Mary

« Préférez-vous cette chaîne accommodée de ce pendentif en argent ou bien le collier de perles habituel ? »

Mary étudia brièvement les deux parures que sa femme de chambre lui présentait. En cette soirée précisément, elle tenait à être irréprochablement apprêtée. En effet, la maison s'apprêtait à réceptionner Lady Shackleton accompagnée de son neveu Henry – du moins, d'après les affirmations de Tom.

« Partons sur le pendentif » finit-elle par décider.

Anna acquiesça via le reflet du miroir placé sur la commode de bois verni et lui passa précautionneusement la chaîne autour du cou tandis que Mary enfilait ses gants, songeuse. Le premier et ultime contact qu'elle avait partagé avec Henry s'était déroulé il y a des mois de cela, au château de Brancaster. Depuis ce séjour, ils n'avaient guère communiqué, et ne s'étaient pas même échangé l'ombre d'une missive.

« Vous voilà parée pour descendre, ma Lady, annonça la jeune femme lorsqu'elle eut terminé d'attacher le fermoir dans sa nuque. Cette chaîne vous va à ravir.

-Merci Anna, répondit Mary en lui souriant plaisamment, revenant à l'instant présent. J'espère que mon accoutrement n'est pas excessivement... Extravagant. »

Pour l'occasion, elle avait préféré sa robe vermeil ornée de dentelle, qu'elle n'avait d'ailleurs plus portée depuis désormais des lustres.

« Ne vous en faites pas ma Lady, la rassura Anna tout en se dirigeant vers la garde-robe afin de ranger les autres tenues. Vous êtes très bien comme vous êtes. »

Mary ne put à nouveau s'abstenir de sourire face à la courtoisie de sa femme de chambre.

Elle se contempla une dernière fois dans le miroir, ajustant quelques détails de sa robe, puis se leva de son assise.

« Bon, et bien quand il faut y aller, lâcha-t-elle.

-Profitez bien de votre soirée Lady Mary. »


Lorsque Mary se fit ouvrir la porte par Carson et pénétra dans la bibliothèque, elle distingua un vaste nombre de regards se poser sur elle, la détaillant sous tous les angles. Elle prétendit ne rien avoir remarqué et s'avança avec un un air orgueilleux vers ses parents qui conversaient au centre de la pièce. Au moment où Cora, qui avait le dos tourné, la découvrit, un large sourire s'étala sur son visage.

« Mary ! s'exclama-t-elle, radieuse, en embrassant sa fille sur la joue. Tu es ravissante !

-J'espère bien, répondit-elle d'un air faussement modeste. Anna a mis des heures à me préparer. »

Par la même occasion, Mary passa le bonsoir à Isobel et Grand-Mère qui étaient installées sur le sofa à quelques mètres d'eux, et qui étaient comme à l'accoutumée engagées dans un tête-à-tête tumultueux. Elle décida ensuite de se joindre à Edith, Rose et Atticus qui se trouvaient tous trois dans un coin de la pièce, mais se dirigea tout d'abord vers un guéridon afin de prendre une flûte de champagne.

« Lady Mary aurait-elle sorti le grand jeu ce soir ? » résonna une voix taquine juste dans son dos.

Mary sursauta abruptement et manqua de renverser la coupe de vin dont elle venait de s'emparer, puis fit volte-face. Elle se retrouva face à Tom, qui ne put lui non plus s'empêcher d'apprécier son habillement de haut en bas.

« Je te préviens Tom, l'avertit-elle avec un regard aussi glaçant que satisfait, ne commence pas. A moins que tu ne souhaites que je te jette ce champagne à la figure et que tu sois contraint d'aller te changer.

-Tu ne ferais pas cela, rétorqua-t-il, amusé.

-Est-ce là un défi ? » lui lança-t-elle tout en le fixant vivement dans les yeux.

A l'instant précis où elle eut achevé sa phrase, elle entendit Carson rentrer dans la pièce et se retourna instantanément vers la porte, impatiente de savoir s'il s'agissait des invités tant attendus.

« Lady Shackleton et M. Henry Talbot » informa majestueusement le majordome.

Lorsque Mary les vit alors tous deux apparaître dans l'encadrement et pénétrer dans la bibliothèque, elle était comme paralysée. Ses pieds lui semblaient être cloués au parquet et ses yeux troublés refusaient de se détacher de l'homme qu'elle avait tant espéré revoir. Cela faisait si longtemps qu'elle ne l'avait plus vu qu'elle en avait presque oublié les captivants traits de son visage. Tout en l'observant dire bonsoir tour à tour à chaque membre de la famille, elle scruta le moindre détail de son apparence, de sa chevelure d'un noir de jais jusqu'à ses chausses. Il laissait paraître autour de lui une aura d'une exquise élégance, et Mary se trouva encore davantage perturbée lorsque les yeux de Henry se posèrent enfin sur elle. Tandis qu'un léger sourire se dessinait sur ses charmantes lèvres, il s'avança doucement vers elle, tout en s'emparant au passage d'une coupe de vin. Dès lors qu'il se présenta face à elle, les mots qu'elle aurait souhaité lui dire – elle s'était intérieurement ressassé le discours prévu durant tout l'après-midi – se coincèrent en travers de sa gorge, à son grand étonnement. Mary avait beau être tourmentée, elle n'avait pourtant jamais manqué d'éloquence et n'avait guère expérimenté ce genre de situations délicates. Sauf avec Matthew, songea-t-elle avec amertume.

« Et bien, réussit-elle finalement par articuler en lui souriant poliment. Que vous amène-t-il donc à Downton ? »

Elle demeura elle-même surprise d'être parvenue à prononcer ces quelques formels mots. Son cœur battait si vite qu'elle crut un court instant qu'elle était en proie à un malaise. L'incontrôlable effet qu'il avait sur elle l'accaparait entièrement – et dangereusement.

« Une idée de ma très chère tante, répondit alors l'homme en question tout en la dévisageant méticuleusement, ses yeux noirâtres rivés dans les siens. Elle est amie de longue date avec la comtesse douairière, comme vous le savez certainement.

-En effet » confirma Mary.

Puis elle marqua un temps de pause qui lui parut interminable avant de reprendre :

-Bien, vous me voyez ravie que votre tante ait évoqué cette idée. Cela me fait grand plaisir de vous revoir.

-De même » confessa-t-il en prenant délicatement sa main gantée non occupée à tenir la coupe, avant d'y déposer un baiser.

A ce contact, Mary fut parcourue de frissons de la tête aux pieds et son cœur tranquillisé s'emballa de nouveau. Elle avait croisé des dizaines et des dizaines d'hommes depuis la disparition de Matthew, pourtant, jamais aucun ne lui avait procuré tant de sensations irrépressibles. Elle était dans l'incompréhension.

Tandis qu'elle réfléchissait à tout cela en son for intérieur, elle ne s'était pas immédiatement rendue compte qu'un silence gênant s'était installé entre eux deux. Eux deux ? Soudainement, elle revint les pieds sur terre et se remémora avec embarras que Tom se situait juste à sa gauche, légèrement en retrait. Elle avait tellement été absorbée par l'arrivée de Henry qu'elle en avait presque oublié sa présence. Elle se retourna alors vers lui, et le vit arquer un sourcil quand il croisa son regard tandis qu'il buvait une gorgée de champagne. Elle était terriblement confuse de l'avoir laissé subir cette conversation pour le moins inconfortable, mais ne laissa rien paraître.

« Laissez-moi vous présenter mon frère et associé, Tom Branson » annonça Mary en invitant Tom à s'avancer.

Ce dernier s'exécuta, puis tendit sa main droite qu'Henry serra avec vigueur.

« Nous avons déjà eu l'occasion de faire connaissance à Brancaster, indiqua Tom tout en posant ses yeux sur Mary.

-Bien sûr que oui, que je suis stupide » répondit-elle d'un air évident.

Elle se blâma intérieurement de paraître si maladroite alors qu'ils venaient tout juste de se dire bonsoir.

« Vous aimez les voitures si ma mémoire ne me joue pas de tours, s'adressa Henry à Tom comme s'il n'avait pas prêté attention à la remarque de Mary.

-En effet, affirma l'Irlandais qui semblait réjoui d'avoir marqué son esprit.

-Vous êtes donc un homme de goût.

-J'aime à le penser, bien que le domaine de l'automobile ne soit pas au goût de tout le monde. »

En prononçant ces mots, il avait jeté un regard en coin à Mary, qui haussa orgueilleusement les sourcils et afficha un sourire faussement amusé. Henry ne sembla pas saisir les sous-entendus échangés entre ses deux interlocuteurs, mais à nouveau, ne chercha pas à en comprendre davantage. Au lieu de cela – au vif déplaisir de Mary, il engagea de nouveau Tom :

« Je ne suis pas certain que vous me l'ayez déjà communiqué, mais comment êtes vous affilié à la famille Crawley ?

-Ma défunte épouse, Lady Sybil, était la fille de Lord Grantham. J'étais chauffeur à Downton lorsque nous nous sommes mariés. »

Quand il eut terminé sa phrase, il bu une ultime gorgée de vin et abaissa son regard vers le sol, les yeux dans le vide. Mary discerna sur son visage une infime expression qui relevait, elle le savait, d'une grande mélancolie. Et Dieu savait à quel point elle comprenait ce qu'il ressentait à ce moment précis. Toutefois, malgré le sentiment d'empathie qui l'envahissait, elle jugea préférable de poursuivre la conversation sur un ton positif.

« Dans tous les cas, désormais Tom gère le domaine à mes côtés, souligna-t-elle avec un étrange sentiment de fierté, tout en ayant posé sa main sur l'avant-bras de son beau-frère. Et il s'en sort merveilleusement bien, bien mieux que je ne le ferai jamais. »

Tom releva alors instantanément les yeux vers elle et la considéra d'un air stupéfait, mais parut touché.

« Et bien, quel éloge ! s'exclama Henry, enjoué. J'en serais presque jaloux. »

De nouveau, le cœur de Mary fit un bond dans sa poitrine à l'entente de ces plaisanteries. Car, de toute évidence, il ne pouvait s'agir là que de plaisanteries.

« Ceci est loin d'être habituel, je vous rassure » clarifia Tom dans un rire narquois.

Henry ricana poliment, et Mary demeura étonnamment heurtée par ce qu'il venait de dire. Pensait-il véritablement cela de sa personne ? La considérait-il si... Indifférente ?

Ne souhaitant guère assombrir son propre moral, elle préféra chasser ces pensées de son esprit lorsque Carson annonça le dîner prêt à être servi.


Tom

Le reste de la soirée se passa pour le moins sans encombre, bien que Lady Violet ait décidé de rentrer d'agacement face aux propos contradictoires que lui tenaient Isobel et Lady Shackleton. Depuis le temps qu'il vivait à Downton, Tom considérait quasiment cet événement comme un rituel, et n'y prêtait plus grande attention, à l'instar des Crawley.

Durant le dîner, il avait été placé entre Robert et Edith, avec qui il avait échangé à propos du domaine pendant la majeure partie du temps. De toute évidence, Mary avait été assise aux côtés de Henry, riant à grands éclats à la moindre de ses blagues en le contemplant d'un air totalement captivé. Tom connaissant parfaitement les humeurs de la Lady, il était évident que l'homme avait aisément su la séduire, et il en demeurait très heureux pour elle. La voir de nouveau s'esclaffer avec gaîté ne pouvait que le réjouir.

Après le repas, comme à l'accoutumée, il se rendirent tous – à l'exception de Robert et Cora qui montèrent se coucher – dans la bibliothèque afin de se détendre et de discuter dans les canapés et fauteuils. Tom prit place à côté d'Isobel, qui, le regard livide, semblait perdue dans ses pensées.

« Vous sentez vous bien ? » l'interrogea-t-il, inquiet.

Elle tourna alors la tête vers lui d'un air incrédule, comme si elle venait tout juste de se rendre compte de sa présence. Reprenant ses esprits, elle lui sourit bienveillamment.

« Oh, oui je me sens tout à fait bien, lui répondit-elle sur un ton visant à le remercier de sa préoccupation. Je suis simplement fatiguée. »

Mais Tom remarquait bien que ses propos sonnaient faux et que quelque chose d'autre la tracassait inévitablement. Il n'eut pas à réfléchir fort longtemps quant à la cause de son attitude morose lorsqu'il constata son regard se posant rapidement à multiples reprises sur deux personnes en particulier se trouvant seuls au fond de la pièce.

« Personne ne le remplacera » lui assura-t-il alors catégoriquement.

Un bref silence s'ensuivit.

« Je ne suis pas certaine de quoi vous voulez parler, Tom, démentit-elle en souriant davantage.

-Personne ne remplacera Matthew, répéta-t-il. Si c'est cela que vous craignez. »

Lorsqu'elle entendit prononcer le nom de son fils, une expression d'une grande tristesse s'étala sur son pâle visage. Tom posa alors sa main sur son épaule en signe de compassion, qu'elle recouvrit de la sienne et la serra fermement.

« Je sais, finit-elle par lâcher. De plus, je n'ai pas la moindre envie que Mary reste seule le restant de ses jours. Je souhaite qu'elle soit heureuse. Tant mieux si cet homme peut lui apporter ce dont elle a besoin. Il a l'air d'être quelqu'un d'honnête.

-Il l'est » confirma Tom.

Isobel lâcha alors sa main qu'il reposa sur ses genoux. Ils restèrent silencieux durant quelques instants, leurs yeux posés sur Henry et Mary qui discutaient jovialement.

« Vous savez, reprit alors Tom, brisant le silence, il sera également difficile pour moi de la laisser partir.

-Mais elle habitera toujours à Downton, même si elle se remarie, lui affirma-t-elle aimablement.

-Oui, évidemment. Mais voyez-vous, depuis la mort de Sybil... et de Matthew, ajouta-t-il prudemment, nous avons partagé beaucoup de choses ensemble. Cela me fera un grand vide lorsqu'elle se mariera de nouveau. »

Il n'avait jamais avoué ce qu'il ressentait à ce sujet à qui que ce soit, et fut heureux qu'Isobel soit cette première personne. Elle était probablement la mieux placée pour en parler.

« Je vois, répondit-elle avec compréhension. Seulement viendra le jour où vous aussi, vous vous remarierez, et je vous le souhaite de tout cœur. »

Il la remercia du regard en lui souriant. Après un court temps de pause, elle reprit :

« A votre place, je ne serais pas inquiet du tout à ce sujet.

-Que voulez-vous dire ?

-Même si elle se remarie, elle ne vous laissera sûrement pas de côté. Vous gérez le domaine ensemble et, par-dessus tout, elle vous apprécie énormément, Tom. Certainement bien plus que vous ne le pensez. »

Tom resta abasourdi par ce qu'Isobel venait de lui dire, tout en jetant un coup d'œil furtif à Mary.

« C'est très gentil de votre part, la remercia-t-il, touché.

-Simplement la vérité, assura-t-elle en se levant de son assise. Il est assez tard, je pense que je vais rentrer.

-Je vous suis, je vais monter me coucher également. »

Tom et Isobel se dirigèrent alors vers la porte de sortie, adressant un léger signe de la main aux personnes encore présentes dans la bibliothèque en guise de bonsoir.

Il raccompagna Isobel jusque la voiture qui était apprêtée pour la ramener chez elle, puis gravit les somptueuses marches du hall afin de se rendre à l'étage. Une fois arrivé là-haut, il marcha dans le couloir en direction de sa chambre, lorsqu'une voix familière résonna dans son dos.

« Tom ! »

La main presque posée sur la poignée de sa porte, il se retourna et constata que Mary l'avait suivi depuis la bibliothèque. Elle s'avança alors vers lui, pour être en mesure de lui parler sans avoir à hausser le ton.

« Mary ? la questionna-t-il en haussant les sourcils. Qui a-t-il ? Henry vient-il de partir ?

-Non, déclara-t-elle d'un air contrarié. Je me suis simplement éclipsée, j'estime être en droit d'aller parler à mon beau-frère, Henry peut assurément se passer de moi quelques minutes. »

-Je n'en suis pas si sûr » plaisanta Tom.

Elle lui lança son regard noir habituel, mais se radoucit aussitôt.

« Tu ne pensais tout de même pas aller dormir sans même me dire bonne nuit, si ? le taquina-t-elle en plissant les yeux.

-Il se trouve que j'ai dit bonne nuit en sortant de la bibliothèque avec Isobel » répondit Tom d'un ton plus froid qu'il ne l'aurait voulu.

Mary ne sembla pas avoir prêté attention à l'intonation qu'il avait employée mais paraissait hésiter à lui dire quelque chose.

« Qui a-t-il ? » lui demanda-t-il, intrigué.

Mary entortilla nerveusement ses mains avant de le regarder droit dans les yeux.

« Je souhaitais seulement te poser une question.

-Je suis tout ouï.

-Plus tôt dans la soirée, lorsque Henry est arrivé, tu as laissé entendre à quel point il était rare que je me montre agréable envers toi.

-Mary, c'était simplement... commença-t-il.

-Laisse-moi finir » le coupa-t-elle si sèchement qu'il n'osa plus prendre la parole.

Elle reprit :

« Même s'il s'agissait d'une simple plaisanterie, cela m'affecterait beaucoup que tu ne me croies pas sincère dans mes propos à ton sujet. Tu fais entièrement partie de la famille Tom, et ne doute pas un seul instant de l'affection que j'ai pour toi. Je t'apprécie bien plus que ma propre sœur, Edith, et même bien plus que quiconque, pour être honnête. »

A l'entente de ces chaleureux mots, Tom ne sut que répondre tant il était consterné. Tandis qu'elle avait parlé, ses yeux noisettes l'avaient fixé d'une intensité sans pareil. Jamais Mary ne s'était adressée à lui de la sorte. Pantois, il ouvrit la bouche mais les mots ne parvinrent pas à sortir, il la referma donc instantanément.

« J'insiste Tom, poursuivit-elle. Aie confiance en moi, tout comme j'ai confiance en toi.

-Bien sûr que j'ai confiance en toi ! » s'exclama-t-il alors d'un air évident.

Mary le contempla quelques instants, puis un sourire s'étala doucement sur son visage.

« Alors tout va pour le mieux, conclut la Lady en remettant ses gants qu'elle avait jusqu'ici tenus entre ses mains. Bonne nuit, Tom. »

Puis elle tourna les talons et reprit direction de la bibliothèque dans son habituelle démarche altière, les dentelles de sa robe rouge flottant derrière elle. Laissé seul et songeur, Tom ne put s'empêcher de sourire. Ce qu'il venait de se passer ne faisait que confirmer les dires d'Isobel, et même s'il n'avait jamais douté de la sincérité de Mary, il était heureux d'avoir entendu ces mots prononcés de sa personne.

« Bonne nuit Mary » murmura-t-il alors qu'elle avait déjà disparu dans l'angle.

Puis il ouvrit finalement la poignée de sa porte et s'engouffra dans sa chambre.