait pour me coller du lubrifiant dans le dos, j'en ai strictement aucune idée.
Après notre douche, qui était fortement conseillée, et surtout, après avoir passé des vêtements, on se dirige vers la cuisine pour ne pas perturber le planning de Ryouta. Je l'observe marcher, et je ne vois pas grande différence avec avant. J'avais entendu dire que les gars avaient une démarche de canard après l'acte, mais non. Enfin… Peut-être un petit peu.
Ryouta se place directement face au frigo, pour voir ce qu'on pourrait manger, tandis que je débarrasse la table de ce matin. Et en posant les bols dans l'évier, une pensée fugace traverse mon esprit.
Je ne suis plus puceau.
… BORDEL ! JE NE SUIS PLUS PUCEAU !
Il me prend encore l'envie de rire comme un demeuré en effectuant une danse de la joie, mais à la place de passer pour un débile profond, je fonce sur Ryouta pour le serrer contre moi. Son dos contre mon torse, je planque mon visage dans sa nuque en me retenant de sourire comme un gros con.
Ryou ne dit rien, il continue de regarder les aliments dans le frigo. En se baissant un peu, il passe la main sur ses reins, en poussant un petit couinement.
- J'ai mal aux fesses, Dai-i-ki… - Me dit-il avec une moue sur le visage.
Et là, j'explose définitivement de rire, autant pour sa phrase que pour laisser passer tout le bonheur que je ressens à ce moment là.
Après un repas sans accrochage, si on omet le fait qu'on a failli faire brûler la maison deux fois, Ryouta décide de se détendre devant la télé. Il gigote un peu, ne trouvant pas vraiment une position assise confortable, et je mentirai si je disais que je me foutais pas un peu de sa gueule. Tout en étant fier de savoir pourquoi il a du mal à rester dans la même posture…
Au bout de quelque secondes, je l'attire vers moi, pour l'installer sur mes jambes en tailleurs, sur le canapé. Ça à l'air de lui convenir, puisqu'il arrête de bouger. Il entoure ses bras autour de mes épaules et m'embrasse la joue. Ses doigts tapotent un rythme tranquille sur mes épaules, et mes mains exercent des pressions sur ses reins, dans un massage improvisé pour détendre ses muscles.
- Dis Ryou…?
- Quoi ? - Me dit-il, sans perdre son calme.
- Tu as aimé tout à l'heure ?
- … Le sexe ?
- Ouais…
- Oui ! - Me dit-il, enjoué, en me serrant plus fort contre lui. - Je suis con-tent, parce que c'est avec Dai-i-ki ! C'était bien !
- Moi aussi je suis content Ryou…
Je ne sais pas vraiment pourquoi j'ai besoin de me rassurer comme ça… Mais j'en ai besoin.
La journée se passe tranquillement, dans le canapé de Ryouta, à profiter de la présence de l'autre. Je ressens moins de difficulté à le toucher, à l'approcher, j'ai moins peur de mal faire. Ryouta sait que c'est moi et il me fait confiance. Il sait que je ne ferais rien qu'il ne veut pas et que s'il me dit de pas faire un truc ou d'arrêter, je le ferais. Même si c'est une simple caresse dans son dos.
Et je ne sais plus vraiment à quel moment, j'ai perdu mon tee-shirt et quand Ryouta a décidé de passer sa main dans mon pantalon. C'était parti pour être tout à fait innocent, mais c'est parti en couille. Il parait que quand on commence, on peut plus s'arrêter… Ça m'a l'air assez vrai… Pour ma défense, c'est lui qui s'est jeté sur moi !
Mes mains se perdent sur ses fesses, que je masse sans aucune gène, en gémissant à cause de sa main qui veille à me faire du bien.
Je colle mes lèvres aux siennes, dans un échange étonnamment doux qui contraste avec nos gestes un peu pressés.
- On devrait aller dans… Ha… Dans ta chambre Ryou, non... ?
- D'accord, d'accord !
Il se lève, me laissant totalement en plan et ne se retourne qu'une fois en bas des escaliers. Encore un peu et je dirais qu'il est en train de m'aguicher. Je reprends mon souffle, un sourire en coin et me dépêche de rejoindre Ryouta, qui se met à courir vers sa chambre.
Cette fois, on ne prend même pas le temps de se déshabiller, Ryouta me pousse sur le lit sans plus de discussion.
On prend vachement plus le temps de faire monter la température, enlevant nos vêtements par couche, sans vraiment lâcher les lèvres de l'autre. J'essaye de toujours faire attention à mes gestes, de ne pas trop nous frôler, juste nous toucher sans complexe. On roule dans le lit pour la dominance des préliminaires, Ryouta ne me ménageant pas, emporté dans une fougue que je ne lui connaissais pas. Ce qui, quelque part, n'est pas pour me déplaire, le jeu n'en est que plus plaisant.
Je finis par le renverser sur le matelas et il finit par lâcher prise, concentré sur notre baiser.
Au dessus de mon amant, je lui embrasse le cou et descends petit à petit vers son torse. Je sens une main baladeuse venir se perdre sur mon postérieur, sans arrière pensée.
Enfin, lui n'a pas forcément d'arrière pensée. Moi, oui.
Ryouta profite de mon bugue pour se retrouver à califourchon sur moi et embrasser ma clavicule, tout en se frottant à moi.
Mes pensées se perdent un peu, pendant que mon corps se fait cajoler par mon amant. Je repense à mes réflexions de ce matin. Puis ce qu'on a fait ensemble.
C'est vrai, je flippe carrément à l'idée de me prendre un truc dans le cul. C'est pas glam, mais c'est la vérité. J'ai peur de ce que pourraient dire les gens, mais comme me l'a souligné Ryouta, ils ne sont pas là. Comme je me disais, ça ne les regarde pas. Et quand j'ai vu Ryouta prendre son pied sous moi… Ça serait mentir de dire que je ne me suis pas posé la question de ce que ça faisait.
Est-ce que maintenant, j'ai envie d'être honnête avec moi-même ? Est-ce que je peux m'avouer que j'y ai déjà pensé. Que j'en ai déjà eu envie, et ce, bien avant ce matin. Est-ce que, pour une fois, je peux être honnête et dire que la seule chose qui me bloque, c'est la peur. L'angoisse de la douleur, du contrecoup, de mes propres réactions… Rien d'autre.
Après tout ce qu'on a déjà vécu ensemble, après avoir passé le cap, après que Ryouta m'ait entièrement fait confiance… Est-ce que je peux me dire que j'ai le droit d'avoir envie de...
Je sens mon amant descendre plus bas sur moi, pour frôler mon membre de ses lèvres. Je gémis à un coup de langue bien placé. Il ne fait que passer sa langue sur ma longueur, à plusieurs reprises et j'hésite entre dire que c'est grisant, frustrant ou relaxant. Un peu des trois, sûrement.
Tente, tente pas ?
Demande, demande pas ?
Essaye, essaye pas ?
Ryouta n'a eu aucune honte et aucun doute à me laisser tous les droits sur lui. Mon corps a une réaction à l'idée de lui rendre l'appareil.
J'essaye de réfléchir vite et bien. Y a quelques mois, c'était non. Y'a quelques heures, c'était à réfléchir. Et maintenant…
Les doigts de Ryouta caressent mon torse et mes abdos et j'essaye de les imaginer occupés ailleurs…
Avoir les jambes écartées devant mon mec n'a pas l'air de me déranger, vu que c'est déjà le cas, pour lui faciliter la tâche dans sa petite gâterie…
C'est vraiment la merde dans ma tête. J'écoute qui ? Mon envie ou ma raison ?
En sachant que ma raison m'a toujours mené à faire de la merde, je dirais qu'il vaudrait mieux que j'écoute mon envie...
Tente, tente pas ?
Oh et puis merde… Si je dis stop, je sais que Ryouta acceptera, et au moins je serais fixé. Je suis trop curieux pour mon bien… Et j'en ai marre de réfléchir et de me chercher des excuses.
- Ryouta… ? Viens... - Dis-je dans un soupir.
Il relâche ma virilité pour se remettre face à moi, attendant que je parle. Je ne vais pas dire bien sagement, parce qu'il a l'air d'apprécier de se frotter contre moi. Même lui a l'air plus sûr dans ses gestes depuis ce qu'il s'est passé entre nous ce matin.
- Dai-i-ki ?
Je soupire et passe ma main dans ses cheveux.
- Ryou… Si je te dis que je veux bien tester les doigts, tu me dis quoi ?
- Les… Doigts ?
- Les doigts sur moi… Enfin, en moi… Une préparation, je pense que je peux appeler ça comme ça...
Il me fixe un peu sans me voir, le regard un peu vitreux, mais je ne m'en offusque pas. Je sais qu'il réfléchit à ce que je viens de lui dire.
- Pour vrai ?
- … Ouais…
- Sûr ?
- Je crois…
- Dai-i-ki a envie ?
- Ouais, j'ai envie de savoir ce que ça fait…
- Vraiment ?
- Si tu continues à me poser la question, je vais sûrement changer d'avis…
- Si Dai-i-ki veut changer d'avis c'est que… pas vraim-ent envie.
Rhhhaa… Non ! Mais il peut pas s'en empêcher …
- T'as dit ce matin... Pas prêt.
- Je suis pas forcément prêt à … Aller jusqu'au bout. Mais je veux bien tester les doigts, parce que j'ai envie. Vraiment. Si j'aime pas, on arrête. D'accord ?
Il me regarde, pas sûr de ce qu'il doit faire.
- C'est pas toi qui me dis toujours de pas réfléchir et de profiter ?
- Si, c'est moi ! -Me dit-il, en me souriant.
- Alors, fais, et ne te pose pas de questions, ok ?
Sinon, je sais que c'est moi qui vais finir par me poser un million de questions, et qui risque de faire machine arrière comme un lâche.
- … Ok…
Je l'embrasse pour finir de le convaincre. Il est trop mignon, j'ai l'impression qu'il s'inquiète vraiment pour moi. En même temps, ce n'est pas très clair ce qui se passe dans ma tête, j'en ai bien conscience. Même moi j'y comprends que dalle. Je me suis juste promis d'écouter mes envies et mes instincts, et là, maintenant, j'ai envie de savoir ce que ça fait de se prendre un doigt dans le cul, sans avoir à réfléchir au pourquoi du comment, ni aux conséquences. Quelque chose à ajouter, conscience ? Non ? Bah moi non plus !
De toute façon, maintenant que j'ai l'idée en tête, on ne me l'enlèvera pas.
Je vois Ryouta prendre le lubrifiant à côté de ma tête, qui était resté sur le lit depuis ce matin. Je respire un bon coup, ignorant la pensée que c'est peut-être une idée de merde.
Ryou se badigeonne les doigts avant de s'écarter de moi et de s'installer entre mes cuisses.
- Sûr ?
- Ouais…
Ouais, aller fissa, et on en parle plus. Faut pas que je stresse, faut que je me détende…
OH PUTAIN ! Je sens Ryouta étaler le gel autour de … Là, quoi ! Et rien que ça c'est déjà très bizarre… Il me lance un dernier regard et je sens comme un truc qui me tripote de l'intérieur, qui passe en terrain inviolé.
Ryouta vient d'enfoncer son doigt, et je peux déjà dire que ce n'est pas agréable. Même pas du tout. Je crois même qu'un sifflement de douleur m'échappe, sans que je ne puisse vraiment le contrôler.
Ryou bouge doucement son doigt, faisant attention à mes réactions. Je serre les dents, en essayant de me dire que ça va passer…
Il enfonce soudainement un second doigt à côté du premier, et j'ai l'impression que je vais mourir. Je n'étais pas prêt là, c'était peut-être un peu trop brusque pour mon pauvre derrière ! Je n'ai même pas eu le temps de m'habituer à la première intrusion… Je me dis que Ryouta est censé mieux savoir que moi comment faire, donc c'est peut être normal… Mais, sérieusement, je suis très très loin de prendre le pied que Ryouta prenait ce matin…
Je passe mes deux mains sur mon visage, pour essayer de me détendre, mais sans succès. Il enfonce plus ses phalanges et je peux pas m'empêcher de gémir d'inconfort. Je sens des larmes se pointer pour ajouter un plus à ma souffrance. Putain, je suis vraiment une pucelle ! Ryouta a supporté ma queue sans trop rechigner, et moi je suis en train de chialer pour deux doigts dans le cul !
Je suis limite prêt à dire à Ryouta d'arrêter, je n'arrive pas à aimer ça, mais je me dis qu'il manque peut-être un truc pour que je me sente bien. J'en sais rien !
C'est Ryouta qui décide à ma place, en retirant ses doigts de mon intimité et en reculant jusqu'au bord du lit.
Bordel, mais qu'est-ce qu'il fait ?
Je me relève, un peu trop vite pour ne pas grimacer et m'approche de lui. J'embrasse son épaule, ne lui en voulant pas le moins du monde, mais en étant quand même frustré et contrarié de la situation.
- Qu'est-ce qui y a Ryou ?
- J'y arrive pas !
- Quoi ? - Dis-je, surpris de son énervement.
- J'arrive pas sur Dai-i-ki ! T'as mal, tu bouges pas et tu fais pas, pas de bruits !
J'écarquille les yeux, surpris. Je ne pensais pas qu'il le prendrait autant à coeur. Il a les larmes aux yeux et serre les poings, comme s'il était vraiment touché dans sa fierté de ne pas pouvoir me faire du bien.
Je me dois de le rassurer et de faire en sorte qu'il se calme. Je ne veux pas qu'il se blesse en enfonçant ses ongles dans ses paumes. Je veux éviter la crise.
En gros, là, j'ai deux choix qui s'offrent à moi. Soit, je lui dis que finalement, j'étais peut-être pas prêt, voir je lui dis que ce n'est pas fait pour moi. Soit… Soit je lui dis qu'il faut réessayer. Comme avec un tâche qu'il n'arrive pas à faire, genre, mettre un vêtement. Le mettre en confiance et le pousser à réessayer…
Faut que je réfléchisse vite et bien. Non, j'y prends clairement pas de plaisir. Mais on est pas fait différemment, y'a peut-être un truc qu'on a loupé !
Alors je me décide pour la deuxième option. Une dernière tentative. Une seule.
- On va réessayer Ryou…
- Non, je fais mal !
- Ryou… Fais pas ta tête de mule… J'y ai pas mis beaucoup du mien, donc je veux qu'on réessaye. Si ça fonctionne pas, on arrête. Mais là, on va réessayer, tous les deux, d'accord ? On va y aller plus lentement, c'est tout...
Je lui explique et je le vois se calmer petit-à-petit. Il me regarde, sans trop savoir si je suis sérieux ou non. Le voir comme ça me fait un peu mal au coeur, j'avoue, mais ça me conforte dans ma décision.
Je lui embrasse la nuque et l'incite à revenir avec moi confortablement dans le lit. Je m'étends et le laisse venir sur moi, ses deux mains sur mon torse. Je l'embrasse et nous reprenons doucement nos caresses pour refaire monter la température, vu que nos désirs se sont presque éteints à cause de ma douleur et de cette petite discussion. J'ai moi même un peu de mal à m'y remettre, je suis un peu hésitant. Le fait est que c'est à mon tour de vraiment le remettre dans le bain, parce qu'il a vraiment l'air de s'en vouloir. Je suis vraiment partagé entre mon désir de lui et mon appréhension de ce qu'il va se passer.
Rapidement, on peut reprendre là où on s'est arrêtés.
Je remets une bonne dose de lubrifiant sur les doigts de Ryouta et m'installe le plus confortablement possible. Ryouta hésite, mais finit par me pénétrer, sous ma demande. Il est beaucoup plus doux que tout à l'heure, il fait beaucoup plus attention. C'est pas pour ça que je ne serre pas les dents, mais je prend son attention avec beaucoup de reconnaissance.
Une lumière s'allume dans mon esprit, un peu abruptement, et je me souviens de ce que j'ai fait ce matin pour calmer les douleurs de Ryouta.
Je baisse mon bras vers mon bas ventre, caressant le corps de Ryou au passage, et prends mon sexe en main pour y appliquer un va-et-vient bienfaiteur.
Effectivement, après quelques gestes, je me sens déjà moins tendu. Je pourrais presque oublier la préparation de Ryouta à force…
Mon amant profite de mon relâchement pour glisser un second doigt en moi. L'inconfort est clairement là, mais je ne dis rien et essaye de me concentrer sur ma main.
Quelques soupires se font entendre quand même, mais les doigts de mon amant sont plus une gêne qu'autre chose.
Je le sens aller plus loin en moi, à plusieurs reprises, et Ryouta fait un geste très bizarres que je ressens clairement au fond de mes entrailles.
Ça se trouve, je ne suis pas formé pareil et je n'ai pas de petite boule qui me permet d'avoir du plaisir par là ? Nan, mais c'est vrai ! Ryouta a beau essayé, mais y a rien et…
- OH PUTAIN DE MERDE !
C'est moi qui vient de pousser ce gémissement ?
- Putain, refais Ryou !
C'est moi qui vient de dire ça ?
Je crois qu'il refait exactement le même geste et je sens encore une fois une sorte de décharge me traverser tout le bas ventre. C'est une sensation assez intense, et le violent frisson qui sillonne ma peau ne fait que confirmer le plaisir que je ressens. J'en ai même lâché Mini-Daiki pour serrer les draps.
Il refait le même geste, encore et encore, en accélérant et… Merde… J'arrive plus à penser.
Clairement, si on me filmait et qu'on me montrait la vidéo, je dirais clairement que ce n'est pas moi. Je ne me reconnais pas !
Y'a deux minutes, j'étais prêt à chialer parce que je douillais et là… là… Oh ouais, là Ryou…
C'est trop bon… C'est juste trop bon…
Putain, je suis quand même pas sensible à cet endroit là ?...
C'est hyper frustrant en plus, j'ai l'impression qu'il fait que toucher du bout des doigts, que ce n'est pas suffisant...
Je gémis piteusement sous les gestes de mon amant, qui finit par encore accélérer le rythme, sans changer d'angle.
Je plaque les deux mains sur mes yeux, en gémissant plus fort, le laissant faire ce qu'il veut de moi. Je le sens m'embrasser le ventre, sans flancher.
- Dai-i-ki ?...
Arrête de bouger tes doigts si tu veux me parler ! … Nan, en fait, t'arrêtes pas…
Je soulève une main pour le regarder d'un oeil et relève un peu la tête. Il passe sa main sur mon sexe, pour le caresser en même temps que ses vas et viens en moi et je me laisse retomber dans les draps comme une loque.
- Dai-i-ki ? Plus ou… Ou pas plus ?
J'EN SAIS RIEN ! BORDEL !
Il lâche mon sexe pour aller caresser ma cuisse en commençant un rythme plus soft en moi. Je relève un peu la tête, pas vraiment heureux de voir qu'il ralenti… Mais ça m'aide à réfléchir.
Mes yeux se portent immédiatement sur la virilité de mon amant, suintante et dure, qui attend sagement qu'on s'occupe d'elle. Deux doigts, ok, j'ai capté. Dire que j'ai pas souffert serait une folie, mais dire que je n'apprécie pas actuellement le traitement… ARRÊTE DE BOUGER RYOUTA !... Ça serait mentir…
Oh allez, et puis merde, tant que j'y suis… J'ai plus grand chose à perdre ! Enfin, si, un truc…
Ma virginité anale.
- Viens Ryou…
- Tu veux bien que je… Je mette ...?
Je plaque mes lèvres sur les siennes pour l'empêcher de finir sa phrase… Pour mon bien et ma sérénité mentale, vaut mieux ne pas mettre de mots sur ce que je m'apprête à accepter de faire.
- Ouais…
- Vraiment ?…
- On va pas rejouer à vraiment ou non là Ryou, je suis pas en état ! J'ai envie de toi, point barre !
Il sourit et retire ses doigts avant de venir sur moi pour m'embrasser. Je réponds à son baiser avec toute l'envie que j'ai de lui.
Je le laisse gérer le problème de la capote, on a tous compris qu'il était plus expérimenté que moi avec ses bananes.
Il se positionne comme il faut, en sur-relevant un peu mes jambes. Puis il attend. Je souffle un bon coup, essayant au passage de reprendre mon souffle, et… Quand faut y aller...
- Vas y Ryou…
Je ferme les yeux en attendant le pire. Autant je suis plutôt pas mal membré… Autant Ryouta n'a rien à m'envier.
Je sens son gland à mon entrée, et je le sens clairement pousser pour entrer en moi jusqu'à la garde.
Ok. Alors.
Etape numéro un : Respirer, ça a du bon des fois.
Etape numéro deux : Ne pas mourir.
Etape numéro trois : Ne pas crier comme une gonzesse.
Etape numéro quatre : Ne pas pleurer toutes les larmes de mon corps.
Etape numéro cinq : … PUTAIN DE MERDE ! JE VOUS EMMERDE TOUS !
Oh putain, j'ai trop mal ! C'est pas possible une douleur comme ça ! Ça ne devrait pas être légal !
Et Ryouta qui est tout mignon, qui a compris que j'étais à l'article de la mort, me caresse et m'embrasse le visage pour que je me calme. Je le vois fermer très fort les yeux et se mordre la lèvre. Même occupé dans ma tâche de ne pas décédé en plein coït, j'essaye de faire en sorte qu'il ne jouisse pas maintenant non plus.
J'ai que des idées de meeeeeeeeeeeeeeeerde….
Pourquoi j'ai dit oui ?! Je comprends pourquoi j'hésitais autant !
Ma raison, elle me dit tout le temps que de la merde, mon corps aussi… Je suis mal foutu ! Je suis raté !
PLUS JAMAIS !
- Je sais, je sais, ça fait un peu...un peu mal… C'est tout chaud Dai-i-ki… Faut respirer… - Me fait savoir mon amant, haletant et serré contre moi.
Un peu mal ? UN PEU MAL ?! Non, se prendre un coin de meuble dans le petit doigt de pied, ça fait un peu mal. LA ÇA FAIT PAS UN PEU MAL ! Je me fais déchirer de l'intérieur !
Je tiens à dire que les nanas dans les pornos sont toutes des menteuses ! DE SALES MENTEUSES ! A aucun moment, tu peux avoir un orgasme juste parce que le mec te l'a mise dans le cul ! IMPOSSIBLE !
En plus, je sens bien que Ryouta a vachement envie de bouger. Genre, rien que par le fait qu'il ondule légèrement des hanches !
- Bouge pas Ryou, jt'en supplie, attends et bouge pas...
Cher père noël, je sais que je n'ai pas toujours été très sage, mais si pour noël, tu pouvais m'offrir un nouvel anus, ça serait pas mal… Celui-là, il est foutu.
- Faut détendre Dai-i-ki...T'es plus tout dur…
… TU M'ÉTONNES !
Mais bon, il n'a pas tort, on va pas rester comme des cons toute notre vie. Je prends des grandes inspirations et passe la main entre nous pour tenter d'oublier ma souffrance, comme je l'ai fait tout à l'heure.
Au bout de quelques mouvements, où Ryouta est resté sagement immobile, Mini-Daiki accepte de se joindre à la fête pour m'aider à arrêter de penser à la verge de mon amant en moi. Faut pas que je pense à ça non plus…
Je bouge un peu le bassin de moi même, pour tester les sensations… Bonne nouvelle, j'ai toujours mal, mais je suis plus en train de mourir.
Bon…
- Vas-y Ryou, je vois bien que t'en crève d'envie…
- Pu mal ?
- Moins…
- D'accord, d'accord…
Je le sens faire un mouvement, sans que j'arrête de me palucher. On va éviter la casse, je crois que j'ai compris la leçon. Et c'est bizaaaarre. Non, mais vraiment, ça fait toujours mal, mais la sensation est vraiment trop bizarre ! Me demandez pas pourquoi j'ai envie de rire. Les nerfs qui lâchent sûrement...
Je laisse clairement Ryouta faire le travail, et la douleur s'estompe petit à petit. Il garde un rythme léger, pour nous habituer tous les deux, et autant, je laisse échapper quelques soupires, autant Ryou à l'air de beaucoup apprécier mes fesses, vu sa respiration et ses petits bruits.
Il continue ses coups de reins, toujours un peu plus profondément, sans jamais changer de rythme. Est-ce que c'est parce qu'il a peur de me blesser, ou parce qu'il sait qu'il ne va pas tenir sinon ? J'en sais rien… Dans tous les cas, je sens clairement son membre bouger en moi, frictionner mes chairs, et cette sensation de chaleur n'est pas si désagréable, une fois que la douleur s'estompe...
Puis… Vient l'instant magique de la redécouverte de mon corps.
Ouais, Ryouta a tapé juste.
Mon corps se crispe légèrement, alors que je ferme les yeux pour apprécier la sensation fugace qui me traverse. Un gémissement un peu plus fort se fait entendre de ma part, et Ryouta reproduit le même geste.
- Là ?
- Ouais ! Refais !
Il recommence ses mouvements plus franchement, en tapant le plus de fois possible contre cette petite chose qui m'était jusque là inconnue… J'en viens presque à regretter de ne pas avoir connu ça plus tôt…
Je ne peux pas m'empêcher de prendre le visage de Ryouta entre mes mains pour lui rouler la pelle du siècle…
Il me regarde ensuite bizarrement, en arrêtant totalement ses mouvements.
- Dai-i-ki est… Bizarre…
- Chuuuuut… Continue, juste continue….
- D'accord, d'accord !
Et il reprend comme si de rien n'était. Okey… Là je comprends le délire. Je n'ai même plus besoin de me tripoter pour prendre du plaisir. Ryouta accélère le mouvement, au fur et à mesure de mes gémissements et... !
"T'es au courant que t'es en train de gémir grâce à une bite dans le…"
TA GUEULE ! VA TE FAIRE FOUTRE CONSCIENCE DE MERDE ! T'AS PAS A ME DIRE CE QUE JE DOIS FAIRE !
Je ne contrôle plus vraiment mes réactions, mon corps passe en mode automatique. J'ai chaud, je me sens bien, et mes mouvements retranscrivent ce que je ressens, comme une réaction en chaîne.
Je pose mes mains sur les fesses de mon amant, histoire de lui montrer ce que je veux, et on se laisse tous les deux emporter par le plaisir, sous nos gémissements de plus en plus bruyants. Je sens déjà une boule se former dans mon bas-ventre, prête à exploser… Je sais que Ryouta n'est pas loin non plus…
Mon dos se cambre, comme si mon corps était à la recherche de plus de contact. Mes yeux se perdent sur l'endroit où nous sommes tous les deux joints et… Non, en fait, je n'aurais pas dû regarder. J'ai du mal à croire que c'est de moi dont il s'agit. Que ce sont mes fesses qui sont assaillies par les coups de reins de Ryouta. Pourtant, je le sens bien que c'est moi qui y prends du plaisir, et aucun doute sur le fait que c'est moi qui ai énormement douillé tout à l'heure. Mais il y a une différence entre le sentir et le voir. Je crois que j'aime bien les deux.
Je me prends en main pour multiplier les sensations, et il ne me faut pas plus de quelques mouvements et un coup de rein bien placé pour jouir dans un cri que je ne me savais pas capable de pousser. Je sens mes muscles se contracter autour de Ryouta, qui se laisse aller à son tour dans un geignement absolument adorable. Il se retient encore quelques instants sur ses bras, puis se laisse retomber de tout son poids sur moi, me faisant un haché dans ma respiration déjà chaotique. Ça, c'est ce qu'on appelle un rapport court, mais intense…
Je prends le temps d'essuyer ma main souillé sur les draps, comme dans un vieux réflexe.
Puis sans que je ne comprenne pourquoi, Ryouta explose en sanglots. Je me sens complètement brumeux, je comprends plus rien à ce qu'il se passe, là !
- Mon ange, qu'est-ce qu'il y a?
- Je… Je suis con-tent…
- Et tu pleures parce que t'es content ?
Je le sens hocher la tête contre mon épaule et je ne peux pas m'empêcher de sourire. Je le serre contre moi, lui laissant le temps de se reprendre. Bah… Tant mieux, s'il est content…
Je me love contre lui, le laissant pleurer sur mon épaule, tout en l'embrassant où je peux et en lui massant la nuque.
Est-ce que moi je suis content ?
Hum… On va se faire une rétrospective de ce qu'il vient de se passer.
J'ai eu mal, très mal.
Après, j'ai gémis. Beaucoup. Beaucoup trop…. J'espère sincèrement que Nanami n'est pas rentré entre temps, sinon, je ne sors plus de cette pièce.
Donc… Ouais, j'ai aimé.
Est-ce que je me sens différent ? Non… Pas spécialement.
Est-ce que les autres risquent de me voir différemment ? Bof… Physiquement y a rien qui change , donc je vois pas comment ils pourraient me voir différemment. Surtout que ça ne les regarde pas.
Est-ce que je regrette ?...
Je tourne mon visage vers celui de Ryouta, toujours en larmes, en train de mordiller son poing fermé.
Je retire délicatement sa main de sa bouche, la déposant sur mon corps. Je l'entend renifler doucement, et je le regarde se frotter les yeux pour se calmer.
Nan… Nan, je ne regrette pas. Au pire, même si j'ai un peu honte de m'être laissé aller, il n'y avait que Ryouta pour me voir comme ça...
Est-ce que je suis prêt à recommencer, un de ces jours ? Ouais… Sans hésiter.
Enfin, pas avant que le père noël m'ait apporté mon nouvel anus !
Je suis vraiment con, putain...
Je sens que Ryouta est toujours en moi, et ça commence à être très inconfortable…
- Ryou ? Tu peux … Mh… Euh...te retirer ?
- Mmh… Par-don…
Il se relève et se pose à côté de moi, pour retirer la capote. Il me regarde, le préservatif en main, et le jette dans la poubelle sans autre forme de procès. Et bah… Si on apprend pas à faire des noeud, sa poubelle va vite se transformer en piscine !
J'incite Ryouta à revenir vers moi, d'un geste de la main. On ne parle pas, on se laisse aller après cette instant riche en émotions…
Je bouge un peu, et j'ai l'impression de sentir comme un vide en moi. Un vide et une bonne grosse douleur dans le cul ! Bah, ça va passer… Mais je ne sais pas si je suis apte à marcher jusqu'à chez Satsu ce soir… Et je ne sais pas si j'ai vraiment envie de quitter Ryouta pour aller chez elle…
- Ryouta ?
- Hum ?
- Ça te dérange si je reste dormir ici ce soir ?
Il frotte doucement son nez contre sa main et me regarde. Sa voix est trainante, un peu cassée et je ne peux que le trouver adorable...
- Non, ça… Ça me dé-range pas. Dai-i-ki veut dormir avec moi ?
- Ouais, je préfère dormir là ce soir. C'est toi qui décide de ce qu'on fait. Moi, je suis ton planning.
- D'accord, d'accord !
Je lui embrasse le front, et attends de voir ce qu'il me propose. Mais visiblement, il a plus l'air partant pour faire une sieste qu'autre chose.
Je remonte la couette comme il faut sur nous, et je le laisse s'endormir en lui caressant la hanche.
Je mentirais si je disais que je n'étais pas claqué, moi aussi. On a quand même fait l'amour deux fois aujourd'hui, nos premières fois, normal que nos corps soient fatigués.
Mais en même temps, je n'ai pas envie de m'endormir. J'aurai l'impression d'avoir rêvé tout ça… Quoi que… La sensation inconfortable dans mes reins risque de me rappeler que ce n'était pas un rêve… Même demain… Putain, en plus demain, je vais en cours. Ce qui veut dire, que je vais devoir rester assis toute la journée… J'en pleure déjà.
J'irais sécher sur le toit. Voilà. Pas de problèmes, que des solutions !
Je tends mon bras pour attraper mon portable et envoyer un message à Satsu, lui indiquant que je ne rentrerais pas chez elle et que je reste chez Ryouta ce soir. Une fois la réponse reçue, je me recouche confortablement pour essayer de me reposer. Ça ne me fera pas de mal…
Je ferme les yeux et pose ma tête contre le crâne de Ryouta.
Mais je les ré-ouvre très vite en me rendant compte de quelque chose...
Je ne suis plus vierge de nul part.
Je rougis fortement à ce constat, visualisant ce qu'il vient réellement de se passer dans ce lit. J'ai envie de me planquer.
Faut que j'essaye de voir le côté positif de la chose. On a plus de questions à se poser. Je n'ai plus à me prendre la tête. Et on va pouvoir vivre notre sexualité sans complexes et sans limites.
… Bah, c'est cool en fait.
