Vendredi 24 novembre 1995
Chère Marie,
Comme d'habitude, emploi du temps chargé. Et je ruminais ma réalisation de mardi soir. Je ne voulais pas continuer à noircir littéralement ce cahier de mes idées négatives.
Mais aujourd'hui... Le vendredi soir, c'est soutien en Métamorphose. C'est encore Harry qui s'en est occupé, et j'ai réussi à le convaincre qu'on travaille seuls dans la Salle sur Demande. J'avais besoin de lui parler, et je voulais qu'on soit tranquilles. Finalement, on n'a pas avancé sur la Métamorphose, mais par contre, je crois que sur le terrain de la confiance de Harry envers moi, pas trop mal.
J'ai commencé par lui expliquer ce que j'avais compris cette semaine, au sujet de ce qui se passe pour l'instant en Grande Bretagne :
« Mardi soir, en dînant avec Remus et Sirius, j'ai réalisé que j'ai beau savoir qu'une guerre se prépare, et que ce ne sera pas joyeux tous les jours, je ne l'avais jamais réellement compris jusqu'à maintenant. Ici, on est dans un cocon, on nous fait oublier tout ça. C'est sans doute une bonne chose : nous sommes après tout des enfants, et ces conflits ne devraient normalement pas nous concerner.
–Sauf que Voldemort se fout que nous soyons des enfants, a répliqué Harry. Il a essayé de me tuer alors que j'avais un an.
–J'ai vraiment compris ça en voyant Remus et Sirius mardi. Tu sais que depuis que je suis là, j'essaie de te faire sortir de ta tension permanente, mais j'ai réalisé que je n'avais pas compris pourquoi tu étais dans cet état. Remus et Sirius portent encore à vif les cicatrices de la dernière guerre, qui n'ont pas pu cicatriser pendant ces quinze dernières années, et ils savent que de nouvelles vont apparaître dans les prochains mois, les prochaines années. Ce sont deux vétérans qui savent qu'ils vont repartir au combat. Qui savent que tu vas devoir combattre. »
Harry a hoché la tête. J'ai continué :
« Je... Je sais également que si je suis ici, c'est que j'ai un rôle à jouer. Je ne sais pas encore lequel, mais j'ai pris conscience que je ne serai pas un de ces élèves qui restera dans la protection tranquille de Hogwarts, en sachant que sa famille n'est inquiétée par aucun des deux camps. Je voulais te faire savoir que maintenant, je comprends mieux ce que tu ressens.
–Merci. »
Ça a été dit en toute honnêteté. Je crois qu'il était vraiment content d'entendre ça. J'ai souri :
« Je veux aussi te faire savoir que je vais continuer à essayer de faire en sorte que tu te sentes mieux. Mais tu sais maintenant que ce n'est pas parce que je refuse de voir ce que tu ressens. C'est juste que tout le monde a besoin de se reposer. Pour l'instant, c'est un peu le calme avant la tempête. L'inaction, c'est ce qu'il y a de plus terrible. Je n'ai jamais été dans un conflit, mais je sais ce que c'est que d'être impuissante en attendant que quelque chose se passe, et toute la frustration que ça peut générer. Je vais essayer de faire en sorte que ce sentiment ne te dévore pas, que tu puisses garder les idées au clair, et que tu puisses continuer à avoir de jolis souvenirs et de jolies émotions. Tu en auras besoin plus tard. »
Harry a hoché la tête. Il semblait plus détendu. C'était comme si je venais de lui enlever un poids des épaules. Il m'a donné l'impression d'être soulagé que quelqu'un comprenne enfin ce qu'il ressentait, en partie du moins.
Dommage, parce que le sujet que je voulais aborder ensuite allait enlever ça.
« Pour agir, j'ai besoin de savoir où se trouve la réalité, parmi tout ce que j'ai pu lire. Il y a certains points de l'histoire qui font consensus, comme ta cicatrice, mais d'autres qui font l'objet de... discordes...
–L'Occlumancie.
–En effet. Mais l'Occlumancie, même si elle a son importance, et sera peut-être un élément déterminant dans ta victoire, ne reste qu'un sujet annexe par rapport à certaines trames de l'histoire. Pour l'instant, je suis en train d'essayer de me positionner sur plusieurs sujets, plus ou moins liés, qui peuvent également tout changer, et déterminer qui sont tes alliés ou non. Certaines... situations, ou personnes, sont, selon les histoires, les meilleurs alliés qu'on puisse rêver, et dans d'autres, les pires ennemis, au même niveau que Voldemort, voire pire. »
Harry a haussé un sourcil surpris, mais n'a rien dit.
« Snape et Malfoy sont deux de ces personnes. Et sur le barème de ''Gentil'' à ''Complètement méchant'', ils sont finalement plutôt dans le vert, d'après ce que j'ai vu d'eux pour l'instant, même si seul le temps nous dira à quel point.
–Tu es certaine de leur fiabilité ?
–La seule chose dont je suis certaine à présent, c'est qu'aucun des deux n'est ton ennemi, au point de te vouloir du mal dans cette guerre. Snape te saque en classe, Malfoy dans les couloirs, mais ça reste des brouilles d'école, et ils me donnent l'impression de faire la part des choses entre des bagarres de lycée et les vrais combats. Ce qui finalement est déjà pas mal, au vu des autres incertitudes qui me restent.
–Chaque personne qui m'entoure fait l'objet d'incertitudes ?
–Non. Je n'ai jamais vu de situations où Hermione n'était pas ton alliée, par exemple. Même dans les histoires les plus tordues, elle t'est toujours loyale, et c'est ce qu'elle dégage ici. Je n'ai absolument aucun doute à son sujet. Remus et Sirius sont généralement de bons soutiens, mais il y a de ces histoires où ils sont utilisés par quelqu'un d'autre, ce qui les rend moins fiables. Pas de leur propre volonté, mais tant que je ne sais pas s'ils sont utilisés ou non, je ne peux pas me permettre de leur dire n'importe quoi.
–Ils ont trouvé que l'Occlumancie était une bonne idée, et ils ont décidé de s'y remettre. Ils avaient commencé, en tant que Maraudeurs, mais ne s'y étaient jamais mis sérieusement.
–Voilà qui les fait nettement remonter dans mon barème de confiance. »
S'ils décident de se mettre eux aussi à l'Occlumancie, c'est qu'ils savent quelque part que tous leurs alliés apparents n'en sont pas forcément, et c'est une excellente chose par rapport à leur liberté de décision. Je classe définitivement ça dans les bonnes nouvelles.
« Ron ? » a ensuite demandé Harry.
J'ai hésité. Un, je ne l'aime pas, et deux, c'est un des deux plus gros points de doute.
« C'est celui qui me fait le plus douter, pour l'instant, j'ai fini par avouer. Ron fait l'objet d'autant de controverses que Snape ou l'Occlumancie. De nombreuses histoires doutent de sa fiabilité et de la réalité de son amitié envers toi.
–Moi aussi, » a reconnu Harry.
Et bien c'est mal parti pour Ron, alors, si même Harry doute. J'ai soupiré :
« L'Occlumancie, c'est non seulement parce que c'est important pour vous de protéger vos secrets, mais c'est également un test pour lui, histoire de savoir s'il fait passer d'abord son amitié ou sa paresse à l'apprentissage.
–Il n'est peut-être pas bon Occlumens... a tenté Harry.
–Je pense que c'est le cas, en effet. Je n'ai jamais lu qu'il était doué dans ce domaine. Mais s'il voulait vraiment te soutenir, il aurait quand même la motivation pour essayer, non ? Après tout, pour l'instant, ni toi ni Hermione n'avez vraiment réussi à avancer, mais vous essayez, encore et encore, tous les soirs. Le fait qu'il n'y arrive pas ne devrait pas le frustrer, parce que vous non plus, vous n'y arrivez pas encore.
–Il a échoué au test ?
–Il est assez mal parti pour le réussir. Mais sa volonté à être vraiment ton ami n'est pas le seul souci que j'ai avec lui. Le reste n'est pas vraiment dépendant de lui, ou pas encore d'actualité, donc je ne t'en parle pas encore. »
Il y a eu un silence, puis Harry a demandé :
« Dumbledore ?
–Qu'en penses-tu ? j'ai préféré demander plutôt que répondre à sa question.
–Je n'en sais rien, a-t-il avoué, clairement confus. Il m'évite, cette année, complètement. Alors que les années précédentes, il était toujours disponible. C'est quand même bizarre. Et sa décision de cet été aussi, de me laisser chez les Dursley et de ne me tenir au courant de rien.
–Par rapport à ça, je peux te répondre : il a peur de ton lien avec Voldemort.
–Pardon ?
–Tu vois Voldemort, tu perçois certaines de ses émotions. Et si l'inverse était également vrai ? Dumbledore a peur que tu trahisses involontairement certains secrets comme ça. »
Harry a ouvert de grands yeux, puis il a éclaté d'un rire sans joie :
« OK. Donc, il a peur que je trahisse les petits secrets de l'Ordre ? Il ne lui est pas venu à l'idée que si Voldemort envahissait mon cerveau, ce ne serait pas pour chercher les derniers plans de recrutement, mais là où je suis afin de me trouver et de me tuer ? »
En effet, voilà qui est possible. Ça n'a jamais été exploité dans ce que j'ai lu, mais c'est possible. Harry, sérieusement, dépêche-toi avec l'Occlumancie !
« Pourquoi il n'a pas pris la décision de m'enseigner l'Occlumancie ? a soudain demandé Harry. Pourquoi c'est toi, en arrivant ici, qui m'en parle pour la première fois ?
–Je ne sais pas. Le rôle de Dumbledore est le plus confus de tous, sans doute parce qu'il est aussi central que le tien. Et si je n'ai aucun doute sur ta volonté à détruire Voldemort et sur le fait que tu vas tout faire pour y arriver, le rôle de Dumbledore n'est pas aussi clair. Les histoires ne sont pas d'accord et lui accordent un rôle variable, toujours important, mais ayant des conséquences... différentes... Cela va du chef de l'Ordre du Phoenix gentil et quasiment figure de grand-parent pour toi, soutien infaillible et mentor parfait, jusqu'au manipulateur égoïste et abusif, carrément criminel dans ses intentions et la manière de les réaliser. Et entre ces deux extrêmes, tout est possible. Si le très gentil Dumbledore est à 100 sur l'échelle des gentils, et le très méchant à 0, les livres, qui sont pourtant la base de l'univers littéraire, ne le placent pas à 100. On va dire qu'il est à 75. Toujours un gentil, mais parfaitement capable de manipuler ceux qui l'entourent.
–Et toi, tu en penses quoi ?
–Je n'aime pas son aura, j'ai répondu simplement.
–Tu as eu peur de lui quand tu l'as vu pour la première fois, a affirmé Harry.
–Et je maintiens cette première impression. Sur la même échelle, pour l'instant, je le place en dessous de 50.
–Un méchant ? s'est étonné Harry.
–Peut-être pas dans l'absolu, mais par rapport à toi, je pense que oui. Ce que j'ai vu est trop... calculateur, manipulateur, ambitieux, égoïste. C'est en premier lieu à cause de mes doutes sur lui que je vous ai demandé d'apprendre l'Occlumancie. »
J'ai observé Harry et j'ai vu qu'il enregistrait et travaillait tout ce que je venais de lui dire.
« Tu ne protestes pas. Je détruis votre fameux et si prestigieux directeur, celui qui a été le premier à te soutenir lorsque tu as annoncé le retour de Voldemort, et tu ne dis rien pour le défendre.
–Je suis assez en colère contre lui en ce moment, et ça me permet d'accepter qu'on ne croit pas aveuglément en son rôle de Chef de la Lumière. Tu m'aurais annoncé qu'il était l'égal de Voldemort, j'aurais protesté. »
J'ai eu un petit sourire. C'est encore possible. Rien pour l'instant ne me permet d'affirmer que Dumbledore agit vraiment pour le « plus grand bien ». Rien ne me dit le contraire non plus, à part son aura.
« Tu penses que c'est possible ? s'est étonné Harry.
–Je n'en sais absolument rien, j'ai répondu honnêtement.
–Et comment pourrais-tu en savoir plus ? »
J'ai hésité.
« J'ai besoin de te poser une question extrêmement désagréable.
–Vas-y.
–Les Dursley. »
Harry a grimacé. J'ai inspiré profondément, et je me suis lancée :
« Les Dursley aussi ne font pas consensus. Tout le monde est d'accord pour dire que tu n'es pas heureux chez eux. Par contre, dans quelle intensité... Je ne veux pas que tu me racontes, si tu n'en as pas envie. J'ai juste besoin de savoir s'ils se sont contentés, tout aussi terrible que ce soit, de te négliger et de t'affamer, en te faisant travailler trop dur pour un enfant et en favorisant clairement Dudley, allant même jusqu'à le laisser te frapper... »
J'ai levé la main gauche pour la tendre devant moi, sur la tranche, puis j'ai placé la main droite en face, et je l'ai éloignée doucement, pour former un écart de plus en plus important entre les deux paumes :
« Ou si c'est pire que ça. Coups, violence, abus, mise en danger volontaire, destruction physique et mentale, situations où tu as frôlé la mort... »
Harry a regardé mes mains un moment, puis a placé une main contre ma main droite, et a continué à l'écarter. J'ai fermé les yeux. Le message était clair. J'ai remonté tous mes boucliers également. Je ne voulais pas percevoir la détresse que toute son attitude dégageait. Je ne voulais pas qu'il ait l'impression que j'ai pitié de lui, alors que ce n'est pas le cas. Ça me fait simplement de la peine qu'on puisse traverser ça, et surtout, qu'on puisse en sortir aussi fort et gentil que l'est Harry. Survivant. Il porte bien son surnom...
« OK, j'ai dit après un long moment. Qui est au courant ?
–Je ne sais pas.
–Dumbledore te replace là-bas chaque année. Est-ce qu'il sait ?
–Je n'en sais rien. Quand je lui dis que c'est un enfer, il fait un vague signe de la main, comme si j'étais un adolescent rebelle qui croit que ses parents lui refusant d'aller en boîte sont des monstres sans cœur. Pour lui, ma tante est la sœur de ma mère, elle ne peut que m'aimer.
–OK. Et... je suppose que tu as des cicatrices... Quelqu'un les a vues ?
–Mes partenaires, mais je n'ai jamais répondu à leurs questions. Pomfrey aussi, sans doute, vu le temps que je passe dans son infirmerie. »
Ses partenaires ? Tiens ? Le vrai Harry serait moins timide envers la gent féminine que celui des livres et des films ? Remarque, ça expliquerait son attitude frôlant le flirt avec ses coéquipières de Quidditch ou avec moi.
« Mais jamais rien n'a été fait, donc je suppose que non, personne n'est réellement au courant, a dit Harry d'un ton las.
–Est-ce que Pomfrey t'a proposé des potions ou des crèmes pour tes cicatrices ?
–Non. Je ne suis jamais allé à l'infirmerie à cause d'elles, elle n'avait pas à me proposer de traitement. »
Il a semblé complètement détaché par rapport à la conversation. Cela ne fait pas un mois que je le connais, mais je sais que c'est un moyen pour lui de se protéger émotionnellement. Son Occlumancie émotionnelle personnelle, sauf qu'au lieu de m'empêcher de percevoir ses émotions, elle lui permet de ne pas avoir à y faire face.
Mais je n'ai rien dit. Je n'aime pas ce qu'il me raconte. Personne n'a jamais réagi. Alors que si c'est vraiment aussi grave que ce qu'il laissait entendre, - et je n'ai aucune raison de ne pas le croire -, quelqu'un aurait du faire quelque chose. Un instituteur de l'école primaire, un médecin, si tant est qu'il en ait vu avant de rencontrer Pomfrey, Pomfrey elle-même, Dumbledore, ces copines... Personne n'a rien fait. Pourquoi ? Pourquoi, alors que la médecine magique permet de faire disparaître n'importe quelle cicatrice non provoquée par la magie, Pomfrey ne lui a pas proposé de faire disparaître les siennes ? Pourquoi personne ne s'est rendu compte de l'enfer qu'il traversait ?
« Quand tu retournes chez les Dursley, l'été... Est-ce que ça se passe mieux, maintenant ?
–Les deux premiers étés ont été pires. Vernon s'était mis en tête que je ne devais pas revenir à Hogwarts. Mais après, il y a eu Sirius. Je leur ai dit que quelqu'un comptait maintenant avoir des nouvelles régulières de moi, et qu'il n'hésiterait pas à venir les chercher lui-même s'il le fallait. Du coup, oui, ça va nettement mieux. Ça correspond à la version... soft que tu as donnée.
–Ignorance, négligence, malnutrition, travail abusif et coups par Dudley ?
–Non, Dudley a peur de moi. Mais le reste, oui, c'est ça. C'est un sacré progrès, je t'assure. »
Il m'a fait un petit sourire, comme s'il voulait me rassurer. Moi, je ne trouve pas ça rassurant du tout qu'il considère de la maltraitance comme un progrès...
« Pourquoi tu n'en as jamais parlé ?
–Pour quoi faire ? Quand j'en parle, Dumbledore m'ignore et me remet là-bas. »
Il a froncé les sourcils puis m'a regardée :
« Il vient encore de descendre dans ton barème, n'est-ce pas ?
–Il vient surtout de perdre sa plus belle chance de remonter. Il faut qu'on fasse quelque chose par rapport à ça.
–Ma priorité, c'est de faire en sorte que Voldemort me laisse tranquille toute l'année. Si on arrive à l'été prochain sans trop de mal, alors on en reparlera.
–Harry, pour que la boucle du temps soit bouclée, il faut qu'en 2008, le monde soit en paix, et il faut que la guerre ait été assez restreinte pour que rien ne paraisse dans les actualités non-magiques. Il y aura un happy end. A quel prix, je ne sais pas encore et on va faire en sorte qu'il soit le plus léger possible, mais tu vas réussir. C'est une certitude. Alors, comme de toute façon on doit attendre le premier mouvement de Voldemort, autant s'occuper en faisant en sorte que tu ne retournes pas chez les Dursley l'été prochain.
–Tu as une idée ?
–Oui. Mais j'ai besoin d'attendre les vacances de Noël pour ça. Et on va mettre tes oncles adoptifs dans la boucle. J'ai besoin d'adultes. »
Harry m'a regardé, puis a souri en se détendant :
« Tu crois vraiment que dans un mois, on pourra faire en sorte que je sois débarrassé des Dursley, protection magique ou pas ?
–Si seulement la moitié de ce qui a été écrit est vrai, dans un mois, on fout un bordel monstre qui choquera toute la bonne société magique britannique. Tu as envie de t'amuser un peu ?
–À ce point ?
–C'est pour ça que j'ai besoin de Sirius et Remus. Eux vont pouvoir me dire à quel point.
–Ils sont là tous les deux. Pourquoi ne pas commencer maintenant ?
–Parce que tu as toujours besoin de maîtriser l'Occlumancie, et moi de rattraper mes cours.
–Mais on s'en occupe à Noël ?
–Promis. »
Bon, maintenant me reste plus qu'à tenir cette promesse, et espérer qu'il y ait effectivement une faille dans le placement de Harry chez les Dursley par Dumbledore. Mais je pense qu'il y en a une. Et puis, il suffira de prouver objectivement les mauvais traitements pour que toute la communauté sorcière s'émeuve et ordonne au Ministère de s'en mêler. Ça peut être un bon plan B, non ?
Manon stratège, on aura tout vu... Mais après tout, j'aurais du être à Slytherin... Et les Serpents sont connus pour leur capacité à comploter encore et encore, n'est-ce pas ?
Notes de l'auteur :
Et voilà, on attaque les choses difficiles. Ce n'est que le début, à partir de maintenant, ce sera assez chargé... Jusqu'à janvier 1996. Je vais mettre quelques chapitres légers ici et là, mais attendez-vous à recevoir pas mal d'informations.
Je vous rassure, je vais faire régulièrement des récapitulatifs en fin de chapitre sur ce qui est vraiment important, ou rappeler ce qui a été vu dans un chapitre précédent, quitte à donner l'impression de radoter à ceux qui ont une excellente mémoire (ou sont en train de lire cette histoire d'un coup... Bon courage, d'ailleurs ;) )
Aussi, vous avez déjà vu, et continuerez à voir, des affirmations du style "Je n'ai jamais lu dans aucune fic...". La plupart du temps, autant le dire franchement, c'est faux. J'ai lu des fics ou Hermione trahit Harry, ou Sirius et/ou Remus se fout(ent) complètement de l'existence du seul fils des Maraudeurs, et même une ou deux où Harry est heureux chez les Dursley ! Je n'ai par contre jamais lu de fic ou Ron maîtrise l'Occlumancie ;)
Il y aura souvent des petits raccourcis comme ça, qui me permettent de simplifier un peu la trame. Je veux donner à Manon quelques points où elle n'a pas besoin de douter, pour mieux se concentrer sur les autres.
Recommandations :
Tiens, pour une fois, je vais vous recommander deux fics :
- An Aunt's Love, d'Emma Lipardi (en anglais), que vous pouvez trouver sur ce site, et qui est traduite en français (L'amour d'une tante). Petunia prend soin de Harry après la mort de Sirius. C'est une longue fic, avec beaucoup de personnages, qui donne l'impression d'être abandonnée jusqu'à ce que l'auteur publie soudainement un nouveau chapitre.
- Blindness, d'AngelaStarCat, que vous trouverez également sur ce site, toujours en anglais. Harry n'est absolument pas maltraité dans cette histoire. Elle est en cours d'écriture et avance régulièrement.
Si vous avez des bonnes fics en français, je suis preneuse !
Réponse aux guest reviews :
Mia : tu as commenté sur le premier chapitre, et du coup, je ne sais pas si tu as lu (ou liras) jusqu'ici. En tout cas, merci pour cette review ! Oui, j'essaie de glisser des touches d'humour ici et là. J'avoue que mon humour est très sarcastique et mordant, et j'espère que ça conviendra au plus grand monde.
Quant à la réflexion de Manon, c'est la plupart du temps justement un moyen de faire le point sur les clichés que je peux utiliser, les grands arcs scénaristiques qui sont bien connus des lecteurs avides de fanfics, mais beaucoup moins du commun des mortels (pauvres mortels... ;) ).
Blanche n'est pas une grande lectrice de fanfics HP, et c'est aussi pour elle que j'explique certaines choses qui me semblent évidentes :)
J'espère que cette histoire continue à te plaire, n'hésite pas à me laisser un coucou ! :)
MAJ le 02/10/2017
