Clarke,
J'ai beaucoup de choses à t'expliquer. Certaines de ces choses, je n'ai jamais pu te les dire. C'est plus simple de les écrire. Je suis dans la chambre au Capitole. Ils pensent que je dors. Ils ne se doutent pas que j'écris une lettre parce qu'ils nous pensent trop stupides pour écrire quoi que ce soit. Ils se pensent vraiment supérieurs à nous, au Capitole, et je trouve ça assez triste de les voir aussi ignorants. Il y a tellement de choses qu'ils ne savent pas !
Mais ce n'est pas de ça dont je veux te parler. Si tu lis cette lettre, c'est que Lexa te l'a rapportée. Seule elle sait où je vais la cacher dans l'appartement. Seule elle peut te la donner. Et si tu l'as, alors tu détiens la preuve que je ne mentais pas quand je t'ai dit que je ne reviendrai pas. Je le savais, Clarke, dès que j'ai été appelé le jour de la Moisson. Ne sois pas triste, attends de finir la lettre avant de tirer des conclusions hâtives. Souviens-toi des livres que le Maire me prêtait secrètement, j'attendais toujours de les finir avant de te dire s'ils m'avaient plu ou non. C'est la même chose ici.
Je ne sais pas trop par où commencer. Je veux que tout soit clair. Je vais commencer par essayer de t'expliquer qui je suis car il y a une partie de moi que tu ne connais pas. En fait, personne ne l'a jamais connue. Je n'ai jamais voulu en parler, je ne voulais pas vous faire de la peine, surtout après la mort de Papa.
Depuis que je suis né, j'ai mal. C'est bizarre dit comme ça mais c'est vrai. J'ai toujours regardé autour de moi en me demandant comment le monde pouvait être ainsi. J'ai toujours regardé les gens en me demandant s'ils étaient heureux. La vérité, je l'ai vite sentie, est qu'ils ne sont pas heureux et ne le seront jamais. C'est ma vérité à moi. J'ouvre les yeux et je vois le monde souffrir. Je n'ai jamais réussi à le voir autrement.
Je me réveillais tous les matins avec la poitrine compressée et je ne savais pas ce que j'allais faire aujourd'hui pour avoir le moins mal possible. J'avais mal au cœur, mal au ventre, ma tête me hurlait de rester dans le lit toute la journée pour éviter de confronter le monde. Je ne pouvais pas, tu le sais bien, il faut travailler, aller à l'école, obéir aux ordres.
Puis Papa est mort. J'étais encore jeune, je n'avais pas encore dix ans, et je trouvais ça injuste. Je vous voyais souffrir mais moi je n'avais plus vraiment mal. C'était différent. Depuis la mort de Papa, je suis vide. Au début, je pensais que ça irait mieux et que, peut-être, tous les enfants souffraient avant de finalement voir la douleur disparaître en grandissant. Mais les autres enfants du district n'avaient jamais été comme moi. Ils arrivaient à s'amuser vraiment, ça se voyait sur leurs visages. Alors j'ai compris que je n'étais pas normal.
La douleur d'avant la mort de Papa n'est plus là, remplacée par le vide, mais j'ai découvert au fil du temps que le vide fait mal à sa façon. J'ai essayé d'être heureux Clarke, j'ai vraiment essayé, mais je ne sais pas comment ça fonctionne, ce qu'on doit faire pour se sentir bien. C'est censé être naturel mais chez moi ça n'a jamais été le cas. Si j'avais pu t'en parler, je t'aurais demandé : comment peut-on être si jeune et souffrir autant ? Pour rien. Ou pour une raison inconnue. Cela t'aurait blessée, c'est pourquoi je ne t'en ai pas parlé. Je ne voulais pas te faire souffrir en te laissant savoir que je souffrais.
La Moisson, c'était une chance inestimable. Tiré au sort, envoyé vers une mort probable. Je n'avais jamais songé à en finir avant, parce que ça vous aurait fait trop mal à Maman et toi. Je suis resté pour vous. Aller aux Jeux, je ne l'ai pas choisi. Je te l'ai dit, je ne veux pas vous causer de mal. Le choix a été fait pour moi. Je ne peux que saisir ma chance.
Je vais écrire quelque chose et j'espère que tu ne m'en voudras pas. Je te demande juste de lire attentivement.
La veille des tests, j'ai été voir Lexa dans sa chambre. Elle a vu mon air concerné et m'a demandé ce qui se passait. Je lui ai dit que je devais lui parler de quelque chose d'important et elle a accepté. Je me suis assis en face d'elle sur son lit et j'ai commencé à expliquer ce que je t'ai dit. Avant qu'elle ne puisse réagir, j'ai lancé ma requête. Je veux qu'elle gagne. Je le veux, pour elle et surtout pour toi. Elle s'est levé et a crié.
« Il est hors de question que je te tue ! »
La façon dont je l'ai regardée a dû lui faire mal et je m'en suis un peu voulu pour ça.
« Je lui ai promis de te ramener à elle... »
J'ai bien compris son désespoir, mais le mien était si grand, un immense précipice dans lequel je tombais depuis si longtemps ! Et c'est là que j'ai dit quelque chose dont je ne suis pas fier. Je ne le regrette pas mais je n'en suis vraiment pas fier du tout.
« Si tu meurs et que je gagne, Lexa, je me tuerais immédiatement. »
Elle m'a dévisagé longtemps, elle ne me croyait pas, elle pensait que j'exagérais. Alors j'ai baissé d'un centimètre mon pantalon pour laisser apparaître une tâche sombre sur ma peau à hauteur de la ceinture. Elle a regardé avec de grands yeux ronds mais elle n'a pas eu besoin de me demander ce que c'était. On ne pouvait pas se tromper sur le fait que c'était une marque de brûlure. Et comme elle ne voulait pas en conclure la vérité, j'ai soulevé mon t-shirt. J'ai plein de marques. Certaines plus vieilles, d'autres plus récentes. Crois-le ou non, Clarke, ça fait des années que j'essaie de combler le vide qui me frigorifie, de me réchauffer par le feu. Je vais mieux quelques minutes et le froid revient.
J'ai essayé, Clarke, j'ai vraiment essayé. J'ai trop mal. La douleur ne partira jamais. Pas si je reste en vie.
Alors Lexa a dû accepter, face à tout ce que je lui ai dit, tout ce que je lui ai montré. Elle a accepté de m'aider. Si je dois mourir dans les Jeux, je veux que ce soit elle qui le fasse parce qu'elle saura y faire et que je l'aime beaucoup, Lexa.
La première fois que je l'ai vue, j'ai eu un peu moins froid. Un peu moins mal pendant un court instant. Et tout ça parce que je l'ai vue elle parlant avec toi sur la grande place. Vous vous connaissiez depuis pas si longtemps d'après ce que tu m'avais dit, pourtant vous vous entendiez bien. Toi, t'étais de profil et tu riais. J'ai vu Lexa sourire et c'est ça qui m'a réchauffé un peu. Mais pas que. En fait, j'ai pas compris à l'instant, mais c'était le regard de Lexa aussi. La façon dont elle te regardait, la façon dont tu riais, elle souriait, vous étiez tellement heureuses ! Tellement chaleureuses ! Mon monde avait l'air un peu moins triste.
Plus tu te rapprochais de Lexa, plus j'ai appris à la connaître aussi. Je l'aime énormément parce que tu l'aimes. J'étais tellement content de te voir comme ça, aller un peu mieux après la mort de Papa ! Et un peu triste aussi, parce qu'aucune de vous deux semblait réaliser que l'amitié n'était pas votre truc à vous. J'y connais rien au monde, Clarke, encore moins aux autres, mais faut vraiment être aveugle pour ne pas voir que votre bonheur à vous c'est l'autre. Avec elle, tu supportes mieux le monde qui t'entoure. Ce monde cruel et morne auquel je n'ai jamais pu m'adapter.
Demain les Jeux commencent. J'ai dit à Lexa que je l'aime tant qu'elle t'aime et que je ne pourrai jamais la remercier assez pour s'être portée volontaire pour toi. Je n'aurai jamais pu te convaincre de me laisser mourir Clarke, je n'aurai jamais pu te sauver, car je sais à quel point tu m'aimes. Mais tu dois savoir Clarke que demain débutera ma délivrance.
Je n'aurai plus mal.
J'espère aller jusqu'en finale avec Lexa, comme ça je serai sûr qu'elle gagnera. Je serai sûr que j'aurai tenu la promesse que je me suis faite : te la rendre. Elle saura t'aimer sans te faire souffrir, à condition que tu acceptes le fait que ma mort était ma décision et non la sienne. Au contraire, me tuer est le plus beau cadeau qu'elle pourrait me faire. Ne m'en veux pas de dire ça. Je ne veux pas t'abandonner Maman et toi. Je veux juste être libre. J'ai trop mal et je sais que sans les Jeux je n'aurais pas tenu une longue vie.
Je ne te demande pas de comprendre ce que je ressens. Je veux en revanche que tu comprennes que ce problème ne peut pas être réglé autrement car il n'a jamais été déclenché. Je suis né comme ça. C'est étrange mais je n'ai pas d'autres mots pour le dire.
Je veux que tu retiennes une chose très importante et que tu ne l'oublies jamais. Sans montrer cette lettre à Maman – ça lui ferait trop mal et je veux pas qu'elle souffre – dit lui que je l'aime. Car c'est ça cette chose importante à retenir. Je t'aime Clarke. Toi, Maman, et même Lexa qui fait partie de ma famille pour mon cœur. Je tiens pas à grand monde, pas même à la vie, mais je tiens énormément à vous.
Sois heureuse Clarke. Pardonne Lexa, elle n'a rien fait de mal. Si tu lis ça, tu lui en veux probablement. Je ne sais pas si tu lui en veux pour ne pas m'avoir sauvé ou pour m'avoir tué, les deux peut-être, je ne sais pas encore de quelle façon je vais mourir. J'espère vraiment que ce sera Lexa qui me tuera. Je ne vois pas meilleure mort dans les Jeux.
Je finis ma lettre sur quelque chose qui me semble aussi important. A la mairie, quand tu es partie, je savais que t'allais aller voir Lexa. Elle était dans la pièce à côté, j'entendais pas grand chose, mais en arrachant le tableau du mur et un peu de papier peint j'ai trouvé des vieux trous de perceuse. J'ai vu Lexa t'embrasser et ça m'a rendu heureux pour toi. Pas longtemps. Je ne serai jamais totalement heureux. Mais je veux que tu saches que l'amour que vous vous portez a réussi à rendre heureux un instant une personne comme moi. Quelqu'un qui est destiné à souffrir. Mes seuls vrais courts moments de joie, c'était deux de tes moments avec Lexa.
Ne rate pas l'occasion Clarke, le bonheur est rare dans ce monde.
J'ai tout dit et j'ai peur de ne plus pouvoir m'arrêter si je continue. Je te dis au revoir Clarke. Je ne suis pas bon pour les adieux.
Je t'aime, ne l'oublie jamais. C'est le plus important.
Aden.
Clarke reposa la lettre, les mains tremblantes. Elle l'avait découverte pliée en huit sur la table de chevet avec son prénom écrit sur le dessus. Elle avait tout de suite reconnu l'écriture d'Aden et avait hésité à déplier la feuille par peur que ce ne fût qu'une mauvaise blague. Quand elle l'avait finalement fait, elle avait découvert le long texte à l'écriture si familière et son cœur s'était serré. Elle avait commencé la lecture, redoutant ce qu'elle allait lui apprendre, empli d'un soudain espoir vain.
La lecture terminée, Clarke contempla le vide un moment. Combien de temps ? Impossible à dire. Longtemps, c'était certain. Elle revoyait tous ses souvenirs avec Aden, cherchant des indices du mal-être de son frère. Aucun. Elle n'en trouvait aucun. Aden l'avait bien caché, pour ne pas leur faire de mal. Pendant tout ce temps, son frère souffrait et Clarke n'avait rien remarqué. Personne n'avait rien vu. Elle aurait pu se demander comment Aden avait pu cacher ça mais elle connaissait assez bien son frère pour savoir qu'il était doté d'une grande intelligence et d'une certaine sagesse. Cela se reflétait encore dans sa façon d'écrire. Si jeune et il portait la souffrance du monde sur ses épaules. Clarke ne pouvait que comprendre son choix. Elle ne pouvait pas faire autrement.
Elle resta de longues heures dans la chambre, à réfléchir, revoir le passé d'Aden, relire la lettre pour graver les mots dans sa mémoire. Elle se surprit à murmurer « Je t'aime aussi, Aden. Ne l'oublie pas. » en tenant la lettre contre son cœur. Le silence lui répondit mais cela ne la blessa pas. Aden savait que Clarke l'aimait, il l'avait bien souligné dans la lettre. Il voulait son bonheur car il n'en avait pas lui-même.
Que dirait-elle à sa mère ? Elle allait trouver un moyen de lui transmettre l'amour d'Aden sans révéler le contenu de la lettre car Aden avait raison en disant que leur mère ne supporterait pas d'apprendre que son fils avait souffert tant d'années sous ses yeux sans l'avoir vu. Clarke parvenait à comprendre les choix d'Aden. En quelque sorte, elle lui en était reconnaissante. Selon les dires de son frère, elle n'aurait rien pu faire pour l'aider. Elle voulait penser que ce fut le cas mais Aden avait eu mal pendant tant d'années qu'elle n'était pas certaine qu'il pusse être guéri. Et s'il l'avait pu, cela n'aurait pas été grâce à elle. Sinon, cela aurait fait longtemps qu'Aden aurait été guéri.
Elle replia soigneusement la lettre. Cela faisait trop longtemps qu'elle était là, à réfléchir, à se noyer dans les souvenirs aussi beaux que douloureux. Elle décida de se lever. Elle laissa tomber le drap qui la couvrait et saisit la tenue propre sur le fauteuil. Habillée, elle sortit de la chambre et s'arrêta un instant, écoutant pour détecter le moindre mouvement dans la maison. Elle entendit bientôt du bruit qui semblait venir de la cuisine.
Elle descendit silencieusement, s'arrêtant en bas des escaliers. Devant elle se présentait la porte d'entrée qui lui permettrait de quitter les lieux. Un peu en avant, sur la gauche, se trouvait la porte de la cuisine. Elle réfléchit. Comment réagirait-elle face à Lexa ? Sa tête lui faisait mal, marque de l'ivresse de la nuit dernière, et elle avait peur de ne pas tenir le coup face à elle. La lettre d'Aden lui avait brusquement appris qu'elle n'avait pas haï Lexa mais une version de Lexa qui s'était évaporée à la fin de la lecture de la lettre. Lexa avait tué Aden, ce fait n'avait pas changé, mais les circonstances, elles, étaient complètement différentes. Lexa avait fait ce qu'elle-même n'aurait pas pu faire et Clarke essayait de se convaincre que c'était certainement mieux ainsi. Elle devait bien l'accepter, pour Aden. C'était son choix de mourir. Elle ne pouvait pas le critiquer, ni le juger, car elle ne savait pas comment il avait vécu son mal-être. Celui-ci avait déjà été assez dur à lire alors à vivre ? Ce n'était pas étonnant qu'Aden ait voulu y mettre un terme. Clarke s'en voudra toujours un peu de ne pas avoir pu l'aider mais il fallait qu'elle s'y fasse. Elle ne pouvait pas ignorer le fait que, même si elle avait aidé Aden à aller mieux, il aurait tout de même été tiré au sort. De là, Aden avait choisi de se sacrifier pour que Lexa puisse rentrer. Et ça simplement car il avait vu l'importance de Lexa pour Clarke avant qu'elle-même ne s'en rende compte. Il la voulait heureuse. Il n'imaginait peut-être pas qu'il faisait partie de son bonheur mais elle ne pouvait nier le fait que la mort de Lexa aurait été terrible pour elle. Dans les deux cas, Clarke perdait quelqu'un qu'elle aimait. Mais maintenant, grâce à la lettre, elle savait que les deux avaient eu leur chance : Aden était libre et Lexa était revenue auprès d'elle.
Elle se tenait finalement sur le pas de la porte de la cuisine. Elle avança d'un pas et Lexa, en train de nettoyer le comptoir, la remarqua. Elles étaient face à face, à quelques mètres l'une de l'autre. Aucune ne savait comment l'autre allait réagir. Aucune ne savait quoi faire.
Lexa décida de prendre la parole, bien que timide :
- Tu pars quand ?
Clarke fronça les sourcils, ne s'attendant pas à cette réplique. Lexa devait s'attendre à ce que Clarke ne puisse lui pardonner, même après avoir lu la lettre, hantée par la vision d'elle tuant Aden. Si Clarke le voulait, elle pouvait tout à fait partir et s'arranger pour ne plus jamais croiser Lexa dans le district. Même dans le même lieu, elles pouvaient s'effacer de la vie de l'autre.
Mais Clarke ne pourrait pas faire ça. Elle avait besoin de Lexa qu'elle le veuille ou non. Elle ne pouvait plus non plus lui en vouloir avec ce qu'elle avait découvert. A vrai dire, elle s'en voulait un peu de son comportement récent envers Lexa. Elle savait maintenant que ça n'avait pas été facile pour elle non plus.
Elle s'avança à pas lents et ralentit encore en voyant Lexa se crisper. Arrivée à sa hauteur, elle l'étreignit prudemment. Lexa fut surprise mais finit par se détendre. Clarke réalisa au combien elle avait eu besoin de cette étreinte. Elle retrouvait celle qu'elle avait connu avant les Jeux et même si elle était différente suite à ce qu'elle avait fait dans l'arène, elle ne pouvait plus être à ses yeux l'horrible meurtrière d'Aden.
Clarke entoura Lexa de ses bras, soulagée de ne plus avoir à la haïr.
- Jamais, souffla-t-elle avant de fermer les yeux.
Elle ne voulait pas l'effacer de sa mémoire, encore moins de sa vie. Aden avait raison : le bonheur pour elles, c'était l'autre. Clarke ne pouvait pas l'abandonner, pas quand il était si rare, pas quand il était si fort.
Elles restèrent ainsi longtemps. Ensemble, elles pouvaient guérir, c'était sûr à présent. Ensemble, maintenant qu'elles avaient enfin réalisé ce qu'elles représentaient l'une pour l'autre.
Perdue dans ses pensées, Clarke se surprit à murmurer :
- Ne me laisse pas.
Elle revivait leur dernière rencontre avant que Lexa ne parte pour les Jeux. Elle était encore enfouie dans ses souvenirs quand des paroles la ramenèrent à la réalité.
- Jamais. Je te le promets.
Clarke redressa la tête, croisant le regard de Lexa.
- Plus de promesses, Lexa. Tu sais où elles nous ont menées. On n'en a pas besoin. C'est justement pour ça que ça marche entre nous. On n'en a jamais eu besoin.
Lexa réfléchit un instant et finit par hocher la tête. Clarke avait raison. Elles n'avaient jamais eu besoin de promesse ou de pacte pour être là l'une pour l'autre. C'était aussi ça, leur bonheur. Elles n'avaient jamais eu à le chercher, car elles s'étaient trouvées.
Fin.
J'espère que cette nouvelle vous a plu et surpris !
